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Full text of "Le Monde Diplomatique, 1974, France, French"

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U.-.,. 


TRENTE ET UNIÈME ANNÉE — N° 9240 


PE UBMRY-TK: UNT^ÎT' ^ tOSOAH 

40 PAGES DERNIÈRE ÉDITION 


- DIMANCHE 29-LUNDI 30 SEPTEMBRE 1974 




Après Tédiec des négociations 


^ L'équipage se prononce 

^ sur le retour du «France» 

^ lltfiik. ^ « Havre 


LIRE PAGE 34' 





Fondateur : Hubert Beuve-Méty 


Directeur ; Jacques Fauveî 


A le ferle, 1 IU : Harac. 1 dfr. j Tunisie, IM *. i 
ADhhim, i DM i entrtcùe, ? scfc. t UzIum, 
■ Ri faiwUi, BS & cts; Iutw 4 2J0 W. ; 
Espaces. is RL ; GrHdfrSiutvK, M P* ; Bruce, 
19 dr^ ma, 45 ils: Italie, 25® L; lUuu, t2S p.; 
Um bR uw i. 9 (r.: Marréte, 150 kr. ; Pays-Bas, 
0,75 IL: remua i. 10 esw Sôtdu, i,TS kr^ Sens», 
B5® fr. ï D5JL. 75 CtS : Vaasuslsne, B a. Oie. 
Tant fies u a pn æ meni» naja 70 

s. wns ses muras 

TH 27 PARIS - CEDEX OS 
C.C J. «217-23 Paris 
Trier Paris n* 05 W 
TéC, t 77D-M-29 


SITUATION CONFUSE AU PORTUGAL 


A CAMP-DAVID 


L’ép reu ve d e force engagée à Lisbonne tourne les cinq principales paissances capitalistes 

l'alerte o l’dviiiitiige du Mouvement dns forces années cherchent les moyens do conjurer h crise 








" lie nouveau coup de tonnerre 
.. de Lisbonne n’a pas éclaté dans 
■ un rfel serein. De lourds mages 
avaient commencé de S'Amonceler 
. an début de la semante, tenqnU 
était devenu évident que des 
■ . forces de droite, apposées par des 
Hêmenfa d’extrême droite, ÿ”ap- 
, prêtaient à prendre an pied de la 
lettre rappel lancé le 10 septem- 
bre par le général Spinola à la 
-. J* majorité sflenedeme ». Celui-ci 
seulement tacitement ap- 
; ; preuve le projet die -manifestation 
du 28 septembre T A-t-O eneon- 
‘ . ; ïagé ses promoteurs ? On s’agis - 
■Oksit-il d’une manoeuvre concertée 
Vident le discours dn 19 septem- 
'^tfre aurait été le coup d'envoi — 
Visant 4 exprimer avec éclat le 
: ptjjnedmssement et le raasemblement 
de la droite an nom de l’anti- 
: (tnarrâme, à la faveur d’une 
grande démonstration publique 
N^éblseitauit en quelque sorte le 

- çhaf de l’Etat ! La démonstration 

- i ?asiÿ pour l’instant du moins, très 
'icimprouüse. 

y* Ces événements, qui constituent 
" une sérieuse alerte, s'inscrivent 
S»S le prolongement de ceux qui, 

. ht juillet dernier, avaient conduit 
m remplacement du premier 
ministre modéré, AL Hahna Carlos, 
par le colonel Gonçalves — devenu 
ffejnds lors jgénéral, — un homme 
fortement 'influencé, quant à lui, 
par ' r lea thèses marxistes. La 
t rinMofl avait été provoquée, en 
particulier, par le refus inattendu 

K H d'Etat d'accroître les 
du premier ministre et 
la date d’élections qui 
sans aucun doute, con- 
[ pouvoirs du général 

- et c'était sans doute 
juillet dernier an Par- 
mi peut rechercher 
populaire sans être ins- 
piré par des considérations tota- 
. humai t démocratiques. Le g énér al 
Spfimla, <Tabard considéré comme 
un « barosdenr » sans réelle 
«tfite politique», a acquis une 
réputation d'officier libéral grâce 
s la publication de son livre «le 
Portugal et son futur », paru peu 
semaines avant la chute de 
Caftan fti Ü fallait toute la 
de plomb que faisait peser 
tous les écrits la censure 
pour ne voir dans cet 
venge que les accents démo- 
to qu’il contenait, notam- 
peur ce qui concernait 
des territoires d'outre- 

président de la Xtêpu- 
y exprimait aussi le souci 
[ato k hâter qu'avec lenteur 
foire évoluer 1e statut des 
portugaises et définissait 
conception très— militaire de 
imité. Ce sont ces traits-là 
qui frappent à la relecture — 
aujourd'hui possible en français 
— dn li vre qui a joué an Portugal 
' un rôle de détonateur. 

La droite portugaise avait 
tombé le dos le 25 avril, et depuis 
len. L'armée. 11 est vrai* avait 
emboîté le pas. eu apparence, 
comme un seul homme derrière 
I le Mouvement des capitaines, très 
infimm^ par les idées de gauche. 

Le pouvoir, et nota mm e n t les 
difficultés de la décolonisation — 
îipirttrfiii par le soulèvement 
f%rtûté des Portugais blancs du 
RCoaambiant! il y a trois semaines 
«- «àt montré l'étendue de 
- Vante rite du Mouvement des 
tomes armées. Civils et militaires 
' ininsenslnrn ou, amplement, 
mbÊranx effrayés par la force 
S- manifestée d Mg tous les secteurs 
:jec la parti communiste ont sans 
doute estimé que le moment étoit 
ton de reprendre r offen sive- 
tfah l e Mouvement des force * 
armée et le gouvernement provi- 

tobe ont fait face et paraisaiMiU 

samedi après-midi. »"* _***""* 
la situation en main. Amsï s’ex- 
pBquerait. en tout «a&l aunula- . 

tien décidée à la dernière mmnte 

par le cbefd e rEtat de la immi- 
f cotation de la «majorité slien- 
êieuse». 

LA NOUVELLE CONSTITUTION 

DE LA RJ>-A- 

SUPPRIME TOUTE REFERENCE 
A LA « NATION 
allemande > 

(Lire page 40.) 





• La manifestation de soutien au général Spinola annulée 

• Trois cents personnalités de droite ont été arrêtées 


Une confuse épretwe de force se déroule d 
Lisbonne entre la droite, qui se réclame du géné- 
rai Spinola, et les dirigeants du Mouvement des 
forces armées favorables à la gauche. a eu 
Pour origine la grande manifestation qui devait 
rassembler ce samedi 28 septembre, dans la capi- 
tale portugaise, la c majorité silencieuse » et qui 
a finalement été annulée par le nhwf de l’Etat à 
13 heures. Cf est pour empêcher ce rassemblement ■ 
que 1er mZitsmts de gauche avaient dressé, dans 
la nuit de vendredi à samedi, aux accès de Lis- 
bonne, des barricades, démentedées ce samedi en 
début de journée. Le premier ministre, le 
général Gonçalves, avait été. toute cette 
semaine, en désaccord ouvert à propos 
de la manifestation, avec le président de Za Répu- 


blique. L’épreuve de force tourne nettement à 
l’avantage du Mouvement des forces armées. 
L'AJP J®, déclare apprendre de bonne source l'arres- 
tation de trois cents personnalités de droite, 
dont plusieurs généraux, démis on A la retraite, et 
l'ancien ministre des affaires étrangères, M. No- 
ffueira. 

A Strasbourg, le ministre portugais des affaires 
étrangères, M. Sourcs, a assuré que le Mouvement, 
c maître de la situation, est bien décidé à pour- 
suivre son programme et à construire an Portugal 
une démocratie pluraliste », et que le e coup d'Etat 
d’extrême droite » a échoué. 'Tandis qidun conseil 
des ministres se tient ce samedi matin, tous les 
accès à la capitale, où 2a situation est calme, sont 
contrôlés par l'armée. 


Les ministres des affaires étrangères et des finances d'Allemagne 
fédérale, d» France, de Grande-BrctagtM — M. Callaghan était repré- 
senté par un haut fonctionnaire, — du Japon et des Etats-Unis, sa 
réunissent ce samedi 28 septembre & la résidence préndentieUe amé- 
ricaine de Camp-David (Maryland). Cette rencontre est survie diman- 
che d'une autre entre les tniiuiiiea des finances et les responsables 
des banques centrales des cinq mêmes paya, analogue à celle qui 
s’était déroulée à Champs au début du m ois. L’Italie pourrait se 
joindra à une partie des travaux. 

M. Sacvagnargues, qui s’est entretenu rvndradi avec M. Kissin- 
ger. devait être reçu par M. Fond, lequel a confirmé qu'il rencontre- 
rait « certainement ». à une date non précisée, M. Giscard dUstaing. 

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) suit avec 
une particulière attention les discussions de Camp-David, et son pré- 
sident. M. Jaxrin (Equateur), procéda actuellement à des consultations 
sur l’ opportunité d'une réunion extraordinaire. 


M. Sanvagnargues reçoit ans États-Unis 
un accueil exceptionnellement favorable 


De notre correspondant 


Aucune déclaration officielle 
n’avait confirmé dans la matin**» 
dn samedi 28 septembre l’ infor- 
mation puisée à s bonne source s 
et publiée à 4 heures du matin 
par l’Agence France-Presse de 
Lisbonne, pois confirmée vers 
8 heures, selon laquelle le général 
Spinola aurait pris tous les pou- 
voirs au Portugal, à f Issue d'un 
long conseil des ministres qui 
avait eu lieu dans la nuit. Un 
porte-parole gouvernemental a 
déclaré ne pouvoir «7tf confirmer 
ni infirmer » les rumeurs de chan- 
gement dans l'équilibre des pou- 
voirs au Portugal ou à la tête 
du gouvernement. De même; au- 
cune confirmation officielle n’a 
été donnée des informations fai- 
sant état .de l*anfista£lan du 
général Vasco Dos Santos Gon- 
çalves, premier ministre, et du 
général . Oteto Saisira . de Car- 
v&IbOk- gouv ern e ur militaire de 
Lisbonn e -et commandant- adjoint 
du Copcon, organisme de coordi- 


nation du maintien de l'ordre. De 
toute évidence, des événements 
très graves se déroulent au Por- 
tugal, des barricades ont été 
dressées dans la nuit de vendredi 
à samedi sur les prfncïpaJes voies 
d’accès à la capitale afin d'em- 
pêcher le déroulement de la mani- 
festation de la e majorité süen- 

■ cieuse », prévue pour ce samedi 
28 septembre dans l'après-midi. 

Le palais présidentiel de Belem, 
résidence du général Spinola, 
ainsi que celui de Sao Beuto, qui 
abrite le chef diï gouvernement, 
étaient gardés au début de la 
matinée par des unités de blindés. 
Des troupes avaient pris position 
aux -abords de la capitale. La. 
publication de tous les journaux 
a été 'suspendue. L'armée et la 
police occupent rïmmeub!e de la 

■ radiodiffusion. Deug des trois 
émetteurs — Radio - Globe ■ ■ et 
RadkHgUnasceDça — étaient 
muets. 


1a radio nationale, au début de 
la wmHnfe, avait suspendu ses 
émissions habituelles, mais dif- 
fusait à intervalles réguliers un 
communiqué émanant du gou- 
vernement, publié pour la pre- 
mière ibis dans la nuit. Ce 
communiqué. In par le ministre 
de rinfonnation, le commandant 
fiaxnh» Osorio, est un appel au 
calme. Le gouvernement de- 
mande' à la population d’éviter 
toute violence, qui ne pourrait 
que dégénérer en « guerre 
enfle », pour le seul « profit des 
ennemis de la situation démocra- 
tique actuelle ». ZI demande, en 
conséquence, que soient Immédia- 
tement démantelées les barrica- 
des qui avaient été édifiées dans 
la soirée du vendredi à l'entrée 
de la capitale et assure que l'ar- 
mée t.fera tout pour rétablir 
Tordre ‘et la ' paix ■». 

~ (Lire la suite page 2. J 


Washington. — Les entretiens da 
M. Sauvagnargues dans la capitale 
américaine s'achèvent, ce samedi 
28 septembre, par une conversation 
avec M. GeraW Ford, qui l’a Invité 
A son petit déjeuner. Dans l'après- 
midi, le ministre des affaires étran- 
gères sa rendra à la résidence pré- 
sidentielle de Camp-David pour la 
réunion des cinq grands paya indus- 
trialisés consommateurs de pétrole. 

Pour sa première visite à Wash- 
ington en qualité de ministre, 
M. Sauvag nargues a reçu un accueil 
exceptionnellement favorable, tant du 
Parlement que de la Maison Blanche. 
Incontestablement, les récentes et 
sévères mesures d'austérité pétro- 
lière ' décidées par le gouvernement 
français ont produit la meilleure 
impression sur lès officiels améri- 
cains, qui attribuent à la démarche 
française une valeur d'exemple. Aussi 


AujomLEjom p our une coopération rénovée avec l’Afrique 


TOUT H RIEN QUE». 

Que M. Chirac, devant les 
élus U DLL, ait tenté, comme 
il Tacait promis, de dire toute 
la vérité aux Français, était 
une entreprise honorable, 
mais, hélas. I désespérée. 
Quand on . demande à vn 
témoin de se Itérer 4 ce * 
exercice périlleux, on entend 
par là qifü doit dire tout ce 
qu'Ü sait de la vérité ou de 
ce qu’il croit être la vérité. 
Son rôle se limitant à donner 
une information parcellaire 
à ceux qui prendront les 
décisions, sa responsabilité 
rt arrête là. 

Mais un gouvernement prend 
des décisions, ce qui implique 
qvfü fait des synthèses. Et, 
s’ü entend y inclure toute la 
vérité, les millénaires passe- 
ront avant qu’Ü n’y par- 
vienne ; Za science universelle 
n’est damnée à personne. 

Toute la vérité, c'était trop . 
beau : ü nous aurait suffi de 
rien Que la vérité. 

ROBERT ESCARPIT. 


M. Pierre Ah»1iw- ministre de la coopération, 
s'est rendu en Côle-dTvoixe, puis au Dahomey. 
A Abidjan EL a assisté, à l'invitation du gouver- 
nement ivoirien, au quatrième congrès da l'Union 
f ratm dl» des combattants d'expression 

française d'Afrique et de M ada g ascar. 

Simultanément se poursuivent à Paris lés négo- 
ciations pour la révision des accords conclus en 


1961 entre le Dahomey et la France. E nfin , le 
président du Gabon, M. Omar Bongo. vient d'avoir 
à Paris divers entretiens, dont il tire les conclu- 
sions dans une interview au ■ Monde » (Lire 
page 4.). 

M. Abelin définit à-dessous la politique qu’il 
entend suivre. 


La coopération avec les jeunes 
-Etats africains qui ont accédé 
pacifiquement à l’indépendance 
il y a bientôt quinte ans ne doit 


Par. PJ ERRE ABELIN. (*) 

mille dans les pays- francophones 
de l’Afrique sobs&barienne. C’est 


pas échapper au grand souffle &uæi & participation de la 
d’imagination et de renouveau qui a tontes sortes cTopè- 

airlme la politique fra nça i s e sous rations de développement, depuis 


l’impulsion du président Giscard grands travaux d 'aménage- t Lire la suite page 4.J i f Lire la suite page 31 

d’Estalng. ment des fleuves (Sénégal ou — 

Avant d'exposer les orientations Niger) jusqu'aux petits équipe- & 

qiü. gçdderont notre politique, je mente appelés & transformer la ATT CARREFOUR DES TELEVISIONS 

crois utile, ri an* un. domaine où yig rurale comme ns ont ****’ — 

les idées fausses sont fort transformé la nôtre (adduction m 

.répandues, de rappeler quelques d'eau, électrification). Ce. sont m {7m il* 

données de fait. mnnn des opérations particulières mm mj g /y» r/Vr //V 

Qu’est-oe que la coopération? adaptées aux -besoins de tel ou %JSWAAy i/444i4M 

C’est d’abord la présence active tel pays, par exemple la télévision * 

de quarante-deux mille' 'Français, scolaire en Côte-d’Ivoire, des _ . - . . , . 


terme de la France et dp l’Europe, I 
intér êts politiques, culturels, com- I 
merclaux et monétaires. C’est dire : 
que la coopération n'est pas à sens 
unique. D'antre part, cette action 
ne peut être mesurée A la seule 
aime dé nas intérêts. 

flore la suite page 4.J 


bien (s vice - président. M. Rocke- 
feller, présent au petit déjeuner 
offert vendredi matin par M. Kissin- 
ger, que les nombreux sénateurs, 
invités à déjeuner par l’ambassadeur 
de France, M. Koact usko-M orizet, ee 
sont fülcrtés de l'attitude française. 

Dans l'après-midi de vendredi, 
MM. Kissinger et Sauvag nargues ont 
repris leurs entretiens au départe- 
ment d'Etat et dans la soirée, le 
secrétaire d’Etat a offert un dîner 
A ia National Gailery en l'honneur 
du ministre français. A cette occa- 
sion, M. Kissinger a décrit la 
France et les Etats-Unis comme 
« de bons amis et de solides alliés », 
conscients des menaces contre leur 
propre identité et des dangers qu'il 
y aurait pour eux è ne pas trouver 
'les bases d’une action commune. 
M. Sauva g nargues a déclaré que les 
difficultés passées n'avaient Jamais 
affecté l'unité profonde- existant 
entre la France et h» Etats-Unis. U 
a exprimé le senti rhent d'avoir établi 
avec les dirigeants américains des 
relations de travail qui vont désor- 
mais permettre aux deux pays d’œu- 
vrer en étroite coopération. 

En fait, les conversations franco- 
américaines de Washington ont 
confirmé le nouveau départ des 
relations entra les deux pays. De 
part et d'autre, on veut enterrer les 
querelles du passé et établir une 
concertation de facto. L'ère des 
récriminations réciproques semble 
avoir disparu, st c'est sous le signe 
de r empirisme que, dans l’après- 
midi de vendredi, MM. Kissinger et 
Sauvagnargues ont procédé à un 
large tour d'horizon international. 

HENRI PIERRE. 

(Lire la suite page 36.) 


données de fait. 

Qu’est-oe que la coopération? 
C’est (f abord la présence active 
de quarante- deux odile' "Français, 


£e pjdx JiaUa 


techniciens, enseignants, mède- concours au développement des 
cins, ingénieurs, jeunes gens industries naissantes, un large 


volontaires du service national 
dans te • tiers-monde, dont vingt- 
cinq- renie en Afrique et onze 





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d’Afrique. 

Rien n’est plus vain que la 
querelle du « qui y gagne ? ». Aux 
esprits chagrins qui, les uns 
dénoncent le néo- colonialisme, les 
autres, les mêmes parfais, nos 
prétendus excès de générosité, je 
ne répondrai pas seulement en les 
opposant les uns aux antres, mais 
'en rappelant deux vérités d’évi- 
dence. accessibles au bon sens de 
tous les Français D’une part, 
notre action répond aux Intérêts i 
a long terme et parfois à court 

(■) Ministre de U coopération. 


J> TSionh 

publiera 

liane son prochain numéro 
son supplément 

« EHRffPfl » . 

préparé, en collabo n i tin n 
avec « la Staxnpa ». 

« The Times * et « Die Weli * 

an SOMMAIRE 

— Dn débat entre MM. Samuel 
Fisar et Cb arias Lerlnson- 

— Un article de M. Jean-Louis 
Serras - Scbrelber : < Les 
Journaux, vingt ans après la 

télévision ». 

Dn « dossier » -sur {'Industrie 

de l’édition en Europe. 


(Test une émission dramali- posent les « normaux » sur les 
qne présentée par 1‘O.R.T.F.. «anormaux». Le choc Et ce 
« Jofisc ». qui a remporté le « Cancer », la haine et la maladie, 
prix Italie. Paradoxalement, il la maladie de la haine, semée, rècol- 
s’agîssait d'une des productions fée par deux fermiers irlandais. Et 
les moins intéressantes dans cette fable hollandaise : « les Tri- 
cotte compétition iniernatio- bu la fions des malheureux parents 
uale. d'un bébé Boeing », conçu à proxi- 

Une catastrophe, .un encourage- mîté d<un aérodrome. S« hurle- 
ment □ la télé de papa, ce prix ontla cuneuse particularité 

Italio décerné à « Josse ». la dra- * " confondre avec tes vrombu- 
ma tique d’Alain Franck et Guy se 7'f nls * eT ‘ . ^ ure V|‘ „ t * e5 


Jorre, adaptée d'une nouvelle de 
Marcel Aymé, une histoire de 
l'entre- deux-guerres, avec Jacques 
Dufilho et Maria Meriko, le frère 


voisins, diagnostic des médecins, 
passage au journal télévisé. A par- 
tir d'un postulat absurde, une de 
ces émissions en « trompe l'œil », 


et la sœur, l’adjudant à la retraite 0*°*? pelles a fixé te modèle 


et le professeur de plana roncie. 
lis se détestent, ils se détruisent 


autrefois à lo radio. Là aussi, le 
soir de la diffusion, beaucoup de 


d'abord façon Daumier, et puis V °nt cru; se sont émus. 


façon Guignol. C'est lourd, c'est 
raide, c'est appuyé et, surtout, c'est 


Cette tendance au mélange des 
genres, on l'avait déjà remar- 


complètement à ia remorque de ce * Veriise ' I'™ dernier avec 

qui se fait ailleurs actuellement, « Smog », avec «Crash». Et I on 
et qu'on aurait aimé voir s'imposer « n <^ rIve a s interroger sur le bien- 


enfin sur nos écrans : des person- 
nages, 'ou plutôt des personnes, 
vous, moi, en situation, la nôtre, si 
proche de la réalité que le roma- 


fondé de ces catégories (musicale, 
dramatique et documentaire) tou- 
jours de mise à Florence. Le prix 
Ita lia offre en effet ce merveilleux 


nesque en arrive â se confondre avantage de promener d'année en 


avec le reportage. 

C'était le 'cas pour cette admi- 
rable production danoise « les 
Nœuds » (elle a eu le prix de ta 
RAI., heureusement), et improvi- 
sée, et interprétée par des handi- 
capés. Un document, un pamphlet 


année, à travers la péninsule, des 
centaines de délégués appartenant 
à trente-quatre ou trente-cinq pays, 
invités â s'inviter ch participant 
aux frais de la confrontation, fa 
seule vraiment dont le prestige soit 
entier. Alors « Josse », vraiment. 


et une romance. Lo réponse in- on ne comprend pas. 
croyablement libre et, comment (Lire page 19 l'article de 

dire..., cynique aux questions que se Claude Serrante.) 






Page 2 — LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 • 

EUROPE 


Portugal 


Une situation confuse 


(Suite de la première page.) 

Il annonce que le gouvernement 
< fera le nécessaire pour tme la 
manifestation en faveur de son 
Excellence le président de la 
République puisse se dérouler 
dans Tordre et la dignité ». 

Un communiqué très ferme du 
Mouvement des forces armées, 
diffusé peu avant 8 heures par la 
radio nationale, déclare que le 
Mouvement reste c déterminé à 
accomplir son programme ». 

Il demande aux Portugais de 
rester vigilants < en vue de répon- 
dre à toute manoeuvre de la réac- 
tion ». Le communiqué confirme, 
en outre, sans autre précision, l'ar- 
restation de plusieurs dizaines de 
personnes aux premières heures 
de la matinée. Il dénonce c les 
milieux les plus réactionnaires », 
qui. ne comprenant pas les buts 
du mouvement du 25 avril, ten- 
tent « de ressusciter un passé 
condamné bien clairement par le 
peuple portugais et par le monde 
entier » au moyen de « manœu- 
vres séditieuses irisant â la créa- 
tion dtitn climat émotionnel, . de 
sabotage économique », et même 
en recourant au « trafic d * armes ». 

C'est le projet de manifestation 
de la « majorité silencieuse » qui 
est & l'origine de la crise. Les 
murs de la capitale et des prin- 
, cipales villes portugaises s’étalent, 
en une nuit, c o uverts d'affiches 
reprenant des passages du dis- 
cours prononcé le 10 septembre 
par le général Spinola, dans le- 
quel, notamment. Il appelait la 
« majorité süendeuse » du Portu- 
gal à se dresser contre tous « les 
extrémistes ». Cet appel avait . 
paru, aux observateurs, viser tout 
spécialement le parti communiste. 

Les membres du comité d’orga- 
nisation appartiennent, pour les 
plus éminents d'entre eux,, au 
parti libéral, situé très à droite 
sur la scène politique portugaise. 
Aussi la gauche avait-elle rapide- 
ment «tenon ntt comme « réaction- 
naire » et « contre-révolution- 
naire » cette manifestation, que 
ses organisateurs présentaient 
comme destinée à aider Je géné- 
ral Spinola et même le Mouve- 
ment des forces années à lutter 
contre l’infiltra 65 on. dans tous les 
secteurs de la vie publique portu- 
gaise, du parti communiste. 

Une semaine de tension 

Durant toute la semaine écoulée, 
une grande tension, a été percep- 
tible entre les différents organes 
du pouvoir & Lisbonne. Tout en 
d em e ur ant omet sur cette ques- 
tion, le général Spinola ne pa- 
raissait pas contrarié de cette 
manifestation, qui pouvait être 
pour lui une sorte de plébiscite. 

En revanche,' le gouvernement, 
où figurent auprès des militaires, 
dont plusieurs sont considérés 
rnmmp très p ro gr essis tes, des 
socialistes et des communistes, 
était hostile à la tenue de cette 
manifestation. 

A Strasbourg, M. Soares a 
déclaré quü avait pu prendre 
contact avec Lisbonne, où la 
situation était désarmais «calme, 
et où le Mouvement des forces 
armées est maître de la situation 
et bien décidé à poursuivre TappU- 
cation de son p r ogram me. Un tel 
programme et une texte situation 
ne sont pas, évidemment, sans 
provoquer des tensions internes». 

M. Sosies a décidé, dans ces 
conditions, de prononcer à Stras- 
bourg le discours prévu. 

Des Incidents avalent déjà eu 
lieu, le jeudi 26 septembre dans 
la soirée, & la fin (Tune corrida 
que présidait le général Spinola. 
Des heurts assez vifs s'étalent 
produits entre partisans de la 
droite — qui avaient occupé 
l’arène — et militants de gauche 
et <T extrême gauche. 


LE COMMUNIQUÉ 
DU MOUVEMENT 
DES FORCES ARMÉES 


Lisbonne» (A_T-P.). — Le wwm ». 

niqué du Mouvement des força ar- 
mées diffusé i 7 h. H par Je radio 
nationale déclare que : 

« 1) LM mil t erra les ptttS réaction- 
naires, qui ne emnpronnmrt pas tes 
buts du menrremeut du % avril 
tentent de ressusciter un passé 
condamné bien clairement par la 
peuple portugais et par le monde 
entier. 

a 2) Ces activités vont des ma- 
nœuvres séditieuse» tendant à la 
création d'un e»™»* émotionnel an 
sabotage économique en passant par 
le trafic d’armes. 

» 3) En VHP de garantir 1s marche 
ths la nouvelle société démocra- 
tique, définie sans équivoque par 
le programme nu Mo u v e ment des 
forces armées. 0 a été procédé à 
l'arrestation de plusieurs fl farina de 
piwwmie aux premières heures ■ de 
la matinée- 

a 4) L'opération en question, 
conduite par des force* sanitaires, 
n’avait évidemment pas été annon- 
cée A l'avance, te qui a provoqué 
■no certaine ■ 1 * rT "»- Mal* le Mou- 
vement des force* armée*, qui «ata 
déterminé à accomplir son pro- 
gramme. demande an peuple de 1 
garder sa sérénité et de rester vigi- 
lant en vue de répond r e â fcfmparte 
quelle manœuvre de la réaction, a ! 

La lecture du communiqué a -été 
précédée et suivie de noms» du , 
mouvement Au Z5 avril c Gondola : 
VU* Moxena a. 


Dans la soirée de vendredi, les 
premières barricades apparurent 
sur les voies d’accès à la capitale. 
Des civils arrêtaient les véhicules, 
les fouillaient et remettaient aux 
conducteurs des tracts. L'un 
d'entre eux, signé d'un « Comité 
de vigilance antifasciste », deman- 
dait « à chacun de descendre dans 
la rue pour prévenir la manifes 
talion fasciste ». Le tract deman- 
dait aux militants de gauche de 
se réunir dans un parc, près du 
lieu où devait se tenir la mani- 
festation de soutien an président 
Spinola. une heure avant le début 
de cet événement. 

Sans que l'on puisse totalement 
exclure l’hypothèse d’une provo- 
cation — aucune consigne n’a été 
publiquement donnée par les 
partis aux mouvements de gauche 
de tenter d'empêcher physique- 
ment la manifestation — il est 
vraisemblable que des militants 
gauchistes ou communistes onc 
tenté d’empêcher des Portugais 
venus de province de se joindre 
à la c majorité silencieuse » de la 
capitale. 

C’est sans doute l'analyse de la 
situation consécutive à cette action 
de blocage des 'routes qui a été 
l’objet d'un premier conseil des 
ministres, qui s’est tenu dans la 
première partie de .la nuit, sous 
la présidence du général Spinola. 
Une deuxième réunion, de quatre 
heures, toujours sous la présidence 
du chef de l'Etat, a eu lieu aux 
premières heures du 2S septembre. 
A son Issue, un communiqué, dans 
lequel le gouvernement s’engageait 
à veiller à ce que la manifestation 
de la « majorité silencieuse » se 
déroule dans le calme; a été publié. 

Aux premières heures de la ma- 
tinée, la capitale offrait un aspect 
normal La plupart des barricades 
dressées dans la nuit avalent été 
démantelées, soit par ceux qui les 
avalent dressées, soit par les mili- 
taires qui contrôlaient les accès 
vers la capitale. Ceux-ci fouil- 
laient minutieusement tous les 
véhicules se rendant vers Lis- 
bonne. Les occupants de ceux 
dans lesquels des aimes étaient 
trouvées étaient arrêtés. 


Dans une étude rédigée' <5et été 


Les grandes orientations de la politique économique 
ont été bien définies, estime I’0.CJ).E. 


Au Portugal, « les prondes 
orientations de la politique éco- 
nomique et Cechelle des priorités 
sont relativement bien définies », 
qu’EI s'agisse de prévenir là- réces- 
sion. d’éviter une rupture dans le 
process u s de production, de redis- 
tribuer les revenus ou de ralentir 
1‘ inflation. C’est du moins l’avis 
exprimé par 'les experts de l'Or- 
ganisation de coopération et de 
développement économiques 
(O.CJDJEL) dans le rapport consa- 
cré à ce pays. La dernière étude 
sur Te Portugal remonte à septem- 
bre 1972, le gouvernement de 
l’époque ne s’étant pas, en 1973, 
montré particulièrement coopé- 
ratif quant au déroulement des 
travaux de i’O.CDJEI 

Dans l’actuel document, les 
experts estiment qu'on des traits 
essentiels du programme du 
15 mai réside dans- le maintien 
des inst i t u tions de base (Tune éco- 
nomie de marché, même si est 
envisagée une intervention plus 
active de FEtat dans les domaines 
économique et social. Si outre, 
ajoutent-ils, c les autorités ont 
^intention — très réaliste — de 
concentrer leurs efforts sur les 
solutions à apporter aux problè- 
mes économiques courants, réser- 
vant les décisions à long terme 
pour après les élections prévues 
eu Jw v »* 

L’étude rédigée à la mi-juillet, 
souffre de l'insuffisance de l’appa- 
reil statistique portugais, ce qui a 
restreint l’analyse du passé récent 
et les précisions quantitatives pour 
Le proche avenir. Les experts de 
FO.CD.E. sou li g n ent toutefois que 
« le risque sérieux fftme «p frôle 
inflationniste prix-salaires est 
sans doute aujourtFlud le pro- 
blème le plus impartant de la 
politique économique » du Portu- 
gal. Selon eux, « le blocage des 
prix n’est qu'une mesure tempo- 
raire devant céder la place à des 
moyens de contrôle plus souries ». 
Des augmentations de prix mopor- 


DU COUP 
A L’ÉPBEUVE DE FOHCE 


AVRIL 


AOUT 


ZS. — O es «müés de l'année se 
soulèvent contre là gouvernement de 
M. Marceto Caetano. Une junte mi- 
litai» est formée. EL se confirme ta- 
potement qoe le général Spinola, 
relevé quelques «main es auparavant 
de son poste de chef d’état-major 
adjoint, a pris la direction d'un 
mouvement dont l'Initiative revient 
à rut groupa de jeunes officiez» (les 
« capitaine* »>. 

MAI 

15. — Le général Spinola devient 
président de la Bépubllque. 

1& — AL eatMnn du Palm* Carlos, 
c modéré do centre droit a, est 
nommé président du conseil. Le gon- 
vontement comprend, en paxttenliax; 
deux ministres communistes, des so- 
cialistes, des libéraux du parti dé- 
mocrate populaire et des techniciens 
apolitiques. La soir même, IL Mario 
Soares, ministre des affaires étran- 
gères, rencontre à Dakar M. ArtsUa 
Perelrs, secrétaire général du 
FAJGC (Parti africain pour lin dé- 
pendance de la Guinée-Bissau et des 
fies du Cap-Vert). 

SL — Qextaips membres du gou- 
vernement expriment leux méconten- 
tement de m pas avoir été informés 
de Pautoxisatlon *— »*■ h AL Caa- 
taao de m réfugier au Brésil. 

23. — h Londres, les négociations 
■'ouvrent entre BL Mario Soares et 
la -représentants du PAIGC Le 
ministre «tes affaires étrangères « 
voit accusé, i Lisbonne, de recher- 
cher ame trop de hâta nu accord 
sur le cessez- lë-retu 

29. — h Porto, le général Spinola 
adresse une sévère mise en garde 
aux c tenants du désordre et de 
l'anarchie s. 

JUIN 

HL — Un décret-loi restreint la 
liberté de la presse. 

27. — Des dissensions on sein du 
g ou vernement fout repor ter la pu- 
blication. d*ua train de loi* écono- 
miques, et sociales. 

JUILLET 

Z, — La parti*- de gauche protes- 
tent contre la nomination de 
IL Velga Stmao, ancien ministre du 
gouvernement Caetano, comme re- 
présentant du Portugal aux Na- 
tions unies. 

9. — Au cours du conflit entté 
la modérés et la gauche, H. Pahna 
Carlos démissionne.' La campagne 
anticommuniste se développe. 

17. — al* suite de tractations 
difffcltag arec le mouvement des 
capitaines qui est décidé i éviter 
uu « COUP de barre à droite n, le gé- 
néral Spinola nomme premier mi- 
nistre te colonel Gonçalves, connu 
pour son rôle dans la mouvement du 
2$ avril quatre rep rtsea anta du 
Monremeut da forces armées en- 
trent au gouvernement. M. Alvaro 
C un bal, secrétaire général du parti 
'communiste, reste ministre flTStat. 
RL Mario Soares conserve son posta 
de ministre des affaires étrangères. 

lé. — Le général de Spinola us- 
nonce le s climat d’anarchie a et 
tance nu appel 4 la s majorité sUea- 
elenua a. 

27. — Le général de Spinola an- 
nonce qae c te moment de l'auto- 
détermination est venu pour l'Afri- 
que portugais* a. 


4. — Ea présence de 3L lEors 
Waldhelm, secrétaire générai des 
Nation» n*fcs M. Mario Soares 
présenta nu déclaration gouverne- 
mentale reconnaissant 1e * droit 4 
l'autodétermination et à l'indépen- 
dance s de tous la territoires por- 
tugais. 

7. — Contrairement an une du 
PAXGC, te général Spinola aa 
prononce eu faveur d’un référendum 
aux Des du Cap-Vert. 

14. — La partis de gauche protes- 
tait contas l'attitude de la police 
au cours d’une manifestation, place 
dn RoaJtfc 4 Lisbonne. 

17. — HL Strates es le président du 
PBEUMO (tant de libération du 
Mozambique) « rencontrent secrè- 
tement en Xanasuiie. 

ZS. — Accord signé A Alger sur la 
transfert des pouvoirs en Guinée- 
Bissau. L'accord prévoit l'autodéter- 
mination «te* Du du Cap-Vert et 
1 Indépendance de ta Guinée-Bissau 
le U septembre. 

23-29. — La droits do grève, do 
réunion et -do manifestation sont 
str i ctement régie- 


tantes semblent, dès lors, proba- 
bles dans les mois à venir, entraî- 
nant une érosion du pouvoir 
d’achat Aussi « 2e besoin te plus 
pressant reste rétablissement, dès 
que possible, d'un ap pareil insti- 
tutionnel de négociations régu- 
lières sur les salaires et les condi- 
tions de travail, au niveau de la 
nation, du secteur et de rentes- 
prise.- [qui] rfélimmcra pas les 
conflits tPintérêts ni les pressions 
inflationnistes, mais permettra 
de trouver, d’une façon ordonnée, 
des solutions de compromis ». 

Autre danger : < Le risque de 
développement du sous-emploi 
paraît considérable, compte tenu 
des forces dépressives qui s'exer- 
cent déjà dans l’économie et du 
contrôle sévère de Fimmigration 
dans certains pays européens, 
même si Von n’assiste pas à un 
retour massif de population en 
provenance des territoires d’outre- 
mer. > AUSSI. DOUX rnntwtATilr im 
niveau élevé d’activité, les experts 
jugent nécessaire le recours è. une 
politique globale de soutien de la 
demande, ainsi Qu’à des mesures 
plus spécifiques. L'apparition d*un 
Important déficit du secteur 
public leur semble indispensable, 
mais cette évolution «devra être 
soigneusement expliquée devant 
l’opinion publique» et comporter 
une augmentation de la fiscalité 
sur les revenus les pins élevés et 
un renforcement de la lutte contre 
la fraude fiscale. De même, une 
croissance relativement rapide du 
crédit est souhaitable; avec la 
mise en place de bonifications 
pour des secteurs bien définis et 
contrôlés. 

Ainsi, le gouvernement portu- 
gais se trouve confronté à dé 
difficiles problèmes de gestion. 
Elément positif : le déficit impor- 
tant de la balance des paiements 
courants qui est accepté peut être 
financé sans grandes difficultés, 
étant donnés le niveau élevé des 
réserves -et -les possibilités d’em- 
prunt à l’extérieur, four 1974, le 
déficit commercial du Portugal 
avec les pays hors de la zone 
escudo pourrait., selon l’O.CDA, 
atteindre 1,5 milliard de dollars, 
contre 0£ milliard en 1973. «zz 
faudrait un recul important des 
recettes invisibles pour donner 
lieu à «a déficit courant consi- 
dérable.» 

En conclusion, les experts de 
1'O.CDJE, soulignent que c les 
plans concrets d'action à long 
terme devront être subordonna 
à la. tarification préalable d’un 
certain nombre d’options de base. 
En particulier, le poids que repré- 
senteront les dépenses militaires, 
le type de rétamas avec les terri- 
toires eroutn-mer, la nature, des 
liens avec les autres pays, de 
VO.CJDJS L. pourront exercer on 
rôle important dans l'avenir de 
V économie portugaise». 


SEPTEMBRE 


& — Accorfi slgnC 4 Lusaka soi le 
transfert «la pouvoirs an Moxsm- 
bfqne. 

S. — Des colons tentent sa coup 
de force aa MOamnlilqna. La trou- 
bla font une vingtaine Ce morts. 

20. — Du «nM— « «l'afficha appo- 
sées sur la mure de Lisbonne et da 
tracta lâchés pair da avions, ta 
« majorité sOen dense a A ■— 1 «| 
restez. 

23. — uq porto-parole da gouver- 
nement annonce que te général Spi- 
nola désormais diriger en 

personne tes négociations avec la 
mouvements de libération de l'An- 
gola. 

26. — Do vite accrochages oppo- 
sent, 4 Lisbonne, dos mflitanti do 
droite et de gauche. 


« LE PORTUGAL. 
ET SON AVENIR » 
du généra! Spinola 


C'est le 22 février dernier que 
ce livre, qui devînt immédiate- 
ment célèbre, parut- 4 rjahm-mo 
Le général Spinola, ancien 


commandant en 'chef en Guinée, 
venait d’être nommé de 16 jan- 
vier) chef d'état-major adjoint, 
le 14 mars, a était destitue. On 
c onnaî t la suite.. 

Le général écrit dam son livre 
— dont la traduction française 
vient de paraître — que la guerre 
est militairement perdue. A ses 
yeux, la solution de la question 
coloniale ns peut être que poli- 
tique. □ préconise d’accorder aux 
provinces portugaises le droit & 
l'autodétermination et envisage la 
création d*nne sorte de Coxmnon- 
œatth — ou. si l'on préfère, de 
c Communauté ». n manifeste, 
bien qu'en termes fort prudents, 
son désir de libéraliser la vie 
politique portu g aise. 

M. Mario Soares, l'actuel mi- 
nistre «i*» affaires étrangères, 
écrivait dam le Monde, du 6 mars, 
& propos de ce livra: «Le général 
Spinola vient de franchir une 
dangereuse barrière, et personne 
ne peut prévoir d’avance fasqu’oit 
cela le conduira.» 

* PTaprrrwnna, MO pages, 22 F. 


Espagne 

la petite de Madrid assure que des membres du P. G. 
étaient impliqués dans l’attentat de la Puerto del Sol 

• M. Santiago Carrillo dément catégoriquement 

Le secrétaire général du parti communiste espagnol, M. Santiago 
Carrülo, a vigoureusement rejeté, le vendredi 27 septembre, dans une 
déclaration, les allégations de la poUce espagnole, selon lesquelles des 
membres du P.C. d’Espagne seraient impliqués dans Tattentat commis 
le 13 septembre à Madrid /le Monde du 25 septembre 197i). M. Car- 
rülo affirme qu’au une des personnes dont V arrestation a été annoncée 
à Madrid s'appartient au parti com m u ni ste d'Espagne et rappelle 
que cette organisation a déjà, dans le passé, marqué « sans ambages 
son désaccord, avec le terrorisme ». L’attentat de la Puerto del Sol est 
â son sens « une action typiquement fasciste », et le dirigeant commu- 
niste espagnol estime même qutitn te 1 « cri me-, n’a rien de commun 
avec lés activités connues jusqu’ici de L'ETA » basque. 

A Madrid, la poUce, en mettant hors de eau se Vun des müitanls 
basques , Juan Manuel Gakrrraga Mendtadbal , initialement soupçonné 
d’avoir participé à l’attentat, a réitéré ses accusations contre le P.C. 

De notre correspondant 


Madrid. — « Quatre nouvelles 
caches utilisée , s par PETA et le 
parti communiste espagnol ont 
été découvertes à Madrid, en liai- 
son avec l’attentat perpétré le 
13 septembre et qui a provoqué 
la mort de onze personnes », a 
déclaré an cours d’une conférence 
de presse, 2c 27 septembre, . 
M. José Salnz, chef de la bri- 
gade d'enquêtes sociales de la 
police madrilène. De nouvelles 
arrestations ont été opérées, dont 
celle de M. Allouée Sastre, auteur 
dramatique ; les détenus sont 
actuellement interrogés. M. Sastre 
est l’époux 1 du docteur Genoveva 
Fores t, médecin psycftanaliste 
arrêtée II y a quelques Jours dans 
le cadre de cette même enquête 
et qui, selon la police, appartien- 
drait depuis 1963 an P.C. espagnol 
C’est dons les appartements de 
membres du mouvement révolu- 
tionnaire basque ETA- S* assem- 
blée», dont M. et Mbae Sastre, 
qu'ont été découverts un revolv e r , 
deux machines 4 polycopier, plu- 
sieurs machines V écrire, trois 
uniformes d’officier da l’année de 


terre et un matériel pour fabri- 
quer des faux passeports. D'après 
le chef de la brigade d’enquêtes 
sociales, Mme Sastre a transporté 
rfana » voiture les auteurs de 
l'attentat du 13 septembre à U 
Puerto del Bol, un jeune homme 
et jeune fille non identifiés, 
Jusqu’à use cacha située à Alcor- 
con, localité des environs de Ma- 
drid. Toujours d’après le policier. 
’ASrpf* Sastre savait parfaitement 
quel était l'objectif de l’attentat. 

Dans les milieux madrilènes de 
l’opposition, le scepticisme n'en 
continue pas moins Se dominer, 
en raison des divergences qui 
existent notoirement entre tes 
personnes arrêtées et le F.C.E. 
Certains vont même jusqu’à dire 
que les milieux officiels de Madrid 
essaient de brouiller les cartes 
dans le but de compromettre la 
Junte démocratique, dont la créa- 
tion avait été annoncée à Paris 
fin Juillet par MM. CariSo et 
C&ivo Serer, membre de l’Opus Del 
et ancien président du conseil 
d'administration du défunt quoti- 
dien Madrid. — J.-A. N. 


Turquie 

M. Ecevit assouplit sa position 

(Correspondance) 


Ankara. — Chargé par le préri- 
dent da la République de dénouer 
la crise ouverte après la démission 
du gouvernement, le 16 septembre, 
M. Bulent Ecevit, leader du Parti 
républicain du peuple et premier mi- 
nistre de la coalition sortante, a 
repris, vendredi 27 . septembre, ses 
consultations avec les chefs des 
autres formations politiques. 

.Après la rejet per le Parti démo- 
cratique' de ridée d'un gouverne- 
ment de coalition chargé d’organiser 
des élections légistatives anticipées 
en décembre, le Parti républicain du 
peuple, revenant sur ea décision 
initiale, a Indiqué quH était prêt à 
renvoyer la consultation au-dBl& de 
ta date qu’il préconlsaS- 

< Le PJIÆ. donnera toutes facilités 
en vue de la formation d’un gou- 
vernement de coalition, ‘ i la condi- 
tion que dès élections anticipées 
aient lieu eu printempasprèa le vote 
du budget». a déclaré, au coure 
d'une conférence de presse, M. Bu- 
lent Ecevit H a précisé que •ras- 
semblée du PJTJ 3 . » (organisme diri- 
geant de son parti) avait établi cette 
nouvelle ligne de conduite è ITssae 
de neuf heures de délibérations. 
Soulignant qu'il * /l'ftôsrteraff pas 4 
former un gouvernement minoritaire 
si la possibilité lui an était assu- 
rée », M: Ecevit a ajouté : • Le pro- 
blème de Chypre nous oblige A 
sortir de Flmpasse le plus vite pos- 
sible. Dans le cas où des élections 
anticipées seraient décidées, eftos 
devraient avoir lieu rapidement, car 
une période d'instabilité et tTincer- 
titude .serait préludldabfe 4 r écono- 
mie du pays. » 

Après avoir rendu compta, ven- 
dredi matin, au président de la 
République, M. Fahri Koruturic, des 
nouvelles directives de son parti, 
ML Ecevit a’est entretenu succes- 
sivement avec M. Suleyman Demlrel, 
chef du Parti de le Justice (le plus 
Important parti d’opposition), ainsi 
qu’avec les dirigeants du Parti répu- 


blicain de la confiance et du Parti 
démocratique. 

Lee représ e nt a n t s des* deux der- 
nières formations ont Indiqué qu’ils 
allaient consulter (es organismes 
directeurs de leiir parti et qu’ils 
* comptaient pouvoir donner, lundi pro- 
chain, leur réponse aux propositions 
de M. Ecevit, Quant 4 M. Suleyman 
Demlrel, 6 a réaffirmé qu'il excluait 
toute alliance du Parti de ta Justice 
: avec le P.R.P. 

Des rumeurs circulent i Ankara 
selon lesquelles 1 des membres du 
■ Parti de la justice, m é contenta de ta 
politique générale suivie par les dtri- 

S du PJ. al favorables à une 
m avec le Parti démocratique 
et le Parti Islamique du aalut natio- 
nal, envfsageraJsnf de * se révolter » 
contre M. Demlrel et aee principaux 
collaborateurs. Des tracts, portant la 
signature « Mouvement de rénovation 
du Parti de le luetice ». ont été mis 
an circulation, s quelques semaines 
du congrès national du parti. Les 
• robeil» » avanceraient comrhe can- 
didat è la présidence du PJ. le 
nom de M. Kamuran Inan, sénateur 
de Bitils, qui a récemment fait la 
tournée des capitales occidentales, 
venant notamment 4 Paris afin 
d'exposer la thèse turque au sujet 
de Chypre. 


• P R ECISION. — Lord Brav- 
ley, sous-secrétaire d’Etat à U 
défasse, dont noos avons annoncé 
la d é m is sio n (le Monde du 27 sep- 
tembre) n’a pas quitte le gouver- 
nement britannique pour des rai- 
sons politiques. Ainsi que le pré 
dsatt notre carr*»q« ftnHnTr fi «fan; 
un passage qui a sauté à 11m- 
pre sa l o n. ML Wilson a dû se sépa- 
rer de son collaborateur qui esl 
accusé d'avoir perçu indûment 
une somme de 16000 livres alors 
qtffl dirigeait une firme indus 
fcriûllc. De son côté, Lorc 
StDavids a quitté le parti tra- 
vailliste parce qu’il le juge « trop 
& gauche >. 


Chine 

Mme BÆSLDA R. MARCOS, 
épouse du président philippin, 
a rencontré le vendredi 27 sep- 
tembre le président Mao Tse- 
ioang dans ose villa située 
à l’extérieur de Pékin, annonce 
une dépêche de l’agence offi- 
cielle philippine (P-N-Aj datée 
de Shanghai — MJ’J’J 


Corée du Svd 

UNE MANIFESTATION de 
quelque inflle catholiques a eu 
lieu. le jeudi 26 septembre & 
Séoul pour exigez’ du gouver- 
nement la libération des pri- 
sonniers politiques. Le parti 
néo-démocrate a de son côté 
déposé & l’Assemblée nationale 
un projet de résolution deman- 
dant au président Pari Chung 
Hee d’amnistier les détenus. — 
(Reuter, AJ>.) 


A TRAVERS LE MONDE 


Espagne 


• LE MAGAZINE DE LA PHA- 
LANGE ESPAGNOLE Fuerza 
Nueva a critiqué le gouverne- 
ment de ML Carlos Arias Na- 
varre avec une extrême .viru- 
lence, dans Féditortal de son 
numéro du 26 -septenüne. 
C’est, en .particulier, le projet 
de création d'associations pdli- 

- tiques détendu par le chef du 
gouvernement qui fait Pobjefe 
de cette attaque, sans doute la 
plus rive qui ait été 
publiée dans la pressa espa- 
gnole pour le régime fran- 
quiste contre l’ exé c u tif. — 
(A-FJ*., «eûtes, DJ 

Sfqfs-Uius 

• Mme BETI ' g FORD, épouse 
du Effêsldent des Etats-Unis, 

le 27 septembre & 


l’hôpital des forces navales de 
Bethesda. é la périphérie de 
Washington, sera opérée d’un 
nodule au sein droit, découvert 
jeudi dernier lors d’un examen 
mé dical de routine.' Si la 
tumeur .sa révèle d’origine 
cancéreuse; _ une intervention, 
chirurgicale sera nécessaire, — 
f Reuter J 


Guinée-Bissau 

fi M. LUIS CABBAL, président 
du conseil d’Etat, a annoncé 
vendredi 27 septembre A Ma- 
dina-Do-Boè que l’Etat con- 
trôlerait désormais tout le 
- commerce Intérieur et aurait Je 
monopole de l'importation des 
produits de première nécessité, 
dent il assurera lui-même la 
distribution aux dé taillant s 
L’Etat contrôlera aussi la com- 


mercialisation des produit 
agricoles destinés à l’exporta- 
non «afin d'assurer aux pro- 
ducteurs «des prix dZus fus- 
tes». — MJ J J 

Yougoslavie 

CINQ ETUDIANTS en philo- 
sophie et cm de leurs profes- 
seurs ont été -condamnés lu 
27 septembre, à Ljubljana 
(Slovénie), à dix mois de pri- 
son ferme chacun pour avoir 
a présenté d'une façon fausse 
et malveillante les rapports 
sociaux et politiques en You- 
goslavie ». 

H s’agit d’étudiants de Bel- 
grade Zagreb (Croatie) et 
Ljubljana (Slovénie), et d’un 
professeur de la faculté de 
Zagreb; condamnés pour avoir 
rédigé pz» motion de soutien 
a huit professeurs de la faculté 
da philosophie de Belgrade 
accusés « d’activité anti- 
■ parti ». - ... 



r*‘ - 






LE MONDE — 29-30 septembre 1974 — Page 3 

DIPLOMATIE 


A Strasbourg 


^ Le Conseil de l’Europe ne décidera d’admettre à nonvean Athènes 

çn’après les élections grecques 


L'Assemblée du Conseil de l'Europe a refusé, 
' vendredi 27 septembre, de rendre son avis sur le 
retour de la Grece dans ^organisation européenne 
avant eue soit réalisé ee Qu'elle considère comme 
. une oondition •préalable : des élections législatives 
. démocratiques. 


Le ministre de la défense grec, 1/L Evanghtdos 
Averoff, avait auparavant plaidé le dossier d'an 
retour immédiat do la Grèce au set i du Conseil 
de T Europe, il aohtt notamment annoncé que les 
élections auraient lieu au cours de la première 
quinzaine de novembre. 


Strasbourg. — La visite et le 
discours de M. Averoff an Conseil 
'de EBorope ont marqué le retour 
de l’enfant prodigue. L'heure était 
'•'à 1 a joie. Fourrant, ces retrou- 
.'vailles ne seront véritablement 
célébrées que le jour où, les élec- 
tions grecques ayant eu lieu, la 
Grâce sera admise & reprendre 
sa place au sein de la famille des 
. pays démocratiques constituant le 
. Conseil de l’Europe. Or ce jour 
-est proche puisque, à Strasbourg; 
on a appris que ces élections 
auraient lieu sans doute le 10 no- 
rcrbise et que l’Assemblée consul- 
tative, répondant aux vœux des 
fHx- sept ministres du Conseil de 
l'Europe eu date du 20 septembre, 

. ~ a mandaté son président pour 
-‘réunir d’urgence, après ces elec- 
; . t jrma, sa cororntasion permanente 
: ‘.‘afin qu’elle donne sera avis sur 

- la réadmission immédiate de la 
."Grèce. ■ 

. V Les débats de vendredi et les 
. "applaudissements prolongés qui 
' sut M. Averoff indiquent 

- nie cette réadmission ne fait 
‘ ■ oroblâme pour aucun des mem- 

-nés du Conseil de l’Europe. Ces 
d erni ers. d’aflleurs visiblement 
peureux de r e trouver l’un des 
'eors *mt les avaient séparés les 
; "lyTmhres -années de la dic ta t u re 
■'.jes colonels grecs, ont paru sub- 
*. .qgnés par la maîtrise dont 
- : - ,eur ancien collègue a fait preuve 
-v Sans le débat S’exprimant dans 
m français remarquable, le ml- 
■' . üstre grec de la défense a impres- 
' ; . donné ses auditeurs avec la Este 
tes innombrables réalisations que 
g ou vernement CaramanUs vient 
l’opérer sur la vole de la démo- 
xatteation en deux mois seule- 
nent Avec le même brio, il a 
«pondu aux questions qui lui 
purent posées le matin par les 
ÿtpariemenfcaires et l’aprês - midi 
var 'tes journalistes. 

Devant ces derniers, particuliè- 
ement, il a tenu à dénoncer les 
■ informations erronées » qui, 
i-t-H dit ont été publiées un peu 
nrtout sur la loi électorale grec- 
pie et selon lesquelles cette loi 
. erait anti-démocratique pms- 
. pi'elle exclurait pratiquement de 
'% compétition les petits partis 
ai fixant un seuil de 17 % des 
-qff rages pour qu’il soit possible 
^acquérir des sièges. « Cela est 
ïbsolument faux, a-t-il déclaré. 
.. )n n'a pas compris que les élect- 
ions grecques se feront en deux 
tapes. D’abord. 85 % des suf - 
rages p erm ettront d/élire les 
[épatés sons la moindre restric- 
ion. Supposons ainsi qu'une ctr- 
xms crip r t ion grecque comporte 
tnt mille électeurs avec cinq 
'épatés à élire : tout candidat 
' kù obtiendra vingt mille voix 
en. SLu. C'est seulement pour les 
'estes que jouera le seuü de 17 %. 
ïette prime en faveur des grands 
■ jcrtis n’interviendra donc que 
. xwr 15 Ko des suffrages et n’a 
l'autre but que de renforcer la 
itabütti des gouvernements. » 

M. Averoff. qui n'avait guère 
évoqué le problème chypriote 
S ans son exposé, a été a m ené à 
. >q parler longuement, en réponse 
ira nombreuses questions qui lui 
furent posées, notamment par 
les parlementaires turcs, dont 
3 £. Feyaioglu, chef du parti de 
la confiance. Soit en raison de 
l'atmosphère « européenne » de 
Strasbourg, soit à cause, des vieux 
liens d'amitié qui unissent les 
deux hommes, le ministre grec a 
souhaité qu'ils soient ma n dates 
l'un et l’autre pour régler « entre 
eux s le problème chypriote. 

M, Averoff a réaffirmé qu en 
tout cas il ne négocierait pas 




LES POUVOIRS DE 11 DÉLÉGA- 
TION SUD-AFRICAINE SONT 
ffilEIÉS 01 COMMISSION. 

New-Tort (Nations unies) 
sa sj» j. — Les pouvoirs de la 
délégation de l’Afrique du Sud 
ont été rejetés, vendredi 27 sep- 
tembre. par la commission oe vé- 
rification des 

Sine, Philippin». T&nzanie et 
UJRjS- 3.), contre trois veux 
rSbats-Unis. Belglque. et Oosfa£ 
Rica) et une abstention (yene- 
sueîa). La décision de la oo rmng ; 
Elan doit être soumise à 1 Assem- 

bl £ e Sf des Nations uni» 
pour la Namibie a d’autrepart 

SJBSTSS^A ofS 

exportées de Namibie 
cpptibles de saisie et de «mm- 

cation. et les navires transpor- 
tant ces marehandiies suroe^ 
blés d'être arrai^nneS ; Le 
s’est estimé fondé ^ prendre un 
tel * decret s en appucaj^ 0 «s 
décisions de VAssewb^e 
confiant pominalem«t 
ntstration de la Namibie. 


bai 
l’admi- 


De notre envoyé spécial 

avec le revolver sur la tempe et 
qu aucune solution ne saurait 
Intervenir dans l'humiliation et 
ta nt q ue les Grecs chypriotes ne 
pouixaleut rejoindre leur foyer. 
A£. Fayzîoghi a. certes rappelé les 
res pons abilités grecques, 
chacun des partenaires a soigneu- 
sement évité de fermer la jnrbe 
a une solution de compromis qui 
serait dégagée, d'abord par les 
représentants des deux commu- 
nautés. . 

« Nous ne cherchons nullement. 
nous a confirmé M. Eeyzlogiu. à 
brimer les Grecs et à annexer 
injustement des territoires. Nous 
voulons seulement un accord 
solide assurant 2a protection des 
droits des vu et des autres sur 
une base fédérale qui est la serbe 


possible. Ced accepté, le retrait 
de la ligne de démarcation ac- 
tuelle est négociable et, bien 
entendu, les réfugiés chypriotes 
grecs pourront s'installer comme 
ü s le voudront sur les territoires 
dfoit nous nous serons retirés. 
Pour Te reste , les Chypriotes grecs 
pourront re ntre r dans Tes terri- 
toires sous Ta&mâitsbratian tur- 
que, pourvu qu'ils acceptent de se 
soumettre à cette administration, 
de même que les Turcs devront 
pouvoir rentrer dites eux dans un 
t errit o ire sous adm inis tration chy- 
priote grecque, à condition qu'ils 
acceptent cette der ni è re . Rien 
entendu, beaucoup des uns et des 
autres préféreront rester sous 
l'administration de leurs compa- 
triotes ; ce qui renforcera la solu- 
tion fédéral s.» 

JEAN 5CHWŒBEL. 


RECONNAISSANCE «PE FACTO» PE L-A C, EL E. 

M. Ortoli est invité à Moscou pour discuter des rapports 
entre les Neuf et le Comecon 

M. Fadviev, Mcxiiaïra général du Comecon — 
l'organisation économique rassemblant les pays 
do l*Em± razopéaa — Tient d’adroMi asu lettre à 
la Commission de Bruxelles, Invitant la président 
Ortoli A venir, à Moscou pour délibérer des pro- 
blèmes que posent les relations entre la Commu- 
nauté et le Comecon. La Commission n*a pu 
encore fait connaître sa réponse, maïs on a tout 


lieu de anûxo qu'elle sera positive. Rappelons 
qu’à partir du l* r janvier 1975 la politique com- 
merciale tombe sous la co m pétence de la Com- 
munauté. Cela signifie que les pays membres ne 
pou rr on t plus conclure de façon bilatérale du 
accords commerciaux avec les pays de l’Est ; 
ceux-ci devront ttro négociés par la Commission 
au nom de la Communauté. 


Bruxelles (Communautés 
européennes). — L’invitation 
adressée à M. Ortoli peut être 
légitimement considérée comme 

une reconnaissance de facto de la 
Communauté. Elle est l’aboutisse- 
ment logique du c han ge men t* 
d’attitude amorcé par les Soviétt- 
traes voici un peu plus cfun an 
Jadis lTTnion soviétique Ignorait 
l'existence de la C/K-F-, sinon, 
lorsque l' occasion s’en présentait, 
pour en critiquer les objectifs et 
les méthodes. Certains pays de 
l’Est — telles la Pologne et la 
Hongrie — avalent établi des 
c ontacts « techniques > avec les 
institutions bruxelloises, essentiel- 
lement dans le but d’obtenir des 
aménagements de la réglementa - 


De notre correspondant 

tdon agricole communautaire de 
nature A faHHtar leurs exporta- 
tions vers les Ebats membres de 
la C b F, Mais la portée de ces 
relations était restée étroitement 
limitée. 

premières avances de 
M. Fadeiev datent du mois d'août 
1973. Rencontrant M. Norgaard, le 
ministre ■ruwnix des affaires eco- 
nomiques internationales, qui 
assurait alors la présidence des 
travaux des -Neuf, le secrétaire 
général du Comecon avait émis le 
souhait qu’un contact s’organise 
entre la O on i mim auté et le 
COMECON. Les Neuf, estimant 


LE VISAGE 
DE LA FRANCE 

mm I V Plus on monte dans les sphères où 

I ml %■ I I ■■ se trouvent concentrés l’argent et 
la réalité du pouvoiç plus le secret est impénétrable. 

Il n’est pas facile de savoir ce que touchent 
un préfet de région, un commissaire aux comptes, 
un directeur départemental de l’agriculture, 
un administrateur judiciaire, un administrateur de 
sociétés.» 

Nous y avons réussi pourtant et c’est une 
véritable radioscopie des hauts revenus que nous 
présentons cette semaine. Des revenus réels, 
cela va sans dire : l’accessoire avec le principal. 

Mais ces Français qui. cumulent tout : 
l’argent et le pouvoii; les salaires et les jetons, 
les honoraires et les commissions, d’où viennent-ils? 

Sont-ils une classe, une caste ou une dynastie ? 

Quelles sont dans leur réussite, les parts 
respectives, du talent de l’héritage, 
de la chance et de la politique? 

Parvenus au sommet sont-ils 
en repos ou vivent-ils inquiets? 

Voici, sans fard, 
le visage de la France riche. 


ge, > 

à 


k 


LE PRIX 
D’UIM 

FRANÇAIS 
(SUITE) 


1 


¥ 


L£d NOUVEL 



Lundi 30 septembre : un numéro à ne pas manquer. 


sans doute qu’il n'y avait aucune 
raison pour que les Soviétiques ou 
les organismes qu’lis animent ne 
se plient pas aux rites et procé- 
dures de la Communauté. les invi- 
tèrent à donner un caractère 
moins désinvolte & leur tentative 
de rapprochement : en septembre 
1973, la présidence danoise fit 
savoir an nom des Neuf A 
M. Fadeiev que la Communauté 
avait pris connaissance de sa 
démarche et que si le COMECON 
désirait « approcher la Commu- 
nauté ». la commission serait 
« prête à recevoir toute commu- 
nication s en la matière. 

En février 1974, lors du 
vingt-cinquième anniversaire du 
COMECON à MOscou. ML Fadelev 
évoqua l’initiative qu'il avait prise 
quelques mois pins têt et regretta 
que la Communauté n’ait pas 
donné suite. En mai 1974. les mi- 
nistres des affaires étrangères des 
Neuf délibérèrent à nouveau des 
relations avec les pays de l’Est 
Voulant rendre clair le fait que 
la réponse donnée en leur nom 
au mois de septembre 1973 ne 
constituait en aucune manière 
une fin de non-recevoir. Ils char- 
gèrent l’ambassadeur d'Allemagne 
fédérale A Moscou — la présidence 
des travaux communautaires était 
alors assurée par les Allemands — 
de confirmer a M. Fedaiev que la 
commission était ouverte & tout 

rrmtstM. 

En juillet 1974, le numéro 3 
de la commission économique du 

r rti communiste soviétique vient 
Bruxelles prendre un contact 
très discret auprès de la Com- 
mission. Reçu longuement par 
M. Wellenstein. le directeur géné- 
ral des relations extérieures du 
collège européen, fl pose une série 
de questions sur la Communauté 
et ses compétences, ainsi que sur 
la manière dont Bruxelles envi- 
sage ^organisation des relations 
commerciales avec Les pays de 
l’Est 

Dans quel contexte politico- 
économique va se dérouler la 
visite de M. Ortoli & Moscou ? A 
partir du 1“ janvier 1975, la poli- 
tique commerciale devient du 
ressort de la CEE. C'est la 
Commission qui, au nom des pays 
membres, négociera avec l'Est. 
Au cours de leur session d'octo- 
bre & Luxembourg, les ministres 
des affaires étrangères doivent 
examiner à cet égard un modèle 
d’accord commercial que leur 
proposera la Commission. 

La coopération économique et 
Industrielle — c’est-à-dire en 
réalité la partie la plus impor- 
tante des relations economiques 
Est-Ouest — tombe-t-elle égale- 
ment sous la compétence de la 
Communauté ? Certains gouver- 
nements membres le contestent. 
En fait, même s’ils restent maî- 
tres de cette coopération indus- 
trielle, leur autonomie de déci- 
sions en la matière ne sera plus 
complète : en juillet dernier, le 
conseil des ministres a décidé que 
la coopération économique et 
Industrielle avec les pays tiers 
ferait désormais l’objet de 
consultations entre les Neuf. 

Sur un plan pins politique, 
Moscou souhaite sans doute que 
rétablissement de relations ami- 
cales avec la Communauté s’ac- 
compagne de la reconnaissance 
du Comecon par cette dernière. 
Les Soviétiques peuvent enfin 
espérer que ce geste de bonne 
volonté è l’égard de l’Europe de 
l'Ouest pourra contribuer, comme 
fis le souhaitent, à débloquer 
politiquement la conférence de 
Genève sur la sécurité. 

PHILIPPE LEMAITRE. 


M. BREJNEV 

A REÇU LE PRESIDENT ASSAD 


M. Brejnev, secrétaire général 
du parti communiste d'D n 1 o n 
soviétique, a eu. le vendredi 
27 septembre, un échange de 
vues avec le président syrien, 
M. Assad, de passage à Moscou, 
sur Le chemin de Pyongyang. 

Selon l'agence Tass. M. Brejnev 
a déclaré à son interlocuteur que 
ru JUS JS. c appuyait invariable- 
ment la juste lutte des peuples 
arabes contre Ingression israé- 
lienne », et a exprimé c la 
détermination de r Union soviéti- 
que à contribuer toujours au 
renforcement de potentiel écono- 
mique et de la capacité défen- 
sive s de la République arabe 
syrienne. Les deux hommes d’Etat 
ont souligné * la nécessité de 
reprendre la conférence de Ge- 
nève sur le Proche-Orient à une 
date aussi rapprochée que possi- 
ble ». 

Selon le quotidien libanais An 
Nalvar, toutefois, la visite du 
général Assad A Moscou aurait 
pour objet la reprise des 
livraisons d'armes à l'Egypte. 

A ce propos, r hebdomadaire 
égyptien AJehbar el Yom croit 
savoir que M. Brejnev envisage 
la possibilité «Time visite en 
Egypte, avant de se rendre aux 
Etats-Unis an printemps 1975. 




Page 4 — LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 - • 

AMÉRIQUES 


AFRIQUE 



Libre opinion 

L'ÉTAT DE GUERRE INTERNE 
est maintenu au Chili 

Par LOUIS JOINET (*) 

L E 11 septembre 1973, la iunte militaire chilienne commençait 
son règne en imposant l'état de siège et en déclarent 1 1 « état 
de guerre Interne », qui permet de légaliser formellement les 
arrestations arbitraires, la compétence des conseils de guerre et les 
Jugements secrets ou expéditifs. 

A rapproche de i* anniversaire du coup d'Etat, l'archevêque de 
Santiago était Intervenu avec insistance auprès de la junte pour 
qu'au moins soit levé Tétât de guerre, cependant que l’opinion inter- 
nationale ee mobilisait dans le même sens. 

En annonçant, le 11' septembre dernier, non sans une certaine 
mise en scène et aveo une habile .publicité, la levés de l'état de » 

guerre interne, la Junte s'est assigné un doubla objectif : donner 
satisfaction à r Eglise, qu’elle ne peut affronter sans graves difficultés 
en politique Intérieure, et couper court à la campagne internationale 
qui Cfeole, en donnant des gages de libéralisation. En fait T Eglise 
comme Toplnion Internationale viennent d’étre victimes d'un extra- 
ordinaire marché de dupe. La vérité est tout autre : ('état de guerre 
est maintenu au Chili. La nouvelle noue vient de Santiago sous la 
forme la plus manifeste qui soit : les Journaux officiels de la 
République du Chili des 10 et 11 septembre 1974, 

Ces deux documents démontrent comment, par un habile tour 
de passe-passe Juridique, la Junte e’est en réalité livrée à une 
véritable manipulation de Toplnion internationale. La manœuvre 
comporte deux temps : 

Par un décret -lof n* $40, publié à la veille du 11 septem- 
bre 1974 et passé Inaperçu, la Junte modifie discrètement la régle- 
mentation de l'état de siège, en distinguent quatre degrés, ce qui 
lui permet d’introduire des catégories Inconnues â ce Jour, dont 
un Insolite état de siège dit de «défense Interne». Sans autre 
précision, es décret Indique que, dans ce dernier cas, «/as dispo- 
sitions légales prévues aux titres III du livre 5 et IV du livre 2 du 
code de justice militaire, ainsi que les pénalités propres au temps 
de guerre, sont applicables ». Derrière ce langage hermétique, acces- 
sible aux seuls Initiés, ee cache une sinistre réalité ; Ces titres 
et ess livres n’ont d’autre objet que d’instituer la compétence des 
consens de guerre et de réglementer leur procédure. Toutes régies 
dont R a été fait une application intensive depuis septembre 1973 1 

On devine le deuxième temps de la manœuvre. Par un second 
décret-loi n* 641, publié le lendemain, le il septembre, jour anni- 
versaire du putsch, la Junte peut se permettre sans risques de 
proclamer la levée de Tétât de guerre. ENe le fait en ces termes : 

« L'action patriotique et efficace des forces années chiliennes et 
de Je population a permis de contrôler l'action subversive des groupes - 
organisés qui tentaient de prendre le contrôle politique du pays, 
ce qui avait déterminé la junte de gouvernement â assumer le mandat 
suprême de la nation. En conséquence. Il n'est pas nécessaire 
de maintenir la déclaration de guerre Interne . » 

Cette mesure laissait espérer qu'allait seul subsister Tétât de 
siège en vigueur depuis un, an qui, malgré son caractère d’exception, 
Implique le retour à la justice militaire du temps de paix et le 
rétablissement d'un minimum de droite pour Ja défense, dont 
Vhabeas corpus (1)- En vain. Après avoir levé l'état de guerre interne, 
oe même décret ajoute qu'en contrepartie, et pour une durée de 
six mois, «/a totalité du territoire de fa République sera soumise i 
fétat de siège dit de «défense Interne ». 

En d'autree termes, le rapprochement des décrets-lois n"* 640 
et 641 Indique sans équivoque possible que l'état de elège nouvelle 
formule, applicable depuis le 11 septembre 1974, entraîne les mêmes 
effets que l'état de guerre Interne en vigueur auparavant Ainsi, les 
engagements publiquement pris par la junte ne comportent en réalité 
aucune conséquence pratique pour garantir le sort des personnes 
secrètement détenues, comme le docteur Van Schowen, ou en 
Instance d'être Jugées, comme Tex-eônateur communiste Luis 
Corvalan ou T ancien ministre Clodomlro Almeyda, et, en fait, le 
sort d’innombrables prisonniers politiques chiliens. 

Reste la Cour suprême. Comment va-t-eRe réagir lorsque seront 
déposées les prochaines demandes d'habeas corpus ? Se rendra- «- 
t-elle complice' de ce marché de dupe ? On peut espérer que, 
préoccupée par la crise qui se développe au sein du collège des 
avocate chiliens, qui ressentent de plus en plus comme une atteinte 
à leur honneur cette escroquerie Juridique, elle fera droit aux 
prochaines demandes, sauf fc se déconsidérer définitivement 

(*) Magistrat, ancien président û a syndicat de la magistrature. 


(1) Procédure donnant à toute personne asttée le droit d’être 
p r és e n tée à un Juge dans un délai bref. 


Le président du parti 

M. Anselme Suis, président du 
parti radical, qui faisait partie de la 
coalition de l'Unité populaire, a été 
arrêté le vendredi 27 septembre. 
M. Suie, qui était er liberté sur- 
veillée depuis le mois de juin der- 
nier. a été transféré au centre 
d’internement de Ritoque, où sa 
trouvent déjà plusieurs personnalités 
de l'Unité populaire, dont M. Luis 
CdrvBleui. secrétaire général du P-C. 
chilien. 

Ce centre d'internement a récem- 
ment reçu la visite de quatre avocats 
européens, dont M. Ûldo Calvi, qui 
vient de déclarer t tüntta. organe 
du P.G. italien, que « la junte ne 
tient pas à Intenter m procès à 
U. Corvalan. aucune charge n’ayant 


BIEN RENSEIGNÉ DANS 


L’MMOBUER 


un cnnucire ■ 
des appartements neufs 
[es barèmes de crédit 
ce mois ■ d dans notre guide 
des nouveous villages:' 


«Les Étamines » 
FOSSES - 95 
OCIL - 387.39-09 



radical a été arrêté 

pu être relevée contre lui, après un 
an d’enquête *. M. Calvi a Indiqué 
que, comme son client, tous les lea- 
ders démocrates chiliens sont déci- 
dés à refuser d'ètre libérés si les 
quelque dix mille prisonniers poli- 
tiques ne le sont pas également. 

Le tribunal militaire de Santiago 
a prononcé, lé 26 septembre, 
des sentences d’emprisonnement ou 
d'exil à rencontre de soixante et 
une des soixante-sept personnalités 
militaires et civiles Jugées en avril 
dernier pour avoir participé au pré- 
tendu « plan Z » irisant, sous la pré- 
sidence d’AIIende, à la liquidation 
d'officiers supérieurs. 

Le ministre des finances de la 
Junte a annoncé, pour sa part, qu'à 
dater du 1" janvier 1975 quarante* 
sept mille fonctionnaires devront 
abandonner leur emploL 

A Londres, la Chili et la Grande- 
Bretagne seraient parvenus à un 
accord sur la consolidation de la 
dette chilienne pour tes deux années 
écoulées. Cet accord bilatéral, gu) , 
est dans la ligne des décisions 
prises par les pays créditeurs du 
Chili au sein du Club de Paris, 
devrait être signé entra les deux 
pays dans las Joure qui viennent — , 
(AJV\ AP, UPJJ 


• Le gouvernement norvégien 
s relevé de ses fonctions, le 
27 septembre, son consul général 
honoraire an ChHl, pour avoir 
tenu des propos favorables à la 
junte. VL Ragnar Janholt avait 
notamment déclaré à des Jour- 
naux locaux que le renversement 
du régime du président Allen de 
était c nécessaire et désirable ». 


Saint-Domingue 

UN COMMANDO RÉVOLUTION- 
NAIRE DÉTIENT PLUSIEURS 
DIPLOMATES EN OTAGES AU 
CONSULAT DU VENEZUELA. 

(Correspondance.) 

Saint-Domingue. — Un com- 
mando révolutionnaire armé s’est 
emparé le vendredi 27 septembre 
en fin de matinée an consulat du 
Venezuela de la directrice du 
centre d'information des Etats- 
Unis ainsi que du et du 

vice-consul du Venezuela à Saint- 
Domingue. H détenait encore les 
otages rn^trin Les révolu- 

tionnaires' appartiennent an c Mo- 
vimlento Uberador 13 de estera» 
(Mouvement de libération du 12 
janvier). Us ont posé leurs condi- 
tions et exigent que trente-six dé- 
tenus politiques soient libérés de 
diverses prisons de la République 
Dominicaine et conduite au Mexi- 
que en leur compagnie. Us deman- 
dent en outre au gouvernement 
des Etats-Unis le paiement d’une 
rançon de 2 million de dollars 
« en tant qufindernvnfsatirm pour 
le soutien que le gouvernement 
des Etats-Unis apporte aux mu ï- 
- tmationales qui exploitent les 
peuples ff Afrique , d’Asie et 
<P Amérique latine ». 

Le diplomate américain, 
Mlle Barbara Hutchmson, a été 
enlevé devant ses bureaux de 
l'avenue Mexico et aussitôt em- 
mené au consulat du Venezuela. 
L’immeuble a alors été occupé par 
le commando. Outre le consul du 
Venezuela, M. Jésus de Gregorjo 
del Carrai, et le vice-consul, plu- 
sieurs fonctionnaires qui se trou- 
vaient sur les lieux sont aux 
mains du commando. 

Le chef de ce mouvement politi- 
que; le docteur FKnio Matos 
Moqoete, est en prison depuis le 
mois de novembre de l'armée der- 
nière et son nom figure en tête 
de la liste des trente-six prison- 
niers dont la libération est exigée. 
Ces derniers mois, un vaste mou- 
vement en faveur de la libération 
des détenus politiques s'était 
Tnarrffbgte dans le papsi Les guéril- 
leros qui occupent le consulat 
vénézuélien pré s entent leur action 
comme une réponse an refus du 
gouvernement. Le sort de ces 
détenus politiques — beaucoup 
d’entre eux sont maintenus en 
prison malgré les décisions judi- 
ciaires de mise en liberté *— avait 
attiré l’attention de divers orga- 
niques tels qu’Amnesty interna- 
tional. Vendredi soir, alors que 
l'ambassadeur des Etals-Unis était 
reçu par le président Balagnet, 
une commission présidée par l’fej- 
chevéque de Saint - Domlngue, 
Mot Folamço, offrait ses bans 
offices pour favoriser la libération 
des prisonniers politiques et leur 
départ à l’étranger avec les 
auteurs de l'opération. Le Vene- 
zuela aurait, d’autre part, accepté 
de verser la rançon si les autorités 
dominicaines libéraient tes déte- 
nus. Samedi matin, la situation 
était tendue, la police semblant se 
préparer à l’attaque et le 
commando assurant, dans un 
message adressé pu télétype à 
l’ambassadeur des Etats - Unis, 
qu’il était prêt à faire sauter 1e 
consulat. « 

JEAN ALBOU1S. 


Cuba | 

DEUX SÉNATEURS AMÉRICAINS I 
EN VISITE OFFICIELLE I 

Invités personnels de ML Fidel 
Castro, les sénateurs Jacob 
Javîts (républicain de New- 
York) et Clair borae PeR (dé- 
mocrate de Rbode-Island) sont 
arrivés à La Havane le vendredi 
27 septembre à bord dtm avion 
privé qui effectua la traversée à 
partir de Us sont accom- 

pagnés de vingt-neuf envoyés spé- 
ciaux de la presse américaine, 
autorisés par le gouvernement 
cubain & couvrir ce que le séna- 
teur Javîts a déjà qualifié de 
« visite historique ». C’est en eîf& 
la première fols depuis la r upture 
des relations diplomatiques avec 
Cuba, en 1961, que des Ttiwn l/ ^ 
du Congrès se rendent narre n2e. 
les deux sénateurs siègent à la 
commission des affaires étran- 
gères da Sénat et sont connus 
pour leurs Opinions c libérales ». 
Sont-Ils chargés d’une mfcgfrm ' 
d'in form ation officieuse par le 
département d’Etat? C’est une 
question secondaire car fl est très 
probable qu'en tout état de cause, 
à leur retour, prévu pour lundi. Os 
feront part à ML Kissinger des 
impressions qu’ils auront recueil- 
lies durant leur voyage et des 
conclusions qu’ils en tirent. Aucun 
entretien avec M. Fidel Castro 
n’est inscrit à leur programme 
mais, comme l’a -déclaré 1e séna- 
teur Pell, « une telle rencontre va 
de sot ». De son côté, te sénateur 
de New-Tort; n'a pas fait m yR tai w 
de ses sentiments. H considère 
qu’une révision des rapports entre 
les Etats-Unis et Cuba s’impose. 

MM- Javîts et PeJJ devaient 
assister aux cérémonies organisées 
samedi soir à La Havane pour 
célébrer le quatorzième anniver- 
saire des a comités de défense de 
la Tévolutfon », créés en I960 par 
M. Fidel Castro, qui prononcera à 
cette Occasion un grand discours. 
U pourrait y exposer ses vues sur 
la « normalisation » des relations 
avec Washington, sujet qui est & 
T étude dans la- capitale fédéra le 
depuis dâi mois. 

La question la plus litigieuse 
est celle de la levée de l’embargo 
en vigueur sur te commerce avec 
Cuba, dont M. Castra fait la 
condition préalable à une négocia- 
tion. — A. C. 


Pour une coopération rénovée 


(Suite de la première page J 

rate répond aux xesponabllltés 
qui Incombent & Pancîanne puis- 
sance colonisatrice et aux exigences 
d’une solidarité humaine qui ne 
peut, A notre époque, se limiter 
aux frontières de l’Hexagone. 

Ces données élémentaires rap- 
pelées, je voudrais tenter d’expo- 
ser aux lecteurs du Monde, en ter- 
mes aussi simples que possible, 
l’action qui est menée dans ce 
rfrtwrafnp conformément aux direc- 
tives du président de la Répu- 
blique et du gouvernement. 

Celles-ci. qui font leur part à 
la continuité et an changement, 
peuvent se résumer en quatre 
mots : spécificité, adaptation, dia- 
logue; ouverture. Chacun mérite 
explication- 

spécificité d’abord. Le président 
de la République, en rétablissant 
au rang d’un ministère & part 
entière te département de la coo- 
pération, a souhaité marquer de 
manière péremptoire sa volonté 
de maintenir le caractère spéci- 
fique et prioritaire des relations 
avec l’Afrique francophone. Là se 
tro u ve réLément de continuité. 
Plus que jamais, la France e ntend 
porter une attention particulière 
aux jeunes Etats dont les élites 
s'expriment dans sa langue, qu'ils 
aient été ou non administrés par 
elle à Tépoque coloniale. 

Certes, la France ne restreint 
pas son intérêt à cette seule par- 
tie du vaste tiers- monde. Mate 
die affirme sa volonté de donner 
à son action en Afrique une inten- 
sité et, si possible, une ampleur 
particulières, répondant ainsi à 
l’attente maintes fois exprimée 
des principaux leaders de cette 
partie du monde, qnll s’agisse dès 
hommes d’Etat illustres, de répu- 
tation internationale; ou de jeunes 
dirigeants qui ont accédé aux 
affaires ces dernières années. 

Adaptation, tel est 2e deuxième 
mot-clé qui complète et rectifie 
partiellement te premier. La 
France de 1974 reconnaît entiè- 
rement l’indépendance de res par- 
tenaires. EQe ne souhaite rien 
imposer. De ce principe, à mes 
yeux fondamental, découle la 
nécessité d’adapter notre action 
aux déstxs et aux ' besoins fort 
variables de nos partenaires, et 
par conséquent de la diversifier. 

Tandis que certains Etats, tels 
le Gabon ou te Congo, se trouvent 
«fnrtehîg par là hausse du prix du 
pétiole, d’antres, les mal heureux 
Etats du Sahel, subissent simul- 
tanément les conséquences de 
l'inflation mondiale -7- l’augmen- 
tation du prix des céréales tes 
frëppe autant et peut-être davan- 
tage que celle du pétrole — et 
d’une sécheresse catastrophique et 
précédent. Entre les deux se 
rftTM>nt du» pays dont la situation* 


n’est guère affectée en bien ou 
en mal, la hausse de la valeur 
de leurs exportations se trouvant 
annulée par celle de leurs impor- 
tations. Quelques chiffres illus- 
trent la disparité des situations. 
Le budget de la Côte-d'Ivoire 
égal»» fois celui de la Haute- 
Vol ta. L’aide française représente 
30 % du budget voltaïque, mais 
seulement 1 % du budget ivoirien. 
Le PJNÜEL par tète s’élève à 
700 dollars au Gabon, à 60 dollars 
en H&ute-Volfca et au Rwanda. 
H est de 330 dollars en Côte- 
d’Ivoire. 

A la diversité croissante des 
situations économiques répond 
une diversité également croissante 
des attitudes politiques. Il n’ap- 
partient pas à un membre du 
go uve rnement français, fût-il 
chargé de la coopération, de for- 
muler des Jugements sur les 
options de nos partenaires. Je me 
bornerai A rappeler que chaque 
gouvern ement se détermine 
l yimtm» fl l’entend, choisit 1e mo- 
dèle de développement qui lui 
convient et. entretient avec la 
France des liens de coopération 
plus ou moins étendus. 

L’adaptation c’est aussi te dia- 
logue, troisième mot-clé. Ces der- 
nières années, on a beaucoup 
réfléchi à te coopération sur tes 
rives de te Seine. Des cumin la» 
irfft pg composées d’hommes émi- 
nents ont délibéré. D’excellents 
rapports ont été soumis a l’atten- 
tion du gouvernement. Au 
moment où U s'agit de traduire 
ces réflexions en actions» J'ai 
estimé nécessaire de consulter 
nos partenaires africains, afin de 
vérifier si nos idées concordaient 
avec les lears ou Irait au m o ins 
pouvaient être harmonisées aux 
leurs. 

L'ouverture 

Tel est le sens des groupes de 
travail que nous avons constitués 
et dont r objet est bien plus de 
préparer des wialww de dialogue 
en Afrique que de rédiger de 
nouveaux rapporta Dès te mois 
d’octobre, ces mtesteg se ren- 
dront dans les capitales africai- 
nes, où. Je le sais, elles sont 
■ attendues avec beaucoup d’intérêt. 

On ne s’étonnera pas, enfin, 
qu’un gouvernement décidé à 
pratiquer l’ouverture ai tous do- 
maines, la' pratique également 
ria,ns ses relations avec l'Afrique, 

Ouverture, cela peut et doit si- 
gnifier bien des choses qui mar- 
queront, où peut légitimement et 
utilement Intervenir le change- 
ment. 

Tout <Tabon2, te France se 
mo n trera plus ouvert e encore que 
par le passé à la coopération euro- 
péenne et internationale dans son 
action de développement. 


En présidant à Bruxelles et à 
Luxembourg 1e conseil des mi- 
nistres européens de te coopéra- 
tion, en me rendant à 1a confé- 
rence de Kingston avec M. Sau- 
vagoaxgues» j’ai marqué le txus 
grand Intérêt que te France porte 
au renouvellement de l'associa- 
tion curaMcftlne et 4 sou élargis- 
sement à de nombreux pays afri- 
cains, antillais ou océaniens pour 
1a plupart membres du Common- 
weàltb. Puissions-nous au sein ae 
cette association nouvelle mettre 
un terme définitif à te tradition- 
nelle et combien démodée rivalité 
franco-britannique en Afrique r 

Décidé A maintenir un carac- 
tère prioritaire & l'association, le 
gouvernement français a aussi 
montra qu’il était ouvert à l'op- 
portunité; affirmée avec insis- 
tance par certains de nos parte- 
naires, (Tune action communau- 
taire en faveur du développe ment 
pouvant s’étendre même au-deia 
de Z’assocfatiou. Notre décision 
de répondre positivement a la 
proposition, adoptée à l’initiative 
de M. Cbeyssou par te commis- 
sion européenne, de contribuer en 
tant que communauté au pro- 
gramme d’urgence des Nations 
unies au profit des pays les plus 
touchés par te crise pétrolière, 
même si elle demeure strictement 
liée à un effort analogue des 
Etats-Unis et des pays produc- 
teurs de pétrole, marque aussi 
notre volonté d’ouverture. 

Noua souhaitons en effet appor- 
ter un concoure plus actif aux ins- 
titutions Internationales qui 
contribuent an développement de 
l’Afrique et du tiers-monde, qu'il 
s’agisse, pour me limiter & quel- 
ques exemples, de l’Organisation 
pour l'alimentation et l’agricul- 
ture qui mène un combat indis- 
pensable contre la famine, du 
Fonds des Nations unies pour 
l'enfance, où te France a fait si 
souvent connaître ses perspectives 
généreuses par la voix du profes- 
seur Robert Debré, ou de 
1TTNESCO, à la tète de lamelle 
an h*»»»"* ÆKtat sénégalais. 
M. Amadou Moktar M’Bow, va 
succéder dans quelques semaines 
à notice éminent compatriote René 
Maheu, directeur général depuis 
1962, et qui a si efficacement con- 
tribué À définir des méthodes 
d’enseignement et de promotion 
humaine adaptées aux réalités du 
tiers-monde. 

L’ouverture c'est aussi te volonté 
de ne faire aucun obstacle, voire 
de contribuer, ai besoin est, aux 
e ff o r t s de regroupement qu’entre- 
prennent les Africains eux-mêmes. 
A cet égard, . te gouvernement 
français se félicite du succès rem- 
porté par 1a conférence des dix 
paya de l’OCAM récemment réu- 
nis & Bangul et de 1a sagesse 
d’orientations qui tendent à éviter 
toute concurrence avec TO.UJL et 
à dépasser les clivages linguis- 


Gqbon . 

«La France n’entend pas réduire son aide 
à notre pays » 

nous déclare le président Bongo 


tiques. 


Des commentaires simplistes 

Les relations avec le tiers-monde 
donnent lieu 4 trop de commen- 
taires simplistes inspirés par la 
passion plutôt que par la raison. 
Pour les uns, 1a coopération serait 
synonyme de néo-colonialisme ou 
dïmpénaUsme, les difficultés du 
tiers-monde n’auraient d’autres 


Actuellement en visite privée à Paris ; M. Omar Bongo. président 
As Ta République gabonaise, sera, mardi l* r octobre, VMte â déjeuner 
de JM. Jacques Chirac à Vhôtel Matignon. Le chef de r Etat gabonais, 
qui a été reçu jeudi 26 septembre par JM. Giscard dfEstaâng et qtu 
dest entretenu avec plusieurs ministres français, dont M. Pierre 
Abelin, ministre de la coopération, a de son côté reçu, vendredi 
matin, JM. Jacques Foccart, ancien secrétaire générai pour les affaires 
africaines et malgaches. Il a évoqué ces divers entretiens avec notre 
collaborateur Philippe Decraene. 


« La France n’entend pas ré- 
duire son aide au Gabon », nous 
a déclaré te- président Bongo en 
eunt les conclusions de sa ren- 
contre avec M. Giscard d’Estafng. 
« Le président de la République, 
Hr-fc—H poursuivi, nous a bien sou- 
ligné qu'il continuerait, dans ce 
domaine, la politique poursuites 
avant lui, tant par le général de 
Gaulle que par Georges Pompi- 
dou. Au demeurant, nous sommes 
parfaitement solvables, et ce dont 
nous avons essentiellement besoin 
ce sont des crédits fournisseurs. 
Ceux gui nous consentent des 
avances ne sont d’aï Heurs pus 
condamnés à perdre leurs fonds, 
bien au c on tr aire- » 

Evoquant, 4 ce sujet, la réali- 
sation du chemin de fer trans- 
gabonals, qui reliera le port 
d’Owendo. sur l'océan Atlantique, 
aux imrfwmses gise m en t s de fer 
de Belinga, situés dans la par- 
tie nord-ouest du territoire 
gahnna.!» . le président a affirmé ; 
a Le premier tronçon, commencé 
à partir du littoral en direction 
de la utile da Booui, est déjà en 
construction et nous allons, ' dés 
le mois prochain, entamer, à par- 
tir de l'est, ta tronçon qttt reliera 
FranceoÜle â Booué. Tl y a là 
(Ftmportants travaux de génie 
ctoü en perspective, ce qui est 
loin d’étre dépourvu d'intérêt 
pour les entreprises françaises*. » 
Abordant l'épineuse question du 
prix des matières premières, 
M. omar Bongo a dit : « Pour 
1974, les prix de notre minéral 
dhiTtsnium ont été. réévaluée à 
notre entière satisfaction par la 
France, il est bien entendu avec 
nos partenaires français que la 


convention ■ d'établissement de la 
Compagnie des mines d'uranium 
dé FranceoÇOe (COMU F} devra 
être réaménagée dès l'année pro- 
chaine, tandis que de nouveaux 
entretiens auront Heu pour «n 
éventuel réajustement des prix 
de pu rxatàon gabonais !_ » 

A propos de te hausse du prix 
du. pétrole, le président gabonais 
à indiqué : « Mon pays est mem- 
bre associé de POPBP. Dans la 
mesure où les décisions île cet 
organisme sont conformes à l’in- 
térêt national, nous les suivons 
volontiers, mens este ns présente 
pour nous aucun caractère d’auto- 
maticitè. » Il & ajouté : < Lu 
France, pays consommateur, ne 
peut avoir -dans le domaine pé- 
trolier qu'un point d e vue diffé- 
rent. de celui du Gàbon, pays 
producteur, mais cela ne com- 
promet en rien notre coopéra- 
tion. » 

Rnfin. confirmant qu'il avait 
discuté avec M. Giscard fEstalng 
de l'ensemble des questions afri- 
caines, et notamment de la déco- 
lonisation des territoires portu- 
gais, M. Range nous a précisé : 
« Le. Portugal doit ac quêter le 
processus de la transmission des 
pouvoirs aux responsables poli- 
tiques africains. Par ailleurs, je 
continue de suivre avec un intérêt 
particulier V évolution de la situa- 
tion à Sao-Tomà et P ri n cipe car, 
depuis près de dix ans, le Comité 
de libération de r archipel, mou- 
vement nationaliste officiellement 
reconnu par ^Organisation de 
Vanité africaine, a installé à 
Libreville des représentante, qui 
bénéficient largement de notre 
appui diplomatique et de notre 
concours financier-, » — Ph. D. 


causes que l’exploitation des pays 
pauvres par tes pays riches ; pour 
d’autres. Inspirés par une déma- 
gogie aussi absurde bien que 
contraire, 1a coopération serait un 
prétexte 4 générosité mai justifiée 
et jamais payée de retour. 

Serait- EL naïf de faire appel â 
la fote 4 nnùelUgehce et au cœur 
des Français? Qui pourrait 
oontester le drame humain de la 
mauvaise distribution des ri- 
chesses sur cette terre? Le mal 
est trop profond pour dépendre 
d’une sente cause et appeler un 
seul remède. Comme tous les 
maux, U peut en engendrer d’au- 
tres jrtus terribles encore et dont, 
cette fols, nous serions les pre- 
mières victimes. Contribuer au 

développement des pays pauvres, 
(Test faire p re u ve d'intelligence 
autant que de cœur, car c’est en 
assurant un meffleor équilibre à 
long terme du bien-être dans le 
monde que nous garantissons 
notre propre avenir, 

La coopération aveo l’Afrique 
-répond ainsi à l’Intérêt de te 
France, en particulier 4 l’exten- 
sion de nôtre langue et de notre 
influence. Elle répond à l'intérêt 
de l’Europe qui trouve en Afrique 
4 la fols un terrain d’action 
commune et complémentarité 
géographique. Mate te raison ne 
suffit pas à mobiliser les éner- 
gies. Qu peut souhaiter éliminer 
toute attitude paternaliste et en 
même tempe faire appel 4 1a 
générosité. 

La coopération franco-africaine, 
ainsi placée dans Je contexte de 
plus larges solidarités entre les 
peuples au niveau régional comme 
au niveau mendiai, peut et doit 
demeurer un élément essentiel de 
1a politique de la France et des 
rêves des jeunes Français. 

PIERRE ABEL IN. 


cens tous !es kiosques 5 F 





• * • LE MONDE — 29-30 septembre 1974 — Page 5 


tQti 





Une voix 
du tiers -monde 


LUIS ECHEVERRIA , HÉRITIER DE LAZARO CARDENAS... 


M LUÏS EGHErraBHI& ALVAREZ « présenté le 1- septwn- 

• aZJÏÏÏl? t* ” qna±rièm * "«*• do gouvernement 

devant députés et sénateurs réunis en séance solennelle. 
Pendant plus de quatre heures d'horloge, le chef de ratai TSÏÏdé 
tous les thèmes de politique intérieure et étrangère, improvisant & 
l'occasion pour dénoncez la montée du terrorisme aveugle ou 
réaffirmer son attachement à la démocratie constitutionnelle. 

Amorce de démocraSsatûm du parti révolutionnaire >—«**.- 
fimmel (PJLL). relance vigoureuse de la scolarisation à tous les 
niveaux, créa tion de centres de recherche technologique, extension 
du nombre des adhérents à la Sécurité sociale; mécanismes visant 
à une meilleure re distrib ution du revenu dé centralisatio n 

in du s triell e et développement régional, décentralisation, adminis- 
trative du Grand-Mexico qui abrite prés de dix —nu—- d'habi- 
tant en 1974. croissance économique maintenue a un taux de 7 %. 
extension spectaculaire de la produmioai de pétrole et de la pétro- 
chimie : les signes positifs ne manquent pas dans ne bilan. A 
r extérieur, le ptfaîriwtt Ecfaevcrria s'est lance dans une diplomatie 


d’ouverture visant à diversifier les relations et i diminuer la dépen- 
dance A l'égard d'une seule puissance; 

Cependant, l' a p parit ion d'une inflation préoccupante déconcerte 
une opinion mexicaine habituée à une relative stabilité m onétair e 
depuis trente ans. Aussi le débat politique a-t-il tendance A se 
cristallisez en cette fin d'année autour eu la question prfx-Mlaîres. 
Le dialogue, arbitré par l'Etat entre syndical» et employeurs est 
plus vif que de coutume. Cette réalité désagréable tend à estomper 
aux yeux de l'opinion les résultats remarquables obtenus en diplo- 
matie et la volonté du gouvernement d'agir en faveur des secteurs 
les pins défavorisés de la population. 

Le président Echeverria. qui se vent l'héritier de Laxaxo 
Cardenas, qui a nationalisé les pétroles mexicains, a lui-même 
contribué à faire descendre la politique dans la tub an sollicitant 
la critique et le dialogue. Son équipe n'est pas constituée de techni- 
ciens anonymes mais di personnalités brillantes et souvent jeunes : 
Mario Moya Palencîa, Porfirio Munos Ledo. Lopes Poriülo. Cer- 
vantes de! Rio. Lsandro Bovïrosa Wade. C’est parmi eux qu'il 
convient de chercher celui qui. dés octobre 1975, sera désigné 


comme le candidat officiel du PJELL poux succéder en décembre 1976 
A M. Echeverria. 

Le système politique m e xic a in, qui n'est pas sans rappeler 
celui du Parti du Congrès indien, n’est pas pariai! et il suscite des 
critiques auprès d'une opinion dont le scepticisme a été nourri 
par des décennies de frustrations. Mais il a permis une remarquable 
stabilité, et M. Echeverria. partisan rincera d'une réélis démocra- 
tisation. a cependant hésité A bouleverser des structures ayant fait 
leurs preuves. C'est aussi que les groupes de pression an sein même 
de ce système complexe et vieillot sont peut-être plus forts que 
sa volonté de rénovation. Le président a choisi en tout cas de 
persuader, de s'adresser A la classa politique de demain, a la jeu- 
nesse. n a rallié & sa cause et A sa personne la plupart des anciens 
dirigeants de la révolte étudiante de 1968. ainsi que des écrivains 
aussi éminents que Carlos Fuentes. Octavio Par ou Jésus Silva 
Herzog, Et la parution, cet aulumne. d'un ouvrage acide de Daniel 
Casio Villa gas. qui passe au crible l'action du gouvernement depuis 
1979, prouve que le respect proclamé de la liberté d'expression 
n'esl pas une formule vide de sens dans le Mexique de 1974. — M. H. 


Une interview du chef de VÊtat 


« Nous ne craignons pas la confrontation » 


J E ne crois pas qu’il y ah 
un seul gouvernement 
dans le monde d"Bi/faur- 
<Thul qui puisse ee flatter d’avoir 
atteint tous ses objectifs-. » La 
réponse est venue, rapide, et une 
lueur d'ironie allume le regard at- 
tentif. sérieux, derrière les verres 
légèrement teintés. Le président 
mexicain Luis Echeverria Alvarez 
doit terminer son sexennal en 
décembre 1976. Au cours de ses 
quatre premières années de gou- 
vernement — on serait tenté d’écrire 
- de règne » tant las pouvoirs d'un 
chaF d'Etat sont importants au 
Mexique, — M. Echeverria a certes 
beaucoup Innové. 

Conscient de la nécessité d’un 
coup de barre pour restaurer la 
confiance après le drame d’oc- 
tobre 1969, Il a offert une ouverture 
démocratique aux opposants du 
régime. A l'extérieur, rompant déli- 
bérément avec des décennies de 
facilité et d'immobilisme. Il a rangé 
son pays dans le camp des nations 
en vole de développement et contesté 
aux grandes puissances industrielles 
la droit de régler le sort des peuples 
plus modestes. Sur ces deux points, 
un bilan objectif devra sans doute 
être dressé en 1976. Mais il est 
défè évident que le style du gou- 
vernement Echeverria a été radica- 
lement différent de celui de ses 
prédécesseurs immédiats. 

Cet homme de cinquante-deux ans, 
d’allure athlétique, intelligent et 
eenslble, a sans relâche sollicité le 
dialogue et la critique. U a recher- 
che le contact avec tous, et d'abord 
avec les plus humbles. Est-Il satis- 


fait du bilan, encore provisoire, de 
aon fc gouvernement 7 Non, sans 
doute. • Qui donc pourrait l'être ? » 
Mais au moins est-H resté fidèle è 
ses première principes. 

■ Aussi souvent que os/a a été 
possible , /* me suis rendu en pro- 
rince, dans tes campagnes, dans 
tes ateliers, les universités, sur la 
place publique pour sentir le poufs 
de ta nation. Chaque fols, fai 
constaté des promesses de progrès. 
Certains, lors de ces visites, ont 
pu avoir des motifs (f alarma. Je 
pense quant i moi que les jeunes, 
tous les Jeunes, étudiants, paysans 
ou ouvriers , sont le meilleur gage de 
cohésion et de réussite pour cette 
entreprise de transformation néces- 
saire de notre société. It convient 
d’écouler tous les Mexicains qui 
veulent contribuer au progrès géné- 
ral : chacun d’entre eux a quelque 
chose è apporter é r édifice commun 
et quelque chose A dire. En- tett 
c’est des gens simples que fai le 
plus appris. 

• C’est pourquoi le répète avec 
une conviction accrue que nous ne 
craignons pas la confrontation. Nous 
n’éludons aucune critique. Cest bien 
au contraire un grand encourage- 
ment de voir se dénouer peu & peu 
le mutisme qui a si longtemps carac- 
térisé les mœurs politiques de ce 
pays. Sens cesse nous avons réclamé i 
l'exercice responsable de r analyse \ 
critique et personne ne sera molesté \ 
pour ravoir pratiquée. Nous n’aspi- 
rons ni & r adhésion inconditionnelle 1 
ni & r unanimité. L’une et r outra sont 
suspectes. Nous recherchons, c’est 
vrai rappui de le majorité mais nous \ 
te vouions délibéré et conscient- - 1 


Dans le respect de la loi 


R n'est pas certain cependant que 
cette majorité apprécie l’ampleur du 
virage de la diplomatie mexicaine 
depuis 1970. En septembre 1974, les 
classes moyennes, en particulier, 
paraissent d’abord préoccupées par 
la hausse du coût de la vie, par les 
ravages d’une Inflation qui n’épargne 
pas le Mexique malgré les progrès 
spectaculaires de la production pétro- 
lière permettant au pays d’échapper, 
en partie, aux remous de la crise 
énergétique mondiale. M. Echeverria 
en a conscience et admet ce déca- 
lage entre les soucis internes et les 
objectifs extérieurs. 

- C*e*r bien naturel. Il est normal, 
alors que le thème de r inflation est 
malheureusement A l'ordre du 
que les citoyens songent tout d'abord 
à leur niveau de vie, d la hausse es 
prix. Nous sommes en frein de am- 
euter. comme chaque année a cens 
époque, les revalorisations de salai- 
res. C'est un débat délicat, difficile, 
dans lequel l'Etat intervient en meme 


temps que tes syndicats et les 
employeurs. Mais tout se passa dans 
le cadre de la loi. En 1970, au début 
de mon gouvernement, nous avons, 
décidé de mettre Un è des règles et 
è un système qui avalent jusqu’alors 
surtout tavorisé la concentration des 
revenus et renforcé le pouvoir de 
groupes privilégiés. 

» Cette évolution nécessaire s’est 
faite. Je dois le dire, pacifiquement 
et d ’ans le respect de la Constitution. 
Non seulement 7 aida sociale aux 
secteurs les moins favorisés de la 
population a - 1 - elle été largement 
développée, mais nous avons estimé 
et nous estimons encore aujourd’hui, 
malgré les menaces de l’Inliatlon . 1 
que les clesses laborieuses ne peu- 
vent en aucun cas être tenues pour 
responsables d » la hausse du coût 
de la vie. Il ne saurait y avoir de 
paix sociale sans maintien de ces 
principes essentiels. Aussi le gouver- 
nement a-t-il rintention de continuer 
è luttai aux cOtés de ceux qui [re- 


vaillent et produisent pendant ces 
Journées et ces mois difficiles. Nous 
envisageons quelque chose d'ana- 
logue è une échelle mobile des 
salaires pour pallier las Inconvénients 
du recul du niveau de vie pour tous 
ceux qui n'ont que leur lorca de 
travail A offrir. 

* Ceux qui s’inquiètent des signes 
de malaise de la classe ouvrière 
devraient d’abord se demander si les 
• raisons profondes de r Insatisfaction 
ne proviennent pas de la détériora- 
tion des conditions de vie des tra- 
vailleurs et de le violation répétée 
des lois édictées pour les protéger. 

— I) semble que les classas 
moyennes aient le sentiment d’être 
les principales victimes, d’étre con- 
traintes d'avoir A payer davantage 
que les autres secteurs de la popu- 
lation pour lutter contre l'inflation 7 

— Cela n’est Juste qu’en partie. 
D'abord certaines franges des classes 
moyennes aspirent, et c'est légitime, 
A une vie meilleure, i une intégra- 
tion plus complète dans la société 
de consommation, mais elles sont 
aussi parfois tentées par des dépen- 
ses que J’ai qualifiées excessives 


dans mon discoure du f* r septembre 
devant le Congrès. 

— Excessives ? Par exemple ? 

— Les bijoux, les voitures de luxe, 
les têtes mondaines, les Importations 
d" articles non indispensables— 

— Est-ce que cela veut dira que 
le gouvernement envisage de contin- 
genter ce genre d’importations ? 

— Parfaitement. Nous essayons de 
persuader les une et les aubes que 
tes problèmes de la vie quotidienne 
■ peuvent se résoudre de manière 
convenable sans tomber dans les 
dépenses excessives. Cest une ques- 
tion d’éducation et de réadaptation. 
U faut que chacun prenne conscience 
que 7 inflation est aujourd’hui un mal 
mondial et que nous essayons, nous 
au Mexique, de lutter contre ce mal 
avec nos méthodes et nos formules.- 
— U se trouve que las classes 
moyennes sont les grandes bénéfi- 
ciaires de la révolution de 191(X Ne 
craignez-vous pas que le gouverne- 
ment, issu de cette révolution, perde 
un peu de sa popularité dans ce sec- 
teur de la population 7 
— Je ne le pense pas. En fait, 
toutes ces questions se discutent 


ouvertement et il est bien que ce/a 
soit ainsi, il est bon encore une fols 
que tous les problèmes soient posés 
avec franchise au gouvernement. (I 
est naturel qu’il y ait une attitude 
de surprise, et môme de désaccord, 
lorsque la situation économique est 
affectée par des causes très ancien- 
nes. très complexes, très vieilles. 
L'essentiel est que chacun sache que 
le gouvernement lutte de toutes ses 
forces. Tout le monde doit faire des 


sacrifices. Ce que nous souhaitons, 
c’est que tes travailleurs ne soient 
pas tes seuls à faire c es sacrifices. 
Nous voulons au contraire que les 
travailleurs, qui ont été sacrifiés pen- 
dant al longtemps, p&tisaent moins 
que les autres de la lutte contre 
rinftelion. Nous étudions des projets 
de réforme fiscale. L’Etat a besoin 
d' accroît ro ses ressources pour mieux 
répondre aux besoins de l’éducation, 
de la santé, de rinfrastruefura— 


nationaliser le taux 
de croissance démographique 


— Vous avez souvent dit que l'in- 
dustrialisation du Mexique s’était 
faite au détriment de la classe pay- 
sanne. Et qu'il était nécessaire de 
renverser la vapeur. Est-ce que les 
effets de cette nouvelle politique 
agraire sont déjà visibles ? 

— Dans beaucoup de régions du 
pays. Je dirais oui. Dans d'autres, 
non. Les effets sont encore modestes 
C’est un problème dont la solution 
est è long ferma. Mais nous avons 
une nouvelle, loi agraire, une nou- 


velle loi des eaux, des organisations 
agraires solides qui luttent, et II y a 
solidarité entre te gouvernement et 
les classes paysannes. 

— Vous avez fait allusion, le 
l* r septembre, lors de la présenta- 
tion au Congrès du bilan de la 
demléra année de - gouvernement a 
des invasions de terres par des 
paysans mais aussi i des occupa- 
tions illégales de communautés agri- 
coles par des grands propriétaires 7 
(Lire la suite page 7.) 


Une diplomatie d’ouverture 


C ’EST un métro A pneus^Weu 
roi. tout propre, qui res- 
semble comme un frère A 
celui qui circule entre Vïncennes et 
le pont de NenDJy- Mais de petits 
dessins azur et rose remplacent 
sur tes plans du réseau. les noms 
des stations- Beaucoup de voya- 
geurs ne savent pas lire, et Cest 
le profil d’un héros national ou 
l'évocation d’qn monument qui 
leur fait comprendre où fis doi- 
vent descendre. Il suffit d'ailleurs 
de regarder les passagers et les 
passagères, aux' bras surchargés 
de paquets et d'enfante, qui s'en- 
tassent dans les voitures: rares 
sont les visages vraiment euro- 
péens. « caucasiens a. comme 
disent les Anglo-Saxons. Cheveux 
de jais, teint mat, yeux plissés, 
traits appuyés, nez crochus ou 
épatés, 1 Immense majorité des 
Mwrfnaiwa empruntent davantage 
aux bas-reliefs des pyramides 
mayas on aztèques, voire aux 
tableaux de Gauguin, qu’à Mn- 
riHo ou à Vélasquez. Dans un 
monde où resurgissent partout 
les antagonismes ethniques, idéo- 
logiques et religieux, où l’Arabe et 
le Juif, le Grec et le Turc; iïn- 
'dien et le Pakistanais, le catho- 
lique et le protestant d'Irlande 
nmt tant de mal A se supporter, 
le Mexique se fait gloire d'abriter 
un peuple métis et tolérant. 


Par ANDRÉ FONTAINE 


H ne saurait ai être autrement. 
Le ‘terrible Cortès ne s'est em- 
paré du pays qp'avec une poignée 
de conquistadores, en jouant les 
uns contre les autres empires et 
royaumes indigènes. Son sang et 
celui de ses compagnons, venus 
d'Espagne sans femmes, se sont 
mêlés A celui des Indiennes. La ci- 
vilisation hispanique; la fol catho- 
lique, ne sont pas arrivées dans 
un pays sans passé ; malgré les 
persécutlonseffroyahles aux- 
quelles ont été soumis les autoch- 
tones, elles ont fini par s’inter- 
pénétrer avec les civilisations et 
les religions préexistantes. Au 
métissage des hommes correspond 
l'extraordinaire syncrétisme de 
leurs croyances et de leur culture. 

A Tlatelolco, sur remplacement 
de la qui livra Mexico 

A Cortès; une stèle célèbre, avec 
la sobre grandiloquence où excelle 
le Mexique <T aujourd'hui, ce qui 
ne fut a ni une victoire ni une 
défaite, mais V enfantement dans 
la douleur d'un peuple métis ». 


Et un vaste ensemble architectu- 
ral fait de ruines aztèques, d'une 
église, franciscaine à la pureté 
«ans défaut et de constructions 
modernes, traduit dans ia pierre 
l’union des «trois cultures». C'est 
là que se déroula, en 1968, en écho 
A notre mai, une tragédie san- 
glante aux considérables retom- 
bées, , qui assombrit l'éclat des 
Jeux olympiques. Tout près se 
dresse le gratte-ciel d'où un jeune 
ministr e des affaires étrangères, 
fis. Emllio Rabasa, conduit, sous 
l'impulsion du président Eche- 
verria Alvarez, la politique étran- 
gère de son pays. Une politique 
étrangère dont on pourrait dire 
qu'elle aussi est métisse, puis- 
que aussi bien elle se veut avant 
tout la synthèse des trois univers 
auxquels le Mexique a conscience 
d'appartenir : r Amérique du Nord, 
l'Amérique latine, le tiers-monde ; 
une politique étrangère dont rort- 
gfnaüté et le dynamisme n'ont 
cessé de se confirmer au cours 
de ces dernières années. 


Si près des Etats-Unis . 

Un proverbe sauvent cité dit : latine à avoir avec eux une fron- 
k Pauvre âfexique. si lotn de tlére commune. EX pas une petite 
Dieu, si près des Etats-Unis... a frontière : 3 200 kilomètres. H l'a 
C'est le seul pays d’Amérique payé cher, puisque les Yankees — 


- les a Gringos » — lui ont fait la 
guerre A maintes reprises et se 
sont emparés d’un morceau 
énorme du sol national : Texas, 
Californie, Nouveau - Mexique, 
Arizona, l’ensemble de ces terri- 
toires. dont beaucoup sont riches 
en pétrole, représente la moitié 
de celui sur lequel flottent les 
trois couleurs du Mexique actueL 
La frontière américano-mexi- 
caine est calme depuis près de 
soixante ans, depuis le raid des 
troupes de Pershing contre les 
guérilleros de Pancho Villa. Elle 
n’est pas plus défendue que celle 
qui sépare les Etats-Unis du 
Canada. A quoi cela pourrait-il 
servir ? Les Mexicains ont beau 
être plus nombreux que les Fran- 
çais, ils n’ont pas les moyens 
militaires de résister ne serait- 
ce que quelques jours A ia super- 
puissance qui les Jouxte au nmd. 
Superpuissance dont il dépendent 
étroitement, tant par les tou- 
ristes — quelque trois millions en 
1973 — qu’elle leur envole et les 
tiavailleurs, réguliers ou clandes- 
tins. qu’elle importe, que par 
l’importance du commerce exté- 
rieur : les deux tiers des expor- 
tations du Mexique vont aux 
Etats-Unis, plus de la moitié de 
ses importations en viennent. 

(Lire la suite page 6.J 




Poge 6 — LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 



Le Mexique 


UNE DIPLOMATIE D’OUVERTURE 


fSufie de te page 5) 

Si. sous Cardenas, le pays a réussi 
à nationaliser ses pétroles, si les 
chemins de fer. les lignes aérien- 
nes. sont entièrement mexicains, 
si les entreprises d'Etat se déve- 
loppent dans divers secteurs, dont 
la sidérurgie; si, sous Bcheverria. 
une législation a été adoptée sur 
les investissements étrangers — 
américains & 80 % — et les trans- 
ferts de technologie, les activités 
des multinationales a prépondé- 
rance américaine constituait un 
sujet de préoccupation constant 
pour un gouvernement désireux 
de maintenir et de renforcer 
l'indépendance nationale. 

L'indépendance; une Immense 
colonne imitée de celle de la 
Bastille, avec s on Angel d'or au 
lieu de notre c génie s, la sym- 
bolise sur une ' des giorietas — 


places — du paseo de la Reforma, 
qui traverse la capitale de part 
en part. A quelques mètres de là. 
à côté d'un grand hôtel, on 
remarque un vaste Immeuble très 
moderne, gardé comme une for- 
teresse. Le drapeau étoilé flotte 
à sa façade : c'est l'ambassade 
des Etats-Unis. Installée là com- 
me si le pouvoir qu’elle repré- 
sente entendait surveiller de près 
l'indépendance du Mexique et 
l'usage qui en est fait. H est bien 
évident qu'on ne laisserait pas 
ses dirigeants lui donner un tour 
carrément contestataire; fldéhste 
ou allendiste. Ce n'est même plus 
de politique extérieure qu'il s’agit 
ici pour la superpuissance de 
l'Ouest, mais de sécurité, militaire 
et idéologique. De même la proxi- 
mité de l'Oncle Sam interdit-elle 
au Mexique tout protectionnisme, 
tout contrôle des changes. 


Les temps ont tout de mê me 
changé. Le ministre des affaires 
étrangères M. Rabasa, nous a 
raconté sa rencontre avec 
M. Henry Kissinger, en mars 1972, 
à Acapulco. < n m'a demandé 
quelle était mon. opinion sur les 
relations entre les Etats-Unis et 
l'Amérique latine. Je lui ai ré- 
pondu. qu’ü y axait jusqu’alors, 
à Washington, deux catégories de 
secrétaires dTEtat également néga- 
tifs, les interventionnistes, qui se 
mêlaient de la vie quotidienne de 
ces pays, et les indifférents. Il 
n’a pas oublé ces paroles, ‘puis- 
qu’il me les a rappelées en 
octobre 1973. » A cette date, a été 
signé un traité qui apportait enfin 
une solution au différend, vieux 
de douze ans. provoqué par 
l’excessive salinité du rlo Colo- 
rado. Celui-ci, du lait du détour- 
nement d’eaux de dragage; em- 


poisonnait les cultures de la 
vallée de Mexicain La question 
avait été tranchée dans son. prin- 
cipe l'armée précédente, au cours 
d'une visite à Washington du 
président Echeverrla 


LJ-autte problème litigieux, celui 
de l'entrée clandestine en terri- 
toire nord -américain de dizaines 
de milliers de travailleurs mexi- 
cains — les bracems. — est aussi 
en voie de règlement. 


L'heure de l'émancipation 


Ces résultats sont d'autant plus 
appréciables que, sous l'Impulsion 
de VL Bcheverria. le Mexique s’est 
nettement émancipé de la tutelle 
américaine, avec une diplomatie 
qui s'est donné pour devise : 
autonomie; action et ouverture. 
Le président Pa montré notam- 
ment en accomplissant, au prin- 
temps 1973. un grand voyage a" 
travers trois continents, pour 
lequel il lui avait fallu demander 
un accord spécial du Congrès : , 
« Nous ne pouvons, avait-il dé-, 
claré, grandir dans les limites de 


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nos frontières. * H a visité succes- 
sivement le Canada, la Grande- 
Bretagne et . la Belgique, avant de 
rencontrer, à Paris. Georges Pom- 
pidou. qui, pour lui souhaiter la 
bienvenue, .lui annonça l’adhésion ' 
de la France au deuxième proto- 
cole du traité de Tlatelolço, par 
lequel les puissances nucléaires 
s’engagent à respecter le statut 
de dénucléarisation de l'Amérique 
latine. C’était la première fois 
que la France acceptait ainsi de 
mettre une limite géographique à 
l’usage de ses moyens de destruc- 
tion massive. Le successeur de 
de Gaulle célébra, à cette occa- 
sion. la volonté du Mexique de 
c mettre sa nouvelle puissance au 
service d’idéaux qui sont égale- 
ment les nôtres» 

Le chef de l’Etat mexicain de- 
vait ensuite montrer qu’il ne 
redoutait pas les reproches des 
uns ou des autres en se rendant 
successivement, avant de rega- 
gna Mexico, à Moscou et à Pé- 
kin, où il eut un long entretien 
avec Mao Ttoe-taung. Partout, U 
a signé des accords commerciaux 
ou culturels, ou encore des enga- 
gements d’investissements, souli- 
gnant son désir de diversifier les. 
courants d'échanges de son pays. 
Un autre voyage européen, au 
début de 1974, lui a permis de 
visiter r Allemagne, l'Autriche, 
l’Italie et la Yougoslavie, de par- 
ticiper à une réunion du club de 


Rome à Salzbourg et de rendre 
visite, premier président de i'offl- 
cielTement laïque République 
mexicaine & le faire, au pape 
Paul VX 

M. Ecbeverria a pris, d’autre 
part, sur un grand nombre de 
problèmes essentiels des positions 
qui ne concordaient pas précisé- 
ment avec cefl» de la Maison 
Blanche. C'est ainsi qu'il a 
échangé des visites officielles 
avec Altende. qu'il l'a aidé & faiTe 
face aux conséquences du blocus 
de fait américain. U a condamné 
avec force 1» putsch des militai- 
res de Santiago et «***»im avec 
effusion la veuve de leur p1u> 
illustre, victime. SLle ministre des. 
affaires étrangères Rabasa s’est 
rendu, en. Juin 19 74, au Chili, cela 
a été essentiellement pour obtenir 
des sauf -conduit» destinés à per- 
mettre aux personnes réfugiées à 
l’ambassade du Mexique de quit- 
ter le pays. 

■ Même originalité à l’égard de 
Cuba. Le Mexique a été le seul 
pays d'Amérique latine & ne Ja- 
mais rompre avec le régime de 
Fidel Castro. M. Ecbeverria fait 
campagne pour sa réintégration 
au sein de l’Organisation des Etats 
américains et il ne s’est pas caché 
de faire de cette réintégration 
l’un des objectifs dn voyage qui 
l’a mené, en Juillet-août dernier, 
en Equateur, au Pérou, en Argen- 
tine, ad Brésil, au Venezuela et 
A la Jamaïque. Au coure de son 
passage'* Caracas, U est convenu 
avec le président. Carias Andres 
Pères de convoquer, le 9 décem- 
bre prochain A Lima, une confé- 
rence latino-américaine < au som- 
met», à laquelle Fidel Castro ou 
le président Dorticos serait Invité. 


Plus libre de ses mouvements 


Un peu partout au cours de ce 
voyage M Ecbeverria s’est posé 
en leader (Tune Amérique latine 
plus libre de ses mouvements et 
qui donnerait , la priorité absolue 
à son développement économique. 
L'accueil triomphal qui lui & été 
fait à Buenos-Aires, quelques 
Jours après la mort de Juan Do- 
mingo Pérou, montre qn'après la 
disparition dans cette partie du 
monde de tant de dirigeants pres- 
tigieux 1 appel du président mexi- 
cain est entendu avec de plus en 
plus d’intérêt. QuH ait osé, en 
Argentine, rencontrer les leaders 
des partis d’opposition et parler 
publiquement, au Brésil, de la 
« nécessité du soutien populçxre 
à la représentation politique » 
montre bien, en dépit des éviden- 
tes -restrictions que connaît, an 
Mexique, l'exercice de certaines 
libertés démocratiques, dans que] 
sens s’orientent ses préoccupations 
et son action. Four Mexico, il 
s'agit aujourd'hui de contribuer 
activement A une véritable nova- 
tion des rapports entre Washing- 
ton et le monde latino-américain, 
entendu au sens large puisque, 
avec Haiti, les anciennes positions 
britanniques et bientôt Surinam, 
11 a cessé d’être exclusivement 
ibérique. 

IA conférence qui s’est réunie & 
TlateldZcoA rtnltiativéde.M. Ecbe- 
verria. en février 1974, pour faire 
le point de ces rapports a bien 
mis en lumière; même s! elle n’a 
pas' abouti k des résultat» très 
concrète, les évolutions en cours. 

« Evitons : à là fois la condescen- 
dance et la confrontation, avait 
dit M. Henry Kissinger dans son 
allocation A la séance d’ouver- 
ture—, supportons ensemble un 
nouvel engagement vis-à-vis de la 
covmuntâdé intereméricatneL s Le 
mot de communauté ne figurait 
pas dans le discours qu’avait pro- 
noncé avant lui le président Eche- 
verrfa : celui-ci avait seulement 
parlé de coexistence. Et si le mot 
espagnol de convtoencia, qui rend 
compte de ce concept, a un sens 
nettement plus positif que relui 
auquel noos a habitués la pratique 
de la coexistence Est-Ouest, il va 
de sol, malgré certaines dénéga- 
tions officielles. qu« cette diffé- 
rence de terminologie n'était pas 
fortuite. Lorsqu'on Ut la déclara- 
tion finale de la conférence, on 
y trouve des mots comme « com- 
préhension. coopéra ti on, inter - 
dépendance^, solidarité a. «utfe 
-non celui de « communauté s. 
Tout ce qu’on sait des discussions 
A l’intérieur de ta conférence en- 
seigne que l'omission résulte d’une 
opposition vigoureuse de plusieurs 
délégations aux efforts de celle 
des Etats-Unis, qui avait un peu 
trop tendance, au gré de divers 
participants, à vouloir Imposer 
purement et simplement sa ré- 
daction. 

Si la déclaration de Tiatdolco 
était muette sia- la communauté 
înteraméricaine. rite a fait -en 
revanche de la c réédité dé limité 
latino-américaine » l'une des 
bases de relations e franches et 
réalistes » avec les Etate-Uhla. 
La similitude des - problèmes de 
l’Amérique latine avec ceux des 
autres pays en voie de dévelop- 
pement est aussi mentionnée au 


nombre des hases de ces relations. 
IA encore, on retrouve dans la 
déclaration l'inspiration directe 
du prétideot Ecbeverria» dont le 
moindre titre de fierté n’est pas 
d’avoir proposé aux Nations unies 
une c charte des droits et des 
devoirs économiques des Etats », 
qui reconnaît a chaque pays le 
droit de disposer librement de ses 
ressources naturelles, d’adopter 
librement les structures économi- 
ques qpl hd conviennent et lui 
impose de renoncer aux moyens 
de pression économique comme 
aux mesures de discrimination. 
La charte lait défaire aux sociétés 
mnlüaatlODaJes de s’immiscer 
dans tes affaires intérieures des 
Etats, p r é voit des accords garan- 
tissant le Juste prix et la stabilité 
des produits de base, l’octroi de 
crédite d’assistance bon liés A long 
terme et k Crible taux d’intérêt 
et la transmission rapide et su 
mo&dre coût aux pays moins 
développés des progrès scientifi- 
ques et technologiques. 

Ce langage ne pouvait pas ne 
pas rencontrer un -grand écho 
non seulement en Amérique latine, 
où pour des millions d’hommes 
le développement économique est 
encore un mot — sinon un men- 
songe — à supposer qu’ils en aient 
entendu parler, — mais dans l'en- 
semble dn tiers-monde. La confé- 
rence des pays non alignés d’Alger, 
où M. Rabasa. qui représentait 
le Mexique, déclara, avec peut-être 
un peu trop d'optimisme, car les 
baïonnettes existant encore, que 
c les consortiums se sont substi- 
tués aux « baïonnettes » d’an ton », 
a approuvé, en. septembre 1973, à 
runanimlté la charte des droits 
et des devoirs économiques des 
Etats. Une étroite collaboration 
s’est d’ailleurs développée par la 
suite antre l'Algérie et le Mexique, 
qoi a -été l'un, des premiers k 
approuver, en février 1974, la 
suggestion du président Boume- 
diène de réunir une session extra- 
ordinaire de l’Assemblée générale 
des Nations unies sur tes matières 
premières. 

Ai n si, tout en restant en bons 
tenues avec les Etats-Unis, dont 
Q devait accueillir avec «fftwdwn 
quelques Jours plue tard le repré- 
sentant, en la personne de 
M. K i ss i ng er. A la conférence de 
Tbtelolco, M. Eeheverzia a-t-il 
rejoint le ca mp de ceux qui 
contestent ouvertement te main- 
tien dn statu quo dans les rela- 
tions d’échange entre les pays 
riches et les autres. Or c’est sur 
re statu quo que repose, dans une 
large mesure, ta prospérité du 
monde capitaliste, et au premier 
chef des Etats-Unis. Qu’il ait pu 
le faire sans provoquer, bien au 
contraire Tire de ses voisins du 
Nord témoigne k la fois de la 
profondeur des changements in- 
tervenus dans te rnoziâe et ûe 
rhabiteté d’une diplomatie qui 
n'aurait pas si bien réusai à 
accroître sa. liberté de mouvement 
si elle n’était pas profondément 
consciente et do la justesse de sa 
cause et de l'Importance des 
appuis sur lesquels, tant au 
Mexique qu’à l’étranger, elle peut 
en définitive compter. 

ANDRÉ FONTAINE. 






> r l> 


ri 




• • • LE MONDE — 29-30 septembre 1974 — Page 7 


une voix du tiers-monde 


« Nous ne craignons pas la confrontation » 




f Suite de la page SJ 

— Certainement: Cet Invasions 
sont fréquentas. Ce sont de vieux 
problèmes, de vieilles rancœurs, 
créés par de petits propriétaires ou 
rntme de grands latHundlstea qui 
s'étalent installée fl y a de nom- 
breuses années sur des terrains 
appartenant à des communauté s 
agricoles qui n'enraient pas réclamé 
leurs droits en temps utile. Aujour- 
d'hui ces communautés veulent 
récupérer leurs biens, elles veulent 
reprendre possession de leurs terres. 
Cest donc une _ source de conflits 
permanents que noua nous effor- 
çons de résoudre avec équité. 

— Est-ce que l'amélioration du 
niveau de vie moyen de la popu- 
lation ne es ramène pas, d'une 
manière ou d'une autre, à la ques- 
tion du taux de croissance démogra- 
phique qui est l'un des plus élevés 
du monde avec 3£ */o par an ? 

— Il convient en effet de limiter 
ce taux de croissance. Noua sommes 
déjà plus de cinquante-huit millions 
de Mexicaine. SI près de la moitié 
de te population n’est pas encore an 
âge de travailler, elle n'en exige pas 
moins une quantité croissante de 
biens de consommation et de ser- 
vices. H nous faut donc accroître nos 
richesses nationales et en assurer la 
distribution équitable. Mais II nous 
faut aussi faire admettre que le pays 
doit rationaliser sa croissance pour 
le bien des générations futures. Il 
faut que les couples puissent déter- 

■ miner s’ils veulent et s'ils peuvent 

■ avoir dos entants, qu’ils disposent de 
tous lea éléments d'information pour 
sa décider en toute liberté. U ne 

. doit pas y avoir dans ce domaine de 
pressions de P Etat, de groupes et 
encore moins de réfranger. 

— Le Mexique a donc sensible- 
ment infléchi sa doctrine en la ma- 
tière ? 


— Oui, c'est vrai, noos ayons 
changé. Parce qoa noua avons lait 
des progrès dons le connaissance de 
ce problème. C'est ainsi que noua 
avons créé un Conseil national de 
la population -au m lendemain de la 
conférence de Bucarest et noua avons 
rappelé que ta dignité humaine devait 
être rigoureusement respectée. 

— Le politique d'ouverture démo- 
cratique que vous avez préconisée 
lors de votre accession fl le prési- 
dence peut-elle se poursuivre sans 
que le système politique mexicain 
évolue d’une manière plus ouverte 
et ne permette finalement l’apparition 
des courants politiques traditionnels 
en Occident? 

~~ En réalité, la vous dirai qu'il 
y a, dans notre système, beaucoup 
ds libertés. Certaines formations sa 
plaignent, H est vrai , que le parti 
révolutionnaire Institutionnel, le PRI. 
qui est majoritaire , dispose en quel- 
que sorte d'un monopole. Mais il me 
semble que cas formations ne tra- 
vaillent pas assez activement de leur 
côté pour obtenir ce qu'allas dési- 
rent 

— Mais le monopole de fait du 
PRI ne consthue-t-R pas une barrière 
de fait à l'ouverture démocratique? 

— Je ne le pansa pas. Le PRI 
donne une grande stabilité au paya et 
à nos Institutions. Il faut admettre 
que las choses ont plutôt bien mar- 
ché Jusqu'à présent et je omis que 
el les formations de ropposltion amé- 
liorent leurs conceptions et leurs 
activités, elfes progresseront dans le 
sens que vous indiquez. Elles dispo- 
sent pour cela de garanties légales. 
D'ailleurs, un nouveau parti de gau- 
che vient de se constituer. Ses diri- 
geants sont des hommes qui avaient 
participé A la révolte étudiante de 
1968. ils ont eu toute latitude pour 
s'organiser et apparaître l également 
sur la scène politique. 


nécessités do r économie, au besoin 
de technologie, au désir d’échapper 
au contrôla d'un centre de puissance 
externe. 

- Pendant de nombreuses années, 
la relation essentielle du Mexique 
s'est faite avec une seule nation. 
Nous toi achetions les trois quarts 
de nos Importations et lui vendions 
les trois quarts de notre production. 
Il y avait alors une sorte de fata- 
lisme. Mais, s n accord avec la majo- 
rité des Mexicains , qui estiment que 
nous devons diversifier nos échanges 
et nos relations. J’ai poursuivi réso- 
lument cette nouvelle politique qui 
vise A rompre te dépend»»». Nos 
Intérêts coïncident avec ceux de 
nombreux pays d’Amérique du Sud 
et dsa Caraïbes, avao ceux de nom- 
breux paya d'Afrique et d'Asie. La 
Charte des droits et des devoirs éco- 
nomiques vise à faire prendra cons- 
cience de cerfs solidarité— 

— . NTâtes-vous pas déçu par la 
manière dont le groupa de travail 


des Nations unies a abordé jusqu'à 
présent le projet mexicain de Charte ? 

— Non, pas réellement déçu, mais 
réaliste, oui. Les sociétés transna- 
tionales s'opposent, comme il était 
prévisible, A cette instauration d’un 
ordre économique mondial plus Juste. 
Cest pourtant le seul chemin logique 
et rationne/ pour parvenir à la paix. 
En 1372, noua avons posé des prin- 
cipes de base d'une manière très 
simple. Depuis le projet s'est, dans 
une certains mesure, enrichi, male 
U a aussi été limité. L’obstruction 
a loué sur des pointe fondamentaux, 
c'est certain. Les Nations miss 
devront décider cet automne. Non, 
Je ne suis pas déçu. Les difficultés 
qui ont surgi A Genève, puis A Mexico 
fors de te réunion du groupe ad hoc 
en juin, éraient, je te répéta, prévi- 
sibles. Cest une longue bataille et 
nous n'avons certainement pas l'in- 
tention de renoncer. L‘ alternative est 
simple ; ou un nouvel ordre écono- 
mique mondial, ou la guerre » 
nucléaire » 1 


Une retraite bucolique 


Non à fa course atomique 


Vu de l'étranger, le Mexique de 
' 1970 était un pays apparemment peu 
soucieux de solidarité avec les autres 
' nations d'Amérique latine, très Ué 
en revanche aux Etats-Unis bien qu'U 
ait été le seul, parmi les membres 
de l’O-EA, à avoir conservé des 
relations diplomatiques avec le 
régime cubain. C’était aussi un Mexi- 
que qui avait connu la tragédie san- 
glante de Tlatelolco, Jetant une 
ombre sinistre sur les Jeux olym- 
piques de 1968. Le Mexique du pré- 
sident Echeverria est une nation qui 
revendique hautement sa place dans 
■ itj camp du tiers-monde, qui a res- 
semé ses liens avec l'Amérique latine 
d'une manière spectaculaire et effi- 
cace. En quatre ans. M. Echeverria 
a multiplié les déplacements è i’étran- ' 
ger : au Japon, aux Etats-Unis, au 


Canada, an Europe, en U.FLS.S^ en 
Chine, dans plusieurs pays de l'hé- 
misphère occidental. Partout, le pré- 
sident mexicain s'est présenté comme 
un défenseur , des thèses des nations 
moyennes et petites : non h la course 
atomique, oui è une redistribution 
plus équitable des richessee de la 
planète, définition d'un code ds jusr 
tica internationale par -la présenta- 
tion, en avril 1972, è Santiago-du- 
ChtlJ, de la Charte des droits et des 
devoirs économiques des Bats. 

« Notre politique extérieure a effec- 
tivement beaucoup . changé depuis 
1971, dit le président Mais la poli- 
tique extérieure ne saurait être dis- 
sociée de la politique Intérieure. Ella 
correspond è dsa aspirations long- 
temps refoulées. Ella répond aux 


Avant la fin de 1974, M. Luis Eche- 
verria doit rencontrer, quelque part 
& la frontière. Je président Gerald 
Ford. En 1972, un entretien avec le 
présidant Nixon avait permis l'étude 
relativement accélérée d'un conten- 
tieux vieux d’une quinzaine d'années : 
les dommages causés à f agriculture 
mexicaine par la salinité des eaux 
du rio Colorado. Depuis le 1" juil- 
let 1974b. le Mexique reçoit è nouveau 
des eaux parfaitement utilisables pour 
l’exploitation agricole de la vallée pie 
MexiealL Les dépenses nécessaires 
ont été- entièrement prises en charge 
par les Etats-Unis. De ce nouveau 
rendez-vous avec le chef de l'exé- 
cutif américain, M_ Echeverria espère 
un règlement favorable dans la ques- 
tion, non moins délicate, des bracs- 
ros, ces travailleurs mexicains qui 
se rendent par- centaines de miniers 
chaque armée dans les Etats du sud 
des Etats-Unis pour louer leurs bras. 

■ Il faut, précise le chef de l’Etat 
mexicain, que nos travail leurs soient 
traités avec dignité et de manière 
civilisée, U faut réglementer cet 
exode de travailleurs qui ne dis- 
posent actuellement d’aucune garan- 
tie légale, lia reçoivent des salaires 
très Intérieurs A ceux des ouvriers 
agricoles nord-américains. Cest un 
atout considérable pour les patrons 
de termes ou d'entreprises améri- 
. oainea. Mais le phénomène n'est pas 
limité 6 la frontière sur dea Etats- 
Unis. Beaucoup ds nos bracaros vont 
Jusqu'è Chicago et dans le centre des 
Etats-Unis, et IA aussi les entreprises 
les utilisent au rabais , dans dea 
conditions tout i tait anormales et 
Injustes. 

• Nous devons trouver une solu- 
tion équitable, normaliser et régu/a- 


LA PROFONDEUR DU TEMPS 

C ETTE ville, qui fut la grande p Qr JACQUES SOUSTELLE rayonner (à nutb ,de| 

Tenochtitlan aatèque. a v 1000 av. J--C.) suri* plus 

accueilli, en septembre, le , grande partie du Mexique et, 

f. int». (ma nous avons la meuve crus. fnwnv>n AmArlmiP mntnüc : 


C ETTE ville, qui fut la grande 
Tenochtitlan aatèque. a 
accueilli, en septembre, le 
quarante et unième congrès inter- 
national des américamstes, véné- 
rable Institution quasi centenaire, 
puisque le premier congrès eut 
lieu a Nancy, en 1875. Ce fut l’oc- 
casion pour des centaines d’ar- 
cbéologues, d’ethnologues, de lin- 
gulste& venus du mande entier, 
de confronter les plus 
résultats de leurs recherches, de 
décrire des découvertes non encore 
publiées. 

Méxlco, jadis Venise américaine 
re flé t an t dans son lac, ses jardins 
et ses pyramides, aujourd’hui 
énorme agglomération en perpé- 
tuel changement, est un haut Ûeu 
propice à méditer sur le cours 
fluctuant de 1 histoire. Nous 
savons maintenant de plus ep plus 
clairement que cette vallée au 
climat printanier, è plus c e 
3 000 mètres d’altitude, a été, cer- 
tes, peuplée depuis au moins 
quinze mille mais que la civi- 
lisation autochtone est née ail- 
leurs. Elle est née. paradoxale- 
ment. dans les zones beaucoup 
plus hostiles A l’homme, couver- 
tes de jungle, criblées <*® “até- 
csges, écrasées par un soleil impi- 
toyable. qui s’étendent le long de 
la côte du golle du Mexique, dans 
ce qui est aujourd'hui le sud de 
l’Etat de Vera-Cniz et l'Etat de 
Tabasco. 

En même temps que se dépla- 
çait û nos yeux Je centre de gra- 
vité de la civilisation mexicaine, 
nous voyions reculer de pins 
plus l'horizon chronologique - 
espace et temps, tout a changé en 
un quart de siècle environ, puis- 
que c'est pendant la 
diale que les fouilles de Mattbew 
Stirling révèlent pour] 
fols la splendeur 
ques CSlmèques. 
beaucoup plus tard que, 
la datation par te^irbanel*; 
nous avons pu acquérir ja çe r& 
tude que La Venta, par 
grand centre rejjgeux 
devait sa pyramide et ses auyys 
plus de mille ans avant 1ère 
chrétienne. 

C'était là un saut p«^g£ux 
dans le passé. Jusqu à ces der 
niéres années, on 
les plus anciens monuments me» 
ru ins dataient à peUc££n siècte 
ou deux avant le Christ . par 
exemple, la pyramide de cm- 
cuilco. près de Mexico. Et voici 


Par JACQUES SOUSTELLE 

que nous avons la preuve que, 
mill e ans plus tôt, dans la zone 
torride du golfe, des hommes éle- 
vaient des monuments, taillaient 
et sculptaient la pierre, ciselaient 
le jade, menaient à bien de vastes 
travaux de terrassement et de 
drainage, inventaient une écriture 
hiéroglyphique- 

L’art olmèque 

Toutes les idées fondamentales, 
tous les thèmes sur lesquels les 
civilisations subséquentes brode- 
ront leurs variations, nous en trou- 
vons déjà l'essentiel à La Venta, 
à San-Lorenao, à Très- Z apo te s 
et autres centres olmèques : pyra- 
mides, autels et stèles a bas- 
reliefs, offrandes précieuses 
enfouies sous les dalles an les esca- 
liers des temples, hiéroglyphes, 
calendrier complexe. Certes, lart 
olmèque ae distingue des wxtaes 
arts autochtones par certains 
traits « exotiques ». comme le 
thème du c bébé-jaguar» et la 
présence obsédante du félin, qm 
futsans doute la preanièie des 
divinités- Autre caractère smgu- 
lier : les énormes tètes mono- 
Kiues pesant de 15 à Mtonn^ 
auxtmits quelque peu négroïde*, 
qui S'élèvent de place ep P^e 
riana les sites olmeques. Cela dit 
on ne peut guère d^scuier lerôle 
de « civilisation mere » fl* 1 ®; 
put cette mystérieuse culture, car 
les autels à niches mayas, les stè- 
les de Mon te- AJ ban. tes P®™™ 11 . ~ 
ees divins ou sacerdotaux de. 
Teotihuacan, se sitnen^ dansjme 
lignée dont l'origine, la source, 
est sur la côte du golfe. 

H va sans dire que ces nou- 
vniipc certitudes s p &ocoin,p&sneiitï 
S^nSSrd'autant de nouveaux 
SSbltoS! Qui étaient ** Otoè- 
dues? D'où venaient-ils? Com- 
met expliquer 

feetton de leur fculptoire, îem 
eSraordinalre ^tnse^daaB La 
HcpTurfl des pierres sesul pre~ 
s? S’il est vrai q™ &or 
architecture demeure, assis nJdl- 
mautalr e. il est vrai aussi que 
personne, môme le Maya, ne les 
surpassera da n s les t rait ements 
des jades et des serpentines. 

Et voici maintenant qu’à la 
lumière de découvertes récents 
nous voyons la civilisa taon du 


du Morelos et du Guerrero, déli- 
cates figurines de terre cuite à 
Tîatüco, près de Mexico, et dans 
l’Etat de Pnebla, voire rochers 
gravés à Gbalchuapa, au Salva- 
dor. En tous ces pointe, si éloi- 
gnés les uns des antres, lin- 
fluence du style olmèque est aussi 
évidente que peut l’être, par 
exemple, celle du gothique fran- 
çais à Chypre. Quant a Monte- 
ATham, métropole religieuse de 
premier rang an «sur du Mexi- 
que. la sculpture et la céramique 
de ees phases les plus anciennes 
sont aussi « oiméquoldes * que 
possible. 

Dans cette perspective, les 
Aztèques, conquérants d’un em- 
pire tardif, leurs prédécesseurs 
Toltè ques de Tula entre le EC* 
et le XIP siècle de notre ère; et 
même les Mayas classiques des 
merveflleüses cités, telles que 
Falenque et Ttinl, apparaissent 
comme relativement récents. 
L’histoire de l’homme civilisé, an 
Mexique, ne commence pas à 
l'époque qui est, pour noos, celle 
du début de l'Empire romain, 
mais plusieurs siècles avant, que 
la louve mythique ait allaité 
Remua et Romulus. La Venta 
décline quand Péri clés commande 
à Athènes. Lee derniers feux de 
la culture olmèque brûlent quand 
s'allumaient ceux d’Alexandrie, 
puis le flambeau passe aux 
Mayas, alors que commence la 
chute de Rome en Occident, 
Ainti se dévoile à nos yeux un 
passé, une dimension temporelle 
du Mexique, semblable à une 
immun se avenue dont l’origine ee 
perd encore dan« la brume. 

Au même titre que celles qui 
oaxxe&poadenb à notre vieux 
mande oriental et gréco-romain, 
on à la fftrira*, 'cette avenue est 
jalonnée de temples et de dieux, 
de trésors, de rames, témoignages 
des espoirs, des flans et des pas- 
sions de notre espèce. Le M exique, 
qiti avait pu paraître une sorte 
de décor sans profondeur, prend 
plane maint enan t parmi les 
grands courants de tivmsation 
qui de loin en loin, dans l'immen- 
sité de l’espace et de la durée, 
fl évent l’homme au-dessus de la 
condition humaine. 


déjà commencé. C’est en octobre 
1975 que le nûm du candidat è la 
magistrature suprême pour la période 
1976-1982 sera connu. Des noms sont 
avanoés dans les milieux politiques. 
N’esffme^-Q pas, après tout qu’un 
mandat de six ans est bien court? 

m C'est un mandat dont la longueur 
est raisonnable et prudente, prévue 
par te Constitution. O s'agit d'en 
taire le meilleur usage possible, c'est 
tout. Nom ne voulons surtout pas 
qua te principe de la non-réélection 
puisse être remis an cause. Vous 
savez que ce principe a été te point 
de départ de te révolution, r étincelle. 
Il ne aérait pas bon qu’un chef d'Etat 
reste trop longtemps aux attalres. 
U faut nous en tenir rigoureusement 
A ce que te loi a prévu. De toute 
façon, an six ans on peur faire 
beaucoup ds choses. Cela riempàche 
pas qm l'on sa sente angoissé A 


ridée de tout ce qu’on aurait muta 
réaliser. 

— Vous quitterez le pouvoir aveO 
mélancolie ? 

— Mois non, pas du tout Je vais 
peut-être vous étonner, mats le songe 
i ma retirer dans ma propriété de 
famille, une demeura rustique que 
rai acquis en TS55. Citait une ferme 
abandonnée et toutes tes économies 
de la famille ont été utilisées pour 
/aménager. La décor est champêtre, 
nous avons planté des arbres, beau- 
coup d'arbres. Nous avons quelques 
vaches, un pigeonnier, des faisans. 
C'est te pabr, te calme, de bons 
fines, de te musique. Voilà à quoi 
nous pansons, ms femme et mol : 
i ce havre bucolique, tout près de 
Mexico - 

Propos recueillis par 

MARCEL NIEDERGANG 


riser cette situation dont rtHègalItA 
permet sans iss Justifier tous Iss 
abus et toutes iss exploitations. Je 
pense qu’il y a de ta bonne volonté 
de la part du gouvernement de Wash- 
ington, qui doit affronter les groupes 
de pression traditionnels et intéressés 
par la maintien de te situation. Nous 
pouvons compter sur te compréhen- 
sion, aux Etats-Unis mêmes, des grou- 
pée libéraux qui sont scandalisés par 
le sort réservé aux bracaros. Nous 
avons déjà réglé avec tes Etats-Unis 
te question du ChemtzaJ et plus 
récemment cafte de la salinité des 
s aux du rio Colorado. Pourquoi pas 
colle des braceroa ?— » 

M. Echeverria fut un ami personnel 
de Salvador Allende. Un an après 
la chute du gouvernement chilien 
d’unité populaire, la veuve de 
Salvador AJ lande rit à Mexico ainsi 
que de nombreux anciens dirigeants 
du gouvernement de Santiago. Et le 
président mexicain, qui a symbolique- 
ment omis Tescale chilienne lors de 
eon voyage sud-américain de |uiî- 
Ist 1974, n’a pas l’Intention de ralentir 
son action en faveur des réfugiés 
politiques. 

Une Maison du Chili a été solen- 
nellement inaugurée dans la capi- 
tale mexicaine le 11 septembre der- 
nier. jour anniversaire de la misa è 
mort du gouvernement d Unité popu- 
laire par les militaires putschistes de 
Santiago. Plus de huit cents Chiliens 
ont déjà trouvé refuge au Mexique, 
pays traditionnel d’asile, qui rient 
d’étendre son offre • A fous les 
persécutés du monde ». Ainsi en 
a décidé le Congrès de Mexico sur 
proposition du gouvernement 
M. Echeverria considère que le droit 
d'asile « représenta lune des p/us 
valables contributions du continent 
américain • et (I pense que, dans 
le ces du Chili, «c'est un devoir 
moral d’ouvrir les portes. » 

Depuis 1970, M. Echeverria. hostile 
« è toute forme d’ingérence exté- 
rieure dans les affaires nation aies ». 
plaide la cause de la normalisation 
des relations de Cuba avec les autres 
nations de l'hémisphère ocddentaL 
Le Magique, pour- sa part, a été le 
seul pays membre de f’CXEA à 
n'avoir jamais rompu ses relations 
diplomatiques avec Cuba. Maie la 
diplomatie mexicaine loue un rôle 
particulièrement actif depuis quatre 
ans, publiquement parfois, la p J u a 
souvent avec discrétion, pour accé- 
lérer le processus de normalisation, 
dont r opportunité est encore contes- 
tée par. les régimes autoritaires d'Amé- 
rique du Sud et par lea derniers 
tyranneaux aux ordres de Washington 
de la région dea Caraïbes.* Nous 
avons de bonnes relations avec les 
Etats-Unis », dit le chef de l'Etat 
mexicain. Cette position privilégiée 
lui permet de jouer actuellement un 
rôle modérateur è Washington. Et le 
resserrement des liens entre Mexico 
et r Amérique latine, illustré par le 
voyage de juHlet 1974 au Cœtâ-Rlca 
en Equateur, mi Pérou, en Argentine, 
au Brésil, au Venezuela et à 
la Jamaïque, autorisa d’autre part le 
président mexicain è conseiller judi- 
cieusement lee dirigeante latino- 
américains ayant pris l’Initiative d'une 
réunion extraordinaire du conseil ds 
i'O.EA. pour discuter de la question 
cubaine. 

« L'Organisation de s Etala améri- 
cains, estime M. Echeverria, est uns 
organisation dépassée, périmés. Elle 
a besoin, d'une manière urgente, de 
sang nouveau. UO£. A. devrait être 
.d’abord un lieu de rencontre, un 
forum privilégié où chacun pourrait 
donner son opinion. Lea exclusives 
et Isa dominations ne devraient plus 
avoir cours. Noua devons noua 
débarrasser de tous les préjugés poli- 
tiques. Je vous te demande. Les 
Etats-Unis commercent avao l’Union 
soviétique : est-il concevable, dans 
cas conditions, que le blocus de 
Cube puisse continuer? Cette situa- 
tion est absurde et Injuste. Qui peut 
me donner une explication valable 
de cet état de choses ? Le système 
Interaméricaln en tant que tel a 
échoué » 

Le président Echeverria est à deux 
ans de le fin de éan mandat Mois, 
en fait, la course è la succession a ' 


\r 


Le Mexique est un 
pays qui produit 
et exporte beaucoup 
plus qu'on ne croit 
...et pas seulement 
de la couleur locale : 
automobiles, camions, 
autobus, pièces 
détachées, moteurs, 
motocyclettes, 
bicyclettes, wagons de 
chemin de fer, 
téléviseurs, récepteurs 
radio, électrophones, 
etc... 


Le Mexique est aussi le producteur mondial n* 1 
de fluorine ; ii vient également au troisième rang 
de ia production mondiale de plomb et d'antimoine, 
et aux quatrième rang de la production d'argent. 
Ce vaste marché doit vous intéresser, soit en tant 
qu'importateur ou exportateur, soit en effectuant 
des investissements dans l'industrie ou le tourisme : 
hôtels, immeubles en copropriété, résidences secon- 
daires dans les régions côtières et tous développe- 
ments de centres touristiques. 

Pour tous renseignements, écrivez aux adresses 
suivantes : 


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500 bureaux dans tout le pays : 

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Madrid 14. Espafta Chlyoda-ku. Tokyo 100, Japan 
Lie. Manuel Justo Sierra Mr. Ryuhel Kato 




Page 8 — LE MONDE — 29-30 septembre 1974 






Le Mexique : une voix du tiers-monde 


Créer de nouveaux emplois et lutter contre l’inflation 


D e 1945 A 1970, l'économie 
mexicaine s'est développée 
A un taux annuel moyen de 
2J5 à 3 % per captto. Mais au 
milieu des années 50 le pays a 
connu une inflation provoquée en 
grande partie par la. mise en place 
d'une solide Infrastructure. 
D'autre part, l'application de la 
réforme agraire et la promotion 
de l'agriculture et de l’élevage 
donnèrent une plus grande flexi- 
bilité A l’offre agricole. Ce qui 
permit d’accroître les exportations 
de ce secteur et marqua une pre- 
mière étape parHcnlièrernent faste 
pour l'agriculture et le commerce 
extérieur. L’inflation qui carac- 
térisa cette époque coïncida donc 
avec une redistribution des reve- 
nus. Cette redistribution facilita 
l’autofinancement des investisse- 
ments industriels et commerciaux 
et explique la plus grande sou- 
“t preuve 


par la 
deux 


plesse dont fl; 
suite l’offre dans 
secteurs. 

Le secteur public s'employa, de 
son côté, a accroître le rendement 
de l’investissement privé et pro- 
digua aux chefs d'entreprise les 
encouragements nécessaires. Les 
articles ma nuf a c t urés firent l’ob- 
jet de dispositions tarifaires plus 
favorables tandis que des permis 
ou licences furent consentis pour 
] Importation d’un nombre accru 
de marchandises. Cette politique 
protectionniste ne manqua pas 
d’avoir des ré p er cu ssions sur les 
prix qui, du fait du coût prati- 
quement inchangé de la main- 
d’œuvre, aboutirent à un relève- 
ment des bénéfices du secteur 
privé. Alors s’amorça un processus 
d’investissements que favorisa 
encore, durant la période d'infla- 
tion, une baisse du taux réel des 
intérêts et une forte demande de 
crédit. A cette étape de dévelop- 
pement dans un contexte infla- 
tionniste succéda, dans les 
années 60, la période dite de 
« développement stabilisateur s 
qui poursuivait un double objec- 
tif : promouvoir une croissance 
rapide et protéger les prix ainsi 
que le taux de change. Pour cela 
on maintint l’indice de rentabilité 
élevé de l’investissement privé et 
on accéléra la modernisation des 
structures économiques. Le pre- 
mier de ces objectifs fut atteint 
par une politique de substitution 
des importations, la promotion 
des industries de transformation, 
une politique fiscale Inchangée et 
un relèvement modéré des salaires 
réels. An cours de cette étape, le 
déficit g ou v e rnemental fut comblé 
par des crédits tant externes 
qu Internes. 


La substitution des importations 
s'intensifia, en même temps que 
la capacité de production des 
activités industrielles. Par contre, 
l’agriculture et l’élevage connurent 
une récession qui toucha aussi 
les exportations en général et plus 
particulièrement celles de ce sec- 
teur. Sa vocation étant de plus en 
plus nationale, le processus 'de 
développement visa d’abord A la 
substitution des Importations ainsi 
qu’à la en place d’une infra- 
structure industrielle solide et 
puissamment protégée contre la 
concurrence étrangère. A la faveur 
de ces mesures, on enregistra une 
Via.TTCgj» des prix des biens de pro- 
duction d’origine Industrielle — 
notamment de ceux destinés au 
secteur agricole — et le relève- 
ment parallèle des prix des biens 
de consommation industriels. H 
fut aussi possible de réutiliser les 
recettes provenant des bénéfices 
réalisés par les agriculteurs et des 
revenus réels des consommateurs 
en vue de l’emploi d’une main- 
d’œuvre industrielle accrue ainsi 
que d’une augmentation des béné- 
fices et profits Industriels, qui ne 
firent pas l’objet de très sévères 
prélèvements fiscaux. Alors que 
ces divers facteurs assuraient des 
marges bénéficiaires élevées au 
secteur Industriel, celles du sec- 
teur agricole accusèrent une réces- 
sion en dépit des améliorations 
technologiques apportées & l’agri- 
culture commandais et des prix 


Par LEOPOLD SOUS (*) 


de garantie consentis par les auto- 
rités fédérales aux produits agri- 
coles de consommation nationale. 

Durant cette période de stabilité, 
les taux d'intérêt effectifs aug- 
mentèrent de taerm dxastione et 
1 investissement privé se maintint 
au niveau antérieur. Par contre, 
les fonds disponibles lurent sur- 
tout canalisés vers les activités 
industrielles sans que soit enre- 
gistrée. A l’exception d’une courte 
période transitoire, une baisse de 
la demande, de «édit. An cotas 
de la même période de stabilité 
des prix, on enregistra une hausse 
caractérisée de la participation 
des rémunérations du travail au 
revenu national, participation qui 
avait camm un fléchissement 
durant la guerre. En dépit de cette 
situation, le rendement du capi- 
tal se maintint, ce qui s’explique, 
dans une large mesure, par les 
innovations technologiques 
(recherche technologique agricole 
et apport technologique inclus 
dans le capital importé, par 
exemple), l’amélioration de la 
formation et de la productivité de 
la main-d’œuvre ainsi que les 
économies réalisées sur le plan 
extérieur à la faveur de l’inves- 
tissement public. A ce jour, aucun 
de ces facteurs ne semble devoir 
s’éroous&er. 


Une inflation sévère 


Le s développement stabilisa- 
teur » était essentiellement fondé 
sur une surveillance vigilante du 
rapport élasticité-rendement de la. 
masse monétaire et sur les effets 
multiplicateurs des opérations ban- 
caires sur le plan national, 
mécanisme qui fonctionna avec 
succès depuis sa création jusqu’au 
début de 197L Au cours de cette 
même année, la situation chao- 
tique de l'économie Internationale 
— qu'aggravèrent encore 4e flot- 
tement de quelques monnaies 
européennes et la dévaluation du 
ririflH.r — mriif Muari tes effets 
d’une nouvelle élection présiden- 
tielle qui, une année plus tard, 
se traduisait encore par une 
modération des dépenses publiques 
en vue d’une orientation future 
plus souple, entamèrent la 
confiance des détenteurs de capi- 
taux privés. Si l’an ajoute les 
problèmes structurels que connut 
alors le secteur agricole, en com- 


d’achat du peuple. Mais le pays 
dut alors supporter une inflation 
encore plus sévère, d’origine tant 
int ern e qu'externe. La baisse, de 
productivité qui retarda sen&ftde- 
mszxt le développement du sec- 
teur agricole; une conjoncture 
mondiale défavorable ainsi que la 
persistante inertie de l'Investisse- 
ment privé ont alors provoqué un 
nouveau déséquilibre entre l'office 
et la demande dans diverses bran- 
ches de l’activité écon o mique. 

L’inflation . mondiale s'étant 
accompagnée d’une hausse des 
taux d’intérêt sur les marchés 
financiers internationaux, le 
Mexique dut relever les siens en 
vue de consolider sa balance des 
paiements. ZI lui fallut aussi évi- 
ter, dans toute la mesure du 
possible; la faite de ses capitaux 
et nftri r les r*n nmTragt*mpmtx. 
nécessaires pour s’assurer des 
financements à long terme et 
sauvegardes sou épargne nationale. 


En outre, afin d'éviter toute nou- 
velle pression sur la balance des 
paiements, le gouvernement a dû 
alors accroître son endettement 
interne pour pouvoir faire face à 
ses dépenses. Faine perdue, puis- 
que la haussé des prix des articles 
Importes limitant le développe- 
ment de la production nationale, 
l’inflation interne n’a pu être 
enrayée Pour améliorer la situa- 
tion. des efforts considérables ont 
été déployés au cours des de rnier s 
mois pour régulariser le rythme 
doa dépenses nubBaues et des 
capitaux mobiles afin de pouvoir 
endiguer la demande. Dé plus, le 
programme adopté prévoit des re- 
cettes très supérieures sus dépen- 
ses afin de limiter les pressions 
exercées sur le crédit, tant Interne 
qu'externe. Les prix des produits 
énergétiques et les prix de garan- 
tie des produits agricoles ont été 
rectifiés ; les prix des articles de 
première nécessité et ceux de cer- 
tains produits industriels ont été 
révisés : enfin, les salaires ont été 
réajustes. En un mot, le Mexique 
cherche A assurer son équilibre 
dans le moyen terme. 


Indépendance technique et économique 


prendra que cette année 1971 ait 
été marquée par une baisse sen- 
sible du produit national. 

Début 197% le secteur public 
augmenta ses dépenses en vue de 
ramener le rythme de croissance 
économique à un tamr normal. 
Malheureusement, l’investissement 
privé ne réagit pas favorablement 
à cette initiative et les résultats 
ne se firent pas attendre : la 
forte pression exercée par la 
demande sur une offre nationale 
encore faihle se ré p erc uta défavo- 
rablement sur le niveau des prix, 
situation que détériora encore 
l’extrême liquidité du système 
financier et l’incidence inflation- 
niste des importations nationales. 
Les premiers mois de 1973 
connurent une hausse des impôts 
directs, une augmentation de la 
dépense publique ainsi que des 
réajustements de salaires, toutes 
mesures qui cherchaient A relever 
le niveau de l’emploi et le pouvoir 


La politique économique doit 
aujourd'hui surmonter de sérieu- 
ses difficultés poux pouvoir conci- 
lier les objectifs nationaux A long 
terme d'une part, la stabilité et 
la croissance économique A court 
tenue d'autre part Cette politique 
doit obligatoirement se dégager 
des aléas- de la conjoncture. En 
conséquence, les instruments et 
les organismes de la planification 
économique et sociale sent appe- 
lés, aujourd'hui .plus que jamais, 
A .jouer un rôle déterminant. Le 
régime s’est montré favorable A 
institution d’une communauté de 
programmation nationale qui se- 
rait changée non seulement de 
planifier la stratégie du dévelop- 
pement à long terme, mais aussi 
de diagnostiquer les causes de la 
situation actuelle ainsi que de 
définir et d’appliquer les mesures 
A court terme propres A garantir 
les progrès futurs. 

Au cours des dernières années, 
la stratégie de développement 
national & reçu une orientation 
nouvelle. Deux objectifs essentiels 
M ont été assignés : améliorer 
la distribution des revenus ; con- 
solider F indépendance technique 
et économique du pays vis-à-vis 
de l'extérieur. 

La programmation de dévelop- 


pement adoptée dans tes années 
00 encourageait l’essor économi- 
que accéléré du paya mais n’a pas 
réussi A réduire sa dépendance 
technique et économique A l’égard 
de l'extérieur. De plus, elle a favo- 
risé une exoessive concentration 
de la population et -des revenus 
dans les grandes villes. Si cette 
tendance persistait, ellç ne man- 
querait pas d’aboutir à une société 
de chômage. Compte tenu de ce 
qui précède, la stratégie du déve- 
loppement a été remaniée en vue 
de multiplier les sources d'emploi 
qui, A leur tour, aideront A pro- 
mouvoir la croissance régionale. 
Ce nouveau plan, dit de « déve- 
loppement partagé », marquera 
un .premier pas vers La solution à 
long terme au sous-emploi et du 
chômage. L’un de ses principaux 
instruments d’action est un pro- 
gramme de recherche technolo- 
gique qui vise A accroître la capa- 
cité du système économique en 
vue de l’intégration. . permanente 
et productive de la main-d'œuvre. 

La création de nouvelles sour- 
ces d’emploi modifiera sans aucun 
doute la structure de la demande 
et de la production, ce qui aug- 
mentera r offre de Mens de con- 
sommation populaire. La produc- 
tion de ces biens exigeant une 


main - d’œuvre Importante, les 
emplois seront multipliés et le 
processus jouera un rôle décisif 
dans la réorientation de la pro- 
duction de I Investissement. 

Mais Ü ne suffit pas de créer 
de nouvelles sources d'emploi. Il 
faut aussi réduire la différence 
existant entre les revenus dont 
disposent les villes et les campa- 
gnes. Four ce faire, la strategie 
adoptée doit avant tout chercher 
A accroître l’emploi dans le sec- 
teur agricole et lui allouer des 
ressources considérables, excédant 
très largement toutes celles qui lui 
ont été consenties par le passé. 

Par ailleurs, Q nous faudra 
amorcer un processus accéléré 
d’échanges en vue d’adapter, de 
substituer- et de mettre au point 
des technologies conformes à la 
situation particulière du Mexique. 
Le programme A long terme qu’a 
mis en oanvre le Conseil national 
de la’ s cienc e et de la technologie 
se chargea» de définir et de dé- 
tailler ce processus, en l'adaptant 
A la stratégie nationale. Compte 
tenu de la conjoncture présente, 
11 sous tout passer de la phase de 
substitution' des importations A 
celle de Inadaptation technologi- 
que. - 

Les Innovations À apporter en 
matière de technologie doivent 
encourager et faire connaître le 
recyclage des entreprises mexi- 
caines, quelles que soient leur 
importance et leurs activités, par 
l’utilisation de la. technologie im- 
portée et son adaptation aux cir- 
constances locales. 

La stratégie - nationale doit, 
avant tout; s’attacher A accroître 
r efficacité de l'appareil adminis- 
tratif dans son ensemble. Tant 
les réformes administratives que 
les travaux de programmation 
économique et sociale doivent 
avoir un caractère permanent, 
afin de confronter sans cesse les 
objectifs A poursuivie et les résul- 
tats atteints, en vue aussi de dis- 
poser de groupes de travail aux- 
quels sera assignée une double 
tâche : harmoniser les objectifs 
et les politiques de la stratégie 
nationale efe.de chaque secteur 
économique ; vérifier que les dis- 
positions prises A court terme sont 
conformes aux objectifs A long 
terme. 

{*) Directeur général de la pro- 
grammation économique et sociale. 


'{Publicité)' 


FOMEX : UN INSTRUMENT FINANCIER PRÉCIEUX 


— 10 années d'opérations financières 

— Un chiffre d'affaires de 16 


de pesos de 1964 à 1973 


Le FOMEX (Fonds pour Ja 
Promotion des Exportations de 
Produits Manufacturés) est un 
fonds du gouvernement fédéral 
créé le 31 décembre 1961 ; son 
organisme de gestion est la 
Banque du Mexique SA; son 
organisme de tutelle, le minis- 
tère des finances et du crédit 
public. 

• Objet. 

Le FOMEX a pour but : 

— De permettre A l’exporta- 
teur Tnojrinalw d’articles 
manufacturés et de ser- 
vices de concurrencer les 
exportateurs d’antres pays 
pour Le financement de 
ses opérations ; 

— De protéger les exporta- 
teurs mexicains contre 
certains risques auxquels 
sont exposés les crédits 
dérivés de leurs exporta- 
tions ; 

— D'encourager les ventes, 
sur le marché national, de 
l'industrie fa- 

briquant des équipements 
et des Installations, quand 
ces pro dui t s et services 
sont en concurrence avec 
des fournisseurs éferan- 


— D’apporter un certain type 
d’aide aux exportateurs et 
aux fournisseurs natio- 
naux d’équipements et 
d’installations. Ces aides 
sont o ctro yé e s par le mi- 
nistère des finances et du 
crédit public, par l’inter- 
médiaire de la direction 
générale des études finan- 
cières. 

a Ressources financières. 

La majeure partie des res- 
sources ■ financières du 
FOMEX provient d'un impôt 
de 10% «ad valorem» perça 
sur l'importation de certains 
produits. H existe en plus 
deux contrats de lignes de 
crédit « revoMng s conclus 
l’un avec le Bankers Trust 
Ça de New-Yorfc. d’un mon- 
tant de 20 rmTHnrw de dol- 
lars, Vautre avec la Banque 
interaméricaine de 
pâment; d’un montant 
5 *-»UHnr»it de dnUam. 


Année» 

Crédits octroyé» 

(en minions de pesos) 

Fréazponattan. 

1971 

2 418 ■ 

20,7 % 

197Î 

3 372 

23,2 % 

1973 

4 526 

27.5 % 


• Appâta à l'exportation. 

L. Opérations de finanee- 


La Banque du Mexique 
SjS- réescompte auprès du 
Fonds, des banques de dépôts 
et d’épargne et des sociétés 
financières du pays : 

— Des crédite relatifs aux 
ventes de produite manufac- 


— Des créd i te relatifs A la 
prestation de services A 
l’étranger ; 

— Des crédite pour finan- 
cer la production et/ou les 

StOCkS dê monnfprim'fa 

destinés A la vente A l’étran- 
ger. 

2. Opération* de garantie : 

Le Fonds octroie sa garan- 
tie, allant jusqu’à 90 % du 
montant des crédite, pour 
protéger les exportateurs de 
matières premières, de pro- 
duits manufacturés ou de 
services, ou les Institutions 
de crédit du pays contre les 
risques « politiques ». 

Les primes sont établies 
en fonction du délai du cré- 
dit. des risques c o uv erts, de 
la situation et des perspec- 
tives économiques du pays de 
destination de Fexpart&tion. 

• Appuis à la substitution 
des importations d'équi- 
pements et d'installa- 
tions. 

2. Opérations d'achat et de 
vente: 

Le FOMEX. peut appliquer 
deux formules : 

a) Réescompte total ou - par- 
tiel, A des institutions de 
crédit du pays, de papier 
provenant de finance- 
ments accordés pour des 
ventes A crédit ; 

b) Octroi d’aides destinées à 
couv rir une partie des 


intérêts des crédits accor- 
dés par des institutions 
mexicaines ou étrangères 
pour financer des ventes 
à crédit, 

3. Financement à la produc- 
tion : - 

De même que dans le cas 
préc éden t, l’appui . du 
FOU&X peut être octroyé 
moyennant le réescompte 
partiel ou total des effets de 
crédit au en couvrant une 
partie de la différence des 
intérêts des crédite consentis 
par des institutions mexi- 
caines pour financer la pro- 
duction des tngfcallatliwiB et 
des équipements concernés.' 

• Taux d'intérêt: 

L Opérations de financement 
de ventes A crédit A l'étran- 
ger s 

La Banque du Mexique 
en' tant m'organisais 
de ' gestion du FOMEX a 
établi les taux rnaadma d’es- 
compte net s u iv an t s : 

— Délai des crédits Jus- 
qu’à un an : 6 % an- 
nuel; 

— Délai des crédita de un 
A ‘ doux ans ; *7 % an- 
nuel; 

— Délai des crédits au- 


delà de deux ans (Jus- 
qu’à dix ans) : 8 % an- 
nueL 

2. Les tmnx : 

Les taux de réescompte 
appucables par le Fonds aux 
Institutions de crédit sont au 
TTttwfwmm de 3% mais peu- 
vent aller jusqu’à 60 % du 
taux appliqué à r exportateur, 
par l'institution de - crédit: 
suivant la nature des risques 
garantis et le degré de res- 
ponsabilité de l'exp ortateur . 

3. Opérations de financement 
A la production et/ou aux 
stocks : 

Le taux maximum d'inté- 
rêt applicable aux exporta- 
teurs par les institutions de 
crédit est de 8% annuel, y 
compris les connrrisslous et 
toute autre charge, A. l'ex- 
ception des frais de docu- 
mentation. Taux d’intérêt 
applicable par le Fonds aux 
Institutions de crédit : 5 % 
annuels. 

4. Opérations de substitu- - 


L’organisme de gestion dé- 
Le taux d’intérêt 


applicable chaque 

en tenant compte des tenues 
des offres de financement de 
l’étranger soumises aux achè- 
teras finaux des équipements 
et des Installations. 

# Conditions de la coopé- 
ration avec le FOMEX. 

L La matière de l'exporta- 
tion devra être constitués 


par un produit ou nu service 

Dans les opérations de 
ventes A crédit A l'étranger, 
an considère qu’un produit 
est mexicain si 50 % du coût 
direct de production est 
co ns ti t u é de composante na- 
tionaux ; il s'agit d'un ser- 
vice A l'étranger, Il devra être 
consenti par une entreprise 
. mexicaine et son règlement 
devra représenter pour le 
Mexique un revenu Impor- 
tant en devises. En ce qui 
concerne tes, opérations de 
substitution ' d’importations, 
un produit est considère 
comme étant mexicain si 
60 % du coût direct de pro- 
duction ■ sont . constitués de . 
composants naHpruung 

2. Le rechapent de la vente 
de la marchandise on de. la 
prestation de service doit 
être convenu en nwtnrmt» 
nextcalne. en dollars des 
Etats-Unis ou en toute autre 
devise acceptable pour l’or- 
ganisme de gestion. 

3. SI l'opération dê vente 
ou de prestation de se r v ic es . 
est convenue A crédit, 
l’échéance, là forme d'amor- 
tissement du crédit et la pro- . 
portion, que' ce dernier repré- 
sente par rapport au prix 
de la marchandise ou du ser- . 
vice devront être conformes 
aux pratiques du marché 
international en ce qui 

concerne te produit ou le 
service mis en cause. 

4. L'exportateur est tenu 


CRÉDITS FINANCES 


(en miiHnn» de pesos) 


1 

B Année 

‘ TOTAL 



VENTES 

TBEEXFOBTATTOK 

SUBSTITUTION y 
AUX IMPORTATIONSfl 



annuel 

' cumulé 

annnalleB 

cumulées 

annuelle 

cumulée 

. «Tinnaîl» 

cumulés 

1964 

0 • 

57 

57 

57 

57 

. 

— . 

- 


1965 

*« 

.127 

184 

127 

184 

• -- 

_ 

■ — — 


1966 

* • 

- 404 

588 

346 

530 

50 

50 

8 

8 

1967- 

* ■ 

- 63g 

1226 

470 

1 000 

165 

215 

3- • 

11 

1968 

w m 

870 

2096 

679 

1 679 

183 ' 

398 

■ 8 

19 

1969 

w • 

-1 504 

3 600 

1 166 

2845 

234 

632 

104 

123 

1970 

m • 

1 981 

5 581 

1523 

4368 

399 

-1 031 

59 

182 

3971 


2418 

7999 

1 900 

6268 

500 

1531 

18 

‘200 

1972 

mm " m 

3 272 

11 271 

2440 ‘ 

8 708 

758 

2289 

74 

274 

1973 

* 

4 526 

15 797 

3152 

11 860 

1245 

3534 

129-- 

403 


de contracter une police d’as- 
surance couvrant le crédit 
correspondant ; cette police 
est délivrée par la ou les 
institutions pratiquant au 
Mexique l’Assurance des ris- 
ques de exédit A l’exporta- 
tion. 

Ce qui doit être considéré 
comme . produit manufac- 
turé. 

La Banque du Mexique SJL. 
a publié une liste des fractions 
du tarif de l’impôt général A 
l'exportation correspondant A 
des produite qui, pour tes effets 
du programme fftrrajtetei- du 
Fonds, sont considères comme 
étant manufacturés. 

De oe qui précède, nous pou- 
vons conclure qu’avec le ronds 
pour la Promotion des Exporta- 
tions de Produits Manufacturés 
(FOMEX), dont le siège se 
trouve à là -Banque du 
le pays dispose d’un instrument 
financier tria Important, tant 
dans le domaine interna que 
dans te dom ain e externe. 

Pu po int de vus interne, le 
FOMEX permet A l’e x por t ateur 
mexicain de produits manufac- 
turés de rivaliser avec Iss expor- 
tateurs étrangers, même s’ils 
appartiennent aux pays tes Plus 
industrialisés ; FOMEX aide 
l’industriel mexicain A tous les 
stades, depuis la préexportation. 
(capi tal fie travail) et la finan- 
cement des ventes (termes de 
rentra A crédit) jusqu'à la 
SU&ntie contre les risques poli- 
tiques et contre le non-p&ie- 
ment du crédit. L'exportateur 
mex i ca in trouve dans le FOMEX 
ni mécanisme qui, députe dix 
Ans, a démontré les Immenses 
avantages de son assistance. 

I>u point de vue externe, te 
FOM Ea procure à l'importateur 
étranger un stimulant addition- 
nel ; a condition que la- qualité 
es 'les prix des produits mexi- 
cains soient équivalents A 
ceux des produits manufacturés 
étrang ers, il peut, en effet, 
comp ter sur des financements 
en monnaie locale ou en mon- 
naie étrangère, A sa convenance, 
avec de toihtes taux d’intérêt et 
un financement à long terme. 


FOMEX Z Fonds pour la Promotion des Exportations de produits Manufacturés. — Bolivar 15-408 — MEXICO 1. D. F. 




c 








1ER PRÉCIii 

de 1964 à 19! 


! 

\ 

• • • LE MONDE — 29-30 septembre 1974 — Page 9 




DINA et RENAULT 


Alors que dans tes pays en voie 
de développement on discute avec 
passion j et ceci non sans raison, des 
avantages et des désavantages des 
investissements étrangers, on pourrait 
citer au Mexique les résultats positifs 
obtenus par l'association d'entre- 
prises d'Etat françaises et mexi- 
caines. 

Actuellement, personne ne conteste 
que l'association réalisée entre Diesel 
Narianal S.A., entreprise apparte- 
nant au gouvernement mexicain, et 
la Régie nationale des usines Renault, 
entreprise nationale, a donné des 
résultats franchement satisfaisants 
pour les deux parties, et. l'on peut 
affirmer que les relations entre les 
deux entreprises se sont renforcées 
et élargies, permettant de consolider 
un « modus operandi > grâce auquel 
les deux parties ou les deux associés, 
s'appuient mutuellement pour attein- 
dre leurs objectifs, réaliser un déve- 
loppement industriel plus Important 
et effectuer une pénétration frf us 
large du marché automobile mexi- 
cain. 

Au cours de ces années de travail 
en commun, le succès obtenu par les 
automobiles Renault auprès du public 
mexicorn n'a fait que se développer. 
Ce succès a décidé Diesel Nodanal 


et la Régie nationale des usines Re- 
nault à développer leurs Installations. 

La construction de la nouvelle 
usine d'automobiles de Diesel Nacio- 
nal, située à Gudad Sahagun (à 
T 00 km de la ville de Mexico), pré- 
vue pour atteindre une production de 
40 000 véhicules par an, a com- 
mencé en 1974. 

Cette nouvelle usine, étudiée pour 
u n . développement important . e t 
conforma aux nécessités du marché, 
sera équipée des machines les plus 
modernes de la technique automobile, 
ouvrant ainsi (a possibilité de fobrf- 
-quer les modèles actuels et futurs 
de lo gomme Renault dont la concep- 
tion est à l'avant-garde de l'industrie 
automobile. 

De plus, la fabrication des modèles 
Renault 4 se poursuivra dans leurs 
deux versions. Ce sont les véhicules 
les plus économiques qui existent sur 
ie marché mexicain. - La fabrication 
de la - Renault S et de la gomme 
Renault 12 (Renault 12 TL et Re- 
nault 12 Guayin), se poursuivra éga- 
lement. 

Les progrès du groupe automobHe 
Dina -Renault constituent un exemple 
montrant comment la coordination 
entre deux entreprises d'Etat peut 
donner des résultats constituant un 


bénéfice pour l'ensemble des pays 
Intéressés et permet d'offrir sur te 
marché d'un pays comme le Mexique 
des véhicules automobiles de la qua- 
lité la plus élevée à un prix très rai- 
sonnable. 

Pour réaliser cette production qui 
doit plus que doubler, RenaaR Mexi- 
cana S_A_ de C.V., qui est ('organisa- 
tion commerciale qui centralise la 
distribution et la vente des véhicules 
fabriqués par l'association, prend les 
mesures nécessaires pour le renforce- 
ment de son réseau de distributeurs 
pour couvrir l'ensemble du pays. 


RENAULT MEXICANA S. A. DE C.V. 


1. Ventes de véhicules neufs 1970 13 900 véhicules 

1971 14 700 véhicules 

_ 1972 14 800 véhicules 

_ 1973 16 300 véhicules 

Prévision 1974 19 500 véhicules 

» 1975 22 000 véhicules 

2. Ventes de pièces détachées : 72 millions de pesos. 

3. Personnel : 500 personnes. 

4. Réseau de distribution et service : 60 distributeurs ; 

30 succursales de distributeurs. 
Nouveaux distributeurs en 1974 : 18 


Total 


BREF RÉSUMÉ HISTORIQUE 


1960 — Dans le but d'utiliser, un pourcentage élevé 
de pièces et de fabrications mexicaines, la Régie 
nationale des urines Renault Signe avec Diesel 
Nackmal un accord concernant le montage et la 
distribution du modèle Dauphine. 

1962 — Le modèle Renault 4 est présenté sur le mar- 
ché mexicain. 

1963 — Le premier Noc moteur d'origine mexicaine 
est fabriqué pour la nouvelle^ Renault 8. 

1966 — Dina et Renault se répartissent les activités 
techniques et commerciales dans le cadre de nou- 
.. veaux accords sgnés au mois de novembre. Dina 
continuera la fabrication des modèles Renault alors 
qu'une nouvelle organisation, la Renault Mexicana, 
se- chargera de leur commercialisation. _ 

1970 — Le désir qu'a le gouvernement de développer 
sa politique d'industrialisation se manifeste très 
clairement. D'autre part, la croissance du poten- 
tiel économique du marché automobile mexicain 
offre de nouvelles perspectives à l'Industrie et à 
Renault. 

1971 — Le nouveau modèle Renault 12 est présenté 
simultanément sur le marché mexicain et en 
Fronce. 


1972 — Les deux entreprises signent d'importants 
accords pour la constitution d'une association en 
participation entre Dina et la régie Renault, ce 
qui entraîne un investissement initial de 100 mil- 
lions de pesas et un investissement de 25 millions 
de pesos dans une seconde étape. 

1973 — Présentation de la Renault 12 Guayin. 

1974 — Le réseau de commercialisation de Renault 
Mexicana compte 1 00 distributeurs avec leurs 
installations de vente et de services. 

Au cours de cette même année, la construction de 
nouveaux ateliers de montage commence à Gudad Saha- 
gun, Etat de Hidalgo, dont la production annuelle prévue 
«st de 40 000 unités et qui profitera des progrès les 
plus récents de la technologie automobile. 

De ce fait, le pourcentage de pièces et main-d'œuvre 
mexicaines incorporées aux modèles Renault atteindra 
70 %. Une augmentation appréciable des exportations 
vers l'Amérique centrale et l'Amérique du sud sera 
réalisée. 

L'association Dina-Renault est devenue l'une des 
entreprises dynamiques de l'industrie automobile qui, 
grâce à son action, apporte une contribution importante 
au développement industriel du « Mexique d'aujourd'hui 




« 



4 *' 



Page 10 — LE MONDE — r 29-30 septembre Î974 ■ * • 



Le Mexique 

MEXICO MT LES DÉSÉQUILIBRES RÉGIONAUX 


P ENDANT longtemps la crois- 
sance de la. ville de Mexico 
fut pour les Mexicains 
exclusivement un objet de fierté 

nationale : ville héritée de la 
capitale aztèque, Tenochtltlan, 
ville coloniale prestigieuse long- 
temps le pins importante d’Amé- 
rique du Nord, symbole de la na- 
tion mexicaine Illustré par des 
monuments comme le palais na- 
tional la basilique de Guadalupe. 
le Musée national d'anthropologie 
ou l'Université nationale auto- 
nome du Mexique. Avant 1970, 
peu de savants avalent souligné 
les particularités et les dangers de 
cette ville : E. Belfcran. spécialiste 
d’écologie et de ressources natu- 
relles ; E. Flores, économiste 
versé dans les- problèmes agrico- 
les ; M. Gômez Mayorga, archi- 
tecte. L’analyse péctee de l’urba- 
nisation mexicaine commençait à, 
peine au Coieglo de Mexico avec 
Luis UnikeL C’est alors que 
Mexico, sans cesser d’être un pa- 
trimoine glorifié, devint un pro- 
blème politique et économique 
national, 

La ville n’a cessé d’accroître son 
poids dans le pays, tant pour la 
population, l’emploi, la production, 
que pour la consommation : pair 
exemple, 40 A 50 % du personnel 
des entreprises de plus de dix em- 
ployés en I960, ou 20 % de la 
consommation nationale des mé- 
nages. L’origine de cette concen- 
tration est politique : malgré une 
Constitution fédérale, le pouvoir 
hérité de la vice-royauté de la 


Nouvelle- Espagne a toujours été 
en fait feulement centralisé, tout 
mouvement centrifuge étant ré- 
primé par la force an dix-neu- 
vième siècle, et le parti révolu- 
tionnaire institutionnel jouant le 
rôle intégrateur après la révolu- 
tion de 1910. 

La prise en charge partielle de 
la croissance économique par 
l’Etat à partir de l’année 1935 a 
renforcé ce rôle de la capitale : 
dans la politique d’accueil des in- 
dustries depuis la décennie 1940, 
Mexico fut privilégié, car c’est 
dans ses bureaux que se réglaient 
les innombrables démarches 
concernant le financement, les 
exemptions d'impôts, les importa- 
tions de machines ; les usines se 
sont agglutinées dans la banlieue 
même. 

D'autre part, un noyau d’affai- 
res s’est constitué aux mains d’une 
bourgeoisie qui s'installe dans 
l’industrie sous Porftrio DIaz. se 
renouvelle partiellement pendant 
la révolution et multiplie ses liens 
avec l’Etat post-révolutionnaire 
Jusqu'à nos jours. Enseignement 
supérieur et services techniques 
d'un haut niveau, systèmes de 
communications centralisés vers 
la capitale, commerces de gros et 
c ommer ces de luxe diversifiés 
qu'on ne retrouve aussi perfec- 
tionnés dans aucune ville de pro- 
vince, Permettent, en liaison 
étroite avec le capitalisme inter- 
national un développement des 
affaires. 


Une pollution atmosphérique intense 


En même temps naît Ici liée à 
ce monde de l’industrie et à celui 
de la bureaucratie d’Etat, une 
classe moyenne d'employés et de 
techniciens dont la croissance nu- 
mérique est rapide et dont le poids 
politique est important dans le 
parti Même si -la masse de la po- 
pulation garde un niveau de vie 
faible, la part de cette classe 
moyenne est Importante, plus que 
dans les autres capitales latino- 
américaines à l’exception de Bue- 
nos-Aires ou de Sao-Patùo : ainsi 
se développe une clientèle qui jus- 
tifie la multiplication des indus- 
tries de biens de consommation, 
l'expansion des supermarchés, la 
croissance d’une circulation auto- 
mobile intense vers des banlieues 
toujours plus éloignées. 

Ce type de croissance de la ville 
a commandé le mode d’emprise 
sur le soi urbain : pour les classes 
populaires formant la main-d'œu- 
vre importée des campagnes, celles 
du centre du pays surtout. le bi- 


donville ou le lotissement popu- 
laire de banlieue, peuplés de 
constructions hasses bon marché, 
sont la forme de logement la 
moins coûteuse, mais nécessitent 
d'immenses étendues de terrains, 
à urbaniser tant soit peu tôt ou 
tard. Four les couches moyennes, 
la villa & l’américaine, desservie 
par les autoroutes soburiMinea, est 
l’idéal au prix d’une urbanisation 
coûteuse pour la . collectivité en 
raison de l'étendue des terrains 
occupés 

Le rythme de croissance de 
Mexico n’est pas destiné à se per- 
pétuer «naturellement» et, de 
plus, les pouvoirs publics sont déjà 
Intervenus pour le limiter. D’abord 
la croissance de la population, 
après s'être principalement réglée 
sur le rythme de l'immigration ru- 
rale vers la ville, dépend de plus 
eh plus de la croissance naturelle 
de la population urbaine elle- 
même (près des deux tiers pour 
1960-1970). Or, si la mortalité est 



déjà assez basse en milieu urbain 
(8$ %). la natalité est restée très 
élevée jusque pendant la décennie 
1980 : mais, au tournant des an- 
nées 1970, la fécondité s’abaisse 
enfin, beaucoup plus tard que 
dans les antres grandes capitales 
latino-américaines : on peut S'at- 
tendre à un ralentissement de la 
croissance démographique de 
Mexico, ce qui ralentira la pro- 
gression des besoins en eau, en ter- 
rains. en transport dans les an- 
nées 1980. Mais ce sont ces be- 
soins. de plus eu plus difficiles 
à satisfaire, qui ont attiré l'atten- 
tion des pouvoirs publics sur la 
nécessité de freiner la croissance 
urbaine. 

D’abord l’expansion physique de 
la ville, avec une faible densité, 
liée à la spéculation sur les ter- 
rains, s’étend de plus sa pins loin. 
I m-mnKi 1 fog n t (Jes sairimes considé- 
rables. atteignant des ejidos de la 
réforme agraire dans le bassin 
agricole ou menaçant des forêts 
du domaine public sur les pentes 
des montagnes. 

Cette expansion nécessite un 
équipement de transports qui ne 
peut être satisfait les auto- 
bus de banlieue sont cahotants, 
bondés, irréguliers ; les autoroutes 
de dégagement on les percées 
Intérieures sont quotidiennement 
bloquées par une circulation auto- 
mobile qui croît avec le niveau 
de vie de la classe moyenne, 
suscitant en ville des problèmes 
insolubles de parquaga Le métro, 
solution la meilleure sans doute. 


La nécessité de freiner 1» crois- 
sance de la ville est apparue dis 
les années 1960 : mais la situation 
administrative de ^agglomération 
a contribué à rendre tonte ac- 
tion Inefficace ; en effet, dés 
les années 1950, la croissance 
urbaine s'effectue à la fols dans 
les délégations du district fédéral 
entité dépourvue «fêtas locaux et 
placée directement sous contrôle 
du gouvernement fédéral, et dans 
les municipes voisins de fBtat de 
Mexico, Etat dont la capitale est 
la ville voisine de . Tohica. La 
décision prise par les autorités 
d’interdire usines et lotissements 
nouveaux et de contrôler la con- 


sommation industrielle d'eau a été 
appliquée dans le district fédéral 
seulement, si bien que la crois- 
sante s’est reportée sur la ban- 
lieue dans l’Etat de Mexico : le 
seul munlolpe de Netaafaualcoyotl. 
créé à cet effet, a accueilli en 
moins de dix ans un demi-mil- 
lion d’habitants -dans un Immense 
quartier pauvre en- terrain maré- 
cageux, tandis que tes emplois 
industriels augmentaient dans 
l'ensemble, de. la banlieue 
de 136000 entre I960 et 1970. C'est 
seulement depuis les années 1970 

Ï tfon s’essaie réellement à limiter 
l croissance de l’ensemble de 
l'agglomération. 


« Un bastion national puissant » 


voit sa rentabilité freinée par 
l’extension de l’habitat vers les 
ban H eues en Immenses zones à 
faible densité difficiles à des- 
servir. 

Si l 'encombrement est surtout 
sensible pour les conditions d'ha- 
bitat de 1a population, les indus- 
riete sont sensibles aux prix des 
terrains et aux contraintes de 
l'approvisionnement en eau. L’hy- 
drologie du bassin de Mexico a 
représenté une difficulté spéciale 
de l’urbanisation. : ce bassin 
endoréique pourvu d'un lac a 
nécessite un drainage pour éviter 
les inondations, des techniques de 
fondation des édifices élevés pour 
pallier l'affaissement du sol d’ar- 
gile lacustre à mesure de sa des- 
sication liée au drainage et aux 
pompages, enfin rapport d’eaux 
provenant de bassins fluviaux 
voisins, principalement celui du 
Lerzn&, entraînant la protestation 
des riverains : pour. 42 %, la con- 
sommation urbaine a été satis- 
faite en 1971 par des ponctions 
lointaines et coûteuses. 

Bnfin, industrie et circu- 
lation automobile ont entraîne 
une pollution atmosphérique par- 
ticulièrement Intense en saison 
sèche : de décembre à avril le 
phénomène s'accentue dans P a I r 
gaime. dont la stabilité est accrue 
par des Inversions de tempéra- 
ture nocturnes, et les quartiers 
proches des usines et des beiges 
d’argile poussiéreuse du tac de 
Texcoco (nord et est de la ville), 
quartiers populaires pour l’es- 
sentiel sont les plus atteints. 


Mais, dès les années 1960, tes 
Industriels ont cherché terrains, 
main-d'œuvre ou services hbrs . de 
la capitale. On a vu que Jusqu’alors 
une part considérable de nndna- 
triausatton s’est effectuée à 
Mexico, pour des raisons polltico- 
admin&natiVès • principalement, 
avec Monterrey comme seule ex- 
ception de taule. Guadalajara ne 
s'est ittnrAf» que vers i960, tandis 
qu’aillons les Industries naissent 
seulement sous l'étroite dépen- 
dance de Mexico : bureaux, di- 
rection, services techniques y 
restent, tandis qu’on trouve la 
main-d'œuvre et les terrains pour 
l'usine à quelques heures d’auto- 
route : ce fut d’abord Toluca. 
puis Pnebla. pute Coemavacs. 
qui ont créé des zones Industriel- 
les équipées à cet effet, avec ainsi 
56000 emplois Industriels créés de 
I960 à 1970. 

C’est peu de chose faoe à la 
puissance industrielle Installée 
dans la capitale, où d’ailleurs les 
organes de gestion, tes services de 
haut niveau technique, restent 
fortement concentrés, toute Ini- 
tiative dans ce domaine restant 
exceptionnelle en province. 

Bien des forces dans le pays 
restent cependant favorables à 
la croissance de Mexico : face 
aux Etats-Unis et à leur emprise 
sur le nord du pays, ne faut-il 
pas un bastion national ratissant, 
concentré, point d’appui de la bu- 
reaucratie d'Etat alliée à une 
bourgeoisie nationale. Seule la ville 
serait capable d’asseoir une politi- 
que nationale non pas indépen- 
dante des Etats-Unis, mate an 
moins capable de négocier avec 
eux en nréservant des secteurs 
essentiels de la société mexicaine. 
Par ailleurs l'énorme ville est 


seule à posséder une diversifica- 
tion de services et .de fabrications 
propre à dégager, des économes 
d’oggtomérnpox et une masse de 
consommateurs suffisante a des 
fabrications permettant des éco- 
nomies d'écMUe. ■ Mate, précisé- 
ment, si la croissance industrielle 
mexicaine dépend teDexpent de la 
capitale, c’est que -la classe 
moyenne consommatrice s'y con- 
centre. si bien que ce type de 
croissance est de peu de profit 
pour les zones rurales pauvres, en 
particulier celles du centre et du 
sud du pays. 

D’autres Inconvénients peuvent 
conseiller un freinage de la crois- 
sance de Mexico: de plus en plus 
la croissance industrielle de haut 
niveau, tel comme à Buenos-Aires, 
ou surtout à Bao-Paulo, n’est-elle 
pas le fait de firmes multinatio- 
nales, dont la taille est telle 
qü’éQiea ne peuvent s’appuyer que 
sur ces grandes mét ro poles, mais 
pour une stratégie internationale ? 
Croissance décidée & New-York 
plus qu’à Mexico, pour conquérir 
certes les marchés mexi c ains, mate 
tout autant ceux des Antilles ou 
d'Amérique centrale. Far ailleurs, 
la capitale a us haut niveau de 
consommation qui fait qu’elle 
tend à prélever très largement sur 
les res sour ces et stsr Ta produc- 
tion nationale : 30 % de l'énergie, 
18 % du lait, etc. 

Dana un pays qui frappe par 
l'Intensité des contrastes de ni- 
veau de vie selon les réglons, le 
dynamisme de la capitale joue un 
rôle essentiel dans l’accentuation 
de ces conteastea 

CLAUDE BATAILLON. 

CJMLS.- Tou lonse te MtroSL 



FABRICATION 
DES VOITURES 
DESTINÉES 
AU MÉTRO 


DE MEXICO 


Le gouvernement 
mexicain a encou- 
ragé la création 
d'un important en- 
semble industriel 
qui, sous plusieurs 
aspects, constituera 
le pivot de la fabri- 
cation d'une série de pro- 
duits essentiels au dévelop- 
pement du pays. Cet en- 
semble industriel se trouve 
installé à Ciudad-Sahagun, 
à 100 kilomètres de dis- 
tance de la capitale. 
L'une des entreprises par- 
ticipantes est Constrüc- 
tora Nacional de 
Carros de Ferrocar- 
ril S. A. où sont fabri- 
qués différents matériels 
destinés au transport fer- 
roviaire. Ainsi que nous 
l'avons dit précédemment, 
celte entreprise est ia pro- 
priété du gouvernement 
mexicain. 

L'on effectue actuellement 
des travaux d'extension de 
la halle principale de 
l'usine destinés à permet- 
tre ie commencement de 
la fabrication des voitures 
utilisées par le métro de 
la ville de Mexico, dont (e 
matériel actuellement en 
service est «de fabrication 
française. 


Installations de Coostrtctor* NaclonxJ de Cutm de Perrocarrfl ft sabagnn, 
Mexico, où feront construite» lea Toiture» poux le métro de 1a TÜle de Mexico. 


Construçtora Na- 
cional de Carros 
de Ferrocarrif S.A. 

compte sur l'assistance 
technique des sociétés sui- 
vantes pour la fabrication 
des voitures destinées au 
métro : Société Générale 
des Constructions Electri- 
ques et Mécaniques AJLS- 
THOM SJL et Compagnie 
Industrielle de Matériel de 
Transport C.I.M.T. LOR- 
RAINE SA., 'qui se char- 
geront de fabriquer ou 
d'acheter en France les 
pièces qui seront encore 
importées, ceci sous sur- 
veillance technique du 
contrôle de qualité et des 
prix de la Société Fran- 
çaise d'Etude* et de Réali- 
sations de Transports Ur- 
bains S JL SOFRETU (entre- 
prise d'Etat française). La 
première série sera de 
345 unités, qui seront des- 
tinées à intensifier le ser- 
vice sur les lignes actuelles 


du métro de ia ville de 
Mexico et à couvrir les 
besoins de deux extensions. 
Cette série de voitures com- 
mencera à circuler sur les 
lignes du métro de Mexico 
du mois de novembre T 975, 
selon ■ le programme de 
fabrication en cours de 
Consf r uct ora Na- 
tional de Carros 
de Ferrocarrif S.A. 

D'autre part, des négocia- 
tions ont commencé avec 
les autorités de Jalîsco 
pour préparer un pro- 
gramme de fabrication de 
voitures du métro de la 
ville de Guadaiafara. La 
part de matériel mexicain 
dans lès voitures sera aug- 
mentée graduellement en- 
fonction d'un programme 
soigneusement établi et 
aux termes duquel le 
nombre des pièces fabri- 
quées au Mexique aug- 
mentera graduellement 
jusqu'à atteindre. 80 % de 
la valeur totale. 


PEMEX 


Une entreprise industrielle 
pouvant disposer de plus de 
3 milliards de dollars U. S. à son actif. 
Cf est la richesse énergétique du pays... 
LE MEXIQUE a non seulement 
trouvé son autonomie en 
matière de pétrole, mais 
peut déjà en exporter. 


PETRÔLEOS MEX3CANOS 

MARINA NACIONAL 329 MEXICO 17, D. F. 







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* • *LE MON DH — 29-30 septembre ] 974 — Page 1 1 


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une voix du tiers-monde 


BILAN DE LA RÉFORME AGRAIRE 




La terre 9 le crédit, les pluies , le maïs ... 


L ES réalités de _ la réforme 
aire roRticftin c œ sont 
pas faciles à saisir. N’entre 
pas qui vent dans un ejido. Mé- 
tis ou Indien, le campesmo 
mexicain est soupçonneux Les 
portes Se ferment devant le cita- 
din, même s'il s'agit d’an tech- 
nicien de l'agronomie. On fa bien 
va récemment encore, de 1987 à 
1972, dans la mise en- œuvre du 
plan Puebla. H se proposait d'in- 
tensifier la production du » 
chez cinquante mille exploitants 
des ejidos du plateau à climat 
tempéré de Puebla. Pour sa ™i«. 
en œuvre, ce plan a exigé, pen- 
dant cinq ans, un très gros effort 
pédagogique, l'animation quoti- 
dienne étant associée «nx champs 
d'expériences et aux ouvertures 
de crédit. En dépit de toutes ces 
initiatives et de tous les dévoue- 
ments qu’elles comportaient, c'est 
un fait que le plan Puebla n’a 
pas donné tous les résultats 
escomptés, tant 11 est difficile de 
vaincre l'inertie d’une masse pay- 
sanne viscéralement attachée à 
toutes ses traditions. 

Aux yeux du villageois, la ré- 
forme agraire ne va pas et ne 
doit pas aller au-delà de l’attri- 
bution des lots de terre cultivables 
aux « ayants droit b. L’Etat doit 
s'en tenir à cette fonction de dis- 
tribution mais il doit aussi sou- 
tenir, contre toute spéculation, le 


réforme 


prix des denrées. Et puisqu'il veut 

qns ron vote pour Je président. 

que r ejidotario fait volontiers, 
il faut qu’il fournisse du crédit. 
On ne peut pas cultiver la terre 
sans crédit pour les semailles. An 
bout de cent v ingt joua, on rem- 
boursera — « les ptaies ont donné 
la récolte escomptée: Le Orédito 
ejidal compte; bon an «n*i an, 
15 % de perte. C’est à ratât de 
prendre en compte ce risque d’ori- 
gine climatique. 

Quatre mots suffisent & nourrir 

les conversations <i ftTVCi les compa- 
gnes mexicaines : «Terre, crédit, 
pl u ies, mais, b Ce sont là, it«.nn la 
bouche d’un tildoturio, des expres- 
sions sacralisées. Leurs 
s'ac o ompa gn en t. dans la voix d’in- 
flexions qui lés sensibilisent & 
l’oreille de chacun, v» dehors de 
quoi, on n’a que faire des innova- 
tions que las- technicos vien- 
nent proposer aux campesinos 
et qui ont trait aux «ng nda . aux 
semences sélecti on ti£p<^ aux prati- 
ques coopératives. Elles sont trop 
chargées d’inconnues et de risques 
pour qu’on puisse les accepter 
s a ns y réfléchir au jus— 

qu|a nx pro chaines semailles. Ce 
q ui rev ient à les éluder. Quant A 
entrer dans un système d’agricul- 
ture collectivisé, si prometteur 
qu’on puisse le décrire, autant 
revenir à l’ancienne hacienda et 
à son travail forcé, de sinistre 
mémoire. 


millions d'habitants. Or il se 
trouve placé an centre d’un dis- 
positif à trois étages où se 
rassemblent, sur de courtes dis- 
tances. des terres tropicales de 
0 à 800 mètres d'altitude, des 
terres tempérées de 800 à 
1600 mètres, 'des terres froides 
de 1 800 à 3 800 mètres. Le tout 
relié, par un réseau .rentier d'ex- 
ceptionnelle qualité , en dépit des 
obstacles du relief. Dans un 
cercle ‘dont le rayon varie de 
100 & 250 kilomètres, on récolte 
du café et . des bananes, du 
maïs et des légumes, du blé 
et des pommes de terra celles-ci 
récemment mises & la mode sons 
forme de frites à Mexico. Et ceci 
en. toute saison pour les. fruits 
et légumes dont on peut,’ en hiver, 
exporter une paît aux Etats- 
Unis. OOte . à côte ou presque, 
an peut avoir l'orge pour d'ex- 
cellentes bières, Vagaae^mamey. 
pour le pulQue, boisson populaire, 
et . la vigne dont MarteU fera 
du « Brsndy Chevemy », qu’il 
se refuse à appeler cognac, mais 
personne ne s'y trompa 

Tels sont les contrastes de la 
vie agricole mexicaine après 
soixante années de réforme 
agraire et trois décennies de 
conquête pionnière. Le pays 
peut-il s'estimer satisfait des pro- 
grès réalisés et des réformes 
accomplies ? Certainement pas. 
Chez les économistes, on voit 


coles commercialisées, cependant 
que 85 % des wgrioritteurs fournis- 
sent les autres 15 Ce qui sou- 
ligne le haut degré d’autocansam- 
mation par la masse des petits 
exploitante. De même, an a pu 
calculer que 2 % des- unités agri- 
coles de production étaient à meme 
de pourvoir à toutes les exporta- 
tions de, denrées agricoles ; que 

f ouinlT^toui^^ra^Sjlraërt des 
marchés urbains nationaux; 
que 82 % des agriculteurs produi- 
saient seulement de quoi couvrir 
les besoins réc i proques du monde 


njraL Si cette masse paysanne 
produit peu et ne commercialise 
qu’une part minime de ses récol- 
tes. elle ne consomme que fort 
peu de produite manufacturés : ce 
qui est un handicap pour l'indus- 
trie nationale. Aussi les responsa- 
bles considèrent -ils qu’il est urgent 
de promouvoir une modernisation 
de la petite culture. De là. le plan 
Puebla. 23e là aussi, les préoccu- 
pations que suscitent les lenteurs 
révélées par ce plan quant aux 
transformation que l’on souhaite 
dans les façons de faire des petits 
exploitants. 


< La réforme de la réforme » 


52 % à 55 % de la surface agricole utile 


Disons, sans plus tarder, que ce 
n’est là qu’une forte moitié de 
l’agriculture mexicaine. Les vingt 
Tpiug ejidos de la réforme agraire 
ne couvrent que 52 à 55 % de 
la surface agricole utile (S.A.U.). 
Encore faut- II leur adjoindre les 
terres des très petits' eà^iloitants- 
propriétaires. Pour le reste, la 
grande culture s'en est chargée et 
elle ne se prive pas d’être moderne, 
voire même ultra - moderne, à 
l'américaine. 

Comment en est-on arrivé, au 
bout de soixante années de réfor- 
me agraire, à cette dichotomie 
qu'une enquête d’ordre seulement 
juridique pourrait nous Mgw 
ignorer? L'observateur averti du 
camvo mexicain sait qu'elle 
exprime les réalités fondamentales 
d'un pays rural, dont il n’existe 
pas un autre exemple dans le 
monde. 

Constatons tout d’abord que 
les onze mille lati/undios de 1910 
ont pratiquement disparu. C'est 
à peine s'il subsiste, dans des 
cantons isolés et oubliés, trois 
cents à quatre cents haciendas 
que la réforme agraire n’a pas 
encore éliminées. Il n’y a pas 
eu. à proximité, une association 
légale de paysans pour en deman- 
der la réduction et l’Etat n’a pas 
encore trouvé les crédits et les 
techniciens nécessaires à l’œuvre 
de colonisation que représenterait 
la prise en charge des ejiûo s qui 
se substitueraient au grand do- 
maine. Partout ailleurs, et tout 
d’abord sur les terroirs fertiles 
du Mexique central, la réforme 
agraire a été réalisée. Le décret 
de janvier 1915 et l’article 27 de 
la Constitution de 1917 ont servi 
de fondements à cette révolution 
spontanément amorcée au cours 
de la guerre civile (1910-1920) 
par les s aapatistas b du Morelos 


sucrier. Un code agraire a été 
rédigé en 1934. Depuis lors, Q n’a 
cessé de s’enrichir de te x te» 
nouveaux, et nmis ne manquons 
pas d’analyses juridiques qui en 
font la synthèse. Il est moins 
commode de savoir, région par 
. région, quand, comment et par 
qui cette législation a été appli- 
quée 

Dans un pays aux terres, aux 
climats, aux productions 
variés que ceux du Mexique, les 
modalités de la réforme agraire 
ont été infiniment diverses et le 
M e x ique n'a pas encore le 
cadastre oh s'inscriraient les 
mu t ations survenues. L'histoire de 
la réforme agraire mexicaine, en 
date, la première du monde puis- 
qu'elle devance de trois ans celle 
de Lénine, reste à faire. Elle sera 
difficile à écrire parce qu’elle 
interfère avec un phénomène 
démographique sans précédent : 
le Mexique avait Quinze millions 
d’habitants en 1920 ; il. en a cin- , 
quante-six milHon&'rifi nos jours. 
Cela vent dire . que. les capipognftfi 
qui en retiennent 45 %, soit vingt- 
cinq mïüiops. sont surpeuplés et 
qu’il en résulte de fortes tensions 
agraires. De plus, la réforme s’est 
faite en parallèle avec une 
conquête, tous azimuts, des terres 
vierges, celles du désert au Nord, 
par l'irrigation, et celles des tro- 
piques humides, dans- le Sud, par 
le défrichement Depuis un demi- 
siècle, les surfaces cultivées ont 
doublé et la production a qua- 
druplé. Cette, expansion, définie 
sous le nom de « marche à la 
mer », s'est faite tantôt au béné- 
fice des ejidos et tantôt & l’avan- 
tage de la grande culture. Le bilan 
est à faire secteur par secteur en 
fonction des denrées produites : 
sucre ou coton, sorgho ou café, 
oléagineux ou bananes, etc. 


Archaïsme et cultures traditionnelles 


Fait-on le bilan, en 1974. de la 
réforme agraire et de la poli- 
tique pionnière, on constate 
alors que 1 on a. d’un côté, la 
petite culture de deux millions 
A'eiidotarios, auxquels il faut 
ajouter environ un million de 
petits exploitants ranchcros ou 
i nSpcros. Dans 95 îfr des eiiàos, 
il s'agit de modes ae ne 
archaïques et de cultures tra- 
ditionnel : le maïs, les haricots, 
les piments, les citrouilles et tes 
tomates y ont m plus grande 
part S'i' s'agit de canne à sucre 
ou de rotmi. les rendements res- 
tent bas, le plus souvent, en rai- 
son d'une pratique agronomique 
par trop routinière. De l'autre 
côté, la grande culture mexicaine 
est aux mains de soixante à 
soi xan te— cinq mille * petits pro- 
priétaires » Ce rte expression offi- 
cielle peur surprendre Elle vou- 
tur mnrauer te refus légal de ta 
« grande propriété En fait, il 
s’agil btei- chez les ci-cievant 
latifundia -es réduits au * noyau •> 
de leur ancien domaine connue 
çhez, ies nouveaux grands colons, 
pionniers et ptanteuis. .dune 
culture mécanisée, industrialisée 
et à gros rendement sur de 
vastes, pa» celles. Les productions 
ont un caractère spéculatif, 
qu elles soient orientées vers je 
marché intérieur — et c est le 
cas pour te blé et pour l clevage 
de Qiinlité fournisseur de viande 
ou de lait — ou vers l’exportation 
— qui concerne le «to® 

et les cultures spéciales, telles 
que la tomate d’hiver, ***: 
les fruits tropeaux vendus aux 
Etats-Unis 

Seule une minorité d’ejtdo- 
tanox et de très “Plol- 

tants s’intéressent à 1 “£ r . ic ü!.“î? 
spéculative C’est ici n<OT{g* 
l’iiupjvsonü. nui a P^ rtle 
le plus souvent, avec les 
sentante régionaux S** 33 ** 

culture. U est de .bon tem. au 
Mexique de parler le P“L 

sible de cet état de chosœ. Même 
chez les théoriciens de 1 « ! *3* 
risme» le plus exigeant on nœ 
fait mention qu à 
Peut-être paire que publi- 
cistcs n ont oas un accès direct 


S'exprimer des inquiétudes au 
sujet de la capacité de produc- 
tion du Mexique. Quatre fois — 
ou presque — plus étendu que 
la France, le Mexique n’a guère 
plus de la moitié de la S-A-U. 
française (surface agricole utilel. 
D'Immenses déserts et beaucoup 
de montagnes font que les éten- 
dues cultivables sont en fait 
assez limitées : 18 à 20 nolllions 
d'hectares. Et comme une forte 
de la SLA.U.. aux mains 
des ejidotarios et autres petits 
exploitante, n’a qu'une très faible 
productivité, il y a de quoi s’ef- 
frayer quand on sait que la 
population mexicaine s’accroît, à 
rheuxe actuelle, au rythme de 
deux minions de nouvelles bou- 
ches à nourrir chaque année. 

Traitées par les spécialistes et 
publiées, le plus souvent, dans des 
cercles restreinte pour ne pas alar- 
mer l’opinion, les statistiques font 
apparaître les données suivantes : 
15 % des exploitants sont à même 
de livrer 85 % des denrées agri- 


- Dn point de vue politique et 
social, les « points notes » du 
monde rural ont sérieusement 
grossi depuis un quart de siècle. 
Ceci à cause de la trop rapide 
croissance de la population rurale. 
Dans les campagnes surpeuplées. 
1200000 fils de cultivateurs sont 
inscrits sur les listes des «ayante 
droit». Mais on n’a pas de par- 
celles d’endos à leur confier et. 
par ailleurs, la loi s'oppose, avec 
raison, au p^Tt-qw» des lots. Les 
partisans de la «réforme de la 
réforme agraire» réclament un 
partage, en lots ejidales, des 
« noyaux » conservés des ancien- 
nes haciendas on des plantations 
nouvelles que contrôle la grande 
culture. Selon ces' agraxistes, 
la réforme totale devrait conduire 
à la constitution de grandes 
imités d'exploitation collective 
du type sovkhoze ou kolkhoze. 
Outre qu’il faudrait sur ce 
point modifier la Constitution 
de 1917, les décrets d’inaffectabi- 
lité ont pleine valeur devant les 
tribunaux, et fl est difficile de les 
considérer comme nuis et ' non 
avenus. D'autant plus que nombre 
d’entre eux sont aujourd’hui dans 
les mains de gens qui, caxdenlstes 
ou alemanisteg, peuvent faire état 
d’un passé révolutionnaire ne prê- 
tant pas à discussion; Surtout, les 
ejidotarios ne veulent pas enten- 
dre parler des systèmes collecti- 
vistes qui pourraient leur être 
proposés. Les expériences qui ont 
été faites, dans cette direction, au 
temps d'Obregon (1920-1924) et de 
Cardenas (1934-1940), n'ont eu 
qu 'assez peu de succès. Celles qui. 
a une époque plus récente,' ont 
mieux réussi, concernent seule- 
ment des éjidos isolés et que 
l’Etat soutient financièrement. On 
peut difficilement étendre la for- 


mule dans la mesure oü >n> 

presque toujours très onéreuse, 
sans susciter pour autant le moin- 
dre enthousiasme. 


m® 


La question se pose aussi, dans 
r immédiat, de la baisse de pro- 
duction qui ne manquerait pas 
de se produire si on enlevait 


leurs terres aux tenants de la 
grande culture. Tous les pro- 
blèmes agricoles se trouvent for- 
mulés» devant le gouvernement 
fédéral, en termes de production 
— qu’il faut encourager — et de 
soutien financier, — que pour des 
raisons budgétaires on ne peut 
porter au-delà d’un certain ni- 
veau. Quand les dirigeante, pré- 
sident en tête, rappellent qu'ils 
sont tout dévoués a la cause de 
la «réforme agraire intégrale» 
ils savent bien que les impératifs 
financiers limitent nécessaire- 
ment les actions gouvernemen- 
tales. 

U en va de même de ta poli- 
tique pionnière. On a constaté 
que les teavaux d'irrigation s’ap- 
pliquent désormais à des secteurs 
où les opérations de colonisation 
sont de rnninc en moins ren- 
tables_ Le rapport des Investis- 
sements à faire et du nombre 
de familles à installer est encore 
plus défavorable en pays tropical 
où, faute d’équipements de qua- 
lité et de moyens de culture 
modernes — après défrichement 
aux frais de l’Etat, — on a toute 
chance de condamner les colons 
à une vie misérable. 

De toute évidence, il faut com- 
biner tes mutations à promouvoir 
en milieu rural avec un freinage 
de l’explosion démographique. 
L’esprit public, au Mexique, était 
hostile à cette dernière manière 
de voir. Après bien des hésita- 
tions, le gouvernement mexicain 
vient de définir une première 
ébauche de ta nouvelle politique 
qu’il envisage d’engager dans 
cette direction. 

L’expansion économique est un 
Impératif premier tant que la très 
forte poussée actuelle du peuple- 
mot ne se sera pas réduite. Déjà» 
cependant; le développement agri- 
cole et industriel semble pouvoir 
se faire, au Mexique mieux qu'ail- 
lons, dans une perspective oü ta 
production prendrait 1e tournant 
qui, en lui donnant une f inali té 
plus humaine, concilierait tout ce 
que fe passé — particulièrement 
en milieu rural — a d’attachant 
et tout ce que le présent a d’exi- 
gences — wnijuwwwnt en matière 
d'agriculture moderne — pour que 
le niveau de vie dn pays puisse 
s’élever. Dans cette voie, et à sa 
manière, le Mexique, ni attardé 
ni superdéveloppé, peut devenir 
un modèle. 

H. ENJ ALBERT. 




FIN^ 


v^O 


xM 

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aux réalités locales du monde 
rural Peut-être aussi parce qu’ils 
mettent leurs espoirs dans les 
société* de crédit, récemment 
instituées à assez grande échoie 
par te gouvernement, soudeur de 
mettre On à d'anciens abus. 

Du côté de ta grande culture, ta 
banque privée hésite d’autant 
moins à faire des avances que le 
titre de propriété est mieux ga- 
ranti : pour les anciens tatifun- 
distes. maïs très souvent aussi 
pour les pionniers, il consiste en 
un c certificat d’inaffectabüité» 
Ce document établit que, ta re- 
forme agraire ayant été faite, le 
« noyau » conservé par le pro- 
priétaire ne saurait être remis en 
Question. La valeur est d’autant 
plus grande qu’i) porte des Instal- 
lations fixes : puits forés munis 
de pompes, bâtiments d’exploita- 
tion et magasins, 

La supériorité de la grande cul- 
ture s’est établie pomrme laite 
part sur le bon marché de ta 
main-d’œuvre. Les salures en 
sont réglés par tmetegngjUm 
nui. dans chaque région, fixe le 
taux minimal. Il est J 30 . ® * 
30 pesos, ce qui équivaut a 10 ou 
12 - Fdans les zones ruratesdn 
Mexique c entrai. U peut s’ élever 
juSu* 35 ou 45 pesos dam le 
Nord. Mais en franchissant ta 
frontière, le bracero. ov vj * e r 
agricole, serait assuré de gagner 
300 à 350 pesos, Malheureuse ment 

de ta grande culture mexicaine, 
qui se voit ainsi réserver flra p ro~ 
duettans exigeant beaucoup de 
oiain-d*œavra. 

A» demeurant, ta supéri orité 
incontestable de ta grande culture 
se fonde prinoipsie- 
mertt sur un avantage d’ordre 
géographique, et celui-ci est uni- 
que an monde. Mexico et le 
plateau central du Mexique 
«nrctifcnfint nn marché de trente 


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Page 12 — LE MONDE — 29-30 septembre 1974 * • • 




Le Mexique 


UN UNIVERS EN 


ï,\ I 


P AR un matin de la fin de février 
1948, quand, avec ma femme ei 
mes enfants. Je pria le train à 
la gare de Mexico pour le voyage de 
72 heures qui devait me conduira a 
New-York, je ne savais pas que 
dix ans s'écouleraient avant que je 
retrouve fair léger de i’Anahuac. 
Noue venions de passer un peu plus 
de trois ans dans ee pays de lé- 
gendes qui sont des réalités et de 
réalités qui dépassent la légende. 

Mexico avait quelque deux millions 
et demi d'habitants, un mlHlon de 
plus que lorsque nous étions arrivés, 
et la maison que nous avions habitée 
quelques mois en 1946, dans la Colo- 
nia Narvarte, aux ultimes limites de 
l'agglomération, avait été depuis 
longtemps absorbée par la ville. 

La président était Miguel Aieman, 
célébra pour eon sourire et pour las 
histoires qui couraient sur son 
compta. On devait lui en prêter beau- 


coup, mais les Mexicains ont toujours 
beaucoup aimé colporter sur leurs 
dirigeants des histoires de corruption 
et de scandale. Elles étaient parfois 
fondées. A cette époque la mordlda 
(version plus agressive du bakchich) 
était reine à tous les niveaux de 
l'administration. La petit peuple pre- 
nait cela avec philosophie : - Que 
roben, pero que trabaj&n », me disait 
mon concierge f« Qu'lia votent, mars 
qu'ils travaillent, m) 

Et l'on travaillait La via du paysan 
était rude, qu’K fût petit propriétaire, 
salarié d’une grande propriété ou 
membre d'un etldo (ferme collective}. 
La surnatalité (une des plus fortes 
du monde) avait amorcé un exode 
rural qui chassait vers les quartiers 
périphériques de Mexico, tout par- 
semés de petites maleone d ’adobe, 
version mexicaine de la tavela, un 
Immense lumpenprolatarlat qui ne 
trouvait pas aisément d’emploi dans 


les industries naissantes et peuplait 
la ville d’une infinité de petits 
métiers. 

Lee dirigeants aussi travaillaient. 
C'est répoqua où se préparaient les 
grandes campagnes d’alphabétisation 
que devaient mener J ai me Torres 
Bodet et ses successeurs. Des hom- 
mes sérieux, b tien tifs, vigilants, 
comme l'économiste Jésus Silva Her- 
zog, planifiaient l'avenir du Mexique. 
Lombardo Toledano, dans une eenti- 
opposttion, tentait de redonner au 
syndicalisme une impulsion révolu- 
tionnaire, comme à l’art lea trois 
monstres sacrés de la peinture mexi- 
caine : Diego Rivera, Orazco et 
SlqueinMt. 

Le guerre finie et l'industrialisa- 
tion s'amorçant D fallait trouver un 
nouvel équilibre économique et de 
nouveaux rapports avec les Etats- 
Unis de Tramait. Anti-américaine, la 
révolution mexicaine, à ses origines 


(1910-1917), était plutôt germano- 
phile. Montrer une préférence pour 
le camp allié était encore assez mal 
vu dans le Mexique de f946. Male il 
y avait des nuances, et la position 
des Français était assez favorable. 
Un peu en marge de la politique 
nationale, mon vieil and Ddn Aifonso 
Rayes, affirmait hautement sa franco- 
philie. Les Français (faille ura dispo- 
saient du solide bastion dss Barce- 
lonnettes, maîtres tout-puissants du 
commerce de fa nouveauté et des 
grande magasins. • 


Mais ce n’étalent té en fin de 
compta que des aspects mineurs d’un 
univers en gestation dont N fallait 
découvrir, de mole an mois, d'année 
en année, les prodigieuses pro- 
messe». 

De eet univers . j’emportais une 
vision éblouie et nostalgique par 
cette journée de février 1949, tandis 
que défilaient devant moi à perte 
de vue les grandes plaines du. Nord, 
parsemées d’agaves et de troupeaux 
Immenses. 


Les crises de croissance 


Je retrouvai Mexico en octobre 
1958. La vlüe avait doublé de taille 
et de population. Les gratte-ciel 
avaient fait leur apparition : de 
nouvelles techniques permettaient 
de déjouer les pièges du fond de 
leo mouvant -sur lequel est cons- 


truite la ville. La paye était pessé de 
vingt-sept & trente-sept millions 
d'habitants. Pointant tout , était fami- 
lier : les voix, les couleurs, Jes 
usages, les rues, les amis. 

Mais très vite on son tait que quel- 
que chose avait changé. C’étaient lea 


dernières semaines de la présidence 
de Ruiz Cortlnsz. J'avais connu cet 
homme au visage sévère alors qu'l] 
était gouverneur de l'Etat de Vers- 
erez. Sa campagne s’étalt déroulée 
sur le thème de ta moraifastion. Et 
Il est certain que ce thème favori 
des campagnes présidentielles mexi- 
caines n’étaft pas resté cette fols 
lettre morte. La fonction adminis- 
trative cessait d'ètce ce qu'on appelle 
au Mexique ebamba gord a, c’ est è- 
dlre une combine lucrative. 

Cortlnex aurait pu terminer eon 
mandat dans ta succès al le succès 
même ne l’avait trahi. Au cours de 
Tannée 1856 des troubles graves 
se ■ produisirent et donnèrent fieu à 
une de ces répressions brutales qui 
tant partie du . comportement mexi- 
cain. On peut faire d'autres ana- 
lyses, mais |e pense peraoneeUement 
que ose troublée a vai ent pour orf- 


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• • • LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 — Page 1 3 


une voix du tiers-monde 


EXPANSION 



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gins l'apparition de nouvelles cou- 
ches «oefa/as Issues du développe- 
ment economique : travailleurs de 
l'Industrie, bien sûr. mais aussi 
petits bourgeoisie Intellectuelle et 
technicienne. Lee enseignants et 
les cheminots avalent été à la pointe 
du mouvement Un des thèmes que 
J'entendis le plus souvent dévelop- 
per eu coure des conversations que 
J'eus pendant ce séjour était le 
refus de V/mpos/cian, c'est-à-dire 
du contrôle des élections, notamment 
syndicales, par le vieux parti révo- 
lutionnaire institutionnel qui, depuis 
quarante ans. menait le régime 

Le révolution de papa était pour 
une fols mise en cause, mais elle 
n en fut pas ébranlée, soutenus 
qu'elle était par le puissant appareil 
des masses paysannes encadrées par 
las notables locaux. 

Un des hommes les plus signifi- 
catifs de cette époque est Octavlo 
Paz, qui devait devenir quelques an- 
nées plus tard ambassadeur du Mexi- 
que en Inde, puis .démissionner 
avec éclat après les répressions de 
1968. On lui doit une des analyses 
les plus pénétrantes de la psycholo- 
gie mexicaine, El. Laberinto de ta 
Soiedad , qui a d'ailleurs été traduite 
en français. Ce poète, ancien de la 
guerre d'Espagne, a plus d'une- res- 


Chiapas : le géant endormi 


semblant» avec Malraux U s évo- 
lué du communisme vers une sorte de 
gauchisme ïntelleciuBl violemment 
antisoviétique. Son audience littéraire 
est plia considérable que son au- 
dience politique, maie II est ****** 
représentatif d'un courant de pensée 
qui a joué son rôle. 

il est remarquable que Je pârfJ com- 
muniste n’alt jamais eu d'influence 
décisive ni dans le régime ni dans 
l'opposition mexicaine. » est vrai 
que^ I appareil du parti révolutionnaire 
institutionnel lui barre la route des , 
masses. Il est vrai aussi que tes ré- j 
fugiés espagnols ont apporté au ! 
Mexique, terre d'asile de Trotski.j 
toute une variété d'hérésies marxistes i 
en général fortement an tl stalinien - 1 
nés. Mais cela même était dépassé! 
en 1958 et Je ne retrouvais plus 1 
alors que le souvenir de Marceau [ 
Pivert, mon prédécesseur & l'Insti- 1 
tut français d'Amérique ta tins, de ■ 
Victor Serge, de Benjamin Pàret et j 
de Gômez Gorkine. dirigeant du I 
POUM & Barcelone pendant la guerre 
*f Espagne. Dis Tannée suivante 
Cuba attirait l'attention de Ja Jeu- 


Mais quel Mexicain admettrait un 
modèle autre que mexicain ? Si te 
Mexique grandissait, c'était à lui de 
dominer ses crises de croissance. 


De la répression à l’espérance 


■ Elles continuèrent pourtant sous la 
présidence de Lopez Mateos et sous 
celle de Diaz Ordaz. Chacune eut sa 
part de troubles et sa part de répres- 
sion. Comme partout dans le inonde 
la . violence culmina en 1958 avec le 
massacre de la place des Trois- 
Cultures. Sur cette place — une py- 
ramide aztèque, une église coloniale, 
et des Immeubles- modernes dont le 
ministère des affaires étrangères et 
l'Institut polytechnique, — les étu- 
diants furent piégés et massacrés par 
dizaines (certains disent par cen- 
taines). 

J'arrivai à Mexico au début de 
janvier 1969. Dînant un soir au der- 
nier étage du ministère des affaires 
. étrangères, je regardais la place des 
Trols-Cultures et la carcasse calcinée 
de l'institut polytechnique. Un viefi 
ami, qui faisait partie du gouverne- 
ment. vint regarder par-dessus mon 
épaule et me murmura à l'oreille : 
■ Toi aussi, tu te demandes Gom- 
ment nous avons pu en arriver là ? » 

C'était, en effet, la question. Le 
Mexique s'était prodigieusement dé- 
veloppé au cours de ces dix dernières 
années : une population qui dépassait 
quarante-huit millions d'habitants, 
une industrie en plein essor, des pro- 
grès décisifs en matière d'éducation, 
d'hygiène, de niveau de vie. Mexico, 
avec près de sept millions d'habi- 
tants, était devenue une des métropo- 
les les plus belles et les plus 
modernes du monde, tout en gardant 
le charme de ses spectacles de nie 
et de ses ■ colonlas - de toutes les 
époques. On n'américanise pas un 
pays comme le Mexique : -c'est lui 
qui mexicanise l'Amérique. Ce peu- 
ple a le secret d'un métissage dé- 
vorant où c'est toujours l’indien qui 
viomphe. tl y a Justement sur la 
place des Trois-Cultures un monu- 
ment au métissage. 

Mais que restait-il de la révolu- 
tion devant tant de luxe urbain, tant 
de pauvreté paysanne, devant tant 
de criantes Inégalités sociales ? L'ar- 
gent est là. Il coule é flots, et ie peso 
est solidement accroché au dollar. 


mais qui a l'argent ? Cuba, cette fois, 
è un attrait irrésistible, et l'année sui- 
vante l'exemple du Chili fait songer, 
fait rêver, les révoltes prennent corps. 
Des guérillas paysannes apparaissent 
dans les terres chaudes, des guérillas 
urbaines apparaissent dans Mexico. 
La répression est plus feulrèe, mais 
toujours aussi efficace. 

Tout le monde s'accorde i recon- 
naître le mérite de Diaz Ordaz, maie 
le violence a porté un coup mortel è 
sa présidence. En 1970, le parti dési- 
gne comme candidat un homme nou- 
veau. Luis Echeverrla. Il a la réputa- 
tion d'Ôtre un homme de gauche, mais 
dès son discours d'investiture fi 
refuse les tendances et se donne 
comme devise : « Arrlba y adelante / » 
(vers ie haut et en avant 1). 

J'ai eu l'occasion d'assister à ce 
discours d'investiture. II était clair 
que les applaudissements Jaillissaient 
surtout quand le président évoquait 
les thèmes traditionnels de la révolu- 
tion mexicaine : poursuite .de. la 
révolution agraire. Indépendance éco- 
nomique et moralisation’ de la -Me 
publique. ; • " 

Mate les militants' massés dans la 
grand ' auditorium de 'Chapultepec 
n’étâfent pas tout le. peuple. mexicain. 
L'année suivante j'ai eu Toccasion 
d'interviewer . Luis ECheverria. Les 
revendications -violentes continuaient, 
et la répression aussi, mais il se 
défendait de n’étre, comme certains 
disaient, qu'un technocrate de gau- 
che. 

L'expérience a prouvé 'au moins 
qu'il est habile et honnête: .Ni -les 
guérillas paysannes (dans ie Guerre ro 
notamment) ni. l'agitation urbaine 
n'ont cessé, et les forces de Tordre 
ont toujours la; main dure, - mais cela 
ne semble pas devoir ébranler le 
régime, qui garde bonne conscience. 
Jamais- le' prestige, du Mexique et 
celui de son président n'ont été aussi 
grands que. malmenant, .où,' après te 
disparition d'AJtende. Il offre le seul 
modèle -progressiste d'Amérique la- 
tine, le Cuba assagi de Castro mis 
i part 

ROBERT ES CAR PU. 


C HIAPAS, < un géant en- 
dormi qui ne se réveillera 
pas tout seul s, affirmait 
le président Luis Echeverrla au 
cours de l'on de ses fréquents 
voyages dans cet Etat dp sud-est 
mexicain auquel 1] semble porter 
une affection particulière, mais 
qui vient d'être particulièrement 
touché par Je cyclone tropical 
« Fifi ». 

Géant en effet que ce terri- 
toire de 74415 km carrés (le 
huitième des Etats mexicains en 
superficie), peuplé à peine d'un 
peu plus d'un million et demi 
(Thobitants mais reposant sur 
une nappe de pétrole si vaste 
qu'elle déborde largement sa 
frontière avec le Guatemala. On 
comprend dès lors les efforts dé- 
ployés pour insuffler le goût- du 
progrès à une . population aux 
trais quarts Inactive, peu alpha- 
bétisée mais conservant jalouse- 
ment l'héritage d’une culture 
plusieurs fols millénaire. 

A Réforma, la future capitale 
pétrolière qui n'est encore, pour 
l'instant, qu'un hameau enfoui 
dans une végétation exubérante, 
le gouvernement vient d'investir 
45 millions de pesos (18 millions 
de francs) pour creuser de 1000 
mètres le puits principal dont la 
irofondeur atteint ainsi 6 000 mè- 


à la culture du maïs, hase de 
l'alimentation. 

D'autre part, l’énorme projet 
de Malpftso, qui sera administré 
par la Banque mondiale de déve- 
loppement, entraînera dans sa 
première phase -de réalisation un 
investissement de 150 millions de 
dollars. 

Lors de son dernier voyage, le 
président a annoncé te construc- 
tion de nouvelles écoles, une des- 
tinée à l'enseignement secon- 
daire. une autre aux techniques 
agricoles à San-Crlstobal-L a s- 
Casas, et inauguré la mute bitu- 


jambes nues malgré un froid par- 
fois flgjsgg vif. 

San-Cristobol-L a s~C a s a s. la 
vieille cité royale au charme colo- 
nial incomparable, avec ses mai- 
sons aux toits de tuiles roses, ses 
rues repavées à l'ancienne, ses 
enseignes discrètes, sa cathédrale 
baroque aux retables follement 
dorés et sculptés, est maintenant 
assiégée par les anthropologues, 
ethnologues, sociologues de tontes 
nationalités, désireux de déchif- 
frer quelques nouveaux mystères 
des grandes civilisations olméques 
et mayas. 


proie 

très. 


Officiellement, TEtat a Investi 
dans cette région en 1974, un 
total de 600 raillions de pesos 
(340 minions de francs) pour la 
réalisation d'un plan a long 
terme prévoyant des investisse- 
ments d’an total de 1050 mil- 
lions de pesos pour le développe- 
ment tant économique que poli- 
tique et éducatif de la région, de 
même que T aménagement d'un 
centre Industriel. 

Une faible partie des ressour- 
ces du Chiapas a été jusqu'ici 
exploitée. Tandis que s'achève an 
sud la modernisation de Puerto- 
Madero,' sur . le Pacifique, on 



A Paienque. dans la Jbb{J« do Chiapas. les arrhéaloRnes ont découvert 
la tombe, ornée de Jade et d'obsidienne, d'un notable majra. 


mêe de 17B km. reliant mainte- 
nant Tuxtla-Guttlerrez. capitale 

^ ^ ... , du Chiapas, à la ville côtière de suri _ 

SnïuÆ" il * ^Ahermosa- traversât un pay- SSirSiffitan * S^-Cri 

^industrie du sucre, de j’éJevage, -sage verdoyant, enchanteur, avec mais à un tour et demi à i 
du café et du bois, & refertfliser ses montagnes recouvertes d’une a 30 - - a 

des terres éputeées par une agrl- luxuriante végétation tropicale et 

ses vallées traversées de petites 
rivières et de cascades, où pais- 
sent des troupeaux constituant 
un cheptel de 2 millions de têtes. 


culture nomade dont la princi- 
pale techniuue de fertilisation a 
consisté surtout dans l’incendie 
d’un sol principalement voué 


Cinquante ans d'attente 


Cette route si ardemment dési- 
rée qu'elle provoqua au cours des 
ans la formation de villages dans 
les montagnes avoisinantes était 
attendue depuis cinquante ans, 
ainsi qqe le soulignait le gouver- 
neur, Manuel Velasoo Suarez, un 


avec ses trois cent mille indigènes 
dispersés dans les montagnes, 
ignorant souvent l'espagnol, com- 
muniquant dans les dialectes des 
ethnies nahvas. zoques, choies, 
tzêltales, tzotsUes. etc, jaloux de 
leurs particularismes, conservant 


Un vieux ranchero espagnol, 
maître d'un domaine qui porte 
bien son nom de royal, à quinze 
CristobaL 
cheval 

d'Ocosingo,, le dernier village 
accessible par la route, raconte 
avoir hébergé le chercheur Jac- 
ques Soustelle en route vers le 
pays des Lacandona. Aujourd’hui 
encore, des étrangers savourent 
l'hospitalité du vieux Pépé avant 
de reprendre, è cheval, l’étroit 
sentier grimpant à travers col- 


lines et montagnes aux paysages 
tropicaux d'une incroyable beauté 
et d'une variété plus étonnante 
encore, traversant des vallées où 
des rancherus surveillent au galop 
des troupeaux comptant de deux 
cents à cinq mille bêtes. Jusqu’à 
la jungle épaisse, parcourue de 
mille bruits Inconnus et ou de 
mystérieux signes gravés sur les 
arbres indiquent la direction de 
Nahà. 

Naha : c'est là. sur les bords 
d'un lac paisible ressemblant à s'y 
méprendre a quelque lac du Nord 
américain m'étaient les orangers, 
et les perroquets aux plumes 
multicolores qu’on y chasse en- 
core i. que vivent les derniers rer. - 
tables descendants des Mayas, ces 
Lacan dons au profil pas toujours 
très typique du célébré module-, 
mais portant depuis des décen- 
nies tou des millénaires, com- 
ment savoir) les cheveux longs 
jusqu'aux épaules, une petit-* 
frange du même noir d'ébène et 
la même chemise de cotonnade 
blanche très ample, à manclic-s 
courtes. 

Depuis les premières études de 
Franz Bloom dont la veuve, apres 
trente ans. continue d'exercer une 
véritable autorité politique et mo- 
rale sur les familles de N.iha et 
de Bonampak, les mœurs simples 
et bucoliques des Laça ririons ne 
semblent plus guère uvoir de se- 
crets à offrir. Les rituels religieux 
y sont pratiquement abandonnes. 
Faute de femmes les Jeunes Lu- 
candons ont substitué la mono- 
gamie à la polygamie de leurs 
pères. Deux jeunes anthropolo- 
gues américains ont installé pour 
un an leur tente prés de la grande 
case en feuillage de Shank'in, le 
vieux sage, chef incontesté de la 
petite colonie, duquel Ils espèrent 
tirer une dernière légende. Pres- 
que chaque mois, un hydravion 
déverse quelques touristes alle- 
mands curieux d'apercevoir, ne 
serait-ce que pour une heure. la 
tête d'un vrai Lacan don, et cha- 
que nuit, le bruit d'un moteur 
vient rompre le silence presque 
surnaturel de Naha. Un mission- 
naire protestant confortablement 
Installe depuis plus de dix ans 
au sommet d'une petit colline 
s'est mué en anthropologue faute 
d’avoir pu convertir ce peuple 
aux mœurs si douces et tellement 
paisibles. 


Le casse-tête indigène 


neurologue de. grande réputation d'étranges rites, musiques, danses, 
qui opéra l'ancien " * * ’ 


Le cas des quelques deux cents 
familles lacandonnes dispersées 
dan» la jungle, menacées d’extinc- 
tion ou, ce qui n’est guère mieux. 


Mateos et qui vanta, à son retour 
de Chine, l’an dernier, des métho- 
des de médecine rurale qui pour- 
raient pailler, dans son propre 


très mayas. 

" Sur la place du zooalo ou au 
marché de San-Cristobal-Las-Ca- 


EtaL un manque, -dramatique -sas. chaque matin offre un spec- 


wSS^eSSSatS!!i£ «^invasion touristique; et à qui le 

espagnol et oes ance gouvernement vient de distribuer 
tresmavas. de nivelles terres, pêchant et 

chassant un peu, élevant quelques 
volatiles mais vivant surtout de 
la culture du maïs, n’est somme 
toute qu’un cas marginal à côté 
des trois cent mille autres indi- 
gènes du Chiapas, plus urbanisés, 
mais dont l'isolement et la misère 
sont aggravés, posant au gouver- 
nement mexicain un véritable 
casse-tête ..ethnique, économique 
et démographique. 

Dispersés sur une superficie de 
5000 kilomètres carrés, ces grou- 
terre et même du Japon. " P?s indigènes hétérogènes, parta- 
On reconnaît aisément c haq ue . S® s entre cinq g r a ndes e thn ies de 
-groupe e thniq ue à son costume : culture et de civilisation dlslânc- 
c ha peau de pente plat & large tes, parfois soumis & des climats 
■ bordet orné denibans multico- excessifs, à un taux de n a t alité 
Loves, che mis e, pantalon blanc et atte i g n ant 23,51 et à un taux de 
jorongo (sorte de courte tunique) mortalité allant jusqu’à 9.94 pour 
plus indig ène, bu ~ plutôt de -rose pour les -habitants de -Zina — mille., habitants, résistent s tl e n- 
con vaincre les Chtepanecqs eux- cantan ; à Cbamula, à Ténéjapa, ejeueemem à l’intégration. 

mêmœ dé leur 'appartenant» à Ta -lesJianimes. portent, plutôt un' jo-. ... 

grande . fédération' ? ' rtmgo noir tissé de laine épaisse 

Jüsqu’à maintenant, S faut dire, sur une sorte de jupe-culotte ri- 
le. Chiapas a vécu plutôt en marge chement brodée et laissant les 


d'équipes médicales. 

Devenu indépendant en 1823, 
après de sanglantes luttes contre 
Je conquérant espagnol -Intégré 
un an plus tard à là Fédération 
des Etats mexicains, le Chiapas 
célèbre cette année son 150* anni- 
versaire de « mexlcanité s. Les 
500.000 touristes nationaux et 
étrangers (les Européens venant 
en tête, avant les Américains) qui 
sont passés cette année par TuxtJa- 
Gnttierrez et San-Cristobal-L&s- 
-Casas: (joyau de l'architecture his- 
panique) ont' pu .lire 'avec curio- 
sité ce leitmotiv affiché un peu 
partout : s Todo en Chiapas es 
Mexico. » Volonté de réaffirmer la 
mexlcanité de TEtât demeuré le 


tacle haut en couleurs avec ses 
Indigènes en costume régional, 
descendus des montagnes, ayant 
parcouru plusieurs kDoraètres à 
pied pour venir vendre leurs châ- 
les, leurs tuniques, leurs sacs tis- 
sés avec adresse, des cotonnades 
aux broderies si riches qu'elles 
n’ont d'égales que celles de l'Etat 
voisin du Yucatan et qu’on vient 
acheter du Brésil, du Canada, des 
Etats-Unis, de France, d’Angle- 


TJn vaste programme de déve- 
loppement fonctionnant sous le 
rigfe de Prodesch. appuyé par 


tout est soleil eu 
MEXIQUE 


4k 




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. ‘i- ÎKb 41* 


V 


Les plus lointains 
symboles deviennent réalité. Les 

Aztèques, déjà appelaient Xïuh- 
•coatl "Prince 1 de Turquoise" ce soleil qui dore 
toujours lés plages du Pacifique ou de la 
..Mer des Caraïbes. Des noms quï font 
rêver : Acapulco, Puerto Vallarta, Cozumel. 

Soleil toujours, qui se fait pyramide, tout 
près de Mexico, à Teotihuacan. Mais vous 
découvrirez aussi dans des paysages gran- 
dioses : Monte Alban, Paienque, Chichen Itza, 
Uxmai. Soleil encore, prenant visage humain au centre 
du calendrier aztèque que vous verrez au Musée d’ Anthropologie 
à Mexico. Soleil qui fait briller les ors des églises baroques, 
soleil qui colore les marchés villageois, oui, tout est soleil au Mexique. 

' . . . ~ .tus pri-.ei.pas de vos meilleures vacances, k Metique est moins 

cher çoe vous ne ie penser et vous voudrez toujours y revenir. 

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HINICEF, 1UNESCO. la F.A.O. et 
l'OJiJS, a été inauguré en 1971 
pour le développement politique, 
économique, éducatif et culturel 
des diverses communautés. Le 
centre' du Prodeàh, situé à San- 
Cristobal et dirigé par un homme 
d'une admirable générosité, ex- 
étudiant en théologie à Rome, ex- 
consul du Mexique en Finlande, 
est constamment envahi par une 
foule aux costumes vivement co- 
lores q u 1 contrastent avec 
l'épaisse vareuse d'un bleu ftiné 
de son directeur. 

Le Prodesch a installé vingt- 
huit coopératives de production 
dans les milieux indigènes, quel- 
ques coopératives de transport, 
instauré des programmes d'élec- 
trification et d’approvisionnement 
d’eau, ainsi qu’une radio commu- 
nautaire diffusant en plusieurs 
“ langues ou dialectes. Cette der- 
nière Initiative témoigne, U faut 
l’espérer à l'instar de plusieurs 
fonctionnaires mexicains, d’une 
volonté certaine de respecter des 
mythes, des croyances, des légen- 
des, des coutumes qui font du 
Chiapas une sorte de Mexique 
dans ie Mexique, un Etat que 
les touristes nationaux comme 
étrangers ne quittent jamais sans 
promesse d'y revenir. 

C’est d’ailleurs dans cet esprit 
que le Chiapas célèbre cetie 
année un autre anniversaire dont 
l'intérêt déborde largement le 
.continent américain : le cinq 
centième anniversaire de la nais- 
sance du célèbre Frère Las Casas, 
lequel effectua au moins huit tra- 
versées de F Atlantique, entre 1502 
et 1517. et qui écrivit le pre- 
mière Histoire dès Indiens 
d’Amérique. 

Historien, ethnographe, socio- 
logue et même écologiste cinq 
siècles avant l'invention du terme, 
sinon de la chose, le Frère I es 
Casas multiplie dans ses quelque 
trente ouvrages les attaques 
contre les injustices dont sont 
victimes les indigènes fraîche- 
ment conquis par Cortez, décrit 
la conquête de l’Amérique comme 
une entreprise désastreuse poux 
les autochtones et va même, 
dans Trésor du Pérou, jusqu'à 
dénier aux rois espagnols le droit 
de possession des territoires dé- 
couverts. et aux missionnaires, 
celui de conversions au Christ 
qui ne soient pas volontaires ! 

S’il est vrai que le Mexique 
est un pays magique et surréa- 
liste. comme les Mexicains eux- 
mêmes se plaisent à le recon- 
naître. c'est bien au Chiapas que 
cette TTiagri» s’exerce le plus vive- 
ment, au son joyeux des maxim- 
bas, que ce soit dans un humble 
village comme Chain nia en temps 
de carnaval bout comme devant 
les temples de Paienque, les fres- 
ques de Bonampak, le jeu de 
pelote de Chincultlk ioû les Mexi- 
cains puisèrent l’emblème de leurs 
Jeux olympiques), près des fameux 
jacs de Moutebello. Autant de ves- 
tiges du talent créateur de ces 
Mayas bâtisseurs d’empires, dé- 
couvreurs de mathématiques et de 
galaxies. 




Page 14 — LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 


Le Mexique 



LA PYRAMIDE ET LE MASQUE 


« IsapJriautmcaà h Menym 

•w « w ir à mm# mfJh*ti om tmr 
le t jim Ae F icti v ité de Fb omme , 
M» «v pjr em ni a s feitet de -pim- 
timn touche* de pierres t o rrm s pon- 
de e t i des embur e t tris distemtes 
qui se sept remme er tes et ohteu- 
riment pénétrées », André Be c tan, 
S on e eni n dm Mexique (1938). 

« _ Mesqme le eisegm et m e i q u e 
le tostrir» », Ocavio Pu, le Leèj- 
rietbe de le a t titu de ( 1930 ). 

L orsque, au tox - huitième 
siècle, l’armée coloniale espa- 
gnole eut enfin dominé la 
sierra del Nayar, au nord-ouest 
de Mexico, .les ndiEtomnires de- 
mandèrent aux Indiens Garas de 
construire une église dans le 
hameau de Santa - Teresa. Les 
Coras se transformèrent en ma- 
çons, en sculpteurs, en peintres ; 
les missionnaires leur montrèrent 
des gravures représentant les 
saints catholiques et les Coras 
décédèrent de les reproduire A 
leur manière : certains avaient le 
visage blanc et Us souriaient ; 
d'autres avaient le visage brun et 
ils pleuraient. Quand tant fut 
terminé, un missionnaire montra 
aux Inâlena le Christ de l'autel 
et il leur dit que l’église était un 
lieu d’amour, puisque eUe était 
sous la protection d'un dieu 
d'amour. Alors les Coras revinrent 
la nuit dans l'église et Ils ^ac- 
couplèrent au pied de l’auteL 
Horrifié, le missionnaire qui les 
avait surpris les réprimanda 
vigoureusement. 

Mais les Coras ne comprenaient 
plus : pourquoi le dieu d’amour 
ne pouvait-il être le témoin de 
l’amour ? Us se soulevèrent, 
chassèrent le missionnaire et fer- 
mèrent réglise, dont les murs ae 
crevassèrent et dont le sol se re- 
couvrit bientèt d’herbes folles. Lee 
Coras décidèrent de ne pins rou- 
vrir qu’une fois par an, pendant 
la Semaine sainte. A cette occa- 



à la ressemblance de llncomm, 
et tes él é me nt s décoratifs, si 
séparément an peut les appeler 
crânes, serpents » mains, se fondent 
véritablement dans une composi- 
tion de Vtncomvu : considérés 
dans leur ensemble, fis se refu- 
sent à Être nommés. La CoatUcue 
est le symbole d’une culture cé- 
rémonielle : une culture aux ré- 
pétitions sacrées, qui exclut le 
renouvellement historique, s 
Lorsqu’il c convoque » son passé 
Indigène, l’homme mexicain ren- 
contres donc le rite et un double 
espoir, A la fois heureux et 
funeste : celui d’un retour aux 
origines et celui d'un châtiment 
A venir. Une sanglante réciprocité 
s'est en effet établie autour du 
vieux mythe du « sacrifice » : 
< L’homme a été créé par le 
sacrifice des dieux — rappelle 
l'anthropologue Aïfonso C&so 
dans le Peuple du soleü (5) — 
et il doit leur répondre en offrant 
son propre sang. Le sacrifice hu- 
main est essentiel dans la religion 
aztèque, car si les hommes n’ont 
pas pu exister sans la création 
des dieux, ceux-ci à leur tour ont 
besoin que Fhomme les entre- 
tienne par son propre sacrifice et 


çtftt leur fournisse comme ali- 
ment la substance magique. Ta vie, 
qui se trouve dans le sang et dans 
le cœur humains. » 

Cette résurgence périodique de 
l’holocauste — la Conquête, la» 
guerre» d’indépendance, la révo- 
lution de 1910. 1988 — constitue 
une sorte de tribut payé Au main- 
tien de Tordre cosmique, c Vivre 
rhistotre comme m rite est notre 
façon de Tassumer », écrit Octa- 
vio Pas dans Post-Scriptum. (1969), 
qui est un complément A son 
célébré Labyrinthe de la solitude. 
A travers ces manifestations 
rituelles, le Mexique s'est affirmé 
tout en ae niant : pour K» Espa- 
gnols, la conquête du Mexique a 
été un exploit : pour les I n di e ns 
ce fut une catastrophe qui pre- 
nait sa source dans le cosmos. 
L’immense brassage de la révo- 
lution a permis aux Mexicains de 
mieux se connaître et en même 
temps le pays a eu tendance A ae 
replier sur lui-même. « Ttate- 
loloo — dit Pas# — le 2 octobre 
1968, est à la fois lu négation de 
ce que le Mexique souhaite être 
depuis la révolution et V affirma- 
tion de ce qu’il est depuis la 
conquête. » 


« L’Espagne nous a isolés de notre passe indien » 


don, Us se déguisent en diables, 
en se peignant le corps de bleu, 
de blanc et de noir'; puis Ils 
miment un accouplement collectif 
en plein air et donnent leur 

version de la Passion. Le Christ 
est devenu pour eux un dieu 

fondateur, et ses exploits se 

situent A Taube des temps; son 
sacrifice ne rachète pas les péchés 
de l’humanité ; mais gr&ee A son 
sang versé; Je mais, A nouveau, 
poussera sur la terre de Quetsal- 
eoati, le soleil ns s'éteindra pas, 
tes pluies tomberont au bon 

moment. 


Ces cultures qui cohabitent et s’affrontent 


Cette anecdote, rapportée par 
Fernando Bexütez dans la somme 
monumentale et passionnante 
qu’il a consacrée aux Twdton» du 
Mexique (l) et reprise par Carlos 
Fuentes dans son essai, T tempo 
mexicano (2), montre A quel 
degré de syncrétisme sont parve- 
nues les différentes cultures qui 
cohabitent et s’affrontent sur le 
sol mexicain. Hors des grandes 
villes, qui s’enflent chaque jour 
d’un exode rural presque continu 
et où le c modèle » de civilisation 
obéit aux impératifs de la tech- 
nologie moderne, les cultures 
indigènes, définies par la vie 
tribale, rituelle; «wnmiinMifcg.'trM 
et aussi dans certains cas par 
l’usage des hallucinogènes et de 
la drogue (peyotl), essaient de 
survivre, duos des conditions 
économiques et matérielles sou- 
vent précaires. Ce Mexique Indien 
a évidemment fasciné la plupart 
des étrangers qui Tout connu, de 
près ou de loin. « Cette culture 

— écrivait Antonin Artaud en 
marge d’un essai inachevé sur 
le Mexique et la Civilisation (3). 

— ü faut dire que le dernier 
barbare maya, le plus lointain, 
paysan indien, la porte en I uf 
comme un atavisme: et, avec cette 
culture qui l'arme de connais- 
sances internes dans une exacer- 
bation de tous ses nerfs, VIndien 
non instruit est en face de nous. 


Européens, pareil à un civilisé 
d’un haut grade*. » 

H tant bien dire que. jusqu'à la 
création, en 1948; de l'Institut na- 
tional lndlgéniste, l’attitude des 
Mexicains lace A leurs minorités 
indigènes a été asses ftactoante. 
Ainsi, en 1915, le romancier Mar- 
tin Luis Guzman écrivait dans 
une série d’articles réunis sons le 
titre La querella de Mexico : e La 
masse indigène est, pour le Mexi- 
que , un poids, une entrave, et ü 
faudrait être bien hypocrite pour 
voir en elle un facteur dynamique 
déterminant. > Par contre, le 
grand anthropologue Manuel Ga- 
rnie lui répondait Tannée sui- 
vante : c Quand nos famines in- 
digènes auront été incorpor ées A 
la vie nationale, les forces que re- 
cèle le pays à Fheure actùeüe, à 
T état passif et latent, se transfor- 
meront en énergies dynamiques 
immédiatement productives et on 
verra se fortifier le véritable sen- 
timent de la nationaUti. » Cotas, 
Hnic ho les. Tarahumaraa, Tteotel- 
ks, Tju-aTtAwiB, confrontent donc 
aujourd’hui encor» le Mexique A 
un problème qui ne cesse de le 
hanter depuis des siècles, celui de 
sa adhésion nationale. 

Parallèlement, le legs mytholo- 
gique et spirituel du passé préco- 
lombien se fait encore sentir, de 
fagon peut-être pins sourde, mais 
non moins efficace, et, A son tour. 


place le Mexique devant une de 
ces contradictions dont son cîn- 
tra-histoire» est si fertile. Même 
si Ton ne veut pas se jeter dans 
la gueule dévorante de cette 
déesse de la consommation que 
Carios Fuentes appelle, avec un 
humour un peu grinçant, la Fep- 
stooati, Q est non moins évident 
« que comme Godât, Quetxalcoatl 
s’en est allé pour toujours et qufil 
est seulement revenu déguisé en 
conquérant espagnol ou en prince 
autrichiens (aBostons A Cortès 
et A Maximilien, tosfllé A Queré- 
taxo en 1967>. Le retour aux my- 
thes ou à Tutopte originels sem- 
ble désormais impossible. Le passé 
précolombien est- 11 définitive- 
ment statufié; pétrifié, recouvert 
par im masque de jade aux yeux 
impassibles ? Bien de moins sûr : 
* Image séculaire d’an Age dfor 
perdu, Quetaalcoatl demeure le 
symbole ambigu des esp érances 
frustrées du Mexique modernes, 
écrit Jacques Lafay» (4). 

Peut-être un détour par Tart 
aztèque permettra-t-il de mieux 
comprendre le sens de eette «pré- 
sence secrètes. Dans le magnifi- 
que musée d’anthropologie cons- 
truit dans te bols de Chapottepec, 
la statuaire aztèque semble faite 
pour . rappeler l'abîme existant 
entre l'homme et te dieu, pour 
évoquer Thorreur sacrée des 
temps premiers et » plana 
la crainte diffuse d’une catastro- 
phe prochaine. Bien, de oompara- 
ble avec 1e nu grec, ecehti qu’eût 
créé un dieu qui it’eflt cessé 
d’être un hommes, pour repren- 
dre me formule qu'emploie Mal- 
raux dans le Musée imaginaire. 
Dans la mythologie aztèque; au 
contraire, les dieux sont oe que 
l’homme ne pourra jamais être. 
Prenant l’exemple de CoatUcue, 
la déesse-mère; Carlos Fuentes 
souligne, dans Tiempo mexicano ; 
<Ia CoatUcue carrée, décapitée, 
avec sa guirlande de crânes, sa 
•jupe de serpenta, ses marna ou- 
vertes et lacérées, veut être m- 
■pénétrable : monolithique. Comme 
tous les dieux du panthéon aztè- 
que, eOe a été créée à Vrmage et 


Banco Nactonal de Comercio Exterior, SA 

La BANQUE NATIONALE DU COMMERCE EXTERIEUR .- la plus vaste gamme 
de services pour (es exportateurs et les importateurs au Mexique 


Cet établissement national Ce 
crédit est régi par des ordon- 
nances à caractère général rela- 
tives aux banques de dépota et 
aux institutions financières. En rai- 
son de sa ‘constitution atf hoc, fi 
a reçu une spécialisation fondée 
avant tout sur la nature des finan- 
cements qu’il consent. 

En 1973, la B.N.C.E. mexicains 
a octroyé plus de 755 millions de 
dollars; soit 49,8 V» de plus qde 
l'année précédente. De ce mon- 
tant, 57.5 V» ont financé des opé- 
rations de commerce extérieur, 

35 % sont «née A le production et 
7,2 V» A de» activités diverses. 

Las crédite destinés A l'encoura- 
gement des exportations facilitant 
la vante des produits mexicains sur 
le marché International, lia placent 
en effet les sociétés exportatrices 
dans des conditions favorables par 
d’importants crédita allouée A des 
te 11 * d'intérêt et eeion des moda- 
lité» de remboursement tntéree- 


dea stoohs, pour les placer en 
temps opportun sur le marché 
International. La banque accorde 
également des crédite A la produo- . 
tfon agricole et A l'élevage desti- 
née à l'exportation. En allouant 
■usai des orédHé pour la produc- 
tion de. marchandisaB habituelle- 
ment importées, elle cherche A 
encourager la - substitution aux 


Une attention toute parti cul 1ère 
Mt accordée sa financement A la 
production des matières premières 
et des produite manufacturée, clas- 
sée comme p réexportations, afin ds 
réunir les plus grandes quantités 
exportables possibles st faciliter 
la conservation et TaccumulaUon 


D’autre part, elle stimule des 
activités diverses ' dans les régions 
frontalières pour augmenter te 
consommation des denrées natio- 
nales. Elle finance intégralement 
certaines entreprises pour leur per- 
mettre d'assurer les besoins du 
marché Intérieur et de. placer r ex- 
cédent de leur production sur les 
marchés extérieure. 

L'Institution Intervient aussi dans 
le financement des Importations, 
notamment des équipements néces- 
saires a l'industrialisation du paya ; 
cette activité s’effectue avec Cas- 
«stance du secteur public qui per-, 
met d’obtenir des conditions plus 
favorables. 

Divers accords ont été passés 
avec dés banques étrangères pour 
les opérations A caractère interna- 
tional, pour la création d’entre- 
prises A capital mixte et pour le 
financement de crédits è l’achat 


des produite mexicains à l'étran- 
ger. 

La B.N.C.E. s’efforce ds regrou- 
per et d'organiser les petites entre- 
prises pour leur permettra d’accu- 
muler des stocks -en vue d’ob- 
tenir dee commandes l mp o rtent ee 
des acheteur* étrangers ou, eu 
contraire, d'acquérir en bloc des 
matières premières è des prix 
intéressante, qu! Influeront favora- 
blement sur leurs coûts de produc- 
tion. 

Par l'intermédiaire de ea finale 
la Impulsa» y Exportadorm Nacto- 
nal, 1a banque a . pu favoriser la 
commercialisation de produite 
divans, ce qui a permis aux pro- 
ducteurs d'accroître leurs béné- 
fices tout en diversifiant leurs mar- 
chés et en obtenant dé meilleures 

conditions de vente 

Pour compléter et soutenir ses 
activités financières, te B.N.C-E. 
effectue des études de promotion 
el diffuse régulièrement des Infor- 
mations sur l’orientation du com- 
merce extérieur mexicain. Son 
efficacité s'appuie sur plus de 
trente-cinq ans d’une expérience 
fructueuse. Son personnel spécia- 
lisé ainsi qu’un vaste réseau do 
correspondants. A l’étrangAr repré- 
sentent une solide garantie dans ta 
vaste domaine ^es opérations de 
commerce extérieur du Mexique. 


BANCO NACIONAL DE COMEHCIO EXTEHIOB, S JL 

Venusfiano Carranza 32 - MEXICO h D. F» 


A la séparation qu’établissent 
les économistes et les sociologues 
entre ville et campagne; Mexique 
moderne et Mexique traditionnel, 
vient donc s'ajouter une dicho- 
tomie beaucoup plus profonde, 
. qm dépasse les concepts de déve- 
loppement et de retard, de pau- 
vreté et de richesse. Sous la 
surface du Mexique visible palpite 
un autre Mexique, qui n’en est 
'pas séparable et qui relève de oe 
que Marx appelait « la conscience 
absurde du monde » ; Mexique 
semi-inconscient, fait de croyan- 
ces et de mythes déposés comme 
des sédiments au conta des temps. 
Octavio Pas a Identifié un des 
principaux filons : « Députe Fin- 
dépendance le processus d'identi- 
fication sentimentale avec le 
monde pré-hiapanique f accentue, 
jusqtdà se transformer, depuis la 
rivoùttion, en une des caracté- 
ristiques les plus notoires du 
Mexique moderne. Ce qu’on n’a 
pas dit, c’est que les Mexicains, 
dans leur immense majorité, ont 
adopté le point de vue aztèque et 
ainsi ont fortifié, sans le savoir, 
le mythe qWinazment Za pyra- 
mide et sa pierre dee sacrifices, i 
Une sorte <rabenation historique 
a fait apparaître la civilisation 
aztèque «wmi» le nec ptus ultra 
des cultures précolombiennes, 


alors que leur période glorieuse se 
situe; selon Pas, autour du neu- 
vième siècle. Après, commencent 
les grandes hégémonies» toltécrua 
d’abord, puis aztèque, que les 
autres civilisations virent déferler 
avec « admiration et terreur s. 

L’archétype aztèque de la pyra- 
mide marque depuis lors profon- 
dément la vie sociale et politique 
'du Mexique. Le regard que Ton 
jette alentour est évidemment 
différent selon que Ton se trouve 
sur la plate-forme ou mie l’on 
gravit tes' marches pour te sacri- 
fice. Far une Imbrication étroite 
entre le sacré et la politique, le 
monarque aztèque (tJatoaaP a 
laissé place au vioe-roi, auquel 
ont succédé caudillos et presi- 
dents. Chaque passage marque 
également une coupure : « L’Es- 
pagne nous a isolés ds notre passé 
indien — dit Paz — et ainsi elle 
s’est isolée de nous », bien qu'H 
y ait « un pont qui va du tlatooni 
au oies -roi, du vice-roi au prési- 
dent >. Dans ces conditions an 
comprend que pour Paz comme 
pour Fuentes la transformation 
an Mexique passe par la remise 
en question des arcnôofcypes : « La 
critique du Mexique commence 
par la critique de ta pyramide. » 

Cette entreprise de démystifica- 
tion s’avère d'autant plus difficile 
que les Mexicains pratiquent avec 


délectation un art du masque qui 
les protège des autres mate qui, 
également., les dissimule A eux- 
mêmes. A plusieurs reprises au 
cours de l’histoire, le modèle ser- 
vant de façade an Mexique a été 
emprunté A l’étranger. Codant la 
période coloniale, constate Jacques 
Lafaye, « L'orientation de la vte 
spirituelle en Ifouvette-Espagne et 
le développement «Tune conscience 
nationale mexicaine ont été avant 
tout des variantes régionales de 
révolution du inonde hispanique ». 
Plus tard, au moment de l’inde- 
nendarioB. l’équivoque a peut-être 
été plus forte encore ; « Les mas- 
ques de Montesquieu et de Jeffer- 
son — écrit Fuentes — cowv- 
nedent difficilement à une culture 
. métisse , fil Ze d’une théocratie 
Indigène eateotte au. moment de 
son as oensio n et Giate autocratie 
européenne conquérante, quoique 
déjà décadente. » . 

. Avec la. révol u tion de 1910. les 
- e masques i vont voler en éclats. 
Entre Tf été 1914 et Tété 1915. on 
assiste même A la mise en place, 
avec l' entr eprise zapatiste, d’une 
« culture » fondée sur la démo- 
cratie directe et sur la liberté 
individuelle assortie de tâches 
communautaires (8). Mais le pro- 
jet zapatiste fut sacrifié A l’inté- 
gration nationale et au dévelop- 
pement de renœmhle du pays. 
Le Mexique a alors peu A peu 
revêtu le masque de la « moder- 
nité >, que les événements de 1968 
ont renais en q uestion. Depuis, le 
Mexique a retrouvé cette « impas- 
sibilité * dont parle Paz : « Sur 
notre Unit a ire , p lus fort que les 
pyramides et que les sacrifices, 
que les églises; les émeutes et les 
chansons populaires, règne à nou- 
veau le sùence. antérieur à rhis - 
foire. » 

CLAUDE FELL 


(1) Fernando Benltez, £oa indioi 
de Mexico, MOtax édit- HLA, quatre 


(S) Cerise Tm B t w t Tiempo mrxf- 
aaxo, Mexico, Onde m os de Joaquln 
Morris, îeu. 

(3) Autoda Artaud, la Tanhu- 

mera», « l'AxtaMte *. Mère Barbent. 
Déchu» OMre), 1903. ' 

(4) Jaoquae lAloye. Quetaalcoaul 
et G uadûntpe . Iis fcRBârioa de la 
«mmcI hw natopiiB au Mexique. 
Prtfaoe <rOotMk> IVs Gallimard. 
Bibliothèque dee Uatdng; 1974, 
p. zm. ■ 

(5) Alton» Ouo, JS puebJo dd sol. 
Meodoo, Fondo de Culture Econo- 
mies. deuxième édition. 19S2, p. 22. 

«Q Sens an libre Za Révolution 
mexicaine (Calmann-Lévy, 1973 1 . 
Jean. Meyer s bien montré le revers 
de 1s < médsllto > zapatiste : aver- 
sion de toute dédites Indlvldu»- 
liBSiiÿ cstemnlw -se terminant pur 
dee réglemente de eomptee san- 




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les cinq continents. 


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ilï* \&A P 


Mil: 


• * • LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 — Page 1 5 


une voix du tf ers-monde 


wnsion 

édit Lyon® 


ft ■ * . S 




La croissance impétueuse du Grand Mexico 




H ir ESJCO est l'une des dix 
/l/l P* 1 * 5 grandes villes du 
i’X monde. En 1970, elle 
oomptalt déjà six millions tmjt 
cent trente-quatre mise habitants 
et 11 convenait cTy ajouter les 
trois mimons qui vivaient dans la 
zone dite métropolitaine. En 1980, 
le Grand Mexico abritera rai peu 
plus de quatorze nniTUnrx de per- 
■ sonnes. La densité actuelle est 
déjà de cent vingt-cinq habi ta nts 
au kilomètre carré. 

Le Grand Mexico regroupe 18 % 
de toute la population mexicaine, 
fournit 60 Ç® de la production in- 
dustrielle, draine kt moitié des 
activités commerciales de la Ré- 
publique, absorbe 80 % de ses 
ressources financières, dispose de 
75 % des centres d’enseignement 
supérieur et de 56 % des cadres 
professionnels. U ne lui faut pas 
mains, chaque jour, de 3 000 
têtes de bétail, de 3 wiminne ge 
litres de lait, de près de 3 
de kilowatts-heures, de 1 890 ton- 
nes de gaz, de g 000 mètres cubes 
d’essence et de 40 000 litres d’eau 
potable par seconde. Face à un e 
situation qui n'est pas seulement 
L'apanage de Mexico mais se re- 
trouve dans toutes les très grandes 
agglomérations urbaines, nous 
améliorons nos services publics 
pour réduire la contamination de 
l'environnement, augmenter l'ap- 
provisionnement. stimuler et mul- 
tiplier les centres récréatifs et 
culturels populaires, pallier les ca- 
rences d'espaces verts -et offrir 
au citadin une plus complète 
sécurité. 

J’aimerais signaler en premier 
Heu le problème posé par la lutte 
de l’homme pour l'eau, problème 
universel, mais qui, notre 

capitale, présente une acuité par- 
ticulière du fait de circonstances 
géographiques et spécifiques : 
situé à 2 240 métrés au-dessus du 
niveau de la mer. Mexico est, en 
effet, Tune des rares métropoles 
du monde à n'avoir pas été édi- 
fiées au bord d'une rivière, contrai- 


rement à New-Yack qui a rHud- 
«m, Londres, la Tamise. Paris» la 
Seine,, R ome , le Tibre, Buenos- 
Aires, le rio de la Plata. 

Construite il y a six cent cin- 
quante armées sur un lac entouré 
de quatre antres plans d’eau, la 
vffle a connu de très sérieux pro- 
HÇmeg d’atoaentstion en eau. Su 
fait de sa croissance explosive, ses 
sources d'approvisionnement se 
f 00 ® Pou à peu avérées insufflSan- 
tesefc fl a fallu eh trouver de 
nouvelles, sans cesse plus éloi- 
gnées. signalons toutefois que. au 
cours des trois dernières années, 
te débit a été accru de 7 mè- 
tres cubes et Mexico dispose au- 
jourd'hui — chiffre inégalé dans 
son histoire — de 40 mètres cubes 
par seconds qui satisfont non 
seule m ent les besoins actuels 

ïïSÆfflt prtwIt ponr ™ 

Par ailleurs, Mexico est situé au 
cœur d’une vallée fermée, dépour- 


vue d'exutoire natures, pour ses 
eaux pluviales et usées, ce qui, par 
le passé, lui a valu de désastreu- 
ses inondations. La menace en est 
encore latente. En effet, récoole- 
ment des eaux est assuré par le 
de déversement dont la 
construction remonte à soixante- 
dix ans et qui avait été conçu 
pour les besoins d’une population 
de 500000 habitants. 

Un système de pompage com- 
plexe et onéreux a amél ioré la cir- 
culation des eaux sans pour au- 
tant écarter définitivement le 
danger d'un débordement aux 
.conséquences aussi incalculables 
que dramatiques. Pour s’en eon- 
«tfncxe 1] suffit de savoir que 1* 
ville — construite sur un sous-sol 
argileux, hautement compressible, 
formé par des dépôts successifs de 
cendres volcaniques dans Peau — 
s'est enfoncée peu à peu pour at- 
teindre une dénivellation de 
6 mètres par rapport au canal. 


root aussi consacrés aux loisirs. 
La superficie du célèbre • bols 
de Cb&pultepee a été portée 
à 280 hectares, tandis que 
350400 mètres carnés -de terrains 
consacrés à la décharge des or- 
dures ont été réaménagés en 
parcs. En outre, le programme de 
boisement ou de reboisement de 
la ville et des hauteurs qui en- 
tourent la vallée de Mexico a été 
Intensifié et six urinions de Jeunes 
arbres ont été plantés. 

Les travaux ffcmbpJiaBegnept 
intéressent non seulement le 
coeur de la capitale et les lieux 
de promenade traditionnels 
comme le parc de l’AIamerta» les 
Jardins flottants de Xiochim&eo 
et la place Garfbaldi. mais aussi 
les monuments historiques et- les 
villages de province pour que 
leurs habitants prennent cons- 
cience de la grandeur de lenr 


UrfaatHsms 


Une partie de la ville se trouve 
donc dans un creux au cœur de 
181 plus Profonde de la 

VSÜ 66 , 

Le gouvernement du président 
Echeverrla inaugurera rimn quel- 
ques mois le sytème de drainage 
en profondeur. Tâche gigantesque 
s’il en fût, puisque près de onze 
mule techniciens et travailleurs 
mexicains ont été employés Cet 
ouvrage comporte l’un des plus 
longs tunnels du monde : l’émet- 
teur central et ses lntercepteurs 
atteignent en effet près de 
68 kilomètres de long. Leur dia- 
mètre est de 7 mètres et certains 
de leurs tronçons ont été creusés 
à 220 mètres de profondeur. 

En ce qui concerne les trans- 
ports, les besoins de la capitale 
sont d'au moins dix millions de 
déplacements-personnes par jour. 
Un million huit cent mille usa- 
gers empruntent le métro, dont 
Je. réseau a 40 kilomètres de long. 


et sept mjTUaret se déplacent en 
autobus et les autres ont recours 
aux trolleybus et aux tramways. 
Mexico compte vingt-cinq mille 
taxis et us million de voitures 
particulières. 

L’administration s'est attachée 
à doter la ville (Ton circuit 
urbain — analogue à celui qui 
a été récemment aménagé â 
Paris — qui. long de près de 
39 kilomètres sans tenir compte 
des voles radiales' correspon- 
dantes, devrait permettre de dé- 
congestionner et donc d'accélérer 
le trafic. Sept des quarante-deux 
échangeurs qui ÈQ terrien drant 
dans le circuit sont déjà terminés 
et quatorze sont en coure de 


D’autre part, des travaux ont 
été entrepris pour doter la capi- 
tale de vastes espaces verts qui 
non seulement aideront à pro- 
téger. l'environnement, niais se- 


Pour remédier à la détériora- 
tion de l'économie familiale — 
phénomène - mondial — les auto- 
rités municipales ont pris une 
série de mesurée «u nombre des- 

3 u elles figurent des campagnes 
e vente à béa prix de fruits et 
légumes acr -grand marché cen- 
tral, l'implantation de magasins 
dite « de quartier » dans les fau- 
bourgs les ptos populaires, la. 
création de pharmacies offrant, 
des prix de 16. à SO % inférieurs 
à ceux que pratiquent les phar- 
macies dites « de rabais ». une 
production accrue de viande 
enrichie au soja, enfin le main- 
tien des tarifs de transport qui 
sont parmi les plus bas du monde. 

Parmi d’antres tâches de carac- 
tère institutionnel figurent la 
construction d'écoles, de marchés 
et de centres sportifs, ainsi que 
divers ouvrages d’adduction d’eau 
potable, d'êgouts et d’éclairage 
public. 

Le gouvernement s’est aussi 
tout particulièrement occupé de 
créer des logements populaires 
— son administration en a déjà 


PETROLE ET DÉVELOPPEMENT 


L E développement Industriel du 
Mexique a bénéficié d’un 
approvisionnement satisfaisant 
et opportun en produits pétroliers. 
A- dater de 1945, année qui marque 
le début du processus systématique 
d'industrialisation visant â accélérer 
et diversifier le développement- de 
l'économie nationale, l’industrie 
pétrolière nationalisée a entièrement 
couvert la demande de produits con- 
sommés dans les différentes branches 
Industrielles. 

. La transformation de la structure 
économique et sociale du pays s'est 
accompagnée d'une augmentation 
oontinue de sa consommation de pro- 
duits énergétiques. La demande na- 
tionale a progressé au cours des dix 
dernières années à un rythme annuel 
moyen de 7.4 “/«. Ce chiffre, compa- 
rativement élevé par rapport è ceux 
enregistrés par d'autres pays écono- 
miquement plus avancés, est dû â 
l'évolution soutenue de notre écono- 
mie, â la modernisation et à la 
diversification de nos activités ainsi 
qu'à la croissance accélérée de notre 
population. Si ces tendances persis- 
tent on estime que. pendant la pro- 
chaine décennie, cette progression 
se maintiendra pour atteindre un taux 
de 8.6 Va. 

La mise en œuvre par le gou- 
vememeni de vestes programmes 
d'investissements dans les secteurs 
pétrolier et électrique e permis au 
!M e x I q u e d’essurer sa quaei-auto- 
' suffisance .en produite énergétiques. 


Peu de grands gisements pétrolifères 
ont été découverts au cours des, der- 
nières années, et d’autre part, ta 
demande est sans cesse croissante, 
aussi a-t-ll été obligé d’importer du 
pétrole brut et distillé pendant le s 
quatre dernières années : cependant, 
fin 1972, deux 'gisements très impor- 
tants ont été localisés dans le sud-est 
du pays, ce qui s-permis dé suspendra 
r importation de pétrole brut depuis 
juin dernier. Aujourd'hui, ces nouveaux 
gisements représentent 30 */■ de la 
production de pétrole brut En 1978, 
une nouvelle • raffinerie en construc- 
tion h Tula, Etat de Hidalgo', entrera 
en opération, ce qui permettra de 
cesser définitivement les impor- 
tations. Cette usine aura une capa- 


cité initiale de 150 000 barils/ jour et, 
dans sa seconde étape opération- 
nelle. atteindra 300 000 barits/jour. 

De plus, deux raffineries situées 
l'une dans le nordËest du pays, à 
Gadersyta (Etat de . Nuevo-Lecn). 
l’autre sûr la côte pacifique, à Saltna- 
Cniz (Etat de Oaxaca), ont été mises 
en construction. La première pourra 
raffiner 200 OOO...barilsfiour. MJa 
seconde 150 000 . berils/jour. Lorsque 
ce& trais nouveaux complexes entre- 
ront en service, le pays disposera 
d'une capacité de raffinage supplé- 
mentaire de 650 000 barils par jour, 
ce qui permettra d'assurer totale- 
ment la ' consommation nationale de 
pétroles distillés pendant la prochains 
décennie. 


Vers la diversification des sources d’énergie 


La production de pétrole bnit, y 
compris les liquides d'absorption, est 
passée de 106 000 bariis par jour en 
1938 à 686 900 en Juin de cette 
année, et oetle de gaz de 1,9 million 
de mètres cubes par . Jour à 57 mil- 
lions. En outre, durant la m 6 m e 
période, fa capacité de distillation 
primaire est passée de 91 500 barils 
à 600 000 bariis par jour. . 

Essentiellement destinée & la con- 
sommation interne, la production de 
pétrole brut et distillé prévoit l'ex- 
ploitation rationnelle des gisements 
pétrolifères, tout en ma'mtènant un 
rapport réserve-production qui assure 
des marges de sécurité raisonnables 
au pays. . 


Il nous semble Intéressant de signa- 
ler qu'au cours des dix dernières 
années, la pétrochimie de base s 
bénéficié d'une promotion énergique 
également dispensée par Petroleos 
Msxicanos fPEMEX). Qe -nouvel essor 
de . l’Industrie pétrolière nationalisée 
a permis l'implantation- de nombreu- 
se» entreprises privées, spécialisées 
dans I Industrie pétrochimique secon- 
daire, lesquelles élaborent des pro- 
duits finis ef âeml-finfet. 

Par ailleurs, PEMEX a mis an œu- 
vre un programme échelonné sur dix 
ans qui prévoit le. développement 
équilibré des divers secteurs de l'in- 
dustrie pétrolière. Dans ta mesure 
où seront atteints les -objectifs 



International Mexican Bank IM. 

INTER IW EX est une merchant-bank 
récemment fondée par: 

Banco Nacïonal de Méxïco. S.A. 

Bankof America Limited 

Deutsche Bank, A.G. 
j niât S.A. de C.V. (Groupe Senderos) 

Paribas International, S. A. 

The Dai-lchi Kangyo Bank, Limited 
Union de Banques Suisses 

et spécialisée dans le financement 
d'opérations à court, moyen et long terme 
au Mexique, et en Amérique Latine. 

Capital souscrit: £5,000,000 
#rn| International Megcan BankUri. 

Président: Agustin F. Legoireta. 

^ Directeur Général : Gérard Legrain. . 

I MTFRMEX Directeur Général Adjoint: Francisco O. Wïlly. 

BHP.Téléphone: (01) 2361241,^:8811411, 
Burfc1*rr:b'.i«vHcrtise.3 QueenVîctor.a 5_ Lon^n ; _ 



annuels fixés par ce programme, le 
développement de l'Industrie natio- 
nale continuera à bénéficier d'un 
approvisionnement satisfaisant en 
produits énergétiques. 

Par ailleurs, le développement 
même de PEMEX favorise la création 
et ta promotion de nombreuses acti- 
vités industrielles. En effet, ai l’in- 
dustrie pétrolière consomme des pro- 
duits finis très divers, l'industrie 
nationale, pour sa part produit cha- 
que année davantage de matériels 
et -d'équipements destinés aux indus- 
tries pétrolières et pétrochimiques de 
base. 

Actuellement, la croissance accé- 
lérée de ta capacité de production 
d’énergie électrique dépend, pour 
une large part, des hydrocarbures et 
du gaz naturel. On estime qu’i l’ave- 
nir elle sera assurée, dans une plus 
large mesure, par des usines thermo- 
électriques et que. en 1982. la pro- 
duction hydro-électrique ne comptera 
plus que pour 26 °/a de la production 
totale, -contre 58 Va en 1960. La diver- 
sification des sources d'énergie pri- 
maire soulagera sensiblement l'indus- 
trie pétrolière, qui eera alors forte- 
ment mise à contribution -du fait du 
développement Industrial. En 1981, 
l'usine - nucléo-électrfqUB de Laguna- 
Verda (Etat de Verserez) entrera en 
opération et assurera à elle seule 
10 °/b de ta production. L’utilisation 
de rénergle géothermique contribuera 
également, bien que modestement, à 
l’économie d’hydrocarbures et, dans 
un avenir proche, la production hydro- 
électrique à base de charbon recevra 
de substantiels encouragements. 

Par le passé, à la faveur de tarifs 
peu onéreux et de subsides accordés 
à ses produits, ie secteur énergé- 
tique a aidé à maintenir ta cro je- 
unes de l’économie mexicaine. Pour- 
tant, le gouvernement fédéral a 
récemment révisé cette politique en 
autorisant la modification des prix 
et en supprimant progressivement tas 
subventions, en vue d'apporter rappui 
financier nécessaire aux programmes 
dé développement mis en œuvre par 
certains eecteuie énergétiques. 

L'exécution des programmes 
d’expansion de L'industrie pétrolière 
nationalisée évitera tout obstacle su 
développement industriel du Mexique 
que pourrait causer un approvision- 
nement inadéquat en hydrocarbures 
et gaz naturel. Lee nouveaux gise- 
ments pétrolifères permettent d’au- 
gurer que. pendant les dix prochaines 
années, le Mexique disposera de 
pétrole brut en quantité suffisante 
pour approvisionner son marché 
national. 

En outre, les activités d’explora- 
tion se poursuivent, et 8 semblerait 
que l'on ait de bonnes perspectives 
de localisation de nouveaux gise- 
ments de pétrole et de gaz dans 
différentes réglons du pays. 

A la lumière de ce qui précède, 
le Mexique réaffirme sa confiance 
dans son industrie pétrolière, qui con- 
tribuera, comme elle l'a fait jusqu’à 
maintenant, au développement des 
différents secteurs da son activité 
économique et plus particulièrement 
à l'essor de son industrie nationale. 

ANTONIO DOVAU JA IME. 


terminé 31 851 — qui ont été 
affectés aux secteurs Les plus 
démunis de la population, non 
salariés notamment. Propre à 
Mexico, cette promotion destinée 
aux non-salariés est indépendante 
du gigantesque programme entre- 
pris par r&dmlnistâration fédérale 
qui. à l’aide de divers fonds 
destinés à la construction, crée 
des logements pour les ouvriers, 
les employés du gouvernement et 
les membres de la marine et de 
l’armée nationales. 

Autre aspect fondamental de 
notre politique, la décentralisa- 
tion administrative a été amorcée, 
et ses résultats sont particuliè- 
rement satisfaisants. Mexico 
compte seize commissariats lar- 
gement habilités à statuer sur 
tous les problèmes administratifs 
et à satisfaire aux requêtes les 
plus diverses. De la sorte, le 
public bénéficie pins directement 
d'une assistance légale, de servi- 
ces et d’actions collectives. Cha- 
cune de cès juridictions possède 
aussi des « assemblées de quar- 
tiers ». formées d’éléments appar- 
tenant aux courante d’opinions les 
pins divers, qui ont efficacement 
aidé à cerner les problèmes exis- 
tants et â leur apporter des solu- 
tions pertinentes. Un effort spé- 
cial est actuellement déployé ponr 
constituer des comités réunissant 
les habitants d’un même pâté de 
maisons et pour les mobiliser au 
service de la tâche civique 
commune. 

Notre capitale a modifié en 
quelques années ses anciennes 
structures. Elle a, pour ce faire, 
constamment recherché de nou- 
velles formes et méthodes de 


création susceptibles d’instaurer 
une authentique cooiîération Indi- 
viduelle et ramlliAle. gage de notre 
dépassement au niveau collectif. 
Nous avons, avant tout, essaye 
d’orienter notre politique vers 
l’humanisation de notre capitale. 
Il bous a fallu relever le defi 
quotidien que pose le maintien de 
l’équilibre entre la liberté per- 
sonnelle et la justice sociale et 
économique, il nous a fallu aussi 
résoudre de graves problèmes 
sociaux et renforcer le sentiment 
d'appartenance du citadin à sa 
ville. 

Nous avons tenté d 'humaniser 
notre ville pour que sa popula- 
tion puisse accéder immédiate- 
ment et aisément aux bureaux du 
gouvernement, pour que ses dé- 
marches soient facilitées et pour 
qu’elle dispose directement des 
services qui lui sont destinés, plus 
particulièrement de ceux qui 
s’adressent aux secteurs les plus 
défavorisés. 

Le plus grave conflit que 
connaissent aujourd’hui les com- 
munautés urbaines du monde en- 
tier est celui qui oppose l’homme 
à rimplacable progression du 
ïamjnnir qu'est la croissance 
démographique. Toute activité des 
autorités municipales des grandes 
métropoles, nous en sommes plei- 
nement conscients, doit avant tout 
viser à la réhabilitation des va- 
leurs -essentielles de l’être, à 
contrecarrer l’égoïsme, à rompre 
la subordination vis-à-vis de l’hy- 
dre urbaine. 

M. OCTAVIO SENTIES. 

chef du département 

du District JédértL 


fPUSUClTS) 


1.49SJS1JS73 passagers transportés depuis 1971 et, 
pendant la même période, 25J.S7S60 kilomètres parcourus 
sur 37 kilomètres de lignes , Un taux de croissance annuel 
moyen de 13 S %. Au service du public, pas un seul 
accident.. . 





Le Métro de Mexico est l'orgoefi .des Mexicains 
de sas collaborateurs et da ses mais français 

SI5TEMA DE TRANSPORTE COLECTIVO 

(METRO) 




Page 16 — LH MONDE — 29-30 septembre 1974 - * . 



Le Mexique : une voix du tiers-monde 


Enseigner et préserver vingt-cinq siècles d’histoire 


A U Mexique, pendant des mTÎM- 
n ai res, des génération* suc- 
cessives ont créé l'un des 
pétri moines culturels les plus riches 
et les plus variés de l’humanité. La 
vie urbaine, commencée H y a vingt- 
cinq siècles, a légué des témoignages 
surprenants de la capacité créatrice 
de l'homme : «semble citadins de 
tracé rigoureux qui se voulaient en 
accord avec l'ordre supérieur et 
Immuable de l’univers; pyramides à 
degrés dans lesquelles chaque corps, 
chaque détail arc hi tec to nique se ré- 
féré à l'un des aspects du surnaturel 
qui imprégnait le vie de ces rigides 
sociétés théocratfquee et militaristes ; 
peintures murales et bae-rellefs qui 
commémoraient (es conquêtes d’au- 
tres peuples ou Imaginaient la vie 
après la mort dans des mondes 
supérieurs ou Inférieurs de l’au-delà ; 
figurines et vases de terre culte, aux 
formes les plus diverses, dont la 
technique de décoration la plus éla- 
borés était le stuc polychrome d’une 
grande finesse ; sculptures de pierre 
dans lesquelles r artiste respecte es- 
sentiellement le matière qu’il travaille 
et dont il obtient te plus grande 
expressivité ; délicats objets d’or 
moulés à ta dre perdue ; codex pic- 
tographiques ; textiles brodés et ou- 
vrages « plumes qui formaient tous, 
f héritage matériel Inappréciable du 
monde préhispanique du Mexique. 


Tristes échantillons 

Pendant les quatre cent cinquante 
dernières années, sa sont Imbriqués 
les courants et tas moyens d'expres- 
sion du monde occidental, de tradi- 
tion judéo-chAtterme, toujours avec 
une violence profonde et parfois avec 
l'Intention manifeste de ie nier, voire 
de ta détruire. Certaines œuvres du 
Mexique colonial, ainsi que beaucoup 
d'autres appartenant à des époques 
plus récentes, ne sont, ni ne veulent 
être, autre chose qu'une imitation 
docile, stérile, de ce que les autres 
pei&les ont légitimement créé ; ce 
sont à peine de tri s tes échantillons, 
révélateurs de (a stérilité de pensées 
et de sensibilités colonisées. D'au- 
tres œuvres, par contre, témoignent 
de la fécondité d’un métissage cultu- 
rel où se rejoignent, en une harmonie 


dynamique, les formes, les significa- 
tion* et les techniques de deux civili- 
sations différentes que l'histoire a 
mises en oontacL 
Le meilleur de rhablleté, de l'ima- 
gination et de la sensibilité des peu- 
ples qui ont rendu possibles le Mexi- 
que d'aujourd’hui et celui du futur, 
a pris forme dans les chefs-d'œuvre 
grandioses ou dans les objets insi- 
gnifiants, qui sont beaux parce qu’ils 


d'antécédents importants. Déjà à la 
fin du XVI IT siècle, (es Créoles se 
sont réclamés du passé Indigène pour 
justifier leur demande d'indépen- 
dance vis-à-vis de la métropole espa- 
gnole. Mais c’est surtout à la suite 
de la révolution de 1910 que s’est 
produit un effort Intellectuel collectif 
qui a. cherché dea formes d’expres- 
sion et des contenus propres, authen- 
tiques, qui nécessitent avant tout une 



sont utiles — ils ont été créés dans 
un monde antérieur à la séparation 
entre l'utile et le beau, comme l’a 
noté Octavfo Paz. Nombre de Jours, 
nombre d'années, de siècles même, 
au cours desquels s’est accumulé un 
inlassable labeur faisant Intervenir 
diverses formes de production, dont 
tas plus lourdes mais aussi ta mérite 
historique ont toujours été assumés 
par les artisans anonymes, te peuple. 

Chaque société, selon le moment 
historique qu’elle vit, regarde son 
héritage culturel & bavera le miroir 
de ses propres conditions de vie. 
Une réflexion critique et profonde, 
qui éclaire le sens que l’on doit don- 
ner au patrimoine historique du pays 
et sert de base à une politique cultu- 
relle bien définie, est nécessaire au 
Mexique actuel. N est certain que 
cette tftche analytique ne manque pas 


réévaluation du patrimoine historique; 
R y a eu une recherche intense, par- 
fois désespérée de « rétro mexicain », 
dont te démarche reflète toujours te 
préoccupation du passé comme ré- 
ponse probable. U n'est donc pas 
étonnant que l'intérêt pour rarahéo- 
togle, l'histoire, l'ethnographie et te 
linguistique ait suivi de très près tes 
Inquiétudes manifestées dans d'autres 
domaines ; sans ces référen ce s, on 
ne peut comprendre ex a ctement ta 
sens de te peinture murale de f école 
mexicaine, ni lee manifestations cor- 
respondantes en musique, m te 
danse, ni te Ifttôratijra, ni rarchitec- 
tore. ni la sculpture, g n'est pee non 
plus possible de comprendre le pen- 
sée de Vasconcelos, ni «De des 
philosophes de la « mexlcanttè », et 
H est bien sûr encore plus difficile 
de situer parfaitement te politique 


Il VILLE DE MEXICO ENTREPREND 
DES TRAVAUX GIGANTESQUES 


La Grand-Mexico, qui rassemble aujourd'hui 
quelque dix millions d'habitants, aura biéntôt 
résolu loi des problèmes les plus graves liés à 
la croissance démographique : celui de l'âvacuo- 
tïon des eaux usées et pluviales. Cela se fera 
d'abord par la co ns tr uc t io n d'un des plus longs 
tunnels hydrauliques du monde, qui reviendra 
à environ 5 milliards de pesos. La longueur totale 
de l'ouvrage sera de 102 kilomètres, il s'étendra, 
dans un premier temps, sur 68 kilomètres : cette 
première section — déjà achevée à 94 % — 
pourrait être mise en service dès cette année. Ce 
« système de drainage profond » permettra d'évi- 
ter les fortes inondations urbaines, mettant toute 
la région à l'abri d'une catastrophe généralisée. 

Depuis 1910, 
date à laquelle 
Mexico ne comp- 
tait qu'un demi- 
million d'habitants, 
l'explosion démo- 
graphique — une 
des plus fortes ja- 
mais enregistrées en 
milieu urbain — 
mais aussi l'affais- 
sement progressif du 
sous-sol avaient 
contribué à aggra- 
ver le problème de 
l'écoulement des 
eaux. L« g rond 
canal d'évacuation, 
dont le niveau se 
trouve désormais 
au-dessous du ni- 
veau de la plate-forme urbaine, assurait de plus 
en plus difficilement sa fonction. Les eaux usées 
devaient être aspirées par des systèmes de pom- 
page complexes et coûteux. On avait dû renforcer 
le vieux canal par d'outres ouvrages hydrauliques, 
not amm ent l'ensemble de barrages édifiés à 
l'ouest de la métropole, des réservoirs de moindre 
Importance Installés en d'autres zones, ou encore 
en recouvrant le rio Churubusco. Le projet en 
cours de réalisation prévoit le recouvrement de ce 
canal, dont les services seront relayés par le nou- 
veau complexe souterrain. 

Le système de drainage profond de la ville 
de Mexico, constitue une démonstration de la 
technique mexicaine. Plus de sept mille ingé- 
nieurs et ouvriers, dotés d'équipements modernes 
et protégés par des systèmes de sécurité d'avant- 
garde, travaillent à des profondeurs atteignant 
250 mètres. 



Dans sa première phase, le tunnel — construit 
grâce aux ressources de l'administration métro- 
politaine, représentée par le ministère de l'inté- 
rieur du District fédéral — est constitué par un 
collecteur central de 49 699 mètres de long et 
de 6,50 mètres de diamètre. Une de ses branchas 
est longue de 10 170 mitres, tondis que la 
branche- centrale mesure 7 730 m èt re s ; toutes 
deux ont un diamètre de 5 mètres. A la fin des 
travaux, ces deux conduits d'ali m en ta tion auront 
une longueur respective de 27 et de 25 kilo- 
mètres. Recevant les écoulements provenant des 
collecteurs, des canaux secondaires et d'autres 
ouvrages auxiliaires, ils les déverseront dans le 
collecteur central. Ce dernier assurera Je déver- 
sement de l'ensem- 
ble des eaux dans le 
rio B Saito, affluent 
du rio de Tuku 
La pente du col- 
lecteur central est 
déterminée par une 
dénivellation de 
140 mitres, entre 
. le niveau urbain et 
le seuil de sortie, 
qui sa trouve sur le 
territoire de la com- 
mune de Tepeji-del- 
Rio, dans l'Etat de 
Hidalgo, à 50 kilo- 
mètres du coeur de 
ki v J Ile aztèque. 
Epine dorsale de 
l'ouvrage, ce collec- 
teur atteindra une 
capacité de débit de 200 mètres cubes à la 
seconde. Or les besoins actuels ne sont que de 
150 mètres cubes par seconde. Si fa profondeur 
moyenne du collecteur central est de 120 mètres, 
elle atteint le double à son point maximal (sec- 
tion 15). Pour l'excavation de la galerie, on uti- 
lise des boucliers an acier qui avancent par pres- 
sion et sont munis d'énormes crocs de perfora- 
tion qui attaquent ie terrain par oscîHations de 
70 degrés. 

A la fin de la première étape de cet ouvrage 
gigantesque, le volume des déblais devrait se 
mentor à 3,5 millions de mètres cubes. Las maté- 
riaux extraits — ■ essentiellement des argiles, des 
tufs, des andésites et des réalités — serviront de 
ballast pour les voies ferrées ainsi que pour la 
construction de routes et la niveUement de ter- 
rains de culture. 


w DÉPARTAMENTO DEL DISTRITO FEDERAL 


indigénfsto. Enfin, tout un mouvement 
nationaliste, qui comprend certains 
aspects économiques, politiques, so- 
ciaux at Intellectuels, et qui a atteint 
ea plus grands cohérence dans las 
années 30 — mais qui est «cors 
loin d’être épuisé, bien qu'il ait subi 
des changements importants et ait été 
révisé de façon chaque fols plus cri- 
tique, — crée eu Mexique une con- 
science Indubitable de r Importance 
du patrimoine culturel at ds la néces- 
sité de le protéger. 

Un pays forgé dans un cadra colo- 
nial et qui n'a paa terminé sa lutte 
pour une pleine libération économi- 
que a besoin de définir avec préci- 
sion son pian national at d’y cana- 
liser tous ses efforts. Pour que ce 
plan soit authentique. Il doit être 
fondé sur une Identité nationale et 
une conscience historique définissant 
clairement l'unité sociale, dont nous 
essayons d'assurer le développement 
autonome — non autarcique; Il doit 
également définir tas profils et les 
traits distinctifs qui singulariseront 
cette société. 


Recenser et restaurer 

La résolution mexicaine de forger 
une nationalité a monopolisé tas 
efforts de beaucoup da Mexicains, 
parmi tas menteurs, durant plus! ours 
g é nérati o ns. A certains moments, on 
a caressé r espoir d’arriver à créer 
une nation culturellement homogène. 
On envisage, néanmoins, aujourd’hui, 
la possibilité «Tune société pluraliste, 
à lequel le ne manquera pas pour au- 
tant la cohésion nécessaire à un 
développement équilibré et Juste. 
L'évolution historique du paya et une 
géographie qui laelllte plus tas 
enclaves régionales que ta commu- 
nication générale et l'uniformité ont 
permis la persist a nce de diverses 
traditions ou (tu relies, aux caractéris- 
tiques bien définies, et dont les raci- 
nes plongent profondément dans te 
temps. Blés ont été capables de ré-, 
mater au contact, à l'oppression at 
eux e ffor t s de changements Imposés, 
qui prétendaient tes transformer ou 
les assimiler à la culture dominante, 
et cela même à des époques anté- 
rieures & ta conquête europ é enne. 
Cette persistance historique légitime- 
rait pleinement le projet de société 
pluraliste pour wi pays qui se trouve 
dans les conditions du Mexique. 

De toute manière, quel que soit le 
chdmJn que suivra le Mexique dans 
1e futur, H doit tenir compte d'une 
exigence In éluctable : te nécessité 
d'affermir uneconscfence historique 
et l'identité- "nationale correspon- 
dante — ced n'excluant évidemment 
pas de possibles Identités régionales. 

Le patrimoine cutturaf du pays, 
dans ta contexte antérieur, acquiert 
une fonction claire et préc is e. Les 
objets qui le composent, sont por- 
teurs d’un message historique qui 
peut et doit «Intérioriser dam la 
oonsctenoe des Mexicains d*auJour- 
(ThuL Cette tâche définit une polit}- ' 
que culturelle, dont les d i fférentes 
parties peuvent s'énoncer brièvement : 

• Le conservation. — La protec- 
tion des biens qui forment ta patri- 
moine. culturel et h istoriqu e du pays, 
afin de les transmettre aux généra- 
tions futures sans diminution de son 



potentiel de signification historique, 
est considérée comme une obligation 
permanente. En d’autres termes, ta 
première responsabilité devant la pa- 
trimoine historique est de le conser- 
ver dans sa plu» grande authenticité, 
afin de garantir que le message ori- 
gine] dont II est porteur soft ut do- 
cument utile dam le futur. En consé- 
quence, H fout s'occuper des problè- 
mes de restauration et de reconstruc- 
tion des monuments, ainsi que da 
recensement et de l'enregistrement 
des biens culturels. 


• Le recherche. — Le 
dont sont porteurs les objets qui for- 
ment le patrimoine culturel ne peut 
être révélé que par la recherche sys- 
tématique. H est indispensable de 
promouvoir un travail scientifique per- 
tinent 

• La vulgarisation. — Cet aspect, 
couvent . méprisé des chercheurs 
scientifiques, est une étape indispen- 
sable du processus qui tend A Inté- 
rioriser la signification du patrimoine 
culture? dans ta conscience historique 
d'un peupla; On pourrait renoncer 
comme là nécessité de traduire te 
message scientifique qu'interprète ta 
savant, an étudiant l'héritage culturel, 
en un langage que puissent, com- 
as différante secteur» so- 


cfo ftanter beeuooup d'actions de ma- 
nière cohérente. 

Pour citer quelques exemples 
concrète, nous pouvons signaler 
qu'à rhwfnut national d'anthropologie 
et dldstalre on bavai Ha actuelle- 
ment sur on plan qui cherche à 
équilibrer ta connaissance relative 
que l’on a des différentes régions 
archéologiques, et l'on définit en 
même tempe une politique de 
conservation et 3e -.restauration. Il a 
été oiyanteé un système national 
dont les dtwèes unités fonction- 
nant salon un même schéma opéra- 
tionnel, qtd vise à ta préservation at 
à te divulgation didactique dea biens 
du patrimoine cultureL Par aH leurs, 
un programma de musées scolaires 
a été nia sur pied avec un faible 
I In vestissem ent. N permet de mettre 
en contact lee enfanta avec les ob- 
jets historiques qui les entourant, 
pour qu'ils apprécient ce patrimoine 
commun et prennent pleinement 
conscience de la responsabilité 
qu'impliqua pour eux ea protection. 
D'autre part en 1972, a été votée 
uns loi fédérale de*. zones et monu- 
ments archéologiques, artistiques et 
historiques. Bte définit un régime 
légal permettant de garantir la pré- 
servation dd patrimoine culturel qui, 
durent des siècles, a été soumis su 
et . A ta destruction. 


. -Les*. trois énoncée antérieurs sont 
en accord avec l’essence d’une 'poé- 
tique relative au patrimoine histori- 
que et culturel du Mexique, Nous 
sommes, bien eûr, loin d'avoir at- 
teint une structuration complété , de 
- cette politique, et certaines des Idées 
exprimées n’ont pas encore été miss» 
en application dans une - action 
oonséqusnte et <f amplitude appré- 
ciable. Néanmoins^ ta seul fart de 
me .questions permet- déjà 


En résumé, le Mexique prend cha- 
que Jour davantage conscience da 
la nécessité de conserver, d'étudier 
et de divulguer éon héritage culturel, 
où U trouve une base solide et Indis- 
pensable pour étayer ses aspirations 
A un développement, économique et 
social original, indépendant et aulo- 


GUILLERMO BON FIL, 

d ir ec teur ÇénéroL de rinstitvt 
d'oHtt&ropoIotrfe et dnnetotr*. 


** mee conseillers commerciaux du Mexique 

AV MEXIQUE LE MEHLEUH INVESTISSEMENT 


Veu de .pays o f fra nt de sérieuses pont- 
unité» d'investissement. I* Mexique est 
lim d'entre eux. Pour le démontrer, uns 
Importante exposition Internationale : An 
Mexique, le tt rt B w r tnatewmait. & Oté 
Inaugurée le 28 Juin « restera ouverte 
Jusqu'au 30 ootofcre Wi Patronnée à la 
lois per Je g o uver nement n***i«*in et par 
Mndnstrie privée, eUe aftre eux Investis- 
seurs étrangers,, Iranlqne possibilité de 
connaître les nSUats de~prodat£* actuel- 
lement importés per 1e Mexique qui pour- 
raient étae fabriqués sur place. Le Comité 
-organisateur de. Pexposraon a Ja-ccnvle- 
tton que. nous, , visiteur de 4u Mexique, 
le metSeur taoesttfsmnent, pourrez vous 
tkmfllartaer avec les différentes' facettes 
dn développement et indus- 

triel qui -peuvent telle de ce pays -un 
marché d'investissements ' Mi w n iimwi 
Dans ce but, nous exposons aux visiteurs 
de l'i 
notre 

L Le potentiel du marché intérieur à 
croissance rapide, conséquence de 
l'mméuaratton du ulveau de vie. 

1 La situation géographique privilégiée 
du Mexique pour les échangée com- 
merciaux entre l'Orient et l’Occident, 
et particuliérement entre les entras 
pays latlno-amértoslM et les Etats- 
Unis (3êQQ kilomètres da frontière 

% La liberté complète de contrôle des 
échanges pour te rapatriement de 
dividendes, raya lîàra, «ta. 

4. La stabilité du peso- mexicain. Lequel 
^ sa parité eroo le. dollar 
Lt les 


près de M % de la demande d'énergie 
et permettra une autonomie complète 
da ns p eu de temps. Quant à l'énergie 
électrique, le Mexique pourra produire, 
dans deux u*. u mOUo&i de 


7. I/e xt stenoe d’un oapifsl humain abon- 
dant et soucieux de «instruire, **nm 
qu’uns politique da concertation gou- 
rtmeaumt- fcmvuxtrte privée, facilitent 
la forma Son de techniciens - et d’au- 


exposltlon dix aspects Importants de 
b économie. 


. .4 Le renforcement de la rflilth m ' tra- 
dtttannaB a du go uv e rnement, tendant 
' A promouvoir VétabUmemant de nou- 
veüas Industries et l'expansion des 
In st ag at ta na Industrielles actuelles, su 
'moyen d’une protection des Importe- 
rions, d’exemptions d'impôts totales 
ou parttenes aax nouvelles Industries, 
etdfon* aide Décalé et Qnanolèze aux 

' *■ S wSaîSÎ Pollt!qu * traditionnelle 

M. L 0 traitement égalitaire du Mexique 

- ^ZÏ B !L 1 ^lJ? Te6SleaB,iri Privés, naüo- 
nsux ou étrangers, pendant oes qulnae 
dernières années, l’économie mezl- 
d’un’ taux d’expansion 
économique exceptionnel (la moyenne 
, d'augmentation du produis 
natto nal brut a dépassé 7 % en tonnes 

La Mexiqu e vous invite à participer an 

plus de 


TL£L pendant 


vingt ' dernières 


L Une Infrastructure complète à évolu- 
tion rapide, qui *n™nh et garantit 
une production Industrielle croissants 
et le développement da h>»wo»a* 
t> L'existence de ressources naturelles, 
notamment en pétrole et en gaz natu- 
rel, qui a prrnrls en 1973 de couvrir 


d’un pays de 

d'habitante qui s'accroît au 
et qui continuera 


d 

SB 

W % »* ««lu «munoera 

-«ss ks%sz^ amm * a - 

P 1 ™ chaleureuse des 

«53* æsjsktssls m Æ“- 


IHCE à PARIS: Institut mexicain du commerce extérieur, 66, avenue 4» Chomps-Elw»»' (61 
mcE à MEXICO: institirto Mexk&no de Comerao Exterfor, InsuTgantas sur 1443 









UNE FEMME A SA FENÊTRE 


A la campagne 


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Les grands principes et les grands sentiments us ÉMOIS DU pIrî gousion 


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N OUS n’avJons plus envie de 
l'entendre, l'Histoire, cette 
bègue pessimiste. EUe ra- 
dotait : Ecoutez -moi Chaque fois 
que la « question, féminine », le 
« féminisme » enfle en flot, cha- 
que fols l'homme construit un» 
digue et la société redevient mer 
étale. 

News avons ri ? Non, pas cette 
fois. Au bout de miH&nafres, 
n “avons-nous pas. conquis, »nf*n 
ce droit qu’on refusa seulement 
aux esclaves-, et à nous : la libre 
disposition du corps ? Le droit de 
décider quand et combien de fols 
nous pouvons assurer l'amour 
nourricier et l'épanouissement 
d’un être neuf ? Et c'est bien là 
le droit d I nfl uer sur la composi- 
tion même de nos pays, d’accord ? 
Alors, voyez, autour de nous, ce 
sont les dernières escarmouches 
de la guerre des sexes : seuls du- 
rent Indéfiniment les- conflits 
qu’on ne déclare pas. Venu an 
jour, celui-ci va s’achever «""nif 
les Insurrections de tout colonisé : 
le dominant reconnaîtra l’équi- 
valence de l’antre. Finissant d’être 
maître, l'homme deviendra parte- 
ternaire et, de seigneur, se fera 
compagnon. 

Et puis, boum ! L’explosion 
éclate à Bucarest, en pays socia- 
liste, provoquée par ceux qui par- 
tent au nom du socialisme, donc 
de l’égalité: Voilà qu’au Congrès 
mondial de la population, pour 
jeter aux oreilles des surpuissants, 
des surindustrialisés, des super - 
riches des vérités incontestables, 
c’est, implicitement, sur la silen- 
cieuse, la séculaire soumission des 
fe mme s qu'ils s'appuient On leur 
barre, en on discours. les pers- 
pectives qu’on se targuait si fort 
d'avoir ouvertes devant elles. La 
féminité ne fut-elle pas toujours, 
au plan des sociétés, la grande 
muette? Les gouvernants sem- 
blent sous-entendre que, socia- 
lisme ou non, elle continue. Un 
raisonnement incontestable dé- 


bouche sur un déni de Justice si 
habituel quH en devenu 

Inconscient. 

Les pays jusqu'ici fournisseurs 
de matière brute crient aux fabri- 
cants exportateurs d’objets (depuis 
1 avion supersonique jusqu'à l'au- 
tbeuiseur) : s Vous devenez 
■cesse plus riches et nous toujours 
plus pauvres, s La dynamique du 
développement joue en votre seule 
faveur. Ce que l’Angleterre, vers 
1800, nomma le « paupérisme s 
joue maintenant à l’échelle plané- 
taire : O y a des peuples prolé- 
taires. Et vous projetez à réchelle 
du monde le raisonnement de 
Malthus : né pauvre, on le reste, 
simp lement si on est moins nom- 
breux chacun happe une miette 
plus grosse par conséquent, 
faites moins d'enfants. Nous refu- 
sons : les foules Innombrables, 
c’est notre force;, notre moyen de 
peser sur vous. Nous voulo ns de- 
venir si nombreux que .vous pre- 
niez peur, submergés. Des enfants, 
nous en voulons toujours plus et 
non pas toujours moins— » 


Les droits q donnés » 

Artistique entrelacement de 
vérité et d'hypocrisie. Comment 
contester le scandale de pays 
sans cesse enrichis et de pays 
qu'on maintient dans l'endette- 
ment, le sous - développement, 
l'étouffement ? Mais pour dénon- 
cer ce déroulement intolérable, 
a-t-on le droit de sacrifier la 
moitié la plus exploitée des peu- 
ples prolétaires : les femmes ? 
En fait, l'Inde poursuit sa cam- 
pagne pour limiter les naissances, 
envoie des informateurs jus- 
qu'aux villages reculés. La Chine 
est allée contre la plus fonda- 
mentale de ses traditions en pro- 
clamant l'équivalence en droit de 
la femme, en faisant sauter ' les 
bandelettes des pieds et des famil- 
les (et finalement > Pi Cou. » — 


c A bas Confucius » — a surtout 
ce sens-là). Far le mariage tar- 
dif. l’avortement facile; la contra- 
ception, l'éloignement des époux. 
Mao promet aux femmes leur 
« moitié du del ». Et par com- 
bien de statistiques ru.£US.S. et 
les démocraties populaires u'ont- 
eDes pas montré que, sous le dra- 
peau marxiste, les femmes sont 
mai tresses de leur profession et 
de leurs enfantements ? Et n'y 
eut-il pas, voici peu, , des Fran- 
çaises allant faire Interrompre 
une grossesse aussi bien en Polo- 
gne qu’à Londres ou à Stock- 
holm ? (Ce qui n'empéchaU: pas 
Staline de décorer les « mères 
héroïnes » de treize enfants tout 
comme notre Académie fran- 
çaise.! 

Or. d’un coup, pour soutenir 
r indéniable cause de l’égalité des 
peuples, on atomise allègrement 
les droits « donnés » aux femmes. 
Est-ce ce s donné a qui rend les 
gouvernants si désinvoltes envers 
ce t te partie de leur législation ? 
Les hommes, le passé tes montre 
capables de refus : de grèves 
(même quand on en nie l'exis- 
tence) ou de cette résistance pas- 
sive qu’est Je travail au ralenti 
Mate les femmes ? Une fois créée 
l’atmosphère nataliste, eu sim- 
plement abolies les facilités de la 
contraception, cm est tranquilles : 
aucune grève perlée. 

C’est qu’il faut une conscience 
déjà tarât en alerte, et un degré 
d'information élevé pour que se 
manifeste le refus. Quand le peu- 
ple est « obscur » (selon le beau 
terme des anciens révolutionnaires 
russes), les femmes, manquant de 
toute perspective sociale, se rési- 
gnent à se limiter au rôle biolo- 
gique : elles enfantent. Nous 
-l’avons vu en Algérie : combat- 
tantes déterminées du F.LN„ 
souvent héroïques toujours dé- 
vouées, les femmes, sitôt arrachée 
l’indépendance ont été, faute de 
travail, rejetées vers la famille 


^ Au fil de la semaine 

C E qui change le plus vite en France depuis que M. Giscard 
d'Estaing a été élu en promettant le changement, c'est peut- 
être M. Giscard d'Estcîng lui-même. Rien de plus normal. 

Il ne veut plus devenir président de la République : il l'est. Ce 
qui suffit pour lui à tout transformer, et d'abord lui-même. 

Voilà un homme qui, depuis près d'un quort de siècle, devait 
peser en suffrages le poids de choque phrase qu'il prononçait ; ’ 

qui était contraint de mesurer chaque démarche, choque attitude, 
chaque geste, à l'aune de la situation politique du moment en 
même temps qu'à l'Indice de sa propre popularité ; qui ne pouvoit 
se séparer un seul instant d'un fantâme obsédant et indiscret qui 
lui ressemblait comme un frère, son double, son image, son per- 
sonnage public. 

Certes, il avait choisi de cultiver l'ambition politique avec une 
sorte de désinvolture élégante, un apparent détachement. Mais 
tout de même, quelle garde-robe, que d'accessoires et que d'emplois ! 

Pelisse et toque de fourrure pour 1 la chasse à Cours en Sibérie, 

saharienne de « ranger > pour les safaris africains, casque de pilote 

aux commandes de l'avion présidentiel, tenue de ski pour slalom 

façon champion, maiHot de footballeur aux couleurs de J'Afhtetic 

municipal de Chamalières, slip pour nager à Roquebrune, sans 

parler du fameux chandail de la télévision, voilà qui changeait ■ 

de l'habit des soirs de réception ou du complet Weu croisé, chemise 

blanche, cravate stricte, uniforme de ministre ; et puis, avec le 

fusil, la caméra, les bâtons, le ballon, voJcJ; inhabituel et inattendu 

entre des mains aussi distinguées, l'accordéon quasi légendaire ; et 

encore, parmi cânT autres rôles bnlïarnmcnt assumés^ le ^lecteur de 

journal surpris dans le métro, te célibataire du mois d*ooüf quî dîrte 

chez Lipp avec un camarade qui se nomme Georges Pompidou, le /y|¥ I 

père ortentif oui conduit par la main ses filles à 1 ecole le |Our I H il 

de la rentrée des dusses. Et toujours, partout et, bien sûr par VTAAX 

hasard, un photographe embusqué... « 11 en fait trop », disait-on. 

Voire : cela ne lui a pas si mai réussi. .. . . ... 

Au registre politique, la désinvolture et \e f détachement em- 
pruntaient d'autres formes et emportaient d autres jugements. 

Admirable mécanique intellectuelle, te jeune homme doué à qui 
tout réussir, un orateur si brillant qu'il donne a ceux qui I écoutent 
{'impression d'être eux-mêmes intelligents, ^ Jj [Jj pi PRP 

compétent, le plus ouvert ; on n en finirait pas d aligner ses pnx PIERK 

d'excellence. Mais en même temps, et non sans jMradaxe, un 
hésitant, un doux, presque un fragile : «On. n ? n ‘ '! n ° pas * 
goût du pouvoir. le désir de puissance, 1 ambition ££ 

certains lui prêtent. Et lui-même, en contrepoint : « Etre Flaubert 
ou Mollarmé, quel rêve !» 

Au bout de la route, cet extraordinaire dédoublement : au 
pouvoir pendent plus de onze ans, il apparaît comme 
Slcou . ministre du général, puis de son 

d d^^ ul ir' 1 œ: r -w . 

k.’ï ssii -SK 

ÜTÎiWral^t un technicien qui ne fait guère de politique. Et cest 

te succès. * 

« • 

- . 

poids sur les epa^ sonspe^^ £ peut se mettre en «prit 
m meme son ° v,s J”™ 6 JJ" Lte change tout. On ne voit plus les 

X a .a V °Xe S'^ n. SÜK. même «*«■ > *-.«*» 

« î, £ Î5! d'«£iv«r ô Voffty Giscard d'Estmn». 


LE 

CHANGEMENT 


PIERRE VIANSSON-PONTÉ 


Je haSc. l’enfaBtement., l’obscu- 
rité sociale- Avec, comme chez 
nous, la bénédiction de la religion. 

. Le râle du couple 

Une conquête récente . manque 
par définition d’enracinement 
dam Tlnoonscient des peuples, ce 
.qui la rend fragile. L’Inde, ces 
années-ci, offrait en modèle l'éco- 
lière qui apprend, qui exerce un 
métier. Mate te peuple est plus 
habitué, bien sûr. à la villageoise 
exténuée suivie de sa petite borde 
au ventre enflé. Ou à la misé- 
reuse des faubourgs étalant les 
aînés autour d’elle dans la pous- 
sière et attendant le sommeil en 
serrant un nouveau-né contre 
une poitrine sans lait. Aux fem- 
mes de ilnde, on répétait ces. 
temps-ci : n’enfantez que si vous 
pouvez nourrir. "Va-t-on exclure 
cette possibilité? C'est peu 
probable. Moins probable encore 
que la Chine dénie leur ascension 
aux jeunes travailleuses libérées 
de la faim, de la belle-mère et 
de l'excès de bébés. 

Alors? Eh bien, 11 reste une 
démonstration : c'est que le "-oit 
des femmes est plus vite renié 
qu'a aucun autre. Les gouvernants' 
semblent sous-entendre que l'ad- 
versaire. sur ce terrain-là. n’aura 
pas même l'idée de leur repro- 
cher l'abandon des principes. Car 
U y a, comme dit la chanson, les 
grands principes, mais aussi les 
grands sentiments. 

Notre ministre du travail a dé- 
doré (1) que la France servit de 
médiateur dans cette querelle. 
Personnellement, a a soutenu tx 
Congrès, que le nombre des en- 
fanta devait être décidé par 1e 
couple. 

DOMINIQUE DESANT1. 

(Lire la suite page 23.) 


(1) Au * JcnnnaJ télévisé» du 
26 août, deuxième chaise. 


L E père Gougeon prenait son 
casse-croûte de 9 heures 
selon un cérémoniel bien réglé 
aux étapes invariables : 

1) La tranche de lard dont R 
accompagnait la hanche de pain sec 
et râpeux: 

Z) La beurrée de ntlsfles. taillée 
comme au rasoir autour d'une miche 
de 4 livres : 

3} La beurrée da fromage, section* 
née à mesure, et suivant uns 'pro- 
gression circulaire, en portons 
triangulaires; 

4) La bourrée de confiture de 
prune* bleues, étalée avec art sur 
un tapie de beurre demi-sel. 

N n'almait guère qu’on le déran- 
geât dans cette activité aussi minu- 
tieuse qu’efficace. U oui donc un 
froncement de sourcils quand fl 
aperçut la casquette du père Bardoux, 
marchand de bestiaux, qui allongeait 
le cou par le carreau de la porte 
resté ouvert, tout en frappant du 
poing sur le carreau resté fermé. 

• Jé venais voir 9/ vous aviez pas 
un petit cadeau pour mol— », tança 
le visiteur goguenard. Dans son lan- 
gage cela voulait dire : - Y a-r-fl. 
une bétm i vendre 7 » 

Familier de la boutade, le père 
Gougeon fit semblant de c'y mépren- 
dre et répliqua sur fe même registre - 
• Des cadeaux ? Avec le prix qu'on 
vend nos produits, c'est pas I» 
moment 1 

— Que voulez-vous, c'est ta sur- 
production J 

— Je vais vous dire, mot, c'est la 
tauta è loue ceux qui produisent en 
gros. 

— Ça. vous l’avez dit, quand y en 
a trop, y en a Pop. » 

Après cette brève analysa écono- 
mique. on s'achemina vers le pré 
où le père Gougeon gardait une belle 
génisse normande qui n'svait point 
voulu - reprendre de veau - après 
son premier. . 

• On va faire affaire, si vous éfea 
généreux -, répéta-t-fl à plusieurs 
reprises avsc un sourire entendu. 

« Combien vous la faites, voire 
vache ? » C'est ainsi que commença 


Qu'H aille au cinéma, dîne au restaurant, se promène dans ta 
rue, ou se baigne avec l'un ou l'autre de ses enfants, qu'il conduise 
sa voiture la naît, qu'il choisisse d'alléger le dispositif de sécurité, 
de simplifier le protocole, de fuir les conventions et de proscrire les 
artifices chaque fois que cela est possible, ce n'est plus pour 
soigner son image de marque et gagner des voix. C'est parce qu'ij 
veut vivre, tout président qu'il est,- comme li l'entend et qu'il 
conçoit sa fonction sans apparat et sans une grandeur factice et 
raide, à ses yeux harassante et inutile. Le tempérament, les 
goûts, les habitudes, parlent plus fort que (es rites, les contraintes 
et la tradition. 

Peut-être sofficrtera-t-ll, un jour encore, les suffrages des Fran- 
çais ; mais ce n'est pas alors sur sa bonne mine, sa simplicité 
ou sa spontanéité qu'H sera jugé, c'est sur les fruits de sa politique. 
S'il doit secouer un peu ses électeurs — oh î sans brutalité, — 
c'est maintenant qu'il faut le faire : Ils auront largement le temps 
d'oublier des désagréments, au demeurant mineurs. Et, de toute 
façon, d'ici à un nouveau et éventuel rendez-vous électoral qui ne 
pourrai être que le dernier, ri sait bien que le vent soufflera, peut- 
être ta tempête, et que (a vague viendra, fatalement, en sept ou 
cinq ans, le frapper au visage ; ce qui comptera à ce moment- là, 
ce ne sera pas tant le style que le fond des choses. Puisqu'il en 
est ainsi, pourquoi se condamner à une existence de redus, pri- 
sonnier de conventions désuètes, pourquoi ne pas essayer de vivre 
comme on en a envie ? Au diable (es précautions, les susceptibilités, 
la prudence ; à {'attention Inquiète, à la tension vigilante succèdent 
une heureuse décontraction, une quiète indifférence. 


En politique aussi, le point de vue a radicalement changé, et 
l'homme du même coup. 

Quand il regarde devant lui, l'étape à courir lui semble autre- 
ment longue et accidentée que les trajets moins abrupts parcourus 
dans d'outres mandats et d'autres postes. Il convient donc de 
ménager ses forces, d'éviter de s'essouffler, de laisser foire te temps, 
ce grand maître. Peut-être est-ce là qu'il fout chercher les taisons 
de l'indifférence relative manifestée -à l'égard de l'inflation. Il est 
évidemment plus facile de bousculer dés habitudes figées, de rat- 
traper un peu du retard pris par la loi sur la vie dans des domaines 
qui touchent aux mœurs, d'enregistrer l'évolution des rapports 
humains, voire sociaux, que d'inventer un remède-miracle. Et quel 
traitement, sans souffrance et sans péril, assurerait à la seule 
France, au milieu d'un Occident malade et morose, la santé et la 
bonne humeur ? Faute de moyens, voire d'idées bien claires à ce 
sujet, mieux vaut se réfugier dans un silence si frappant qu'il ne 
peut plus être le fait de quelque oubli ni du hasard Si le président 
se tait alors qu'on le sollicite de toutes parts de s'expliquer, c'est 
qu'H ne juge pas possible ni opportun de parier et peut-être d'agir. 
Que le premier ministre, le ministre des finances, le gouvernement, 
fassent leur travail, s'engagent et prennent leurs risques, c'est leur 
affaire. 

Comment aussi ne serait-il pas marqué par te fait d'avoir dû 
lutter beaucoup plus longte m ps et rudement contre ses rivaux et 
associés da la majorité que contre son adversaire du second tour 
de l'élection ? D’où les appels réitérés au dialogue adressés à 
{'apposition « que ('appellerai désormais la minorité », a-t-il dit 
un jour à Raymond Toumoux, des appels qui commencent même 
à emprunter un ton d'étonnement navré devant les rebuffades qui 
les accueillent. 

A part cela, on entend soutenir que M. Giscard d'Estarrtg pille, 
sans vergogne, le programme commun et qu’avec lui la droite au 
pouvoir hait la politique de la gauche. Si c'est vrai — et cela doit 
l'être puisque ce sont des hommes de gauche qui le disent, — c'est 
mieux que fe contraire : à savoir un pouvoir de gauche quf fait 
la politique de la droite, comme cela s'est produit si souvent en 
France. 


un marchandage - A le traverse ». où 
l’on se lança des - plcanes ». comme 
on diL 

Parti da 3000 F. (e marchand était 
monté A 3 750. mais le père Gougeon, 
lui. n’avalt rabattu encore que 50 F. 
symboliques, sur les 4 000 F qu’il 
exigeait On ne fil donc point affaire. 

Pourtant l’exploitant agricole avait 
le sourire quand il revint è la table, 
où son épouse Eugénie lisait le 
i ou mal : 

■ Mo/, y a que ça qui me plaît 
dans mon métier ; les bâtes; on a 
de la misère é les é/evsr, mais on 
rigole bien en les rendant. On peut 
raconter des menteries, c'est dans 
le feu tu comméras. Aujourd’hui, 
f avals pas envie de la vendre ou 
père Bardoux, at je Fai tait monter 
comme fai voulu, parce qu*fl m'aroif 
roulé, la dernière lois, sur la vache 
jaune— » 

Eugénie ne disait rien, elle savait 
qu’à la maison on a besoin d'argent 
pour renouveler le cheptel et payer 
les échéances, remplacer la vieille 
Aron de qui brinquebale, etc. 

Il n'était pas eOr que les autres 
négociants seraient plus généreux : 
le pire Gougeon la craignait bien 
aussi : mais, sur la lancée de son 
amusement, fi acheva son repas In- 
terrompu avec de petits hochements 
de léte enjoués : puis. H s'adonna 
à l’un de ses rares plaisir quoti- 
diens : quand il fermait son couteau 
de poche en corne, le claquement 
de la lame était pour toute le tablée 
le signal discret, mais impératif, de 
la fin du repas. Il aimait alors & voir 
femmes et enfants avaler goulûment 
les dernières bouchées pour sa pré- 
cipiter au travail. 

il n'était pu loin, alors, de sa 
prendre pour un maître. 

MAURICE SOUTTF. 


A LA VILLE 

La vieille dame et l'ananas 

■ y •y Uff heures et demie. U y a 
f~~Ê longtemps que le e gens 

“*■ sérieux ont tait leur marché. 
Cest rhaura de» derniers clients — 
les Imprévoyants, les dîne-tard, tes 
célibataires. 

Petite , toute petto, vacillante, elle 
semble hésiter è entrer dans la bouti- 
que. Sans ége. Sans voix. Visage 
creux et c abat vida, cheveux rares et 
manteau râpé ; ta vieille vit avec quel- 
ques bancs. Image presque trop « par- 
faite • de le mort quotidienne, trop 
compléta, trop exemplaire. Rien n’y 
manque. Pourtant ta caricature de ta 
misère ne fait pas rire. 

• Cest pour quoi ? » » Cest pour 
du beurre, monsieur. » « Le beurre. 
Cas i là-bas. » La silhouette traversa 
doucement le magasin. Elle attend 
qu’on veuille bien la servir. Elle at- 
tend plusieurs minutes. Le client qui 
le précédé fait • te plein • de provi- 
sions, sans se préoccuper de la fer- 
meture. Un • bon » client, apparem- 
ment. La trentaine, et la tenue 
savamment négligée de la nouvelle 
bourgeoisie à la mode. 

• Cest combten, le beurre 7 », 
dit-elle. « Ça dépend lequel. » « Le 
plus petit. - • Ifi S F. » Deux pièces 
extraites du vieux porte-monnaie de 
c un non : et en glissant Ig « quart » 
dans le panier, comme un souf//e, un 
soupir, un étonnement abattu : « Cest 
2 F, maintenant, le beurre... » 

Lui s ‘aperçoit qu'il allait oublier 
d’emporter trois boites de flocons 
d'avoine et son porridge. Les voilé. 
Le carton en plein. Comment y faire 
tenir encore l’ananas, la crème de 
marrons, te magnum de whisky ? On 
va chercher un sac en plastique. 
Elle regarde r ananas. » Et ça, c'est 
combten ? Ça doit être bien trop 
pour mol — • ■ 5 F le kilo. - ■ Ah I 
Ces> par kilo... » « U y .en e des 
petits qui font dans tes S F. » 

Un silence. La machine à calculer 
cliquette r addition du client. •• Vous 
donnerez un ananas i madame pour 
mol. s'il vous plaît, et le tout sur 
ma note, comme d'habitude », et II 
empoigna son carton et son sac. 

moment de gène dans fâpicerie. On 
ne transgresse pas ainsi les régies 
du leu. Le vieille dame voudrait pro- 
tester, ou remercter. ou s'expliquer, 
le commis se demande s’il a bien 
entendu, et voudrait bien se faire 
répéter... Lui est déjà parti. II ne 
verre pas que l’épicier choisit atten- 
tivement un fruit rabougri, trop mûr, 
invendable, tl ne verra pas l'expres- 
sion tlgée. haineuse, de trots autres 
clients qui attendaient ni ce qu’on 
lit sur leurs visages : • Pour qui se 
prend-//, c elui-lt ? U vaut donner 
des leçons ? il a de Targenr à tester 
par les fenêtres 7 » // ne verra pas 
non plus les mains noueuses de la 
viellla dama, nouées ce soir-ià un 
peu plue aux poignées de son cabas. 

Qu’importe. 

D'ait/eura, ta rue es I déserte. 


ROGER- POL DROIT. 





ETRANGER 


' Reflets do monde entier 

LA PHOTO DE LA SEMAINE 



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Trois ans après La mort «te Ntkita Simmchtchev, une stèle 
à. l’homme d'Etat a été inaugurée an cimetière de Novodievitchi 
à Moscou. Evtouchenko a lu un poème ; puis, comme il pleuvait, 
fi a abrité sous son parapluie Nina Khrouchtchev^, qui contem- 
plait longuement tes traits de son mari disparu fixés dans le 
bronze par le sculpteur Neizvestny. Un tableau de cet artiste, 
en 1962, avait provoqué de la part de M. K. cette appréciation 
sans nuances : « Un singe ferait aussi bien avec sa queue, s 
(Le Monde du 4 septembre.) 

(Photo Slpa-Pre**, reproduite par Paria-Match do 38 septembre.) 





La colère des fourmis vertes 

L'hebdomadaire américain TIME relate les difficultés d’une 
société australienne qui découvrit l’un des plus riches dépôts 
d'ur anium du monde mais ne sut pas prévoir l'imprévisible : 
« Les dirigeants de V entreprise oublièrent de 'prendre en consi- 
dération la répulsion des autochtones à déranger les fourmis 
vertes gui vivent dans la région. Le minerai (—) se trouve à 
moins de 200 gords f 183 mètres ) d'an endroit connu selon les 
croyances locales comme le Gabo Djang (le lieu de repos des 
fourmis certes). Les indigènes pensent que si Von profane ce 
sol sacré les insectes /_.) se changeront en monstres mangeurs 
d’hommes gui dévasteront le monde. 

» Les dirigeants de la société (-) essayèrent de venir à 
bout des croyances des habitants en leur offrant des sommes 
d’argent de p lus en plus élevées. Ils en sont maintenant à près 
de 14 millions de dollars (67 millions de francs ) (—) pour un 
gisement évalué aux environs de 300 millions de dollars 
(1400 millions de /runes). Malgré cela, les indigènes refusent 
toujours de vendre. Entre la pauuretê et la colère des fournis 
certes. Us préfèrent , pour l’instant du moins, rester pauvres. » 




La facture du Ledra Palace 

L'hebdomadaire britannique VOBSERVER raconte 
les suites des aventures des malheureux clients du Ledra 
Palace, l'bôtel qui faillit, en juillet dernier, servir de 
ligne Maginot entre les troupes grecques et turque a 
Chypre. 

« La direction du Ledra Palace, â Nicosie, écrit 
VOBSERVER. a finalement retrouvé ses clients Égaillés par 
les balles et les obus le lendemain du débarquement turc. 
La lettre qui accompagne les notes restées impayées est 
un modèle de courtoisie hôtelière : 

« Nous espérons que votre voyage de retour a été 
s facile et que votre séjour au Ledra Palace aura été 
» agréable, jusqu'à ce malheureux 'moment de l'invasion 
p turque, le 20 juillet 1974. qui vous laissera, nous en 
s sommes sûrs, le souvenir d'une expérience mémorable. 

» Etant donné que les clients de l’hôtel ont dû être 
s évacués avec l’aide des forces des Nations unies le 
s dimanche 21 juillet, nous avons arrêté votre note au 
» 19 juillet. 

s Veuilles trouver d-joint votre note de» que vous 
s voudrez bien nous régler à votre meilleure convenance. 
» Nous vous remercions par avance .et espérons vous 
» accueillir de nouveau au Ledra Palace lorsque la 
» conjoncture sera plus favorable. » 


Une Amérique modèle pour les Chinois 

La FAR EASTERN ECONOMIE REVIEW de Hongkong 
raconte comment s’est effectuée la visite aux Etats-Unis d’une 
troupe chinoise de trente-deux membres qui. dans le cadre 
d’échanges culturels entre Washington et Pékin, a présenté 
quelques aspects des arts martiaux de son pays. 

s A San-Franclsco, les Chinois ont demandé à faire des 
visites pour comprendre le style de z de américain. Ils ont aussi 
voulu se rendre dam la viüe chinoise, requête logique, gui leur 
permettrait de voir comment vit une grande communauté chi- 
noise américaine. Eh bien ! cela leur a été refusé, les services 
secrets ne pouvant « assurer leur sécurité >. Cependant, lorsque 
le groupe est allé à Washington, on tut a montré un village 
modèle dans les banlieues du Maryland (—) 

» La troupe a été amenée dans la maison d'une famille 
noire exemplaire gui trotta les enfants-acteurs du groupe à 
jouer au billard dans sa salle de récréation au sûussoL Une 
famülc notre « typique ». bien sûr, de celles qui sont sorties 
du ghetto. Maintenant . lorsque des Américains, revenant de 
Chine, se pêamdnmt de « ‘avoir ou que des communes modèles, 
ils feront mieux de tourner sept jais leur langue dans leur 
bouche axant de parler-, s 


Lettre des « Portes du Gange » — 

Quand une petite vie reçoit dix millions 


de visiteurs... 



le vase (khumba) changea de mains 
plusieurs lois et quatre - gouttes 
d’immortalité * tombèrent sur notre 
planète, l'une précisément à Hard- 
war où la commémoration de cette 
bénédiction tous les douze ans est 
l'occasion de la Khumba Mêla. 


O UATRE millions et demi de 
pèlerins se baignant, en moins 
de vingt-quatre heures, au Jour 
fixé par la conjoncture des astres, 
dans le méandre sacré des « Portes 
du Gange*-, sur une longueur de 
rives n'excédant pas celle qui 
sépare le Pont-Neuf du Pont-des- 
ArK 

On aurait pu croire que l'entrée 
résolue de l'Inde dans le monde 
moderne allait entraîner peu à peu 
une diminution du nombre des 
■ pèlerins. Il n'en a rien été : à l'oc- 
casion du grand pèlerinage de la 
Kumbfts Mêla de Hardwar, qui a lieu 
tous les douze ans, un million de 
personnes ont pris leur bain sacré 
en 1950, plus de 2 millions en 1962, 
près de 4 millions et demi an 1974. 
Hardwar «Porte du Seigneur». — 
qui s'appelait autrefois • Portes du 
Gange» — est situé à 300 métrés 
d'altitude, lè où le fleuve débouche 
des chaînes infranchissables de 
l’Himalaya, dispensant la vie à 
travers la vaste plaine offerte â 
es fécondation. 

Il y a des milliers d'années, dit 
la légende, les dieux firent aux 
hommes le don de la Gange céleste 
. qui, descendue sur la terre assoif- 
fée, fuf apporta A fa fols la vie et 
la pureté du clef. Le dieu Brahma 
en personne accueillit la divinité- 
fleuve au sortir de la montagne et 
Vishnou y vint aussi, puisque l'on 
montre encore la marque de son 
pied sur la rive- C'eût été suffisant 
pour que Hardwar fût considérée 
comme l’une des sept villes saintes 
de f’Inde. attirant (es pèlerins par 
centaines de mille chaque année. 
Mais ce lieu sacré jouit d'un privi- 
lège supplémentaire : selon une 
autre légende, les dieux, et les 
démons ayant ensemble baratté la 
mer de lait, ils se disputèrent le 
vase d'ambroisie qui en sortit après 
d'autres merveilles. Lors de ce com- 
bat qui dura douze jours des dieux 
(c'est-à-dire douze ans des hommes). 


L A plupart des pèlerins (en 
majorité originaires ' de la 
moitié nord de l’Inde) ne se 
contentent pas de prendre dans le 
Gange un bain de purification et de 
gagner par surcroît des mérites In- 
finis dans cette vie et dans les sui- 
vantes : ils prolongent leur séjour 
pour rencontrer — fait considéré 
comme très bénéfique — des êtres 
« détachés », qui ont abandonné 
tous les biens de ce monde afin 
de se consacrer è la recherche 
de l’absolu. La Khumba Mêla est, en 
effet, l'occasion traditionnelle d'une 
rencontre d'ascètes des grands 
ordres hindous et de nombreux 
- ashrams ». qui viennent pour s'y 
concerter. Cette année, plus de 
soixante-dix mille d'antre eux, des- 
cendus pour la plupart de leurs er- 
mitages de ('Himalaya, sont IA avec 
leurs grands maîtres. Drapés dans un 
vêtement safran ou portant seule- 
ment un pagne sommaire, ou encore 
eimplement « vêtus d’espace • et 
couverts de cendres, complètement 
rasés ou bien barbus et chevelus, 
iis vivent respectant leurs rites, dans 
des vastes campements organisés 
au bord du Gange. Non loin de IA. 
dans des camps plus vastes et plus 
confortables (des tentes y ont le 
téléphone 0 bon nombre des orga- 
nisations religieuses et philosophi- 
ques qui abondent en Inde sont 
représentées. Vivant eux aussi 
comme des ascètes auprès de leurs 
« gourous », près d’un million de 
leurs adeptes sont groupés. Parmi 
eux. quelque deux mille étrangers 
« occidentaux », dont beaucoup font 
ce qu’il faut pour ne pas passer 
inaperçus— 

Or Hardwar est une petite ville de 
soixante-dix mille habitants, prise 
' entre les collines, essentiellement 
constituée par deux rues (dont l'une, 
étroite et tortueuse, bordée d'échop- 
pes et de boutiques, forme le 
bazar), qui mènent toutes deux eu 
méandres sacré du Gange. En quel- 
ques semaines, ie trafic montant 
et descendant y. a atteint dix mil- 
lions de voyageurs, dont deux mil- 
lions et demi ont utilisé le chemin 
de fer et les autres la route. La 
veille du «grand jour», près de 
cent mille pèlerins sont arrivés -par 
ie train, et trois cents autobus par 


heure (un toutes les douze secon- 
des) ont dévsrsé chacun cent vingt- 
cinq pèlerins en moyenne dans les 
gares routières. Plus d'un million 
de personnes vivant sur place pen- 
dant plusieurs semaines, auxquelles 
s'ajoutent plue de trois millions de 
pèlerins venus passer deux ou trois 
journées pour être süts d'être pré- 
sents au moment le plus faste cal- 
culé par les astrologues. Pas une 
épidémie, pas un accident majeur, 
aucune panique, aucun désordre : 
une telle réussite n'est pas le fruit 
de l'improvisation et Impliqua une 
longue, minutieuse et efficace pré- 
paration technique, en même temps 
* qu'un remarquable sens de l'orga- 
nisation dont les indiens font preuve 
plus souvent qu'on ne le dit 


La Kumbha Mêla est une affaire 
d'Etat alors même que l'Etat se veut 
laïque. Pour (a préparer, un - super- 
préfet » (Il avait, cette fois, trente 
ans è peine) est nommé une quin- 
zaine de mois è l'avance : H reçoit 
autorité sur tous les services de la 
région : ponts et chaussées, travaux 
publics, irrigation, hygiène et santé, 
transporta, gendarmerie, police. De 
gigantesques travaux sont réalisés : 
103 km de routas, 22 ponts — 17 
provisoires et 5 définitifs — aména- 
gement des berges, adduction d'eau 
potable filtrée et javellisée (35000 m3 
par Jour), éclairage. Installation da 
plus de 10000 latrines, service de 
nettoiement (le D.D.T. et les désin- 
fectants ont été utilisés par dizaines 
de tonnes). Installations de construc- 
tions légères et tentes pour abriter 
plus de trois millions de pèlerins, 
création de dispensaires et d'hôpitaux 
de campagne, de postes de P.T.T., 
de pompiers, de centres de rensei- 
gnements, d’objets trouvés et de 
pèlerins perdus ; ravitaillement (2 000 
tonnes de blé : 5 0Ô0 tonnes de fa- 
rine ; 1 2QQ tonnes d’huile, 3500 ton- 
nes de riz ; et pour les légumes, le 
produit de 80 hectares spécialement 
réservé aux pèlerins). Ajoutons que 
des «barrières sanitaires» avalent 
été établies sur les routes et tous les 
chemins menant è Hardwar, ainsi 
qu’à la gare, et quiconque ne pouvait 
présenter de certificat de vaccina- 
tion (ou de contre-radication) subis- 
sait d'office une injection contre ie 
choléra. (Cette pratiqua, obligatoire 
depuis 1954, a mis fin aux épidémies 
qui prenaient naissance lors des 
grands pèlerinages.) 


voies d'accès au méandre sacre . 
car, dans cette innombrable foula 
en marche, la stagnation crée l'in- 
quiétude. qui risque de dégénérer 
en panique. La surveillance du ter- 
ritoire de ia Mete était assurée, du 
haut de trente-cinq miradors, par 
des vigiles disposant des plus mo- 
dernes haut-parieurs A transistors 
er de cent deux postes téléphoni- 
ques — auxquels il faut ajouter les 
cinquante postes mobiles de la 
police montée ; tout cet ensemble 
était relié A un bureau central de 
contrôle, d'où l'on était informe a 
chaque Instant du lent fourmillement 
des pèlçrfns le long des voies, bor- 
dées de barrières, tracées pour eux 
sur les deux rives du Gange. Tout 
engorgement des berges du bassm 
sacré ou des voies et ponts y con- 
duisant 1 était signalé au bureau 
central, dont on admirera au pas- 
sage l'ingéniosité : en ordonnant 1e 
simple déplacement d'une barrière 
jouant le rôle d'une écluse, il détour- 
nait le flot des pèlerins vers une 
voie de dérivation. Sans même s'en 
apercevoir, ceux-ci suivaient un 
parcours habilement sinueux pendant 
le temps nécessaire A la résorption 
de l'engorgement. 


L'une des grandes préoccupations 
du « super-préfet», responsable de 
toute l'organaiaation de le Mêla, 
fut d'éviter tout engorgement des 


P OUR couronner lo tout, 
comme douze ans aupara- 
vant, une caméra de télé- 
vision embrassant l'ensemble du 
bassin sacré et fonctionnant en 
circuit fermé permettait aux res- 
ponsables d'avoir en permanence 
sous les yeux l'Image du - point 
chaud * par excellence. 

Certes, ce n'est pas dans le 
dessein d'encourager et de favo- 
riser ia tradition que les tech- 
niques les plus modernes ont été 
mis» en œuvre. Ce n'est pas non 
plus pour servir - la tradition que 
I» moyens de communication ont 
été développés et que l'usage de 
l'électricité, des insecticides et 
dea vaccinations s'est répandu. Il 
n'en est pas moine vrai que, aidant 
A résoudra au . mieux les pro- 
blèmes posés par (a force de la 
tradition, le progrès se trouve être 
par la force des choses au ser- 
vice d'une tradition non seulement 
vivace, mais vivante, qui n'a cessé 
en Inde, depuis des siècles de 
manifester sa remarquable capa- 
cité d'adaptation et . d'absorption. 
-C'est 'en quoi la tradition diffère 
du traditionalisme qui, sclérosé et 
fossilisé, agit comme un poids 
mort dans -l’évolution des civili- 
sations. 

PIERRE AMADO. 


A PROPOS DU DIVORCE 


Une « conciliation » à Pékin 


L ES recherches actuelles pour 
une procédure de divorce 

mnlns a jwwih wi d’uni* nut 


•as moins agressive d’une port, 
moins sommaire de l'autre (pour 
la conciliation par exemple), me 
remettent en mémoire l'un des 
faits qui m’ont le plus frappée 
dans la Chine de Mao. 

C’était en 1955. Les choses ont 
peut-être Changé depuis, mais 
l'expérience n’en garde pas moins 
son Intérêt. 

J'avais à Pékin des ami» chi- 
liens ; ils habitaient cette ville 
depuis trois ans, donc en connais- 
saient bien tes us et coutumes. 
Us m’ont dit : 

a Demande à assister à un pro- 
cès de divorce. Cela en vont la 
peine. » 

En effet. 

Mon interprète m'accompagne 
au palais de justice. 

La salle où nous entrâmes, 
claire, nue, avait pour mobilier 
des chaises et une longue table 
recouverte d’une nappe blanche. 
Public, restreint. Pas un policier. 

Au premier rang prennent place 
les deux plaignants, mari et fem- 
me. Us s’asseyent ams se regar- 
der. 

Lc,r juges sont trois : deux 
hommes, une femme. Mon inter- 
prète appelle cette dame « pré- 
sidente». Elle porte un costume 
tailleur bleu nuit, des lunettes, les 
cheveux lisses sont noués en chi- 
gnon sur la nuque. Traits nets, 
regard scrutateur ; la douceur de 
la voix corrige ce que ce regard 
pourrait avoir d'intimidant. 

Les deux hommes qui l’enca- 
drent ne cesseront de sourire pen- 
dant les heures que durera la 
séance. Et pas un Instant Leur 
attention ne ae relâchera. 

L'interprète, qui. me traduira 
mot & mot les débats, m'a résumé 
le « cas » : 

La femme — elle doit avoir 
vingt-deux, vingt-trois ans — 
veut divorcer. Le mari s'y refuse. 
Mariés depuis quatre ans, elle a 
demandé le divorce l'an passé. Le 
tribunal du district l'a déboutée. 
Elle fait appel à Pékin. 

Et la voilà : petite tête de mule, 
cheveux bien lisses, de noir vêtue. 


avec, comme un défi A l'austérité 
communiste, un col brodé cerné 
de dentelle. Chaussettes roses, 
qu’elle ne cessera de tirailler. 

La raison essentielle pour la- 
quelle elle demande le divorce ? 
Cela semble singulier en pays 
socialiste : elle en veut è son mari 
de- ne posséder que 7 mous de 
terre, alors qu’elle croyait qu’il en 
avait 20_ Ma Ghio-yls n’a pas 
été & l’école. Sans profession. 

Lui aussi est tout jeune. Cuisi- 
nier de son métier. Sun Tsien-fu 
a fait trois ans d’école primaire. 
Tête ronde, dos rond, oreilles 
légèrement décollées. B semble 
aussi calme qu’elle est surexcitée. 

L’interprète donne le nom de 
< conciliation » à la séance à 
laquelle nous allons assister. Mais 
II ne s'agit pas. comme chez 
noua, d'une formalité sommaire : 
nous en avons pour trois -heures 
et demie.. 

Les. conjoints seront Interrogés 
ensemble, pois séparément, puis 
encore ensemble, lorsque les dires 
de l'un d’eux devront être contrô- 
lés. Le ton entre les juges et eux 
est celui d'une conversation qu’on 
pourrait dira amicale, parfois 
confidentielle. 

c Les trois premières années de 
votre mariage cous avez vécu dans 
un viüage. Allons ! Ne nous 
racontez pas qu'il n’y avait pas 
la meilleure entente entre cotre 
mari et vous, âlt-on à Ma Ctaio- 
yln. Combien dè voisina nous ont 
dit qu’on, vous voyait partout la . 
main dans la main, les yeux dans 
les yeux-. Vous aces fait excellent 
ménage jusqu’à la naissance de 
votre enfant- » 

Un enfant mort-né. 

k £Hl& — Mon man m'a né- 
gligée lorsque j’ai été malade 
après cette naissance — R ne me 
donnait pas de V argent de très 
ban gré- Un jour, j’ai dû aller 
lui en demander à la porte de 
la maison où il travaillait et en 
prendre dans sa poche _ Après le 
jugement du tribunal qui me 
débouta et nous imposa de vivre 
ensemble, je suis allée le cher- 
cher et ü n’était pas chez lui— 


Ce qui prouve bien qWü ne tient 
pas â moi— 

La présidente. — Votre vexa- 
tion montre que vous tenez à lui 
plus que vous, ne le dites— D’ail- 
leurs, Ü fut aussi gentil cfioec vous 
qu’avant votre demande de 
divorce. Tl vous emmenait au 
cinéma, — 

Elle. — Oui. 

La présidente. — Au théâtre— 
Elle. — Oui. 

La présidente. — Vos rapports 
seraient redevenus affectueux 
comme naguère si vos parents 
if avaient exigé que cous veniez 
vivre chez eux, & Pékin. » 
(.Silence.) 

Là est Le nœud de la questiou. 
II apparaît que les parents vou- 
laient reprendre leur fille en 
main et obtenir d’elle qu'elle 
Insiste pour divorcer. 

« Un Juge. — Vos parents trai- 
taient-ils bien votre mari ? 

Elle. — Ouf. Jfafs ü se querel- 
lait avec eux. 

Juge. — Avez-vous d'autres re- 
proches à lui faire ? 

Elle. — Non. » 

C’est au tour du mari de parler. 
Pendant qui! plaidera sa cause, 
elle lui tournera le dos, et ne ces- 
sera de Jouer avec sa ch 
rose. 

Sun Tsien-fu parle les mains 
dans les poches, avec une émo- 
tion sensible. 

« Je puis dire de tout cœur 
qu’elle était gentille avec moi. Ce 
n’est qu’à propos df argent quf écla- 
taient des' querelles. Mon beau- 
père m'insultait ; 0 buvait ; un 
jour ü m’a battu 
Juge (à la femme). — C’est 
vrai? 

Elle. — Oui. 

Lui — Elle dit que - je ne 
l’ai pas soignée après la nais- 
sance de Ventant ; alors que fai 
vendu les sept mous de terre que 
je possédais pour lût faire suivre 
te traitement nécessaire „ Mais je 
l’excuse— » 

J’ai noté mot à mot Le sermon 
de père de famille que le Juge fait 
au Jeune ménage. En' voici l'es- 
sentiel : 


« Ma Chio-yfn, les faits expose* 
ne prouvent pas la cruauté 
de votre mari, et nos recherches 
n’ont rien trouvé de cet ordre à 
Z tu reprocher. Fous devez vous ai- 
der Vun Vautre, au lieu de divor- 
cer : vous êtes jeunes, vos carac- 
■ têres évolueront. Va apparents sont 
vieux. Ma Chio-ytn ; üs ont en- 
core des idées féodales, fte au- 
raient préféré un gendre riche, 
mais vous devez considérer autre- 
ment la vie. Sun Tsien-fu est 
un honnête et brave garçon. Il a 
prouvé sa générosité en vendant 
son petit bien pour vous soigner. 
Av lieu de buter sur des baga- 
telles. considérez ses qualités. Vo 3 
débuts dans la vie ont été excel- 
lents— » . 

Bref silence. La fille lâche sa 
chaussette et se lève brusque- 
ment : 

* Elle. — J’ignore si c’est bien 
ou mai, mais je veux divorcer. 
Juge (au mari). — Et vous? 
Lui — Je ne veux pas divor- 
cer, s 

'Après* une Interruption de 
séance de quinze minutes, les trois 
juges reviennent lire ta sentence * 
une sentence intelligible, en lan- 
gage clair. 

Le divorce n’est pas accordé. 
On reverra cela dans un an, s’ils 
insistent. Mais dTd là le Jeune 
ménage devra quitter le domicile 
des parents, dont l’influence est 
visiblement néfaste, üb vivront 
chez eux. Tous les deux. Rien 
qu’eux deux_ 

N’est-ce pas la sagesse même ? 
La séance est levée. 

Le couple sort en premier. Je 
demande à l’un des juges qui 
est Venu me saluer r 
« Croyez - vous que les choses 
s’arrangeront en ûn un? mT a 
terriblement braquée, dressée 
comme un petit aspic.* 

E 4 un sourire malicieux : 
b J’en ai vu d’autres— Elle 
crâne devant le public. Mais 
quand elle se retrouvera seule 
avec lui. cela changera-, cela 
changera- Il y a neuf chances 
sur dix pour que nota ne te* 
revoyions plus- » 


\) \ » * 


MARCELLE AUCLAIR. 






tir VÊP 


AUJOURD'HUI 


* - • LÉ MONDE — 29-30 septembre 1974 — Page J 9 


lillim 


1,1 4 


I Cri, h 


RADIO-TELEVISION 


Un réalisateur marxiste et la psychanalyse 

MW KARUN DANS LA « FORTERESSE » BETTELHEM 

I l Arnîwwi^x c * dfch “* d'octobre, quatre quels on n'impose aucune règle, ment d'ordre psychologique. I 
■Lr ÇMom fond». * l'Ecole orthogémqRB de aucune interdiction, et que Ton par- il dit * tire capable d’alrru 


-Au prix Italia 

MÉLANGE DES GENRES 


* Chicago, fondé. » * «o*e onnogemqns ae aucune interdiction. et que i on par- 

watxvt de « la T «tarée» Wd P * y ? analrs ** Bettelheiai, vient cependant A faire s’insérer dans 

KarKa. un des chefs deffllrlL**! _ Brnno BeMoIhe!». que Daniel un groupe ettial. en leur apprenant 
de la télévision (« une i 18 nouvelle ecole doc umentai re à utiliser les moyens dont ils dispo- 

de l'Jttbxesle »), à r—g 1 *?”” - I e » Posxxpier* sent pour revenir aux sources de leur 

et parmi les ail -r T a ™^P ats "U“î*. parmi ses ttvà tétant s maladie — «Tin d’en sortir. Ceci nous - En fl 

pour le télévision français» * ¥*“ TOI »l n dresser, permet d'aborder, en contrepoint, la manque 

Occasion pour l** iPastré de ses recherches, dimension analytique de l’école. A ce que 

mr le f«n« » c’ms± 1 » fir.. _ de ^® aTI w * ™ antre regard travers le* relations de Bettelheim. tlon qu 

pour Daniel Xerlîn. mri «+ ** «n i mrirm — occasion avec ses éducateurs auxquels U est — Mt 

matérialiste, U faa .JVTn com ammste. de décrire de façon aussi demandé de descendre au fond dosa! 7 
imrxausxe. i. fari psytàwnaïytop,^ tf'eux-mêmes. afin qu’fie no soient - Cl 


quels on n' Impose aucune règle, ment d’ordre psychologique. Et quand 
aucune interdiction, et que l’on par- il dit • être capable d'aimer -, on 


vient cependant A faire s'insérer dans sent se dessiner la définition d'un 
un groupe social, an leur apprenant couple parfait. In ab&tracto. Etre 
A utiliser les moyens dont ils dispo- capable d’aimer, dans la société où 
sent pour revenir aux sources de leur l’on vit, c'est vite dit 


■c Je aide parti da la lecture de 
la Porteras** vida, dit Daniel Kar- 
fln, A un moment précis du récit de 
ees relations avec Manda, une enfant 
« au tique - — qui refuse tout contact 
avec le monde extérieur — une en- 
fant qui sa bouche lee oreilles, qui 
es ferme les yeux, qui refuse de 
s'alimenter, Bruno Betteîherm raconte 
comment H a été amené A lui faire 
une proposition surprenante ; * SI 
tu veux, noua allons ts boucher nous- 
mèmee les oreilles, afin que tu aléa 
les mains libres pour manger. * 
St comment ça a marché. Et com- 
ment Marzrfa «'est mise è manger. 

Un < téléjournaliste > 

LES SOUVENIRS 
DE LÉON ZITRONE 


- Enfin, c'est une dimension qui 
manque, mais cela n’enlève rien A 
ce que dit Benelhelm ni A l’admira- 
tion que fe lui porte. 

— Même si c’est un peu pars- 


El comment, parce qu'on luï a dît 
ce -qu'elle avait envie d'entendre, elle 
s’est mise A entendre. 

* eu l'idée de décrire cafte 
expérience, et }e suis allé voir Bet- 
telhelm, chas lui, là-bas. fi m'a ré- 
pondu : - D'accord, je veux bien 
faire cette émission, mais tout de 
suite. • J'ai téléphoné A Paris, 
convaincu que ça ne marcherait |a- 
maïs. Au contraire, Jacqueline Bau- 


d'eux-mêmes. afin qu’ils ne soient — Ce n’est pas un hasard s J les 
pas des écrans dans leur* relations articles les plus Intéressants sur la 


avec les enfante. 

» Dans l’Homme et son méfier, la 
quatrième partie. I) y a trois élé- 
ments. Il y a l’histoire personnelle 
de Betteftelm : il y a sa vision pres- 
que manuste de la genèse de la 
mode de la psychanalyse — qu’il 
explique par l'effondrement du sys- 
tème des valeurs dans la société 
austro-hongroise A l’époque de Freud, 


drier m'a donné ckrta blanche P« et par le fait que les seules certitudes 

grand-chose : quteT d . qul reatBiem al0r * é “ ont d ordra 

Péreoe ■ «lx imiik aI “* ^ introspectif — et il y a, enfin, un 

Male, aujourd'hui délA. es dialogue avec des mères de famille, 

plus possible. * **** Ç * wrart un véritable document sur la femme 


psychanalysa paraissent en particu- 
lier dans la Nouvelle Critique. Ce 
n'est pas un hasard si les interroga- 
tions qu’on peut avoir sur la maladie 
mentale lent partie des interrogations 
qu'on doit avoir sur l'idéologie do- 
minante. Disons que. je fais partie 
d'une génération de jeunes marxis- 
tes qui s’interrogent sur la psycha- 
nalyse. A l’intérieur même du parti 
communiste français. C'est ainsi — 
et le hasaFd n'a -toujours rien A voir 
là-dedans — que Gérard Qtouchen 
prépare une émission sur Freud. 

- Au fond, je crois qu'on s’arrêta 


— Donc, vous aviez carte blanche.^ 
Et, A mon retour en France, 
après avoir regardé les rushes, fai 
appelé Jacqueline Baudrier pour lui 
dire : • J'ai la matière de quatre 
émissions d’une heure. » Et elle m'a 
donné, une nouvelle fols carte blan- 


américaine, où on fait un retour sur trop souvent à un vieux malentendu. 


les rapports entre la normalité et 
l’anormalité. Un retour nécessaire si 
on veut éviter que les - parents qui 
regarderont l’émission ne se mettent 
A diagnostiquer une maladie men~ 


Les relations entre psychanalystes et 
marxistes sont devenues ce qu’elles 
sont pour deux raisons : A cause du 
sens dans lequel les psychanalystes 
ont tiré la psychanalyse, et à cause 


taie, au premier silence, ou au pre- de l'anathème jeté par Staline sur 


L EON ZITRONE est nn J ! al donc P* 1 articuler les qua- enfant ï™" 8 * ma génération . a i b 

homme fort occupé, et fl tra émissions A mon idée. — Vous êtes un communiste, et II dépassé. Roland Leroy cite Freud 

aime le taire savoir à qui • La première partie. Un certain a/’egit de psychanalyse. N'y a-t-il pas ® ntr ® **. Picasso. A côté de 

loi rend visite. Le scénario est regard sur la toile, insiste sur le certains» dimensions du discours de Marx "* da Brecht, parmi - les hom- 


mler relu* de s’alimenter de leur 


tre émissions A mon idée. 


Freud et sa pensée. Mais cet ana- 
thème, ma génération l'a rejeté, l'a 


-Vous êtes un communiste, et il dépas^. Roland Leroy cite Freud 


Immuable. Signature du courr ier, grand mérite de Bettelheim qui est 
KconuQ8ZUüftto)8 & b secrétaire, ds mettra on pièces les Idées .reçues 

* ur ,a maIad i« mentale. Avefam- 
maio aimoM. t jdL.' m tolheim et (a cinquantaine d‘ entants 


grand mérite de Be'ttelheim qui est Bettelheim qui vous ont laissé inse- *»“' P° W8 " r découvrir 

de mettra en pièces les Idée» jaçaes . ZjZZL’LX. 


. moyens de la transformation révolu- 

Bettelheim dit très clairement donnai te ». Nous recherchons les as- 


qu’au début de ses rapports avec la p&cta matérialistes de la pensée psy- 


mals aimable, Léon' 25trcme ne “P®™ A d ‘® nfan,a fi u ’ au début de ses rapports avec la p*.* matérialistes d8 la pensée psy- 

manque jamais de vous offrir à *® y° uw ; nt dara eon écoJa - on psychanalyse. Il s'etaft trouvé devant oharta [yu que car comme toute 
boire et de s'excuser mille fois dU *. te . mata &* un choix très clair : la psychanalyse science, elle est un élément pro- 

. pour son léger retard. n 851 P aa un ® »° rt e de haut mal. ou ou le marxisme. Il a choisi la psy- 


n’^ nxTune H ,°' e un chofx irès cia,r : ,a 1*^™**** science, elle esl un élément pro- 

n est paa une sorte de haut mal. ou ou le marxisme. Il a choisi le psy- oressiste 

îf-JÏI!*!, chanalyse, et il n’en a pas de - Ainsi, pour revenir à Bettelheim. 


Souriant. U est enfin A vous, «f dans ® d ® Salm-Gul. mais uns chanalyae, et il n’en a pas de , Alna j oour revenir à Bettelheim 

fÜJîPiiîl soP“ réponse structurée, organisée. A un ■ remords, car il considère que l’expé- j| cJte |- hypothèse de Tocqueville • 

•’ra ÆiÆ Sïïf*JTÏÏÏi.°J. n '!!‘ •“ ÏT* 1 '>•"» *««-• d. wow- mm 

c-ert le «tede'soa ™Sr- BelÏÏhelm to dft « dra jj™ 1 » 1* ,nMnc| - Win. MK TfndiWdu on dés/r <T.mé- 

nam .V» ■n-.i—i t ® *"’ ■ Bett 9 melf n 10 OIT, CI OaTIS lîablftS. tlnrmtlnn onmni nfiM nrnnrim - Pt 


cnanaiyse. er u non a -pas » Ainsi, pour revenir à Bettelheim, 

remords, car il considère que I axpé- jj C n a l'hypothèse de Tocqueville : 


Toute amélioration de son sort en- 


para récemment chez Robert Laf- 
font . En trois cent vingt pages, 
Leon Z itr oae raconte son expé- 
rience professionnelle et sa 
conception du métier. Quinze an- 
nées jalonnées de grands repor- 
tages, dont U ressasse le souvenir : 
1960, mariage du roi et de la reine 


une certaine mesure, Il le prouve. A 
un tel point qua nous avons dû cher- _x 

cher des entants quf rassemblent A ' Aui,er « îravailler 
des fous, et les filmer, pour que les » Mais on peut relever chez lui 
téléspectateurs es rendent compte certaines contradictions. 


tages, dont U ressasse le souvenir : qu’on est bien chez les fous. -. dans le Cœur conscient qüa la 
1960, mariage du roi et de la reine * Marcio, ou la forteresse vide, psychanalyse de son temps l'avait 
des Belges ; 1964, mariage de la la seconde partie, décrit le cas d'au- beaucoup déçu, parce qu’elle ne pre- 
Prinœsse Irène des Pays-Bas tisme Infantile auquel Bruno B et- naît pas- en compte la réalité sociale. 
tL u P. « ... P S ” 08 L P har |^ t Hugl ^1 telheim a consacré «on livre. Le Mais II agit de la même manière aux 
Bourbon-Parme , 1973. mariage documeni est exceptionnel. C’est Etats-Unis et oublie de prendre en 


avec le prince Charles-Hugues de 
Bourbon-Parme ; 1973, mariage 


i taniea. Horatlon encore plus grande. » Et 

il fonde là-dessus une partie de sa 
' ÀÏRier et travailler théorie. Comment ne pas rapprocher 

ce discoure de l'Idée de Lénine eur 
> Mais on peut relever chez lui , a quotidienne 7 

certaines contradictions. Il a écrit ■ . _ _ , 

dans le Cœur conscient qüa la - Je crois que c est en amenant la 
psychanalyse de «on temps l’avait psychanahree à ta 8^® masse des 
beaucoup déçu, parce qu’elle ne pre- 9 ®hs. en la soumettant pour la prê- 
tai. P Ten comptera rtafité s™ laie. -J» à , ^°S 8t '°l « 

Mais I! agit de la même manière aux £££* T 


ïïfSÏTÆSKS Clonnié, 

leur consacre un chapitre de sou pendant les six années qu a dure 
livre. Chapitre qu'il ddt par ces *** traffément Et c’est pour lui 
mots : « 1975, fignore. La nou- l’occasion d’expliquer la genèse de 


nous marxistes, lui permettre de 


Bettelheim lui-même qui l'a tourné, compte fa dimension sociale de son s ancrer dans !a réa,,lé et de P' 11 ' 
pendant les six années qu’a duré œuvre ; et la seule dimension qu’il S r ® B ®® r -_ _ 

son traitement Et c’est pour lut néglige, lorequ’fl traite des ratettons ^ " Je ^ y eux "rtconc/Wer Freud' et 


* ü prix Italia, les émis- 

/X sjfyns sont dite* « dra~ 
viatiques », « musica- 
les » ou * documentaires ». 
Ces catégories se justifient^ 
elles encore ? Peut -on, doit- 
on leur accorder une impor- 
tance tgaie ? Pour un concert, 
un ballet , combien pro- 
gramme-t-on de dramati- 
ques. cinq, six. dix 7 Et la 
musique ne joue-t-elle pas un 
rôle déterminant dans la plu- 
part des documentaires ? A 
les suivre comme cela en ver- 
sion originale sous-titrée, on 
s'aperçoit de T Incroyable im- 
portance de ce que l'on ap- 
pelle, en jargon de métier. 
« la bande son internatio- 
nale ■ s (musique et efjetst. 
Ces alpinistes japonais, ces 
épiciers dublmoift. ces ouvriers 
siciliens pataupeni.de concert, 
dan» des flots de Vrcaldt, de 
Wagner, de Sibelius et de 
Chopin. Quand ü sragit de fic- 
tion. c’est pire encore : on 
vole, on plane sur des harmo- 
nies pour instruments à vent, 
à cordes et à pédales qu’Ü se- 
rait grand temps d’abandon- 
ner aux spots publicitaires 
pour shampooings, laques et 
déodorants. Et cc terme 
même de a dramatique a hé- 
rité du théâtre, que rccou- 
vrc-t-ii aujourd’hui y Pour le 
public, l’immense majorité du 
public — tous les responsa- 
bles de programme réunis ici 
en conviennent,' — la vraie 
tension dramatique c'est dans 
les jeux qu’elle se trouve, 
dans tes spots, dans les évé- 
nements (mariages, assassi- 
nats. enterrements ). bref , 
dans le direct. Le reste laisse 
beaucoup plus froid. 

De cette notion particulière 
de V « homme ». pas trace, évi- 
demment. au prix Italia. Tl sa 
falloir revoir un classement 
démodé. M. Mario Motta. 
président racé, souriant, de ce 
Festival, en est le premier 
convaincu. 17 doit réunir une 
commission de travail, et lui 
demander de fixer de nou- 
velles frontières. A mon avis, 
ces frontières an devrait les 
supprimer carrément. Et de- 
mander à l’ensemble des délé- 
gués de désigner à bulletin, 
ouvert les trois ou quatre 
meilleures productions sans 
distinction de genre. 

Sur le plan de la recherche 
formelle, la compétition a 


déçu les spécialistes. Rien 
d’intéressant côté radio, des 
textes honnêtes , des textes 
prétextes à variation sonore 
sans imagination, sans émo- 
tion, sans vibration. Plat, très 
piaf. L-n prix, tout de même , 
pour les Anglais; un autre, 
criai de la RAI., pour une 
émission danoise sur un en- 
fant handicapé. Décidément! 

Côté télévision, rien à si- 
gnaler non plu», et pour 
couse. Le fond prime la 
forme. On se rend compte 
que la vocation profonde de 
ce moyen de communication 
privilégié, sa force, son ori- 
ginalité, c’est l’information. 

Là, les Américains domi- 
nent. et de très loin. L’essai 
de BiU Moyers sur le Watcr- 
gate est un modèle. Pourquoi 
ne ra-t-on pa» couronne au 
heu de récompenser une rcs- 
sucée nlppone sur les cir- 
constances d’un accident 
d'avion. Bizarre, miment. 
Pas de prix Italia pour les 
« musicales ». trop moches 
apparemment , pas à la hau- 
teur des critères dti jury. 

Dans les sous-sols de l’af- 
freux Palais des congrès se 
tenait un intéressant coiiotiue 
sur la riolmce. Violette Ma- 
rin. très en renie, comparai! 
l’agressiriic à la vitesse, re- 
fusant de condamner l’une 
plutôt que l’antre. 72 semble 
que ce soit Taris général Pas 
de lien de cause à effet entre 
ia représentation du crime et 
sa perpétration. Pas de lien 
prouvé en tout cas. On a cité 
Heidegger. Et on a conclu au 
< laissez taire, laissez passer ». 
Pas de censure . D'aunnie 
sorte. Bon. cT accord . ni ms 
alors pas d'auto-cer.surc non 
plus : la douleur et la mort 
sous leurs vrais visages. Peur, 
hurlements, défécation, sol- 
dats qui crient a maman ci 
pas ces combattants vietna- 
miens ou ces gangsters hoUy- 
xcoodiens. abattus de la même 
manière au seul son d’une 
pétarade en sourdine en bruit 
de fond. Puisque la tendance 
est au réalisme, c’est le mo- 
ment d’en profiter, de saisir 
roccasion de montrer aux fu- 
turs citoyens du monde ce 
que signifient concrètement 
les notions de guerre et de 
paix, de fausse fiction el de 
vraie réalité. 

CLAUDE SARRAUTE. 


mots : * J 9 75, j’ignore. La nou- l’occasion d’expliquer la genèse de parents-enfants dans la maladie, c’est u , ... 

vélle loi sur la télévision est un sa thérapeutique, de raconter eom- la dimension sociale dans laquelle . ' . p v an !. . . . 

important virage que f espère ne ment son séjour dans les camps de ces relations s’inscrivent -il 

w* ™^-£i’ ,k “ r '. o4 .iî.îSS? B f concentration a pu ramener a cm»- H y a rTailim», nn point p«- ““ '™ ’LtatonrTT 


ce manuscrit, on « songerait a 
m’offrir certaines responsabili- 
tés ». Seulement, je ne suis plus 
absolument sût de les vouloir, et 
peut-être vais- je préférer travail- 


tater que les adultes enfermés pou- eis sur lequel fachoppe. .Je lui 
'valent avoir fous les symptômes de demande ce qull appelle être 
l’autisme, et A déduire, par compa- guéri. U reprend la définition de 
raison, sa théorie de l'environnement Freud : - Etre capable d’aimer el 


.. 3 . . qu’en réalisant Ces émission». » 

dflmJÜri» aonallê J être Pour a,ler p,U8 loin dana “ rfr ‘ 

demande caquH appelle être fle3fto/J àe médiateur. Daniel Kariln 

guéri. Il reprend la défimtion de m ^ ie d . un 

Freud : « Etre capable if aimer el , ■ , , ■> __ , . . _ > 


CORRESPONDANCE 

Claude Otzenberjjer répond à M. Marceau Long 


1er à la pige, c’est-à-dire au coup thérapeutique, qu’on peut résumer de travailler. - Très bien. Mais tre- |utlon w 3 ’ d0 , t 
par coup. Auparavant, je vais, ainsi : le camp de concentration à vailler. dans l’esprit de Freud, aignl- sa-tfe^enevièvcMles-Bois. 
enfin, prendre cinq grandes se- l'envere. " fie s'accomplir dans son travail, et. 


mairies' de vacances-. » ; » La troisième émission, c’est à ce prix, 60 Vs des travailleurs sont 

Les vacances sont terminées. Vivra à l’école othogénlque,. une aliénés, car Bettelheim semble oublier 
Depuis longtemps. C'est mainte- description de la vie quotidienne de que les problèmes d'un immigré, 
nant la saison des candidatures. ^ cinquante enfants, tous gravement d’un travaiHeur A la chaîne ou d’une 
Mais Léon Zitrone n’est pas « can- atteints, tous réputés Incurables, aux- femme au foyer ne sont paa seule- 

didni >, même & la direction d’un ; 

éventuel service des sports : _ T1 TT , , ^ m 

* J'aime la polyvalence ». dlt-iL ] « IV VlaCOlTl SL (vrHlTieS 

S11 devait choisir, c'est vers le -LiC J- » * iutUlU <* vcUluvO 

grand reportage ou la politique - 

S£S3î 2 Les spécialistes des ma; 

de la démission de Nixon, m’in- 
téresser aux résultats du match Le IV* Vidcom (marché ta- fcen — en présentant son vidèo- 

dc basket féminin Italie contre temational de la vidéo-com- disque de courte durée Teldec — 
Japon ? » muntcation), qui vient de si semblait ne pas -devoir être 

Ho mme d'antenne, il parle du tenir â Carmes, et qui a groupé dépassée d’ici longtemps dans la 

Journal en homme d’antenne, 1 m délégués venus de trente catégorie des c gadgets A images ». 

s'arrête sur les détails techniques. et un pays représentant 176 Cette ' aimée; une autre firme 

A l’heure du « changement >, il sociétés, a tenté de définir rat- allemande présentait le ULDJL 

ne manque pas d’idées : * Le tente du public en matière de (Magnettc Disc RecordingO, de 

journal télévisé devrait être ex- vidéo-communication. plus longue durée, et dont le 

tensibie, explique-t-il. Le joiir de Q ue questions aussi fonda- l“sqn® 1® vidéo-disque sera 

la démission de Nixon. 28 minutes mentales ne soient abordées que 

c’est trop peu. » quatre après le lancement de C/n journal a en 


va travailler en compagnie d un psy- Claude Otzenberger nous écrit, clare M. Marceau Long, l’émission 
chiatre. Tony Lainé, dans une insti- en réponse à la lettre de M. Mar- serait empreinte « de partialité 

tut ion publique qui doit s'ouvrir A ceau Long que nous avons publiée et de parti pris ». 

Saïnte-Geneviève-des-Bois. dans le Monde du 22-23 sep- Chacun peut penser ce qu’il 

tembre, d propos de la non-diffu- veut. Le seul ennui, c’est que ces 

Propos recueillis par sion de l’émission < Les atomes hautes personnalités scientifiques 

MARTIN EVEN. nous veulent-ils du bien ?», qu’il n’avaient pas vu l’émission Iors- 


* Le» i, Si 11 It 1S octobre, 
première cbslzze, -aux environs d» 
U h. 30. 


Les spécialistes des mass media sont perplexes 

Le IV* Vidcom (marché ta- ben — en présentant son vidéo- mis sur le marché, devrait défier Villeneuve, M. Daniel Populus 


nous veulent -ils du bien ?», qu’il n’avaient cas vu l’émission lors- 
a réalisée. qu’elles affirmèrent, en mai der- 

Ringuet, Latarjet et Perrin, de- pen^ nft ^ verront que le 19 sep- 

tembre ; quant à M. Latarjet, U 

ne l’a toujours pas vue. 

Le comité des programmes a 
été aalri. c*est vrai. Le seul ennui, 
c’est qu’en dehors de son vice- 
. -* président. M. B. Goldschmidt, par 

v* I ailleurs directeur au CEA, per- 

I . I II-* | 1 1 1 i-* X sonne n’avait vu l’émission, alors 

■ ^ même qu’elle était condamnée à 

l’ unanimité. 

Villeneuve, M. Daniel Populus Le conseil d’administration a 


1 600 délégués venus de trente catégorie des « gadgets A images ». Usé on disque sonore. De taille grammes ». 


fors n’ont eu d’autres informations 


et un pops représentant 176 Cette 'année; une autr 
sociétés, a tenté de définir Vat - allemande présentait le 
tente du public en matière de (Magnettc Disc Record 
vidéo-communication. plus longue durée, et 


outre firme normale, ce disque, dont la durée j 

allemande présentait le M-DJL est d’une heure par face, serait animation sur le plan local, les j^airt e t du comité 9 des'pragram- 

(M&gnetlc Disc RecordingO, de mis prochainement en vente, délégués du Centre national pour mes, 

plus longue durée, et dont le affirme le fabricant, au oiir de l’animation audiovisuelle (1) — C'est sans doute ce qui permet 

Irix, kSÏÏ le vidéodisque sera i* francs! qui est patronné par le secrétariat A SLMtaceauLong de dire que 

• d’Etat à la c ult u re — ont rappelé te décision a été prise en pleine 

tj . » « . qu' une douzaine d’u nités technl- c mn a üs tnce de cause. 

f tum innnni W flnlMnviaa /!,, ,i ^ mvw»u«. u uuim in..".... Xfainlnnant. «knfWW . an ailr 


M.ttA Q w en provenance des per- 

Rour promouvoir cette vidéo- gonna^tés scientifiques citées plus 


quatre «-n» après le lancement de 

_ /i4 | a1v\H4 Ko ru. 


Que des questions aussi fonda- lorst ï a « le vidéo-disque sera 18 francs ! 


. — - ^ mpttrE r -< -i-.-. Un journal ^entreprise en images qu^u^^T de léîé^tetoT^t fa ^ 5ntenaiJt * Vfenons_en aux 

Si un ^ cette manifestationfd abordt«p- Les usages de la vidéocassette d’acheteurs étaient soumis, prof es- magnétoscopes portables) étalent q^h y ait partialité et parti 

t 1. pla ce d-un dlrea» UT_d,^ ttoéa yua) 7 0flà a a i Hg y M» mt . aTi sait, mvlt&a. BU» stoméUenent. su lûgbue des à Is dispositluD d. eus qui mS a 

tie programmât^®. singulier, s Evolution no \ varient cependant, on l’a bien vu «3 x 8» et ne pouvaient donc pas souhaitent faire des expériences de cet argument pour interdire 

mler geste serait de pnœcnre ciare pourtant à Cannes, selon les préoccupations bénéficier des horaires classiques de vidéo-animation. mem émission, c’ert d’abord mettre 

toute commissaire général duVlteom. dQmtaairtes de certains pays. de la télévision. M. Jean d’Arcy, président de en cause la liberté intellectuelle 

augmenterait le no ^” 1 ® après é&tre ttae déléguée américaine pré- De nombreux délégués ont fait la société Vidéocitès et ancien de T ^ re ^F n ‘ 

sions éducatives. hardware (matériel) ^ ^ ^ to ^Scassettie était sur- écho à cette évidence : «n s’agit directeur de la télévision Iran- f^Sf^Squête. ’raî 

demment, souligne-t-il. ^ va passer au programme, arec un ^ usage ^ formation d'abord de déterminer ce qui, pour çaise. a regretté publiquement de appris qu’il y avait dangers, 

de filins, > Mais, surtout . marché immense. » des cadres car « ce media favorise le public, est prioritaire : la TV ne pas rolr au Vidcom {dus de ‘ 

rait de déN~eiopper trois ge Cependant, on a remarqué que l’identification du personnel à communautaire? la TV service? » professionnels de la télévision: 

d’émissions : les “ n 7 ^°^_ rriJ ,ij_ peu d’experts se hasardaient, vtmage de marque de la société ». (J.-P. Dubois-Dumée). — s Coin- « Ils ont tort de regarder arec 

cales, les ballets et lesaranurt - comrne jes années précédentes, à Toujours aux Etats-Unis, une muniquer quand on n'a rien à un certain mépris ces nouveaux 

ques : «Je crois qWu est wvpa - avaûce r des chiffres sur le profit ■ j-e présentai te de la Chase Man- dire, c’est simplement faire du media, car ceux-ci ont l'avenir 


venons - en 


archè immense. » <Jes cadres car « ce media favorise le public, est prioritaire ; la TV ne pas rolr ou Vidcom {dus de réels et graves, et qu’on n’en par- 

cependant. on a remarqué que l'identification du personnel à communautaire? la TV service? » professionnels de la télévision: lait jamais, en particulier a la 

îu d’experts se hasardaient, rtmage de marque de la société ». (J.-P. Dubois-Dumée). — «Corn- « Ils ont tort de regarder avec télévision. (—> 


cales, les ballets et lesdramM- comroe ^ années précédentes, à Toujours aux Etats-Unis, une muniquer quand on n'a rien à un certain mépris ces nouveaux' 

ques : «Je croîs qu’il est tmpa - avaûcer des chiffres sur le profit ■ représentante de la Chase Man- dire, c’est simplement faire du media, car ceux-ci ont l’avenir 

tant d’offrir des «Top» «oc- _ u - on pourrait tirer de cette nou- hattan BanK a révélé que la vidéo- bru.iL * (M. ZekkarJ. pour eux.» M. d’Arcy a plaidé 

penticr, d'avoir un « Sacfta s/iow , Tel j e industrie. cassette s’est substituée au cl as- C’est le Canada qui. depuis dix en faveur de la reconnaissance 

mais il faut monter Racine j* n- ou’un vaste marché sique Journal d'entreprise et que ans. sert de terrain d’expérience A d’un droit nouveau de l'homme : i 

Phfldpc OtL Bn fcanni- .. .. ». «i, «rt.* la* ami 4 «nni*ee fJÂenVmefo Alfa lac le _ Aft W T mT AQTlta ÎTO nofto Lm. n In im w fl ra iwtîen Haw 


un certain mépris ces nouveaux Mtm é m i s sion « Les atomes 

media, car ceux-ci ont l’avenir 

_ ,, prétend en aucune manière être 

pour eux.» M. d Arcy a plaidé exixaustive ou objective. Quelle 


dromaque, Phèdre oa Bntanm- potentiellement et que les c’est en Images désormais que le la vidéo - communautaire, cette le droit â la communication, 

eus. > matériels existent, même â leurs employés assistent aux réunions c télévision différente » qui allie la Chargé de présider la séa 

Déon Zitrone n’exclut pas _ . ^ m ettent pas encore à du conseil d’administration de la vidéo- anima tion (réal i sée par les de conclusion, M. Jean-Pic 

Mi +hêr1Tr* M soir - * Du rey- pns . KU. T~> M. nuH&U Himt. nsnttt-11 rnWN MTjnhnM rfftnc nn ütn. TTarianma .unfailn. mwSimI 


en laveur oe la re c o nnaissanc e émission de télévision le pourrait ? 
d’un droit nouveau de l'homme : Elle nt d'autre but que d'amor- 
le droit â la communication. cer un grand débat public sur 
Chargé de présider la l 'u tilisa tion à grande échelle de 

de conclusion, M_ Jean-Pierre l’énergie nucléaire. 

-EH® a-a d’autre but mie de 


Il y er. auran --- - - nréctsément en faveur aune large a auteurs u n 

U’intc Fevdcau. loutre une cou ai0J ^ qne vidéo-cas- à la Chase / » 

!*ur BarlUct et la troisième snnêrleure dans Un expert 


leur Barillet et la iro™™* 
irm Racine .* 

CHRISTIANE CKOMBEAU. 

+ 4 Téie-Jûuruolls»* ». Laffont. 

120 pw-a 33 F. 


c^tte lui' demeure supérieure dans Un expert suédois a affirmé simples à prendre la parole et à 

Z cActeu t de l’éducation et de la qu’une étude sociologique sur les s’affirmer ». 


formation. 


ventes de vidéocassettes a permis 


L’an dernier, la firme Télêfua- de découvrir qu’un grand nombre 


providentielle pour aider les gens servir qu'un projet humain ». 

F™*'' 10 ** 4 CLAUDE DUR1EUX. 

Animateur depuis plus de deux (i) Beraelgp emen ts : 136, boui 
ans de l'expérience de Grenoble- vard astot-cermain 75006 Pari*. 


rWr œuvre pour que cette énergie ne 

rvir qu an protêt humant ». suscite aucun sujet d'inquiétude. 

CLAUDE DUR! EUX- Ne pas programmer «Les atomes 

nous veulent-ils du -bien?» c’est 

il) Renseignements : 136, boule- leur refuser cette possibilité, c'est 

rd Saint- Germain 75006 Parta. exercer la censure. 




Page 20 - — LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 


RADIO-TELEVISION 


Samedi 28 septembre 


CHAINE I 


20 h. 30 Dramatique ; M. Rolls et ML Royce. Avec 
ML Jayston, R. PoweLL RéaL G. Blake. 


Comment deux mécaniciens britanniques 
se sont associés pour créer la voiture qui 
porte leur nom. 


Reportage : Vivre une marée, de R. Mar- 
tin et J.-M. Perthuis. 



. Les conditions de traçait des martns- 
péa heurs. 


CHAINE II! (couleur) 


CHAINE 11 (couleur) 


20 h. 35 Variétés : Top à Gilbert Bêcaud. 

21 h. 35 Série : Le comte Yoater a bien l'honneur. 

« La troisième prophétie ». 

22 h. 25 Samedi soir, par Fh. Bouvard. 


20 h. 35 Reportage : La route de l'or, de C. Clair- 

vaL (Deuxième partie. 1 ) « A travers la 
Sahara ». RéaL B. d’Abrigeott- 

21 h. 30 Variétés : Mondialement vôtre, de ML 

Diunay. 


■ Dimanche 29 septembre 


CHAINE I 


9 b. 15 Tous en forme. 

12 b. La séquence du spectateur. 

12 h. 30 Jeu : Réponse & tout. 

13 b. 20 Variétés : L'inconnu du dimanche. 

33 b. 45 Jeu : Le dernier des cinq. 

14 b. 30 Sport et variétés ; Le sport en tète. 

17 b. 10 Dramatique : « Légion ». d'après une 
nouvelle de B. ClaveL RéaL Fb- Joulia. 
Avec P. Trabaud. B. Au dry, R. Lefèvre. 


Laffont, ancien légionnaire sans racines, 
quitte un jour le village perdu, oit il avait été 
adopté. 

S mission diffusée en mars Z37Z, sur te pre- 
mière chaîne. 


13 b. 45 Concert : Orch. de chambre de l’OJELTJ^ 
dirigé par A. Schneider. 

Concerto grosso opus « (Haendel) ; 
Concerto en mi majeur t Vivaldi ). 

10 h. 10 Discorama, de D. Glaser. 

20 h. 55 Film : « les Liaisons dangereuses 1960 ». 

de R. Vadim (1959), avec G. Philipe. 
J. Moreau, A. Vadim. 


sa fin prochaine, reçoit la visite d’un poète 
raté, qtti passe pour être c l’ange de la 
mort ». 

Eblouissante reconstruction esthétique du 
monde morbide de Tennessee Williams- Hais 
ü faut avoir de bans yeux pour g voir, 
comme l’a prétendu Lasey, « le déclin du 
mande occidental ». 


tin bourgeois et sam. épouse vivent en 
complicité de libertinage réciproque. 
L’homme s’éprend réellement d'une femme 
pure et fidèle. Sa complice le ramène dans 
la voie de la perversion. 

Cette adaptation moderne d'un roman du 
dix-huitième siècle de Choderlos de Laclos 
fut un succès de scandale. Malgré sa caution 
littéraire et la participation de Roger Vail- 
land à l’adaptation, c'est moins un traité de 


• CHAINE !ü (couleur) 

19 h. 15 Magasine régional. 


libertinage que la mue en place du monde 
parisien frelaté cher & Vadim. Un film qui 
doit aroir mal vieilli 


LES TABLES A REPASSER 


CHAINE 11 (couleur) 


12 b. 30 Magazine : Xnf 2 dimanche. 

13 h. Intermezzo. 


JjJwiLuLe. 


Avec le quatuor de VOrchePlre de Paris. 

13 h. 30 Reportage : Le roman de la Louisiane 

(deuxième partie). 

14 h. 30 Film : « la Main gauche du Seigneur », 

de Ed. Dmytryk (1955), avec H. Bogart, 
G. Tiemey, L. J. Cobb. 


-seront présentées 

dons fe cadre de rémission régionale 

LES INVENTEURS DU CONCOURS LÉPiNE 


En 1947. dans une région de la Chine 
proche du Tibet, un aviateur américain, 
prisonnier d'un bandit chinois, lui échappe 
en prenant les vêtements et Vldentité d'un 
prêtre catholique dont 11 est obligé de Jouer, 
pour de bon. le rôle dans une mission 


19 h. 45 Récit : Les éclaireurs du cieL » Face A 

l'ennemi ». 

20 h. 35 Magazine : Pourquoi pas ?. d’A. Voisin et 

J. Chollet Berland cher les Papous^ 


Emission diffusée le 23 octobre 1973 sur 
la première chaîne. 


21 h. 35 Témoignages : Etes- vous seul ? d'ET Corn- 
field. RéaL M. Brault 


INFORMATIONS PRATIQUES 


MÉTÉOROLOGIE 


S1TUAT10N lE2£ ' 09 ' 74 • A 0 h G-M- 7 - I (PRÉVISIONS POUR LE 3 &. 9 "'ty DÉBUT DE MATINÉE 





ST&ôiiiHard r'-'Verglai 
. - dans fa région / 


Lignes d'égale hauteur de baromètre cotées en millibars (le mb vaut environ % de mm) 
Zone de pluie ou neige V averses RJ orages — ► Sens de la marche des fronts 
■ Front chaud A» Front froid mÂæA. Front occlus 


Et^lstira probable du temps en 
France entre le samedi 28 septembre 
à « heure et le dimanche s septem- 
bre à 24 heure* : 


L’air chaud ci humide qui recou- 
vrait encore samedi matin la moitié 
sud-est do la France fera progressi- 
vement place à des masses d'air froid 
et très instable venues du nord- 
ouest. qui Intéresseront dimanche 
lVnsctnblc de notre pays. 

Dimanche 29 jeptesnure, te V-mps 
M-ra mèr variable en France, où du 
belles éclaircies alterneront avec 


forte par moments prés des côtes et 

qn mer. 

Enfin, les températures seront en 
baisse sensible, et quelques gelées 
blanches sont possibles no lever du 
Jour dons le Centre, la Nord et l’Est. 

Lundi 30 septembre, il fora encore 
asttz froid et le temps restera Insta- 
ble. mais les éclaircies seront plus 
étendues et les averses moins nom- 
breuses et moins fortes. 


Copeobugue, 13 et 10 ; ■ Genève, 18 
et 10 ; Lisbonne. 29 et 13 ; Londres, 
1S et 6 ; Madrid. 29 et 18 ; Moscou, 
22 et 13 ; New-YorE. 34 et 1S; 
Palnm-de-MaJorque. 26 et 16 ; Rome. 
21 et 11 ; Stockholm. 14 et 8 ; Téhé- 
ran, Tl et 17. 


LE MONDE 


FRANCE-CULTURE 


IB h- 30. Allègre, de J. Cheuqoet : 
■ Tout l’humour du monde » : 

30 h- Nouveau répertoire dramatique, 
Nr L. Aftoun : « Jupiter ou l’axiome 
culturel », d'E. westmtal (réel. H. Sou- 
beyran); 7> h.. Etranger mon ami 
L'Italie, avec C. - É- Guadda ; 23 h. 30 
Café-théâtre, nar Y. Taoutrl ■ * Moltv 
Blom », d'apres » Ulysse », de Joyce 
au LucemaJre, avec Garance ; 23 h. IS, 
Poètes d'aujourd'hui sur le» ondes : Poé- 
sie hongroise, par j. Rousselet fl). Poésie 
ancienne et classique, avec K. Berek. 
Interprète de la République populaire 
hongroise. 


ut diess mineur », « Fantaisie-impromptu ». 
Chopin ; 19 h. s. Jazz, s'il vous Plaît ; 

20 h. (SJ. Lo mur ou monde des 
auditeurs : De France en Espagne (Le 
Bévue, P. Atteignant, Grïgny, Devienne); 
31 h. 30 (5.1, .X* Festival de Safctoours. 
Orchestre symphonique de 1*0. R. T. F„ 
direct. M Kervat a K. PendereckI ; 
« le Martyre de safnr Sébastien > 
Debussy, « Magnificat ». PendereckI ; 
33 h.. Musique légère i U h. (SJ. La 
musique, française au XX* tiède. En 


compagnie de Claude Dabussy, Rom riz. 
Varése, d’indy j 1 lu 35 tSJ, Sérénades, 


FRANCE-INTER 


70 b 15, La tribune de rtnsfoire ■ 
* Le deux centu-me anniversaire de le 
mort de Louis XV », par J.-F. Chiaooe ; 

Inter- Variétés : 70 h. 10. inter iroi&icrne 
âge ; 20 h. 25. L’opcrctfe, par j. Witoid 
21 II X, variétés poétiques : 21 n «. Bal- 
lade pour deuy Pianos. 


ABREVIATIONS 


FRANCE-MUSIQUE 


1S h. 30 (SJ. Récital de Piano. Eugène 
Rauschel: « Funérailles ». « le Rossignol, 
vieille mélodie rosse », Liszt, < Etude en 


Les émissions précédées du signe lie) figurent dans la rubrique 
a Ecouter voir s on bien font l'objet de commentaires à l'intérieur 
de cet encart. Le* lettres (SJ Indignent les émissions de radio 
d&ftnsces en stéréophonie et (NJ les émissions en noir et blanc 
diffusées sur le» 2* et S* chaînes. 


Curieux film d’accu cures opposant deux 
idéologies et exprimant un message ambigu. 
A voir pour l’interprétation — inattendue — 
d: H u. m p Ares Bogart. 

. 55 Wall Disney. « Cinquante années fabu- 
leuses de Mïckey à Robin des Bois ». 

40 A propos, de M_ Droit. 

10 Jeu : Familion. 

40 Télé-sports. 

30 Documentaire : Les animaux du monde, 
de F. de La Grange. « Lu becs extra- 
ordinaires ». 

35 Connaissance d» la musiqa». Axcana. de 
M. Le Roux. 

La percussion. 

35 Le surréalisme, de M. Arnaud et R. Mo- 
rrtz (deuxième partie). 

40 Cinè-club 2 Cycle Joseph Losey : « Boom ■ 
(19681, avec E. Taylor et R. Burton. 

Une milliardaire, régnant sur une lie de 
la Méditerranée et tourmentée par l’idée de 


FRANCE-CULTURE 


Circulation 


doy a auges passagers très développés, 
donnant de fortes averses. Celles-ci 


donnant de fortes averses. Celles-ci 
pourront être orageuses en monta- 
gne. où elles donneront de la neige 
au-dessus de 1 000 mètres. Les vents, 
d'ouest a nord-ouest, assez forts et 
irrégulière dans I Intérieur, seront 


Samedi 28 Septembre. & 7 heures, 
la pression atmosphérique réduite au 
niveau de la mer était, A Parle - Lo 
Bourget, de 1001 millibars, sou 730J1 
millimètres de mercure. 


Edité par la &A.BX. le Monde. 
Gérants 

JKQMS Fauvst. directeur de la pubUcstnia. 


- - ns» maori* 

— ioN T ; da < Mead» » 

eartE^iaCTij 5i r . d«s Itolietu 
1 PARLE -IX» 



Reproduction interdite -de tous OTtt- 
e les, sauf accord avec Vadmintstration. 


Températures (le premier chiffre 
Indique le nnarfmwm enregistré au 
couru de la journée dn 27 septembre: 
le second, le minimum de la nuit dn 
27 au 28) ; Ajaccio, 20 et 10 degrés ; 
Biarritz. 26 et 12 ; Bordeaux, 24 
et 11 : Brest. 15 et 6 ; Cm a, 17 et 6 : 
Cher boum, 16 et 6 ; Clermont- 
Ferrand. 22 et 10 ; Dijon. 18 et 11 : 
Grenoble. 20 et 8 ; T.lllp- 17 e t 10 : 
Lyon. 21 et 12 : Marseille. 21 et 15 : 
Nancy. 17 «t 11; Nantes. 18 et 6: 
Nice. 21 et 13 ; Paris - Le Bourget. 17 
et 10 ; pau. 26 et 10 : Perpignan. 30 
et 14 ; Pointe -à-PItre. 3! et 25 ; 
Bennes. 18 et 6 : Strasbourg. 17 et 9 ; 
Tours. IG et 9 ; Toulouse. 23 et 11. 

Températures relevées a l'étran- 
ger : Amsterdam, 15 et. 11 degrée; 
Athènes. 23 et 16 ; Bonn, 15 et 14 ; 
Bruxelles. 10 et 8 : Le Caire. 23 
(min.) ; Oee Canaries 24 et 19 ; 


• Fermeture de la route du 
col de Viser an. — La route en- 
neigée du ool de risexau 12 770 m.) 
a été fermée & la circulation le 
34 septembre. 


Journal officiel 


Sont publiés au Journal officiel 
du 28 septembre 1974 : ' 


Düb ARRÊTES * 

* Relatifs aux habitations à 
loyer modéré (1) ; 

• Relatif aux normes de 1 clas- 
sement des hâte la relais, et mo- 
tels de tourisme (1). 


(l) Ces textes seronL ultérieurement 1 
édités en fascicules séparés. 




? h. Z Disques : « Symphonie m ré 
ma leur », Haydn ; 7 h. 45» Emissions 
philosophiques et religieuses ; Tl h.. 
Regards sur la mustoue : « FelstaH », 
Verdi ; 12 hw Ma flan îroppo. de J. 
Cbauquet ; 12 h. 45, Orchestre svmptio- 
nJque de 1*0. R. T. F. Nard - Picardie : 
« Deuxieme symphonie ». Schumann, 
direct. H. Quacft, < Cinq Poè me s », 
Wagner, L. Guiftan. cantatrice, orchestra 
F. MotiJ, direct. F. ©uattrocchi ; 

13 h. 45, Le monde insolite : • impasse 
Atfat AJ Talltan > (Le Caire) : 14 h. T5, 
La Comédie-Française présente deux Piè- 
ces d'Anatole France : *. Jocaste ». avec 
F. Ctiaumeite, R- Camoin, F. Beaulieu, et 
4 l 'Humaine Tragédie », avec J. Toia, 

• R, Camoin, J. Destoo»; 16 h. 15. Disques 
rares ; 16 h. 45, Les grandes heures de 
la sorcellerie : < l'Œil du sarcler » ; 
17 (L 38, Concert des premiers prix 1973 
des Tournois du « Royaume de la musi- 
que » : « Rondo pour piano et orchestre », 
R. Boutnr, » Symphonie espagnole », 
H. Lato. « Concerto pour nota et orches- 
tre », finale, j. Ibert, « Concerto n° 1 


en la mineur », finale, Salnr-Seèna, ■ Con- 
certo en sol », RavsL « Concerte an si 
bémol ma leur », Haendel, « Concert 
champêtre pour Plans et orchestra », 
finale, Poulenc, * Concerto Pour saxo- 
phone et orchestre », extrait. P.-ftL Du- 
bois. « concerto en mi bémol ma leur », 
Hummel, « Concerta pour piano et or» 
chestre », finale, Khatchatauriaa. Orches- 
tre lyrique de l'O.ft.T.F., direct. Pol 
Mule t 19 h. 10, Le point du septième tour, 
magazine de l'actualité parlée.' 19 h. 45, 
« les Saisons » : L'Automne, Glazounov ; 

20 h., soirée Mozart : « te Directeur 
de théâtre », avec M. Mesoiè. R. Straicti, 
< Zafde », Ordiest. lyrique O.R.T.F., direct. 
J.-P. Martv, avec R. Strelch. W. Mc 
Donald, G. Friodmann, P.-C. Runge, 
F. Pétri, H. Venter 1 21 h. 50, Seconde 
lecture de P. Hartlng 1 22 h. 50, Libre 
parcours variétés ; 23 h. 15, Poètes 

d'aujourd'hui : La poésie hongroise (2). 
Poésie contemporaine. 


Beethoven, Bononcinl, Zimmermann); vert 
17 h. (S.), Orchestra de chambre de 
l'orchestre symphon J qtw do vienne, direct. 
W. «teller. avec R. Freund. cor, 
G. Cotttn. flots : • Symphonie en la 
maleur », « Concerto en sol majeur pour 
note et orchestra », < Symphonie en ut 
majeur. Lira » (Mozart); Il h. 30 (SJ, 
Voyage autour d'un concert (Schumann, 
Ltoefl. R. Strauss); 19 (L 35 (SJ, Le 
morde des lazz t Lu grands orchestres 
de 60 A 70 ; 


FRANCE-MUSIQUE 


EMISSIONS RELIGIEUSES 
ET PHILOSOPHIQUES 


DIMANCHE 2» SEPTEMBRE 


FRANCE-CCI LTTIRK 
7 h. 15, Horizon, de 3. Booi- 
dulai , S h., Orthodoxie et ehris- 
ttanJsme oriental ; t h. 3t, Ser- 
viee religieux protestant ; 9 h. 10, 
Scoute Israël ; 9 ta. 40, Divers 
aspects de la pensée contempo- 
raine : a La Fédération française 
de droit fanznain » ; 19 ta., Messe. 
Frëdfcation du Père Carré. 


TELEVISION 


5 h. 39, La source de vie : 
« Chabbat-Clty s ; 19 h-, Pré- 
sence protestante : Rencontre 
avec Atmé Esposlto Farèse ; 
U) ta. 39, Le Jour dn Seigneur : 
« Lire la Bible s ; « Rencontres 
d L’Azbresle a ; U b.. Messe 
célébrée chez les Bénédictines 
de l’abbaye Salnt-Lonis-du- 
Temple. Prédication du Père 
Rojfuefc 


PROBLEME Ht- 959 


12345 6 T» 



HORIZONTALEMENT 


L Joue un rôle dans Roméo et 
Juliette. — £L Souligne une ten- 
tative prématurée d’indépen- 
dance ; Au début d'une inscription 
tombale Symbole de solidité. — 
HL Groupe familial. — IV. Aug- 
mente la puissance ; Roi. — V. 
Annonce une suite ; Sentis fort 
— VL Trop rudimentaire pour un 


concerto. — VIL U n qu i sait 
cajoler ; Bien gardé. — VTEL Faire 
travailler des sadorl- 

parçg ; Ne rien vouloir savoir. — 
IX. Est formé de deux quartiers 
de superficie sensiblement égaie. 
— X. Un titre qui se mérite ; 
Forte un faux-coi. — XL En 
train de rendre polL 


VERTICALEMENT 


1. Toiles de dimensions varia- 
bles ; Port étranger. — 2. Faux 
frère ; Pin de participe. — 3. Ver- 
sent des larmes brûlantes en 
signe de reconnaissance. — 4. 
Sursautent au moindre bruit. — 
â. Attache ; Symbole chimique ; 
Tire sur le rouge. — 6 l En train 
de souffrir. — 7. Désinence ver- 
baie ; Dupa ; Prénom féminin. — 
8. Anne ou morceau de bois ; Pré- 
fixe. — 9. Sont appelés à passer 
par-dessus bien dés choses. 


Solation du problème n" 958 
HORIZONTALEMENT 


L ChapeUâres ; RD. — H. Eh I ; 
Tarées ; Eue. — HL Curnignln ; 
Etoc. — iv. RL ; Silo ; Urne. — 
V. lèna (tableau de Verset) ; 
Colt ; Boa. — VL Tuante : Mias- 
mes. — VIL Ur ;■ Ta ; impériale. 
— VUL Nœud. — Dr. Pédicure ; 


7 II, Nos HImiios sont les vôtres ; 
9 h. (S.), Dimanche musical j 10 h, 38 
(SJ, Actualité du microsillon ; 12 h. 35 
(SJ, Du Oartub» 9 la Seins; 13 tu (SJ, 
Orchestre *yrr>phcpi!qu* O.R.T.F .-Alsace, 
direct. R. Albin ; < Faust », de Gcefhe, 
extraits (Schumann}, avec O. Pletfl. 
M. L eco cq. B. BrïnXmann j 
14 h. 50 (SJ, La tribune des critiques 
de dtsoues. « Messe an si mineur solen- 
nelle > (Bach) (2) t 16 A 15 (sj. voyage 
auteur d*un concert (Hornbama, Varése» 


20 h, 30 (SJ, Grandes rééditions clas- 
siques : « Symphonies n» 49 en ta mineur. 
La passions ». Haydn, * Quintette en ut 
mateur, Schubert, * Florilège du Lied ». 
Schubert, Schumann,- Brahms, « Siegfried ». 
avec O. Fischer- Dfeakau ; 22 ti. (SJ. 
Nouveaux talents, première sillons. Deux 
duos - vletan-piang. Augustin et Pascal Du- 
may, Gérard Poulet et Maurice Bianchot : 
• Chaconng, pour violon seul », Bach. 
« Scherzo de la sonate F.A.E ». Brahms. 
« Deux danses hongroises », Brahms ; 
33 h.. Novateurs d'hier et d'autwrd'hui 
(Beethoven, Rousseur, R. de la Rue! l 
24 h., La semaine musicale A l'O.R.T.F ; 

1 h. 30 (SJ, Sérénades. 


FRANCE-INTER 


Voir finissions' régulières. 

] Mer-Variétés : 20 n. 20. Ballade en ville < 
20 A 50. Petit théâtre de nuft : « le 
Portrait de Dorian Grav », d'O. Wilde (4) ; 
71 h. 40. Rttythm and Muas. 


LES PROGRAMMES ÉDUCATIFS 


TELEVISION 


Mercredi 2 


PREMIERE CHAINE 


Lundi 30 septembre 
10 b. 30, images de la rie n du 
rêve (CP.) ; 14 b. 5, Télé-voyage 
(C.SJ : 16 h. 45, Technologie ; 

17 h. 15. ATigun» (3«) ; 17 b. 45. Ate- 
lier de pédagogie. 

Mardi l ar octobre 
14 h. 5. Eveil & la nature (C-M.) ; 
14 h. 25, Les hommes dans leur 
temps (6*. .5®, 4») ; IT lu 15, Atelier 
de pédagogie. 


S h. 30, Atelier de pédagogie ; 
11 h. 30, Anglais 

Jeudi S 

14 ta. S. Bxprasalon-créallon iC.M, 
GK Se) ; 14 h. 25, Histoire ; 17 h. 15. 
Biologie ; 17 h. 45. Sciences phy- 
siques. 

Vendredi 4 

14 h. 5. Eveil A la géographie 
(CJL 6?» 5c) ; 14 h. 25, Entrer dans 
la vie . (4*. 3*) : 26 h. 15. Etudes 
pédagogiques ; 27 b. 15, Expériences 
pédagogiques : 17 b- 45. Atelier dn 
Pédagogie.. 

: Lundi 7 

14 h. 5, Monde animal (C.EJ ; 

16 h. 45, Technologie : 17 h. 15. 
Espagnol (3*) : 17 b. 35, Anglais (3"j; 

17 h. 45. Atelier de pédagogie. 


DEUXIEME CHAINE 


MOTS CROISÉS 


Jeudi S 

17 h. 38, Civilisation américaine!. 
Vendredi 4 
DEUXIEME CHAINE 
14 h-, Maga?lnr de la formation 
continue. 


Reps. — X. AP ; Rôle ; Emit. — 
XL Emeut ; Gesticul a. — xzl 
T ensions ; Amuser. — XQL Art : 
Roi; FL; Et - XIV. Neige; 
tortueuse. — XV. Set; Ordures. 


Samedi 5 


PREMIERE CHAINE 
9 h. 50. Russe; W h. 30. Anglais. 
U b- Relations humaines ; 11 h. 30. 


VERTICALEMENT 


Dimanche 6 


1. Ecriture ; Etang (cf. x cha- 
touille »). — 2. Chaleur ; A mère. 

— 8. Na ; Appentis. — 4. Avisant ; 
Us; Ge. — B. Si; Tard; Tiret. 

— 6. Etoile ; t : OO. — 7. Lato ; 
Incognito. — 8. m ; Moulés : Or. 

— 9. EE ; Compères ; Ori — 
10. Rée ; Lieue ; Ta ; Tel — li_ 
Est ; Tard ; Impur. — 12. Ou ; 
Si ; Reculée. — 13. Ecréma ; 
Emus ; US. — 14. Ru ; Noël ; Pi- 
lées. — 15. Défense ; Starter. 

GUY BROUTY. 


D E U X I E ME CHAINE 
10 b. 30. Elecntmique : 11 h„ Ma- 
thématiques ; 1S b. 30, Eocraomlc. 


RADIO 


St 3H«n)r 


S e rvice des Abonnements 
5, me des Kalleu 
7543» 2UUS - CROIS BS 
C. C P 4 207.^3 


FRANCE INT E R NLF. 

Les lundis, jeudis et vendredis 
B h 40. Anglais (3"); 10 h.. Alle- 
mand (3e) ; 10 h. 30. Anglais 14*1 ; 
10 b. 40. Allemand (6*) ; 14 h. U. 
Allemand (5*); 14 h. 35. An étais f5 r,- 
14 h, 55. Allemand (4*). 

Lundi 30 septe m bre 
9 h. 5, Le club du lundi (3e) ; 
9 b- as, Ohant (CAS- 6*. Se); 15 h. 15. 
Ooaslera pédagogiques (CAS. flr. s») : 
17 h* Anglais; 17 h- 30, Atelier de 
pédagogie. 

Mardi 1 er octobre 


9 h. 5, La vie contemporaine : 
9 h. 25. Musique (CJ!- CAS. Il ; 


ît . Dossiers pâagôglques : 

15 b. la, nsagee de ta vie et du rêve 
(CJP.) ; 15 b. 30, niant (GE ) : 

15 h. 45. Poéri* (CJA. 2, I 

18 h. 30. Etudes pédagogiques : 17 h, 
Isiitm (a*), 


abonnements 

3 mois 8 mois 9 mois 13 


FRANCS - D.OJtt. - T.OJri, 
ex-COMMUNAOTE (sauf Algérie) 
B9V (23F 177 T 238F 


Mercredi 2 


: 1+ *»- 45. Espa- 
gnol ; 19 h. 30, Elusse. 


TOUS PATS ETRANGERS 
PAR FODB NORMALE 
144 r 273 F 4 MP 530 F 


ETRANGER 

par messageries 

L — BELGfQU B- LUXEMBOURG 
PAYS-BAS - SUISSE 
MF 173 F 252 F 338F 


DL — Tunisie 

184 F 193 F 282 W 370 F 


Par vota aérienne 
tarir sur demande 


Les abonnée qui palans par 
chèque posta) (trois voieteJ vou- 
dront bien joindre ce chèque L 
leur demande. 


Jeudi 8 

a wntemporalnr : 

?5 b . (aM * 2. ^ 5») ; 

fCAL Pédagogique 

^ W, Musique 

Icw? S- 1 * Chant 

17 h» Philosophie ; 
17 b. 30, Atelier de pédagogie. 

Vendredi 4 

u ^ eB autres au langaue (6". 
52 L ® Cbtot CCji.) ; 15 h 15, 

Muslqua (CJf. 3. 8*. 3°) ; îfi h 3G 
Images dÊ ba vie et du rêva (CPJ ; 
i& h. 45. Doaalera pèdAgoglqura. 

Lundi ? 

a S « «u 1 * elu0 *•« lundi (3») : 

SPf 818 . PWagOglqüea {CJ4_ (F, 5*> 

SLÏfcâ!f u “ i 17 h - 30 - At,u,r a ' 


Changemente dTs arases 
ultifb ou proviaotrea (deux 
sema in es ou plue) : 00e abonnés 
sont Invités ft formuler leur 
demande une semaine an «nm w 
avant leur départ. 

Joindra (a dernière bande 
d'envol A toute correspondance 
' Venlllea avoir l'obligeance de 
rédiger tons iss a «mu propres 
en caractère# d Imprimer! e. 


• Jacques . C fiancel reçoit 
Boue Deswarte, sociologue et ci- 
ta r- t un !^ 30 septembre) ; Lu- 
Engeünajer. directeur du 
désintoxication de la 
PhsHü ler octobre) ; 

fmSSgL ^brasses, agriculteur 
?*■ Professeur 

serge l^bovJci (jeudi 3) ; René- 
Vwtor Pllhes. écrivain iveüdre- 

fiiïÆ® £ « Radioscopie a 
lÏTance-Inter, 17 heures). 


|CHA : Ni î 


I CHAIN » I 


KHaîni 






RADIO-TELEVISION 


Lundi 30 septembre 


: 0 CHAINE I 

12 h, 30 Variétés : MEdiixgnle. 

14 h. 25 FQm_ : - En araat la musique » *» 
G. Bianciu(19S2), avec Fernandel, Giao 
i. Cesnn. et Franck FetnandeL. 

En 1843, dans TW volage Ita lie » le mn» 
, \ e J le êobaretter^ mtr maires poüüou&s. 

' ' s'unissent pour éutter a ta 

<*« /ttrfWa* d ta 
«stfinaf fwn ehc/ local du parti 

cQtndtZic et 'ïvu,7nour noir 

«* «K 

18 h. 20 Magazine : Au-delà des fa?*- 
18 h, 40 Pour les petits : Base le clown. 

18 h. 50 Pour les jeunes : Sur mon câbler. 

'■s. 30 11 15 Feuilleton » Etranger, d'où vie&s-tn? 

20 h. 30 Peuflleton : l'Odywêe. d'après Homère. 

' Réal. F - HûSsl Avec B. Fhemiu, L Fanas. 

R. Verley (5). 

-£2 <nMn * t * re3 oftaa la magicienne 

Çir 9P^ * transjorvsé en pourceaux 

queiques-wis de ses compagnons. 

21 h- ® Emission littéraire - Ouvres Isa ocnlle- 

osh, de B. Pivot 


0 CHAINE 11 (couleur) 

19 h. J en : Des chiffres «t des lettres. 

19 h. 45 Feuilleton : Les oiseaux de Mrâjî Jiugu. 

20 h. 35 Actuel 2. 

tu, jet choisi en fonction de l'actualité. 

21 h. 35 Jeu : Le défi, de J. Olivier. J.-P. et J. 

Rouland. 


• CHAINE III (couleur) 

29 h. Pour les jeunes : LU* ibx «nfanta. 

19 h. 40 Reportage : La psychologie eu question. 

de J. Mousseau. « La p er ception audio- 
visuelle ». Béal CL Gfafiüt 

30 h. 35 FHzn : « Blo Bravo », de H. Hawka (19581. 

avec J. Wayue; D. Martin, R. Jtfelson. 

L’ancien assistent d’un shérif, devenu 
Ivrogne à Ut suite d'un chagrin d’amour, 
retrouve son courage et sa dignité en résis- 
tant d une bonde de tueurs aux cités de 
son « patron ». 

La b all ade désenchantée du western, à 
la fin de son âge classique. 


0 FRANCE-CULTURE 

7 h. 2, MutHifft esnrtce ; 7 B. SD, Db- 
mies> 7 h. 43» & bref J 7 h. 30, Echec 
su besoni; I tL, La chemin* de le 
cmnalsmcs : RWaids air le science, 
per R. Rouzq s L'InvmmoJogla, Per 
J.-C. Salomon. La Ira d'échec et ta 
science, avec F. la Uwmafs; » a 7, 
Lee lundis de l'histoire, par F- Slprfot : 
Cent cinquantième anniversaire de le 
mort de Byruo. avec P. Qiiemel ; 
11 lu instrume n ts rares; 11 A % Un 
Quart d'heure avec— Paul Morand ; 
Il li 4 Entretiens avec Louise Weiss, 
per J. Lboste ni t 12 lu Evénement- 
mustaoe i « b. 4 Panorama cuttureJ 
de te France t 

T3 II 30. La après-midi ne France 
Culture : La vie entre les lignes ; Chro- 
nique de J,-L. Curtt : « le Roseau 
pensant >; U h. m > Un marchand 
it'Ahmârfaue ». de L. Bértmcnt, avec M. 
Meretdler. M. Croassa, J *ML Prodler 
(réaL a d'Honvr) i 13 h. 55, Musi- 
que ailleurs : Festival Xenakfs k Bonn. 
Retour de Varsovie, avec B. Jotas i 
14 h. 5, Tribune hitematlonale des 
compositeurs 1W3 i 17 L 4 Disques i 
17 h. 45. Un livre, des voix : « Couleur 
mémoire », de Chartes 'Dobamskl CrtaL 
C. Rotand-Manuel) ; 18 h. 30, Réflexion 
faite i W b. SOL Disques >( 


30 II, Festival d*EcUmboure : » Etetera », 
opéra de R. Strauss, awe B- Wlnon. 
B. Undhoim, K. Hoteeth, E. Sae a en , 
B. Erteson, Ctraur ei uiüniia de 
repéra raya) de Stockholm, direct B. 
Klobucar ; 3 h. Indicatif futur, de 
C Dupont ; rire»; SJ h. 30. Black 
and Mue, de L. Maison : Retour sur le 
F q s 1 1 v a.I dé Nice 33 II. li, Libre 
parcoure récital ; « intégrale de t'ouvre 
pour deux piano» et Piano k quatre 
matas » (Sfravtasfcfl. 

0 FRANCE-MUSIQUE 

7 h. (SJ. Petites nonvafles musicales j 
7 il 40 (S.). Aehmlflé du disque ; & h. 3S 
[5.1, Au programme cette semaine i 1D b. 
(SJ. Que smunooL. du hdh. per 
AA. Roi lin : Historique du luth en France ; 
11 h. 30 (5.1. Interprétas d'hier d «fao- 
mird'lui); 12 ta. Folk son»; 13 II 37. 
Nos disques sont tes vôtres i 
13 II 30. Las Intégrales : Les symphonies 
d» Mozart ; 14 h. 30. Sonorités d'autrefois. 
Taverner, M. AA arats. j. Btaw, A. un tir 
15 h. 30 <5.1. Musique de chambra : 
« Quintette en fa me leur », Bruckner ; 
U h. 30. Musique » découvrir ; < Concerto 
m sol mineur >, Moadntas, « Fantaisie 
pour orchestra », K. H nsa ; 17 II 30. 
Les semis de l'orchestre : « Sym- 
phonie a» 3 en la mineur. Ecossaise ». 


MendebLChAi « l'Appranil sorcier », Dufeas ; 
10 II 30 (SJ. visages du fan; 19 h. i, 
invitai ton au co ncert ; » ta. 3 (5.), 
Musique légère ; 19 II 40 (SJ. En musique 
avec», v FwtUraa », Liszt, « la Nette », 
Vivaldi, « Danses lanlastiques ». J. 
T urine i 

20 h. 30 [SJ, en direct d’Oslo : 
Concert U.E.R Orchestra nnnnamioniqua 
d’Oslo, direct. M, Car tau s. Ctvaur des 
solistes norvégiens. Chœur du conaerve- 
toirr. Char des taure* enantewa de 
La raie. T. vallaKU, soprano, A. TcUet- 
sen, violon ; ■ Musique scénique « Peer 
Gynt », Grieg. « Musique scénique de 
Peer Gvrî », Harold Sacventf, « Eco », 
A. Nordhcim, « Concerto pour «Ma ». 
Va ton 23 h. (5.1. Reprises syirmho- 
nioues : « impromptus symphoniques ». 
A. Lameland. < Cinq dédicaces pour 
a orchestra b cordes », J.%1. Wemcr. 
a Symnhonte n» 2 », P. Anceltn ; 34 h. 
CS. 3. Renaissance de la mu statue do 
chambre. Hommage à Darius AAI Ota ud ; 
1 h. 30 C5.1. Nocturne les. 

0 FRANCE-INTER 

Voir émissions régulières. 

Inter-variétés : 20 II U. Les espions et 
l'histoire ■ Serge ; 30 h. 50, Petit 
théâtre de nuit : « le Fortran de Dorian 
Gray », d'après O. Wilde (fltij. 


Mardi 1 er octobre 


0 CHAINE I 

12 h. 30 Variétés : iedrbraziie. 

13 h. 45 Ma g azine : Je voudrais savoir. La cham- 

pignon qui lue. 

18 h. 30 Mflgfly.inp ; Au-delà des faits. 

■ 18 h. 40 Four les petits : Bon la clown. 

18 h. 50 Pour les jeunes : Espoir et champion. 

30 h. 15 Feuilleton s Etranger, d’où viens- tu ? 

20 h. 30 Variétés : Tempo, de M. Arnaud. 

21 h. 35 Mag a zin e : Pourquoi pas ? L'exploit, de 

J. Goddet et E. Bollard. 

L (athlète Boario ; les a Off-Shorc » ; Jean 
Boulet; < Monsieur Hélicoptères. 

• CHAINE II (couleur) 

14 h. 30 Magazine t Aujourd'hui, madame. 

Avec Mady Biesplé. 

15 h. 15 Film : ■ la Femme de paille », de B. Dear- 

den (19641, avec G. Lollobiigjda, S. Con- 
nery, R. Richardson. 

Un vieux magnat anglais de la finance, 
tyran infirme, brime son neveu. Cetoi-ci se 
sert d’une jeune infirmière, éprise de lui, 
pour commettre un crime parfait. 

Récit psychologique. et policier bien 
conduit. Basÿ Dearden a le style distingué 
des vétérans du cinéma anglais. 

19 h. Jeu : Des chiffres al des lettres. 

19 h. 45 Feuilleton : Les oiseaux de Meiji Jiagu. 

20 h. 35 Les dossiers de l'écran, d’A Jamznot. 

Film : « "Richard Millhouse Nixon », 
d’R de Antonio (1964). 


Montage de documents retraçant la car- 
rière potüigue de Blehard Nixon, président 
des Xtats-Vms. ÉsaBe de Antonio, auteur de 
Point of Order (le procès de McOarthyj, de 
l'Amérique fait tpcd (Tassaestuat du pré- 
sident Kennedy) ex de Vietnam, année du 
cochon (la guerre dsi Vietnam) se comporte, 
comme dams ses précédents filma, en polé- 
miste. Contre Nixon — dont la personnalité 
Je fascine — U utilise l’arme an comique 
pour faire apparaître un singe de ta vérité 

Débat : ■ D était l'homme le plus puis- 
saut du monde ». Avec la participation 
de 3£. Pierre SalKnger, ancien porte- 
parole de la Maison Blanche ; de M. Da- 
vid McGovem, avocat international; de 
M. Raymond Cartier, directeur de < Paris- 
Match » ; de M. Philippe GeyéUne, jour- 
naliste au < Washington Posé ». 

0 CHAINE III (couleur) 

19 h. Pour les jeunes : L'Os aux enf ants. 

19 h. 40 Feuilleton ; John l'intrépide. 

20 h. 5 Récital Chopin. Avec “Mireille Amdètre. 

20 h. 40 Dramatique : « la Sonate à Kreutzer ». 

de L. TOlstol RéaL M. Gravezme. Avec 
F. Simon, O. Verso is, B. Brione, 

A la fin du dtx-neiuiime siècle, en Rus- 
sie. On riche propriétaire, qui a /ait i trente 
ans un vuëriage âfamour, se retrouse. 
quelques années p Jus tard, comme un étran- 
ger en face de sa ■ femme. Mais lorsque 
celle-ci s’intéresse à un jeune; violoniste, il 
éprouve une jalousie Obsessionnelle i 


0 FRANCE-CULTURE 

7 ta. 2. AAusIqiM-âarvioa i 7 ta. 4L En 
bref i 7 h. SD, < Verleflona sur un thème 
catalan », Quart»; 8 II, Le» chemins 
de ta connaissance : Histoire de la 
Bourra D), par R. A usuel, avec L. Ber- 
garni 8 h. 32, Mythotogle du Pont fl), 
nar C AAettre ; S II 50, Université rurfîo- 
ptMntaaio : Otaforafon do Mrtfonnatloti et 
du témoignage CI], avec W. Prevenier, 
professeur aux universités de Bruxelles 
et de Gano « t ta. 7, Les matinées de 
France-Culture : La musique i 11 II, 
Orchestre symphqidaue O.R.T.F^AHace ; 
11 II 20, Disques; 11 II 30, Le texte 
et (e marge : Il h. 45, Eirtrefleu avec 
Louise Webs i 12 h., AAuStaue de cham- 
bre : Sonatines, nar J. Robin, Schumann. 
Bartok, Mozart, P. Iraltalnv ; 12 h, 45, 
Panorama culturel de ta France ; 

13 h. 30. L» après-midi de Franca- 
Cutture ; 13 II 35. La vie entre las lignes : 
Chronique de Jean-Louis CurHs, « la 
Roseau pensant » ; 14 h. S, « Lancelot du 
Lac », de R. Bresson; 15 II, Bilan : Edgar 
Aforfn ; ■ l’InMIeetusl de candie » ; 
15 h. 35, Clefs pour l'Opéra ; ta h. 5. 
Tribune Internationale des compo- 
siteurs ; 17 h. 45, Un livre; des voix : 
■ Nous avons m&n&é ta forêt » (1), de 
Georges Condominas Créai. J-P. Cotas; 
18 h. 30, Réflexion faite ; 

20 h.. Dialogues, émission de R. Ptitau- 
din enregistrée en public : L* surréa- 
lisme et le temps, avec André Caillots 
et André ThJrîon 2) b. 2R. AteOer de 


aréotton radtaniianlque ; Palmarès du 
Prix Italla, extraits des muvre» radtas 
Wwnt q ne a primé» i as II 20, Courant 
aitematit. 

# FRANCE-MUSIQUE 

7 h.. Petites pages musicales ; 7 b. A 
(S.), Actualité du disque i t h. 35 (Lî, 
Au programme cette semaine ; 10 tu. 
Que savons-nous du luth : Hors de France 
au seizième siècle; 11 h. 30 ISO, Inter- 
prètes d'hier et d'aujourd'hui ; 12 II (S.), 
AAusIaua légère ; 12 II 37, Nos disques 
sont tas vibras t 13 II 38, Les intégrales. 
Les symphonies do Mozart ; 

14 h. 30 (SJ, Musique savante, musique 
populaire; 15 h. 30, Aux sources des 
musiques. Pastourelle (anonyme tretaléms 
siècle); U ta. i S.), AUtsteue d'un tour; 
17 h. (SJ. Retour au concert ctaastaue ; 

■ la Créalton », oratorio de HeryteL avec 
G. JanowRz, Ch. Ludwig, F. WuaderüdL 
W. Krenn, D. Rscher-Oteskau, orchestre 
phllharm. do Berlin, direct. K «m 
Karelan ; 18 II 30, Le dub des tas ; 
If ta 5 ImMsn au concert i 10 ta. 20 
(SJ, La comédie musicale américain* : 
« Camelot », de A.-J. Lernor et F. Loewe, 
avec R. Burton et J. Andrews ; IV II 40 
(SJ, En musique avec-.. : « Vingt -cin- 
quième Symphonie », Mozart, * les 
Hébrides ». ouverture de Mendeissohn, « le 
Bateau de S&nbatf, Rfirtstef-KOrrakov. 

■ Marche de Rakocry >, Berlin ; 

20 h. 30 (S.), Orchestre symphonique do 
Bouraemoûth, direct. E. Dowune ; 


« Tamara ». Batachirev, « Concerto pour 
violoncelle et orchestre ». Lutostawaki, 
soliste AA. Rastnopcvlfch ; 21 II 30 (S.), 
Orchestra «vmohoniauo de ta . B.B.C., 
direct. P. Boulez : « Feiléas et Méfl- 
sande », Debussy : 22 h. 40 (SJ, Concoure 
internsileaat de guitare,' 23 tu. Champ 
magnétioue. par A- Almuro : « Venu «tas 
sept taure ; durées justes pour environ 
quatre exécutants », Siwkiuus»» 
C. Alslna, Btang. J.-F. Jereiy L Ctalt> 
contrebasse. J--P. Drouet, percussions» 
AIL Portai, saxophone t é n or , clarinette, 
le compositeur, voix et flûte de bambou, 
* Dansé », pour douze vota solistes et 
percussion. F. Mâche, J.-P. Drouet, per- 
cussions, Ensemble des solistes des dmurs 
de PO. R. T. F., direct. M. Couraud, 
< Articulation ». Ltoetl, composition élec- 
tronique. studio du WOR de Cologne, 
Fereephessa », Xenafcls, percussionnistes 
de Strasbourg ; 24 II (SJ. La mwtque 
et ses classiques : Boccherini. M. TMrïet. 
Sibsllus, a. Lameland, AAourt; ) ta 38 
(S.), Noctumoles, 


MÉTÉOROLOGIE 

TELCV1BION (orexBiere eüoi- 
ue) . Il ta O (saot te dunan 
che} ; deuxième chaîne. 19 b. S7; 
crutsléme chaîne t en fin de 
soirée 


Mercredi 2 octobre 


• CHAINE I 

12 h. 30 Variétés : M idi t r ente. 

16 h. 20 Emissions pour la jeunesse. 

Caümero ; Je cherche un maître ; BaïuZe 
t pape : La bicyclette volante ; Projet 2 ; 
Les aventures de Gulliver ; Daffp Du de ; 
Grain de se L 

16 h. 20 Magazine : Au-delà dea faîte. 

18 h. 40 Pour les petits ; Bozo le clown. 

18 h. 50 Pour les jeunes : Autobus à impérial*. 

20 h. 15 Feuilleton s Etranger, d'où viens-to ? 

20 h. 30 Débat : » Lettres ouvertes », d’A. Duha- . 
meL Lettres ouvertes à Mme Françoise 
Giraud, secrétaire d'Etat à " la condition 
féminine. 

22 h. Pour le dnèma, de F. Rosaif et EL ChazaL 
BorsaltQo et Camnncnle. de J. Deroy ; 
Vincent, François, Paul et les antres, de 
CL sautet ; Vos gueules les mouettes, de 
Je. Dhérg; la Gifle, de Cl Pinoteav ; M30a- 
rei», de L. Garant ; La moutarde me monte 
au nez, de CL ZidL 

0 CHAINE II (couleur) 

24 b. 30 Magazine ; Aujourd’hui, madame. 

Comment élever un nouveau-né T Le 


sommeil ; Le rtSe des femmes dans la v te 
politique. 

15 h. 15 Série : Aventures australes. « Le dernier 
des barreurs. » 

19 bu Jeu : Des chiffres et des lettres. 

19 h. 45 Feuilleton : Le» oiseaux de Meiji Jisgu. 

20 h. 35 Film : « le Syndicat du meurt» », de 

J. GmUermin (1967). avec G. Feppard, 
R Suit, G. Hannicutt 
Dn tniSUanlaire neto-yorlcais engage un 
détective privé pour protéger sa mm tresse. 
Le détective, embarqué dans une vilaine 
histotre, se rebelle. 

Un c thriller » dam 'la tradition hbtiy- 
woodienne. Un peu trop étiré, toutefois. 

22 h. 20 Match sur la deux. 

# CHAINE III (couleur) 

19 h. Pour les jeunes : LHe aux enfants. 

19 b. 40 FemUeton : John l'intrépide. 

20 h. 5 Jeu du langage : Franewphonûptement 

vôtre. 

20 h. 35 Reportage : La ligne tran s a tl a n tique. 

21 h. 30 Danse : « Et ils auront des rêves d'ar- 

changes a. Avec S. ■ Petrova, R B riana . 
« TTicf nîra i du ballet de G&sella ». Avec 
Y. Chauviré, R Noureiev, V. Maxhnova. 


# FRANCE-CULTURE 

7 h. 2, Mustoue-servlce ; 7 II 45, En 
bref t & ta, Les chemins de la connais- 
sance : Histoire de ta Bourra, avec J. 
Bouvier ; 8 h. 32. MytholMte du Pont ; 
8 h. SWJnlvereW radiophonique : Projeta 
spatiaux ; 9 h. 7, Les matinées du Francs- 
Culture : Sciences of techniques; 11 h., 
« Pièces pour t'orne », J. Main, par 
JUL-C. Alain ; 11 h. 30, Le livre, ouverture 
sur la vie ; 11 h. 45, Entretien avec Louise 
Wai» ; 12 II, Les tournois du royaume de 
la musique ; 12 h. 45, Panorama culturel 
de ta France ; 

13 II 30, Les après-midi de France- 
Culture ; 13 II 35, La vie entre tas 
lignes. Chronique de Jean-Louis OurNs : 
■ ta Roseau pensant » ; 14 h. 10, Les 
nouveaux Candide; 14 h. 25, Les avant- 
gardbtes du passé, de J. Aller ; Camî ; 
15 II 35, Musiques et sciences humaines ; 
15 h. 5, Concert ; 16 II 45, L'indépendance 
de la Guinée Bissau ; 17 h. 45, Un livre, 
des voix : ■ Noue avons mangé la forêt (2), 
de G. Gondomaies ; 18 h. 30, Réflexion 
faite ; 19 h. 50, * Concert! no pdir flOto 
et cordes », Francceur; 


20 h„ Concert de musique de chambre 
(première partie}, avec ta concours de 
AA. Juste, planiste, de l'octuor k vont, M. 
Bouraue, et avec la participation de D. 
Neuranter, basson et .J. Cazzuran, contre- 
bas» : c Dhrertlssemefit n° 1 pour deux 
houtbobb deux cors, trois basses , une 
contrebasse », Haydn, « Mans », six 
pièces pour piano : ■ Bsauiolais, l'oiseau, 
te princesse de Bafl, ta chèvre, te vache, 
Pegara», A Jolivet, « Ktavierstucto. v. IX. 
VIII », Stockhausen, » Octuor, purtfta, omis 
57 », F. K rom mer ; 21 II, Dits et écrits 
sur ta musique, par C Maupoma : 
Jean - Claude Meglotre ; 21 h. 2D. La 
sdenee en marche, par F. Le (Jamais : 
La vta, enfant du hasard et des (Ois. 
avec E. Kahane; 21 II 50, Musiques de 
notre temps à Avignon ; Alfred Jarry et 
ses prolongements ; 23 tu. Aux quatre 
venta ; 23 h. 35, Littérature. 


0 FRANCE-MUSIQUE 

7 h. (SJ, Petites pages musical» ; 
7 h. 40 (SJ, Actualité du disque ; 8 h. 35 
(S.), Au programme cette semaine ; 10 II, 
Quo s&vsnerajiB— du tutti : L'anglais 


John Dawtand ; il h. 30 (SJ, interprètes 
d'hier et d'eutourd'hul ; 12 h. (S.), Dé- 
tauner-concert ; 12 h. 37, Nos disques sont 
tas vôtres; 

13 h. X, Les intégrales : Les sympho- 
nies de Mozart; 14 II X, Après-midi 
«unesse. Radio-service; 14 h. 35. Airs 
oubliés ; vers 15 II, Capitales de Kart ; 
vers W h. 30, France-Atosfetue service; 
17 h. (S-), Les leu nés Français sont musi- 
ciens ; la h. 30, Le club des lazz ; 19 h. S, 
Invitation au concert i 19 h. 20 (SJ, Mu- 
sique légère ; 19 tu « (SJ, En musique 
avec-. « Troisième Concerto pour davier », 
Haydn, « Cantate n° 110 », Bach : 

9 ta a (SJ, Festival de Sahfaourg. 
Orchestre philharmonique de Vienne, direct. 
K. Bo ehm : « ta Fem m e asm ombre ». 
opéra de R. Strauss, avec J. Ktoe, U 
Rvsanek, R. Hesse, W. Berry, Ch. Ludwig 1 
24 b.. Musique et poésie : c Suite irlan- 
daise », T. Carotan. < Quatuor, opus 5. n»l, 
en ré majeur », Haydn, « Hymne 0 la 
Vierge », Liszt, * Première sonate pour 
orgue », C Bal lit, « Nocturne pour violon- 
celle et piano », Jolivet ; 1 h. 38, Noo- 
tumates. 


Jeudi 3 octobre 


CHAINE I 


12 h. 30 Variétés : Midiirente. 

18 h. 20 Magazine : Au-delà dee faite- ' 

18 h. 40 Four les petits : Bo*o 1* clown. 

18 h. 50 Pour les jeunes : £t vie «t U. 

19 h. 20 La parole est aux grands partis politiques. 

La Fédération des républicains indépen- 
dants. 

20 h. 15 Feuilleton s Etranger, d‘où viens- tu î 

20 h. 30 Au cinéma ce soie. d’A. FSniçeL Actua- 
lités de 1949. Film : * Maneges -, de 
Y. Allégret (1949). avec S. Signoret, 
B. Blier, J. MarJsen. 

Le mari d’une jeune femme 
blessée dans an accident d automobile. 

a™ ctaarrt leur vie ^onmfale^Jub 
apprend de sa belle-mire une autre oértti. 

Etude de ti usure «fune extrême nofeestr. 
construite sur deux versions subi ecUves et 
'URceraiccs de la même histoire, Armasut 
Panlgel a reconstitué la 

(“et dont les producteurs àwxient falt suppri- 
mer une séquence finale, un troisième e potn 
de vue ». 


0 CHAINE I! (couleur) 

14 h- 30 Magasine : Aujourd'hui, madame. 

LapSLertns de Lourdes. 

15 h. 15 Série : Mannix. « Médaille pour un 


12 h- Jeu : Dea chiffres et des lettres. 

19 h. 45 Feuilleton : Lee oiseaux de Meiji Jîngu. 

20 h. 35 Variétés : Carcan, de 6. Lux. 

21 h. 45 Feuilleton : L‘ orchestre ronge, de E 

Hohnès. ■ Coro ne répond pas ». Béa L 
F. P. Wîrth. Avec P. Fricke. 

£n 1343, toux le réseau de résistance s’ef- 
fondre. Mds Trappes et Kent échappent aux 
nazit- 

• CHAINE III (couleur) 

19 h. Pour les jeunes t LUe aux enfants. 

19 h. 40 Feuilleton r John Hnirépïd» 

20 h 10 Reportage : La bâta d'Artak* 

20 h. 35 : Regards, de Pb. Alzonsi et 

Aresnot. 

21 h. 30 Variétés : On connaît la cha nson. d’A 

TTnltmi. 


0 FRANCE-CULTURE 

7 II % AAualqiiaratvIco » 7 h. 45, En 
bref; 7 K 55, « Ouverture pour ane «ta 
académique ». Brahms) B II, Las che- 
mins de ta connaissance : Histoire de 
la Bourse, avec A. Daumard ; I h. 32. 
Mytotaoie du pont 1 I t. A Univer- 
sité radiophonique : Pourquoi travail tons- 
noos è la sueur de notre fruit? (Patho- 
logie da ta thermorégulation, par :K. 
GfelnskD; 9 h. 7, Les matinées de 
France-Culture : La littérature ; 11 h. 
Musique de chambre : * Trio & cordes ». 
J. Cras, « Trais poèmes d'Eluard », G. 
Détente; Tl h. 38, L'école des parents 
et des éducateurs 1 11 II 45, Entretien 
arec Louise Weiss ; 12 h.. Orchestre de 
PO-R-T-F. de Nfcu-CWe d'Aair. direct. 
F. Muta : « Sixième Symphonie on 

ut », Schubert ; 12 h. 45. Panorama 
culturel de lî France ; 

13 IL 9. Les après-midi de France- 
Culture ; 13 h. 35, La vie entre las lignes ; 
Chronique de Jean-Louis Curtta : c Lit 
nneau pensant » ; 14 h. 25, Ceux cents 
minutes : Les problèmes de l'automo- 
bile 7 17 II 45, Un livre, des voix : 
« to Guerre intérieure ». de Jean Fayard 
(réaL A. Barrsuxl ; 18 tu 30. Réflexion 


faite ) W II a < scaramouch* » 
(NUIhaud) 1 

20 II. Carte btanctie : « la Forte ou 
la mer », de M. Jaury. avec R. Blaess, 
R. Favay, A.-M. Cofflnet, L. Sïoa, 
P. AUIcut G. Jor, PlL Clav (réaL fl. 
Hurowicz) 1 21 h. 20, Biologie et méde- 
cine, per les professeurs R- Debré et 
al Lamy ; 21 II so. Livre car 1 22 h. 30, 
Groupe de recherche musicale Q-R.T.F. ; 
23 II, Les noctambules (1). Le gardien 
de phare, per S. Matll ; 23 h, 30, Tri- 
bune Internationale des compositeurs 
1973 : ■ Sérénade pour violon aoto », 
G. SriHirmam < Quatre chants Italiens 
pour choeur », E. Sweeney. présenté par 
la radlodlffuslan Irlandaise. 

# FRANCE-MUSIQUE 

7 h. (SJ, Petites pages musicales ; 
7 II 40 (SJ, Actualité du disque ; B h. 35 
(SJ, Au Programme cette semaine ; >0 II, 
Que savons-nous», du tutti : La formation 
da la rafle pour luth m France au dix- 
septième slède. ut suite pour le luth 
en Angleterre et en Alterne gne è la 
fin du stacte,- 11 II 30 (SJ, Interprètes 
d’hier et d'eutourd'hul 1 12 II (SJ. Déleu- 


ner -concert ; 12 II 37. Nos dïsaucs sont 
tes vôtres ; 

13 II 30, Les Intégrales : Les symphonies 
de Mozart ; 14 h. 30 CS.]. Chronoloale de 
K opéra : « Jenufa », de Janacek. avec L 
Domaninska, N. Kninlova, I. 7JdeK. chœurs 
et orchestre de Prague, direct. B. Gregor ; 
lé h. 30. Danse, ballet, musique 
« Sylvia ». L. Delibes ; 17 II (SJ, 
Mustoue française du dlx-neuvIéme siècle : 
< Concerto pour piano et or et i tertre en 
ut mineur », Lalo; 17 h. 30 (SJ, Calen- 
drier musical du passé,* 18 II 30 (SJ, 
Jazz d'auioofd'hul ; 19 lu 5, Invitation 
au concert ; 19 II 20 (SJ. Gospel sangs ; 
19 II 40 (SJ. En musique avec» « Contes 
de ma mère 1*070 » Ravel ; 

20 h. 30 (SJ. Festival de Salzbourg. 
Récitai de lleder, avec te concoure de : 
E. Artathk, soprano. B. Fass&aender, a Ko, 
P. Schreier, ténor. W. Berry, baryton, 
P. SchimawSKy et E. Werba. piano : 

cSpanisthes uedensptel », Schumann, 
• Ltabeslledcr «talzer ». Brahms ; 21 h. 30 
(SJ, Concert; 22 II 45 (SJ, Clarté 
dans ta mrti 1 23 b. ($J, La monda 
des lazz t Rééditions de lazz ctasshnm ; 
23 h. 40. Jazz panorama : 74 b. (SJ, 
La musique et ses classiques : Rameau. 
J.-M. Lectair. Atbbxml. Bocrtwrim, 
Debussy > I h. 301 Pop-muslc. 


Les émissions régulières de radio 


Dtt lundi au vendredi 

praNCS-INTES ■ ® L, PhlUPP* 
fuijTT n k m La i nRgflgtn fl do 

rrenes . it . .. H Bsdlasco- 

is tu. Le bon côté : P?. ë-Tru- 
is & S. Tutti Pruta. 

Artur; 1 h- LHotntB® ac 
j h„ Canal 3-G. 

EUROPE l : S. n- WW» 
f b. ii Mflûdle-parodc. il 1 ^ ^ 
DéJruncr<Ja«>» . 1- ^ A faire -, 

sûrement qiiciq ic cl a ^ 

» b iS. Furum . “ A 7 ; 
IB h 30. h 30 ■ Europc- 

ffl h 4^1. Riwlln - ■ — n 

^tT’" . t*. 30. 51 JÇ^SJ 

P h a». r^Vj ^ cy ^ n Dtoiuc d'or: 

Case trcüOr ; is » JO - 


14 lu ha responsabilité sesueRe . 
14 h 20 Disque d*or : 15 b— Mé nl fl 
^^olre'- 15b. 30. S.TJ». tfwrai»; 

acte: & b- M.TS*. dlgust ; 22 b 10. 
Les routiers aont oympa*- 

SK^ÏÏSÎ 

u i n ta. gaiteê 

a nvai-bect 

22 Eu Les rotrUars sont gympas. 

airo-BADXO : « fr” 

8 b. 35. Krtssliao; n h* Jeux . 
14 h. 30. Pénélope ; 17 b- Toous : 
10 b. 30. Détente : 21 h- Rencontres. 
22 h- Carrefour de ouït. 

Du samedi 5 octobre—, 

p» a mtr, nota :#b. Quartiei 
1 îbrt (J.-L, poulqulerj; » H, te 


oasutoe de Plane BcncneUtor ; 10 b„ 
Les quatre rolonzM, par & Cbebel. 
14 11 5, L*areüle en coin, de P- Oodau 
et J. aaretto; 18 b. 5, Top Inter: 
20 h. 15. L* tribune de HiWaliv ; 
31 h. 15. La nrutague eet A voua : 
22 h. 10, Le music-hall de LUnpoer 
slble: 33 b. Au rythme du monde 

SDROPC 1 : I h. m, IL OHw . 
Il h. 30. Jeux i 23 h. sa Ctoalt n 
MlUau : 14 L 30. UtahHmu» 

19 b 3a BmIId 3 


r. TJ, - S h. 30, J -P. bnbeob 
9 b. 20. Stop tu encore ; 15 b- Oent 
questions derrière an miroir ; M ta. 
Su per- H ub : 32 n 10. Bernard 9cbu 

RADIO-MONTE-CARLO 8 b_ 

j Sacré . S fi_ Danielle Aafeoin : 
13 s, LUI an e ttoee : 18 Q Vlal : 
a s. J -c. Levai : 2« b_ Ch. Alexan- 
dre. 


«au dimanche 6 octobre 

FRANCE- ENTER : B b.. Quartie; 
libre ; 8 11. tHmanobe matin ; 

8 n 30 * 13 n. 14 h. 6 a 19 IL. 
L'oreUJe eo ooln ; 20 h. U, Le masque 
et la pi""» ; S b. U, I* unulaue 
est à »ous ; 22 h. KL jim sur acéne : 
33 h_ B1 on rentes!*. 

EUROPE l : 9 b. 30. Les Bons- 
qoznmaa ; 13 h. 30. La grande bal- 
lade ; 16 b. 30. Hit- parade ; 18 b. 46. 
Radio 2 ; 34 II, Séquence Jue. 

K Th : 13 h U, Et pou’xjual oe 
ic dlxan-on pas 7 : T4 hs Les courses -, 
16 II. Double- Hit ; 19 h, B. Scbu. : 
21 b^ Grand orchestre. 

RADI OMONTB- CARLO : 8 h. 5. 
Eglise d'aujourd'hui ; 8 b. 45, Plai- 
sance our les ondes ; 10 h. C'est 
pour cire ; 14 h. Tour de chant : 
18 bu. Hit-parade ; 20 h. 30. Orchestre 
symphonique de Stuttgart. 


HORAIRES DES INFORMATIONS 
A LA RADIO 

FRANCK- INTER : a chaque heure juste ; Bulletin complet : 
5 IL, » h. 30, S h., 8 h. 30, 1 II. 7 h. 30. 8 b.. 8 h. 30. 9 h. : U IL . 
19 b. : 26 h. ri Inter- titre tous les .quart» d'bnue de S b. 15 A 7 b. M 
et 21 h. ; inter -emploi è fi b. 45 : Inter-soir à 22 b. et Inter-dernière 
à 23 ta. 

FRANCK-CULTURE, FRANCK-MUSIQUE : 7 ta. (eUlt.) ; 3 tt. .U 
(culL-musO ; 8 h. 30 (cuit-- mus.) : 9 h. fouit.] ; 12 h. 30 (ctiltj : 
17 b. 26 (eulL) ; 19 b. (mus.) ; 19 h. 30 (cnit.) ; 23 ta. 55 icuIl-udl). 
Le dlnaanehe, 19 b. 10. Maezalue Ccali.j 

EUROPE 1 : toute» les demi- heures de S ta. S 9 h ; 6 ta. 15. 
chronique sportive ; bulletin complet a 13 h. Session d'information 
de 19 b. à 20 ta. 30 1 e Flasbes v tontes les heures jusqu'à 3 heures ; 
Europe-Panorama à 22 h. SB. 

LUXEMBOURG : & b 30, 6 IL, 6 ta. 40, ï II. 1 h. 30. 8 ta.. 8 b. 30, 
9 IL. ensuite A chaque heure juste ; bulletin cnmpli-i. ; 12 ta. 45 et 
19 b.: R-TX--DI cefct i 22 heures 





Page 22 


LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 


LE MONDE 


RADIO-TELEVISION 


Vendredi 4 octobre 


. 0 CHAINE I 

12 h. 30 Variétés : Midürcnta. 

18 h. 20 Magazine : Au-delà des fait». 

18 h. 40 Pour les petits : Bozo le clown. 

18 h. 50 Four le» jeunes : Le cinéma en herbe. 

20 h. 15 Feuilleton s Etranger, d'où dnu-la T 

20 h. 30 Série : Cünaron. * Haller ». 

21 h. 35 <★> Portrait de Bruno Battelheun. . Un 

autre regard sur la folie ». RéaL D. Kar- 
lin. 

Gomment et pourquoi Bruno Bettelhefm 
a-t-il fondé fécale orthogènique de Chicago 
qu’a dirige 7 

0 CHAINE II (couleur) 

14 h. 30 Magazine : Anjosidlnâ madame. 

Troie auteurs face d leurs lectrices. ' 

15 h. 15 Série : La grande aventure de James 

Onedin. « Le -real de la fortune ». 

19 h. Jeu : De» chiffre» et des lettre». 

19 h. 45 Feuilleton : Les oiseaux de Meïji Jingu. 


20 h. 35 Dramatique : * la Dirette ». Béal. A. 
GianettL Avec A. Magasin, M. Banieri. 

Pendant ht guerre de 1314, Flora, qui 
ehenste dans les cafés -co ncerts, doit donner 
un récitai devant des blessés. 

22 h. 5 Emission littéraire : Italiques, de M. Gil- 
bert 


• CHAINE 111 (couleur) 

19 h. Pour les jeunes : L'île aux enfants. 

19 h. 40 Feuilleton : John l’intrépide. 

20 h. 10 Reportage : Lieux communs. « Les pas 

perdus ». BéaL P. Camus. 

20 h. 35 Théâtre : « les Immigrés ». de J. Krae- 
mer. Avec P. LarzüJe, A Loyon, Ch. 
MuteL 

Après avoir fait t me enquête sur la popu- 
lation immigrée de Lorraine, Jacques Érae- 
mcr a transposé son histoire en fable : 
l’histoire des anthropomorphes veut être 
une réflexion sur la sUzumon politique Ua 
sous - prolétariat. Cette pièce est jouée par 
le Théâtre populaire de Lorraine. 


0 FRANCE-CULTURE 

7 A. 2. Musiaue-servic* ; 7 h. 45, En 
bref ; 7 h. », Echec au hasard ; 8 h.. 
Les Chemins de ta connaissance : His- 
toire de la Bourse, avec R. Girault 7 

1 h. 32, Mythologie du pont ; a h. 50, 
Université racfiapbontaue Civilisation 
de Leoensld vtr, premier habitat urba- 
nise de l'Europe t 9 h. 7, Le» matinées 
de France-Cutture : Les arts du mec- 
tade; 11 11., A choeurs vaillants : « Suite 
profane > et * Suite sacrée », M. Rcsen- 
thai 1 11 fl. 30, Le texte et la marge ; 
11 h. A Entretien avec L. Weiss ; 12 II, 
Orchestra symptantaue _ de POJLT.F. 
Nord-Picardie. direct. P .SA. Le Conte : 
« Fatum », TdialkovskL < Eosine Oné- 
vutne », polonaise et valse ; 12 h. A 
Panorama culturel de la Franco > 

13 h. 30, Le» après-midi «le France- 
Culture r 13 h. 35, La «le entre les üsnes : 
Chronique de Jean-Louis Curtis; 14 h- 5, 
Nouvelles propositions pour l'Instruction 
des sourds} 15 h„ L'anse du bizarre; 
15 h. 35, La mushuM une et divisible r 
H II & Ensemble polyphonique de 
l'O.R.TJ., direct. C, Ravier; 16 h. A 
La Roumanie culturelle; 17 h. 45, Un 
livre, des voix ; « l'Imprécateur », do* 
René-Victor Pîthes (réel. G. Godebert) ; 


M h. 3Û, Réflexion faite; W II 50, Deux 
préludes do zarzuetes; 

» h. Rencontre avec-. Jean <f Ormes- 
son, avec J, Dudoa, P .-J. Retny, AP 
Rhelnu. P. Morand 1 21 h. Entre- 
tiens avec ML Béfert ; 29 II 30, Le» 
grandes avenues de la science moderne, 
par la professeur Anesr et G. Swet- 
lowsfcv ; ZI h. 50. En son tomUb l'Opéra ; 
22 II 3& Alt. création, méthode, par 
G. Charbonnier r 23 11, Folklore albanais, 
par F. Verni Hat ; 23 h. 30, Musique. 

0 FRANCE-MUSIQUE 

7 h.. Petites pages musicales : Mélodies 
d'Amérique ; 7 h. 40 (S.), Actualité du 
disque; B A. 35, Incognito. Jeu repris 
â 14 h. 30. 20 h. 2S. 23 I». ; f tv 40 (5J. 
Au programme cette semaine ; 10 II, Que 
savons-nous— du tutti : La suite, la 
sonate, te co n certo pour te luth au XVI J F 
siècle ; 17 II 30 (5.), Interprètes d'hier 
et- d’aulounrari ; 12 h. (S.), Musique 
aux Champs-Elysées; 12 h. 37 CS.). Nos 
disques sont les vôtres j 

13 h. J0, Les Intégrâtes : Les sympho- 
nies de Mozart; 14 II 35 CS.), Des ootes 
sur la guitare ; 15 tu (S.), Evénement» du 
inonde ; 76 h. (SJ, L'âge d'or du concerto : 
« Musique funèbre Pour alto et ortfwsfr» 


â cordes », Hindemîth. « Concerto Pour 
piano «t orchestre d'harmonie », Stra- 
vinski, < Concerto pour violon et orchestra 
m 4 en rt mineur », Patentai » 17 h. {SJ, 
Lyrique : < la Foire de SoroMtlnsiev », 
Mousaorskl (actes 1 et II), avec G. Trait- 
sky, a. Klestchlowa. A. Onmanev ; il h. 30 
(SJ, Rhytftm and blues; 19 h. 5, Invi. 
talion au concert ; 15 h, 90 (SJ. Musique 
légère ; 19 h. 40 (SJ, En musique avec... 
« Triple concerto *. F. Fasch, c Symphonie 
concertait le), extrait, Mozart, « la Petite », 
Schubttrt ; 

30 h. 30 CS.), Lover de rideau, par R. 
Stricker, 6. Lamneck, darfnaftlsle, G. 
Steîsenwlt. Planiste : « Sonate « még- 
otons », Schubert, « Sonate en sl,bûrnol 
majeur, apus 47. n® 2 », Clément, « Sonate 
en mi bémol moteur, ont» 126. n» 5 », 
Brahms; 22 h. (SJ, Orchestre O.r.t.f. 
Nord - Picardie, direct. B. Amachiccl 
« Prélude symphonique », Puctinl, « Sym- 
phonie ofos 12 », R. Strauss, c Comédie 
Italienne », oouerturey A Benlamln ; 24 h.. 
(SJ, La musique et ses claniques : Tele- 
rrtann, Giazounov, R. casadeaus, Mllhaud ; 
1 h. 30, Noctwnales. 

0 FRANCE-INTER 

Voir émission régulières. 


Samedi 5 octobre 


0 CHAINE I 


12 h- 25 Variétés : Mîd&reni*. 


23 h. 30 Magazines artistiques régionaux, 

14 11 Carrefour de la guitare. 

14 h. 30 La. une est à toiis, de G. Jjxx. 

18 h. 50 Four les petits : Boso lu clown. 

19 h. Point chaud, d’A, Raisner. 

20 h. 15 Documentaire : La vie des animaux, de 

F. Rossü 


20 h. 30 Dramatique : » la Mais enchantée », de 
G. de Nerval. Adapt. M. Subiela. BéaL M. 
Subi ela. Avec P. Maxence. N. Juvet, 
A Mottet. . 


22 h. 


c La Main enchantée » est une des der- 
nières œuvres écrites par Gérard de Nerval 
avant son suicide en 1855. La magie, l'amour 
et la « démesure » sont les trois thèmes 
principaux de cette première émission des 
« Classiques de 1’êtnmçe ». 


Le» chemina de la musique, de B. Mon- 
saingeon. « L'esprit viennois en musique ». 
Avec Paul Badura-skoda, pianiste. - 


0 CHAINE II (couleur) 

13 h. 30 Magazines artistiques régionaux. 

14 A 30 Magazine : Aujourd'hui madame. 

Le rôle des femmes dans la vie politique. 

17 h. 45 Promenade aux Antilles ou. Français des 

tropiques, de G. Anglade. 

18 h. 45 Actualités de ^histoire. de G. Elgey. 

« Les débuts de la m* République ». 

19 h. 45 Feuilleton ; Les oiseaux de Meijî Jïngu. 

20 h. 35 Variétés : Top à Ivry G illis. 

21 h. 50 Série : Le comte Y osier & bien l'honneur. 

« Trop d'ambition ». 

22 h. 25 Samedi soir, par îb, Bouvard. 

0 CHAINE III (couleur) 

19 h. Four les jeunes : LU* aux estants. 

19 h. 40 Magazine : Des formes et des couleurs. 

20 h. 35 Reportage : Brésiliens d'Afrique. « Afri- - 

cains au Brésil », de F. Verger. BéaL : 
7. Belle a. 

21 h. 30 Variétés; Libre parcours, d'E. Griliquez. 


0 FRANCE-CULTURE 

7 h. 2, Mustow servies ; 7 11 A En 
bref; 7 h. 50, Disques; B II, Les che- 
mins de te connaissance ; Histoire de te 
Bourse, avec A. Bateau; 8 h. 32, Aven- 
ture chevaleresque; f h. 7, U monde 
contemporain, «fa J. de Bear et F. 
Crdmfeux ; Il h., La musique prend la 
parole : Pierre Boulez (7) ; 12 II, Les 
cadres responsables de notre temps : On 
vous enseigne quai, pour quoi faire ? ; 
12 h. 45, Panorama culturel de la France ; 

13 h. 3IL Présence des arts ; 14 h. % 
Samedis de France-Culture : Biologie, philo- 
sophie et poésie, par O. Bufcan (réel. 
J.-R. Welz) ; 16 h. 25. Orchestre sympho- 
nique de I'O.R.T.F. Alsace, direct. R. 
Albin : « Une nuit sur te mont Chauve », 
Moussorssky, «- Peer Gynt », Grfas; 
17 h. la En «liste ; c. Aagassnlg (luttai ; 

17 h. 3a Onémaseztoe, par PB. Esneutt ; 

18 II 30, Allegro, de J. Chouquet : « Tout 
l'humour du monde » ; 

20 II, Nouveau répertoire dramatique, 
< Comme un avouai* sur l'autoroute », 
de C 5emsnin-Maura, avec A Curry, U 
Bell ors. N. Boneeaud, p. Remet (réaL C. 
RotenMAenwO i 22 h. Sciences humai- 
nes: De l'abus des médicaments (1), 


par M. Didier j 22 h, 30, Café-tnéatre, par 
Y. Taquet la Cour des miracle* ; 
23 h. 15, Bureau da poésie I 23 h. 35, 
Poème en liberté. 

0 FRANCE-MUSIQUE 

7 II « (SJ, Actualités d'hier : « le 
Travlata », extraits. Verdi ; B h. 35 (SJ, 
Mustaue è ta une* leu de C Samuel ; 

10 h. (SJ, Pour l'amateur de stéréopho- 
nie : € Danses villageoises », Grétnr, % Qua- 
tuor à cordes en ré maleur », Franck; 

11 h. (SJ, Evénement stéréophonique de 
la semaine ; vers 11 h. 39 (SJ, Relais 
de 1 la radiodiffusion sarrolse : « Quatuor 
â cordes en ml bémol maleur, opus 5, 
fl* 11 », F. Kramar-Krommer, « Octuor 
en si bémol maleur », Mysllcevek ; 12 h. 
(SJ, Variétés actiwnté; 12 h. 37, sorti- 
Uws du ftamenco ; 

13 hL (SJ, Studio HP. par R. Stricker ; 

14 h. 30 (SJ. Aux quatre vents stéréo; 

15 ta. (SJ, Récital d'orgue ; Darése-Fran* 
çolse Rosé ; 15 h. 30 (SJ, Orchestre de 
I'O.R.T.F. Nlce-COte d'Azur : < Ouverture 
en si bémol », Th. Ame, « Sérénade n* 1 
en ré maleur », Mozart, « Un tour d'été », 
Pndwltov, * Deuxième concerto pair or- 
chestre », Petrassl ; 16 h. 40 (5.1, Per- 


spectives du XX* siècle- Ensemble poly- 
phonique de I'O.R.T.F., direct. Ch. Ravier : 
« Cinq madrigaux », MontevenU. ctwur 
de chambra et ensemble Instrumental de 
I'O.R.T.F., direct. J. -P. Kreder : « Cantf 
dl prootona », Dalla Plçcota, « Masniflcat », 
Berlioz ; vers 17 II 45, Muslqoe des 
peuples du monde : Syrie j il n.. Maga- 
zine musical ; la II 15 (5.). Groupe de 
recherches musicales Ot-R-T.F. ; 18 h. 30 
(SJ, Récital de Piano Walter Chodafc 
(Haydn, Gershwta,. Brshrrps) ; M h. 5, 
Jazz, sfX\ vous plaît ; 

20 h (SL), La tour du monde dos audi- 
teurs. Adieux â l'Espagne ; Aibcnlz, Man- 
pou ; 21 h. 30 (S.k Perspectives du XX* 
siècle. Orchestre de chambre de I'O.R.T.F., 
direct. M. Tabechnik : « Purlîeu », 
N unes, • Varistlona pour orchestre », 
Berio, « le Combat de Tancrède et Cio- 
rlnde », MontovenB ; 23 fl.. Musique 
légère ; 24 II, La musique française au 
XX* siècle : En compagnie de Claude 
Debussy ; 1 h. 30 (5J, Sérénades. 

0 FRANCE-INTER 

20 h. 15, La tribune de l'histoire ; 

« Vivre eu Fsr-W«st », d'A. CntelM 
(réaL A. Barroux). 


Dimanche 6 octobre 


9 h. 
12 h. 

12 h. 

13 h. 

13 h. 

14 h. 
17 h. 


18 h. 

18 h. 

19 h. 

20 h. 


CHAINE 1 

Tous eu forme. 

La séquence du spectateur. 

30 Jeu : Réponse à tout. 

20 Variétés : L'inconnu du dimanche. 

45 Jeu ; Le dernier des cinq, 

30 Sport et variétés : Le sport en fête. 

5 Dramatique : « Une poignée de «mîw 
de R. Fallet BéaL J.-P. Sassy. Av< 
A. Oumansky, H. Jacquet, F. Gag. 

Deux spéléologues face à la mort au cou 
A imé exjyéricncc. 

5 Magazine : La France défigurée, c 
ML Péricard et L. Bériot 
40 E air acte, de F.-L. Migwnn 
10 Les musiciens du soar, de S. Kaufmani 
55 Füm ; ■ Seule dans la xruît », de T. 7oon 
(1967). Avec A. Hepburn et A Arfeân. 

Une jeune femme aveugle reçoit dans et 
appartement la visite de trais gangsters en 
veulent récupérer use poupée contenant e 
la drogue. L'infirme — qui Ignore tout t 
cette affaire — leur résiste. 

D'après une pièce de Frédéric Knott, v 
suspense très bien agencé. Angoisse, fritsot 
de terreur et la performance d'Aadreÿ He} 

bttm. 


CHAINE II (couleur) 


sue de ara passions et va fvsqafi compromet- 
tre son honneur militaire. 

Un western réduit au schéma du western. 
Pour c passer le temps ». 

15 h. 50 Forum des arts, d'A. Parinaud. 

16 h. 50 Jeu i On en parle, de J. Chabannes. 

17 b. 25 -Jeu z Famâlion. 

17 h. 55 Télé-sports. 

19 h. 30 Documentaire : Les aziimaux du monde, 

de P. de La Grange. 

20 h. 35 Emission artistique : Fernand Léger. RéaL 

D. Lecomte. 

21 h. 30 Reportage : Cas de conscience. « Une 

mère et sa conscîexice professionnelle », 
de J. Locquîn. 

22 h. 35 Ciné-club s Festival Losey. « Cérémonie 

secrète » (1968). avec El Taylor, M. Far- 
' row, B» Mitcbum (vj). sous-titrée). 

A Londres, une jeune fUXe . riche, orphe- 
line, névrosée, cherche i retrouver l'image 
de ta mère dons une prostituée qu'obsède 
la mort de ea f Blette . Un homme vient 
troubler les r app orts ambigus des deux fem- 
mes. 

Poussant un conflit psychologique bien 
déterminé jusqu'à un point Umite, Loseg 
réaffirme dans ce fUm. tragique son goitz 
du paroxysme et refait le co ns tat critique 
d'une f eüU t e. 


12 h. 30 Xnf 2 dimanche. 

13 h. Concert : Or ch. tiaWwwai da l'OATJ- 

dirigé par J. DomsanL Avec K. Crespin. 

< Werther » (Massenet) ; Zleder (Wagner); 
* le Spectre de la Bose » (Berlioz). 

13 h. 30 Reportage : Le roman de la Louisiane. 

« Les Sassafcua vivront ». 

24 h. 30 Film ; « la Trahison du capitaine Por- 
ter ». de A de Toth (1962), avec R. Scott 
et L. Barker. 

Au Texas, en XSS9, un officier de Tannée 
fédérale cherche à placer la justice au-des- 


0 CHAINE III (couleur) 

19 h. 40 Récit : Les éclaireurs du crêL « Cau- 

chemar ». 

20 h. 35 Essai dramatique : « la Traversée », de 

TotzrL Avec M. Auclair, C. Rouvei, S. 
Shelley. 

Stenoom.tr» éphémère entre un homme et 
une femme, le temps d’une traversée. 

21 h. 30 Ecrans sens frontières t « L'oiseau de 

papier ». 


EMISSIONS RELIGIEUSES 

ET PHILOSOPHIQUES 

DIMANCHE 6 OCTOBRE 
FRANCE-CULTURE ' 

l h. 13, Hotisoa. de A. Bour- 
darias , 8 II. Orthodoxie et chrls- 
tfanlame oriental ; 8 b. 39, Ser- 
vice relief eux protestant ; 9LU, 
Eeonte Israël ; S ta. 41, Dtveis 
•mets de la pensée contempo- 
raine : s te Grand Orient de 
France a ; 10 tu Messe. Prédi- 
cation du Père Carré. 

TELEVISION - 

9 h. 15, A Bible ouverte : 
■ Amos a ; 9 11 30, Fol et Tra- 
ditions des Chrétiens orientaux; 
U lu Présence protestante ; 
Le Jour du teigneux - * Un 1a 
Bible s ; « Une expérience pas- 
torale à Tavernr a ; U lu Messo 
célébrée à P église Notre-Dame 
de Taverny ; prédication du Pire 
Jnxena. 


• FRANCE-CULTURE 

7 h. 2, Dlsoues ; 7 h. 45, Emissions 
philosophiques et religieuses ; il tu 
Regards sur le musique : • Stabat 
mater », Verdi ; 12 lu Ma non frappa, 
de J. Chouquet ; 12 h. 45. Orchestre sym- 
phonique de I'O.R.T.F. Nord-Picardie : 
« Karen n r. sibeflos. < Valse triste », 
SlbeDus, « Huitième symphonie » Dvorak ; 

13 h, 45, Le monda Insolite ; 14 h-15, 
a Doua hommes en colère », de R. Rose, 


Interprété par les camédtetnérançels ; 
16 h. 15, Grandes réalisations discogra- 
phiques : < Roméo et Juliette ». Prokofiev, 
Orchestra de Ctevaland, direct. L_ Maze) ; 
16 h. 39, Entretien avec Konrad Lorenz, 
par E. Laurent Cil ) 17 h. 25, Concert 
au .Théâtre des Champs-Elysées par 
l'Orchestre de l'Association des concerts 
Pasdatoup, And. p.-M. La Conte» avec 
D. Beuraue, cor, j.^J. Gaudon, trompette : 
« Ouverture académique », Brahms, 

• Concerto pour trompette et orefnsre », 
Haydn, « Concerto r» 2 en ml bémol pour 
cor et orchestre », R. Strauss. < Svmpha- 
nfa n» 3 en ml bémol mafeur, apus 55 
('Héroïque », Beethoven ; 19 h. 10, Le point 
du septième leur, mageztoe de l'actualité 
pariés ; 

20 lu « Daphnfs et AkJmadura >, da 
Mondaville, réalisation musicale R. Bterv 
thard (an tengue d'oc), avec J. cha- 
monfn. Ch. Château, Ph, Lansrldse, 

N. J en KJ ns, Ordiestre de chambre 

O. R.T.F., direct. R. Nenelngton ; 22 h. 30, 
Libre parcoure variétés. Avignon : Percus- 
sion Expérience Group» Bernard Lubat i 
23 II 15, Tais qu'en eux -mêmes : Marcel 
PagnoL 


0 FRANCE-MUSIQUE 

7 h.. Nos dteoues sont les vflfres ; 
9 ta. (5.), Dimanctn musical ; 10 h. 30 
(S), Las meflleura disques de l'année; 
12 h. 35 (SJ, Du Danube è la Seine ; 

13 II (S), Ordiestre sym ph onique 
O.R.T.F. Alsace, direct. H. SMner, avec 
Odette Mever-Sfat, vtoioniste ; « C on certo 
pour violon et orchestre en ré mineur », 
-Sdnimann, * Symphonie n» 4 ea ad 
bémol maïeur *, Brudaieri 14 h. 30 (SJ, 
La tribune des critique» de disques ; 
« Etudes transcendantes pour piano », 
Liszt; 16 h. 15 (S.h V o y a ge autour d'un 


concert ; Mnort ; vers 17 h. (SJ, Orches- 
tre symphonique de la radio bavaroise, 
direct. K. Beobm 1 « symphonie n® 2 en 
si bémol maleur », Schubert, « Eîn Hel- 
derteben m * s 40 », Strauss ; is h. 75 (S.j, 
Voyage autour d'un concert : Berlioz, 
Schoanber» ; 19 b. 35 (S.), Jazz vivant ; 

rth.» (SJ, Grandes rééditions classi- 
que» : « Symphonie m ut majeur n» l », 
B fret, « Variations Dlabetfl », extrait, 
Beethoven, e concerto pour clarinette en 
fa mineur », Weber ; 21 h. 45 (SJ, Nou- 
veaux tétants, premiers sillons. Le Canada 
Brass. Quatuor d'anches français Paul 
Pare ille ; 22 h. 30, Les grandes voix 
humaines ; 23 h.. Novateur» d'hier et 
d’aulounl'hul j 1 h. » [SJ, Sérénades. 


• FRANCE-INTER 

(Voir 6m h âtons régulières.) 


ÉMISSIONS 

CULTURELLES 

(Pub 3Z2 mètres.) 

SAMEDI 5 OCTOBRE 

14 h. 30, Regards sur la 
science ; 15 h. 30, Onivureitc 
radiophonique et télévisuelle 
internationale ; 16 h. 38, Mytho- 
logie du Font; 17 h. 49, Chro- 
nique de 7 'UNESCO. 

DIMANCHE s OCTOBRE 
8 )U Htototra de la Bourse : 
15 h. 39, l'Aventure ehevale- 
rasqsa. 


Lundi 7 octobre 


0 CHAINE 1 

12 h. 30 Variétés : Midïtzento. 

14 h. 30 Film : « Comme ua cheveu' sur la soupe », 
de M. Begamey (1957), avec L. de Funès, 
N. Adam, J. Jouanneau. 

On auteur de chansons d qui rien ne 
réussit veut se suicider, n’y arrive pas et 
fait appel d des tueurs d gages. 

La naissance du personnage de Louis de 
Fanés dans un füm malheureusement très 
en-dessous de son talent comique. 

18 h. 20 Magazine : Au-delà dan faite. 

18 h. 40 Pour les petits ; Batoefanrilla^ 

18 h. 50 Four les jeunes : Su» mon cahier. 

20 h. 25 Feuilleton t Etranger, d'oà rtons-in 7 

20 h. 30 Feuilleton : « TOdyssée », d’Homère. 

- RéaL A. Rossi. Avec B. Fhemiiz, L Papas, 

K. Veriey. (6). 

Ulysse échappe eus sirènes et à la colère 

Au dieu So frit, 

21 h. 30 Emission littéraire : • Ouvra* las guil- 

lemets », de B. Pivot. 


# CHAINE II (couleur) 

19 h. Jeu ; Des chiffres et des lotiras. 

19 h. 45 FeuzBeton ; Las oiseaux da Meiji Jïngu. 

20 h. 35 Actuel 2. 

Sujet choisi en fonction de l'actualité. 

21 b. 35 Alain Decanx raconta : » las Quatre Ser- 

gents da La Rochelle ». 

• CHAINE III (couleur) 

19 h. Pour les Jeunes ; LHe aux enfants. ' 

19 b. 40 Magazine : l»e vie régionale. 

20 h. 35 FQm : * LAméricain », de M. Bozzufi 

(1969), av ec J.-L. Trintignant, VL Bozzufi, 
B. Fresson. 

Après onze années passées aux Etats-Unis, 
un homme revient, fortune faite, à Rouan 
» visa rudoie, et rend visite d 3 es anciens 
amis 

Nostalgie des souvenirs, peinture un peu 
amère d'une France petite-bourgeoise, Mar- 
cel Bo&sufi, réalisateur, sait regarder et 
transmettre le Quotidien. 


• FRANCE-CULTURE 

7 b. 1 Musique servies ; 7 h. 40, 
Disques ; 7 11 45, En bref ; 7 ta. SB, 
Edsc au hasard ; 8 tu. Les chemins de 
te connaissance : Regards sur te science, 
par R. Roinc r L'Immunologie, par 
J .-C. SMoiwn, Le leu d'échec» et la 
science, avec F. La Uannals ; 9 h. 7, 
Les lundis de l'histoire, par P. Slpriot : 
« la Via quotidienne â l'Elysée », de 
C. Dulons ; 11 II, instruments rares ; 
71 IL 30. Un quart d'heure evec_ Robert 
de SalnteJean ; Il h. 45, Correspondance 
Peul OaodeS - Jean-Louis Barreult (1); 
12 h 4 Evénement-musique ; 12 lk 45, Pano- 
rama cutiuref da te France; 

73 h. 30. Les aprteraldl de Franc» 
Cnttura : La vie entre tes Agnes : Chro- 
nique de Jean-Logis Curtis : « le Roseau 
pensant » ; 14 h. 20, Carie blanche : 

« Raaallnde », de S.O. Berne, adapt, p. 
Morand ; 15 II 35, Mustoue alileure ; 

16 II Sw Las mémoires d*tm sp ectateur; 

17 h. 5, Actualité ; 17 h. 45, Un livre, des 
vobe : s Chronique ’des moite », d'Adrien 
Sainleri (réaL G. Gravier) j la II. 30, 
Rétiodon toile j 79 h. 50, Di saura ; 

26 h. Concert a P levai. Orchestre natio- 
nal de I'O.R.T.F. Dired. P. Capoksme. 


Avec le concoure de E. istomln. piano : 
« Gorsalre », ouverture. Sortiez, * Concerto 
n» 4 en sol maleur pour Piano et 
or ch e s t re , opus M », Beethoven, < Con- 
certo n» 2 en te mineur pour piano et 
orchestre, opus 27 », Chapfn, « Ibéria », 
Debussy ; 9 lk. Indicatif futur, ner C. 
Dupont : La promasse du XX» siècle. 
Débat au Conseil de l'Europe de Stras- 
bourg; 22 h. 30, Black and hlue, de L. 
Masson ; Le lazz 6 la C ou rne u ve ; 23 II 5, 
Piste rame, da L. Bérimont; 23 h. 35, 
Libre parcoure récital au Festival estfcel 
da Paris. 


• FRANCE-MUSIQUE 

7 h. (SJ, Petites nag e s musicales ; 
1 b. 40 (SJ, Actualité du disque ; 8 h. 35 
(SJ, Au programme cette semaine : 
« Sonate n» 21, opus 59 », Beethoven, « fa 
Juive », extraits, Havgfy, « Concerto n* 7 
pour flOte et orchestre » Devienne ; 
10 II, Que savons-nous (fc.. la mort 
bfanhauraiMé dans heuvr» d» Bach, par 
C de Nys ; Il h, 30, Interprètes d’hier et 
d'auiourcrhui : Hommage è Joseph Szfpeti, 
vtaionlrie; 12 FoBc sorte; 12 h. 37, 
Nas dteque» sont les vôtres ; 

13 h. 30, Les Intégrales ; Les svmpho- 


dtambre 1 « Quatuor en la maïeur 
opus 33. n» 6 », Bocâisrtni, « Qualuor m 
ré majeur », Boccherini, « Quatuor en m 
mineur », Verdi ; 16 ta. 30 (S.), Musiou 
b découvrir : < le Retour de Totale « 
extrada, Haydn ; 77 h. 30 (S.J, Les secret 
de l'orchestre : « Concerto brandebaur 
oeo« n» 4 en sol maleur », Bach, « Sym 
Phonie n® 3 en fa mafeur », Brahms 
la h. 30 : CSJ, Vlssaes du (««■ 1 19 h. 5 
Imntatton au concert ; 19 h. 20 (s.) 
Musique l égèr e ; 79 h. 40 CSJ, En musIqiH 
evec_ 4 la Servante maîtresse », Pe rao 
lésa, ^ Hlmtarie et Aride », Rameau 
20 h. 30 (SJ, Musique ancienne 

*, ÎÜSE *V Bach, avec G 

JanowHx, CJu Laterig, P. Schreîer, R 
Ken& H. RMdartelKh, Orchestre phdhar 
w 1 î q îî ? ,^ e T 111 ^ ,flreet ' H * wn Kéra 
JgLl_ a , h - S$')‘ Correspondances ; Bec 
tiwven . F. Sltchar ; 23 h, (S->, Reprise 
wnrtwntoura : c S™* 5 pour «*nheslre » 
ir- Gue £ ! ' * Pflür w* 2 ® *' P. Israël 

JteVBT» « OteMons-lnwitions ». p. Mos 
TraL 


0 FRANCE-INTER 

(Voir émissions régulières.) 


LES TÉLÉVISIONS PÉRIPHÉRIQUES 


Lundi 30 septembre 

TBLB - LUXEMBOURG : 20 b. 

Manoir ; 21 ta. Papa longues jam- 
bes. fliHi de J. Neguleseo. 

TFS& - MONTE - CARLO s 20 h„ 
Voyage ta fond des mets: 21 11, 
Passion fatale, ûlm de XL Slodmtt : 
22 h. 50, Vacances évasion. 

TELEVISION BELGE : 20 b. 20. Si 
tous saviez ; 20 h. 40, le Mariage de 
Figaro, de Beau marchais. 
TELEVISION SUISSE ROMANDE : 

20 h, 15, Oésalt nier; 21 H. là, A 
vous de Jouer Milord; S h. S. 
A témoin. 

Mardi 1“ octobre 

TELE - LUXEMBOURG : 20 h„ 

Sehnlmelster. l'espion dp l'Empereur; 

21 h„ l'Evadé de Yuma, film da 
Burin- 


TELS - MONTE - CARLO : 20 b-, 
Dsktari : 21 h, Ni va ni connu. Hlm 
de Y. Robert. 

TELEVISION BELGE : 20 h. 20, 
Ardéchois, coeur fidèle : 21 h. 20, 
Sports et -rie; 22 b. 30, Basket-baUL 

TELEVISION SUISSE ROMANDE .; 
90 h. 15, La renard h l’anBCau d’or : 
21 h. 10. En direct area_ 

Marcradl 2 octobre 

■naa-m tmra nnkn : 20 t. 
Areéna Lupin; 21 11, Pire et Fils, 
film de BfonlceUL 

TELE - MONTE - CARLO : 30 b„ 
jnsou King ; 21 h n Terrain vague. 
mm de u. Camé : 23 h. 40, Vacan- 
ces évasion. 

TELEVISION BELGE : 20 h. 20. 
Boy Ca&Ua abqw ; 20 h. 55, Les "Wal- 
lons du Wlaconfiin ; 21 h. 50. Entre- 
tien. 


TELEVISION SUISSE ROMANDE : 

20 h. 15, la BoteSle de France, tOm ; 

21 h, 40. Hommage au peintre 
Dunoyer de Seeonaac ; 22 Uod- 

quea znlUftaes. 

Jeudi 3 octobre 

TELE - LUXEMBOURG : 20 11, La 
feuille d'érable ; 21 II le Cfiesl de 
morte-saison 1 fUm de MtarabL 

TELE- MONTE- CARLO î 20 b„ Les 
incorruptibles ; 21 ù„ le Passage du 
Rhin. tUm d'A. Oaystte ; 23 tu. Jeu. 

TELSVIBZON BELCS : 20 b. 25, 
On candi, film dY. Boisset ; 
21 h. 55. Le carrouaeL aux Images. 

TELEVISION SUISSE ROMANDS : 
20 b. 15, Tempe présent ; 21 b- 33, La 
voix au chapttn ; 22 b, Zs TarmÜre 
des brigands, fUm de GennL 


Vendredi 4 octobre 

THLE-LUXKMBOURG : 20 11. 

Médecine d'aujourd'hui ; 23 11. la 
Chatte au fouet, QUu de DI Seras. 

TELE-MONTE-CASLO- ; 20 11. 

Mission teqpofitiblo; 21 h_ Capitaine 
sans loi, fflzn de CL Brown : 22 ÎL 40, 
Jeu. 

TELEVISION BELGE : 20 h- 20, 
Cè pars est à voua; «1 ta. 5, Sbow 
Adam® ; 22 h. 5. Dossiers de 1» dé- 
eattaniaattàa. 

TELEVISION SUISSE ROMANDE : 
20 b. 15, C&méra-epart ; 20 h. 35. les 
Rois maudits, de M. Druon ; 22 n. 25, 
Renete ; 22 b. 50. Jbbs. 

Samedi 5 octobre 

. TELE-LUXEMBOURG : 20 b. 

Amicalement vôtre ; 21 h.; la Mai- 


ton du docteur Edwards. iOm de 

Hitchcock. 


TBUB-MONTE-GABLO : 20 h„ 

Bosurt ; 21. Il, La pluie qui fatale, 
film da VraaeCr: 22 A 10, Jeu. 

TXUM1&EON BELGE ; 20 h. 20 
Le jardin uxtraardlnalZB ; 20 h_ 55! 
les Caprices de Maria, ritm ua Ph, 
de Btoca; 22 h. 30. Cabaret 


crete de la mer ; 21 h. 20, Les olac 
de nuit: 22 h. 30. Football. 


Dimanche 6 octobre 

TELE-LUXBMBODRG : 20 h.. 

Le grand amour de Balzac; 21 h-, 
la Guerre privée du major Benaon, 
fin»» do J. Happer 
T8LB-MOVFE-CÂSLO : 20 tau. 


“srnwico rouest : 21 1 

5ggƑsabf1ST*, 

àà^;2T»fS:saS.““' 

Lundi 7 octobre 

TBLEtHESRMBOUBO : 20 1 

i 

TELEVISION BELGE : 20 ta. 1 
A voua de choisir ; 20 h. 35 t.— ii 

jouer maord ; 22 h. 30, A tértdto. 








J* J>i tï !J&> 




AUJOURD’HUI 


LE MONDE — 29-30 septembre 1974 — Page 23 


THEATRE 


par- Pierre-Aimé Touchant. 


IDEES 


LES PLAISIRS INVERSÉS 


S I ta destinée littéraire d'une ceuv» 
paraissait assurée, c'était bien, au 
milieu de notre siècle, celle du 
théâtre de Marivaux. 

f 

Le Jeu de Yamour, la Double Incons- 
■ i «once, la Second? Surprise, les Fausses 
Confidences, Jouissaient, à ls Comédie- 
Française et çhea Jean-Louis Barrault 
= «Tune interprétation prestigieuse dont ta 
- perfection paraissait donner tour forme 
• définitive t des chefs-d’osuvre désormais 
-, incontestés. Presque chaque wgfym tm 
nouvel animateur ressuscitait des pièces 
■ .. . jusque-là méconnues, et. tour à tour on 
■ « découvrait » : Arlequin poli 'par 

>;:. t l'amour, les Sincères , les Serments ôi- 
discrets, me des esclaves, le Triomphe 
- de Yamour. Le public de Giraudoux 
éprouvait des plaisirs exquis à des raffi- 
nements de ta sensibilité et de ta langue 
\ dont le charme se haussait et se forti- 
A fiait par ta mise au jour, chez Marivaux, 
de préoccupations sociales courajænses 
et imprévues. H ne semblait pas qu’on 
. pouvait aller plus loin, ni dans la com- 
préhension, ni dans ta c nnnRlc&avt pp n j 
. dans l’admiration d’un théâtre dont ta 
qualité s'inscrivait parmi celles qui 
. composent, dessinent et fixent, de siècle 
en siècle, le visage du génie français. 
Un premier choc vint troubler cette 
' euphorie complaisante, lorsque, en 1954, 
un curieux érudit, au visage bilieux et 
au regard lourd, publia un Marivaux par 
. ~ mi-même où il dénonçait r érotisme 
sous-jacent de ces comédies en appa- 
. rence si bien élevées. Mais la démons- 
" tration était si passionnée que ses excès 
. parurent compromettre ta thèse de Paul 
Gazague. 

Beaucoup plus violente fut ta réaction 
des fervents de Marivaux, lorsque pian- 
’’ï cbon, cinq ans plus tard, osa mettre un 
■ , lit sur la scène où se jouait ta Seconde 
Surprise de l’amour. Pourtant, 3e cou- 
rant érotique se serait peut-être à nou- 
veau perdu dans les sables si, ta saison 
dernière. Chéreau n’avait spectac utalre - 
^ ment fait du désir non seulement le 
moteur unique mais l’élément essentiel 
et profond de l’action de ta Dispute. 

En fait, cette tendance était moins 
révolutionnaire qu’il ne parut, car elle 
se bornait à pousser à l’extrême 
l’expression d’un sentiment sous-jacent 
dans le texte et auquel les metteurs en 
scène avaient cru devoir conserver sa 
pudeur première d’expression. 

Mais, eu même temps que l’érotisme, 
Plan ch on avait introduit dans sa pré- 
sentation de 1959 un élément autrement 
noureau, né de sa volonté de renverser 
brutalement l'attitude millénaire de 
l'interprète et du spectateur en présence 


de l’œuvre dramatique. On était en 
Pleine époque brech tienne, et le Jeune 
Roger Plancbon s’était jeté avec vora- 
cité stzr cet auteur étranger, dont le 
didactisme s’accordait avec sa propre . 
vocation pédagogique et dont y avait 
i mmé diatement flairé que les théories 
sur ta .distanciation lui ouvriraient, en 
Ftaoce, une voie jamais explorée encore, 
et donc enrichissante dans le domaine 
de l'interprétation des classiques. La 
perfection même des mises en scène tra- 
ditionnelles de Martraux ne permettait 
plus guère, en effet, même à un Jean 
yilar, que d'aspirer à se montrer l'égal 
de ses prédécesseurs, quitte à élargir 
lew répertoire par ta révélation d'œu- 
vres. oubliées, comme le Triomphe de 
l amour, i] s'agissait toujours de créer, 
pat des moyens de plus en plus savants 
et subtils, une atmosphère de conni- 
vence entre les spectateurs et les p r- 
sonnages. Le point suprême était obtenu 
ioI ?d Q * k spectateur S’oubliait et 
oubliait son temps, ses soucis, sa raison 
même, jusqu’à s’identifier aux person- 
uages_ dans ta Joie d'une communion 
parfaite. Cela créait une sorte de pa ca - 
vité savoureuse qui faisait du spectacle 
Je type même du « divertissement » 
total. Ce n’est qu ‘ensuite que le specta- 
teur, si son engagement dans la vie le 
lui permettait, retrouvait ta liberté de 
son Jugement 

Tout au contraire, la nouvelle école 
exigeait comme plus viril, iwwwi* plus 
digne, plus honnête et surtout plus effi- 
cace, que le spectacle d’une pièce « 
présente an spectateur dans toute sa 
complexité — consciente ou inconsciente 
chea l’auteur, — ses contradictions, ses 
partis pris, ses oublis, ses mensonges 
même. 


Tbute œuvre est datée : on ne pouvait 
ta juger indépendamment de son époque. 
Toute œuvre est une affirmation, une 
prise de position. On ne pouvait en 
connaître que dans ta mesure où Ton 
savait quels autres choix étalent pos- 
sibles, quel engagement on quelle recu- 
lade elle exprimait. Bref, loin de s’inté- 
grer pennée ae caûacer dans l’univers 
de l’œuvra le spectateur devait s’inter- 
roger, tous yeux ouverts, sur ta vérité 
de cet univers, le condanmer ou l’ac- 
cepter, non seulement comme le fait un 
juge soucieux d’objectivité mais comme 
s’.v trouve contraint tm homme en lutte 
contre ta société qui l'asservit, et clai- 
rement conscient que le théâtre peut 
être un des moyens de son asservisse- 
ment. D’une attitude dé compréhension 
qui se croyait généreuse, il fallait passer 


a une attitude de défense légitime, logi- 
quement nécessaire dans un combat 
dont l’enjeu était ta liberté et parfois 
la vie même. 

Le rôle du metteur en scène n'était 
plus, dans ces conditions, de participer 
à faire baigner le spectateur dans une 
atmosphère de > participation ». osais, 
au contraire, de l’arracher sans cesse 
à une euphorie mensongère et périlleuse 
en lui décelant sans arrêt les pièges 
grâce auxquels l’œuvre risquait d’endor- 
mir sa vigilance. 

C’est ainsi que dès le lever du rideau 
sur la Seconde Surprise Planchon nous 
montrait les valets complaisants et 
sournois chuchotant des racontars sur 
leurs maîtres. Du coup, ceux-ci, avant 
même d’être vus, perdaient leur au- 
réole, et, malgré leurs costumes à ta 
Watteau, leur langage raffiné, leurs 
attitudes pleines de pudeur. Us appa- 
raissaient dans leur nature * réeùe » 
avec leurs travers de < patrons ». leurs 
petitesses, leur avarice, leurs appétits 
vulgaires Plus Us jouaient l’élégance du 
cœur et de ta pensée, plus Us affir- 
maient sinon leur hypocrisie consciente 
du mains leur capacité à se mentir & 
eux-mêmes; et plus ils dénonçaient la 
médiocrité et l’imposture d'une société, 
plus Us révélaient ce que. malgré les 
révolutions, la nôtre a d'identique à ta 
leur et combien le combat demeure 
nécessaire. 

On sait à quel point un tel change- 
ment d'éclairage au service d’une 
conception si nouvelle de ta finalité du 
théâtre apparut sacrilège, et d'autant 
plus que les nouveaux principes furent 
souvent exprimés et appliqués avec la 
naïve lourdeur des néophytes. U faut 
pourtant prendre conscience de l'im- 
pressionnante adhésion des jeunes géné- 
rations et se demander si cette vague, 
en apparence dévastatrice, n’a réelle- 
ment fait que des ravages. 

Est-ce un mai qu’elle nous ait obli- 
gés à repenser les œuvres que -nous 
aimions et admirions par tradition, 
alors que la perfection même du plaisir 
que nous en retirions bloquait dans un 
cuJ-de-sac l'interprétation des chefs- 
d'œuvre ? Après le Cartel comme après 
Racine, on ne pouvait plus que s’épui- 
ser dans une Imitation stérile ou tout 
remettre en cause. Est-il certain que 
Marivaux, parmi d'autres, ait tout perdu 
'dans cette aventure, si cruelle qu’eüe ait 
paru au départ? De nouvelles « lec- 
tures » de son œuvre nous ont été impo- 
sées qui nous ont déjà permis de mieux 
comprendre comment ce théâtre si char- 


mant. si léger, si gratuit en apparence, 
avait pu aux dix-huitième et dix-neu- 
vième siècles provoquer des us s: 
violenta 

Bien sur. cela nous parait bien étroit 
de ne considérer dans l'œuvre que son 
encadrement social, mais n ‘avions-nous 
pas trop fermé les yeux sur ia violence 
que porte en elle toute création vrai- 
ment originale. Est-ce servir Hugo ou 
même Dumas père que de présenter 
ftuy Bios comme un divertissement 
lyrique, alors qu'il apparut comme un 
scandaleux blasphème aux fidèles de 
l'Ancien Régime, ou la Tour dr Xesle 
comme un innocent mélodrame policier, 
alors qu'on l'accusa d'être responsable 
de la création de cercles de débauche 
et qu'elle outrageait l'Image encore 
sainte de la monarchie ? Où est la fidé- 
lité ? Dans l’œuvre « modernisée ». asser- 
vie à notre plaisir, ou dans l’œuvre ren- 
due à son agressivité première ? 

On nous propose de relire Marivaux 
en nous ressouvenant qu'au dix-huitième 
siècle les jeunes filles étaient souvent 
livrées par le caprice des parents A des 
maris inconnus d'elles et que beaucoup 
d'entre elles en avaient une angoisse jus- 
tifiée, que In femme occupait dans la 
société, et surtout dans la société bour- 
geoise. une place dégradante et que la 
défensive était sa préoccupation conti- 
nuelle. On nous demande de voir tels 
qu’ils sont et sans les déguisements 
trompeurs de Watteau ces hommes et 
ces femmes dont i 'oisiveté et l'argent 
ont fait des fantoches uniquement 
préoccupés d 'eux -mêmes et inconscients 
du scandale social qu'ils représentent. 
On nous demande de nous rappeler que 
le langage est un moyen puissant de 
ségrégation et que la préciosité s pu 
être considérée comme une provocation- 
pourquoi refuser cet effort' ? 

Peut-être nous permettra-t-il. pur 
exemple, de découvrir ce qu'il y a de 
profondément misanthrope lü employait 
souvent ee mot en parlant de lui-même i 
chez l’auteur du Jeu de l'amour ou des 
Fausses confidences. 


Relisons d'abord, avec ces préoccupa- 
tions en tète, ta première comédie ori- 
ginale de Marivaux. Y A mour et ia Vérité. 
Qu’y voyons-nous : l'amère constata- 
tion que l’amour et ia vérité ont été 
détrônés par le vulgaire désir et par ta 
'flatterie. Et, aussitôt, voici qu 'Arlequin 
po" par Yamour nous en offre l’illustra- 
tion : ' pour venir à bout des menaces 
d'une fée perverse qui s’oppose par ja- 
lousie à leur amour, deux bergers purs et 


sincères sont obligés d'utiliser la ruse, la 
flatterie, le mensonge — de se laisser 
c polir n. Les héros de la Scrpriv de 
Yamour ont pris conscience de cette 
dégradation de l'amour. Celui-ci est 
mensonge. H fa:t perdre «la lucidité 
Aussi essaient-ils de se connaître. Mais 
ils en ont à peine le Uropa, car c'est 
au charme de l'autre «au désir» bien 
plus qu’à ses mérites non prouvés que 
chacun va céder Se connaître : cctïe 
nécessité à ia fols morale et straté- 
gique apparaît ici pour la première fois 
dans cette troisième pièce. Elle va 
devenir ie leitmotiv de tout le thvàtre 
de Marivaux. Ces: le souci angoissé de 
ta connaissance de l’autre qui va pousser 
à se travestir les héros de la Double 
Inconstance, du Prince travesti, du Jeu 
de ramouT et de tant d'autres comé- 
dies à vaincre non seulement leur peur 
d’être unis à un être hostile, mais sur- 
tout ta peur de se laisser prendre au 
piège de l’amour, de donner son amour 
à qui ne Je mérite pas. L'amour est 
l’effroi de ces êtres qui ne pensent qu'à 
lui. qui ne vivent qw pour lui. Et même 
quand il e&i pur. comme dans le Pmice 
irarest?. il risque de trouver un autre 
amour auquel i) s'opposa C’est ce qui 
a donné à cette pièce ce climat racinleu 
qui étonna tellement les contemporain.-, 
et que Daniel Mesguish nous a restitué. 

Le théâtre de Marivaux, malgré des 
dénouements optimistes et factices parce 
qu’ils étaient imposes par le genre, est 
une longue galerie de femmes fra- 
giles «11. effarées d’entrer dans la vie, 
comme ces oisillons encore empêtrés 
dans leur duvet et dont les petites sites 
s’agitent dans l’effroi du premier vol. 
Hommes et femmes. chez Marivaux, 
sont obsédés par l'angoisse d'aimer et 
n'ont pour arme que leur passion de la 
connaissance— Mais cette angoisse et 
cette passion, le spectateur n’en prendra 
conscience que dans ta mesure où lui- 
même, refusant de se laisser aller à son 
besoin d’aimer les personnages, les 
pièces, les auteurs, acceptera de les voir 
tris qu’ils étalent dans leur milieu et 
dans leur époque, fera passer le plaisir 
de la connaissance avant ie plaisir 
d'aimer. 

Ains i les plaisirs sont inversés Mais 
pourquoi les refuser s'ils restent des 
plaisirs, si l'œuvre est assez riche, 
comme l'est celle de Marivaux, pour 
soutenir successivement les uns comme 
les autres, à travers les siècles? 


(1) Et quand la volonté est su service de 
leur amour, comme dans le Triomphe, elles 
de ricanent presque monstrueuses. 


La vie du langage 


NON, LA MARANDE N’EST PAS MORTE 


L ’HISTOIRE des mots s'écrit 
d'abord sur le terrain; l’en- 
quête menée par monts et 
par vaux, de clocher en clocher, 
fournit les résultats que la. con- 
frontation avec les documents 
de bibliothèque confirmera et 
précisera. Il se trouve que (es 
lecteurs d'une récente chroni- 
que (Il ont spontanément réa- 
lisé, â propos de marande, 
marander (le collation, te casse- 
ci" -i donl nous avions déploré 
la disparition, une de ces irrem- 
plaçables enquêtes sur place. 
Nous avions enterré un peu vite, 
éenveni nos correspondants, ta 
marande n’est pas morte. La 
matière fournie, il a suffi de l'or- 
ganiser pour en faire profiter les 
historiens du vocabulaire qui 
liront ces lignes. Des héritiers 
de la mèranda Jaline vivent 
encore en France : Oii ? Qui les 
emploie “> Sous quelles formes ? 
Avec quels sens ? 

Où 7 Apparemment un peu 
partout dans l'aire continentale 
francophone. En Belgique wal- 
lonne, * le mot subsiste dans la 
région de Beaurafng, en Bel- 
gique ■ (M- Victor Galet, Dînant). 
Dans les Ardennes. « plus spé- 
cialement dans la région de 
Saint - Hubert » (M. André 

Schmitz, Bruxelles). En Lorraine. 
- dans les années 1915-1935, 
quand ie faisais la moisson avec 
mes grands-parents paysans sur 
le plateau barrois. mon grand- 
père. vers les 5 heures de 
l'a près-midi, disait toujours 
« j'alions marander *, en posant 
sa faux - {M. L. Chénard, Paris). 
Dans les Vosges : ** Dans mon 
village d'origine fCharmois- 
davant-Bruyères)... ta nom de 
moroncfe et le verbe moronder 
sont d'un usage courant - 
(M. Michel Fagnot. Longwy- 
HauL) Dans l'Est encore * un 
dérivé de ce mot était encore 
employé if y £■ quelques années 
dans certains villages de la 
Vôge : 11 s'agissait du verbe 

mo, 'ronde/... - (M- J«n-Claude 
Martin. Nancy.) 

Poursuivons ce tour de France 
en glissant vers ta Sud-Esf ■ 
- Marander : i’al entendu ce moL 
de façon très courante, « * « 
quarante ou cinquante ans, a 
Saint-Urbain {Haute-Marne) par 


un de mes oncles qui était vigne- 
ron... En particulier, on maran- 
dait au milieu de la journée, 
l'aprés-mîdl, et même ia nuit 
pendant le vendange, car on fai- 
sait fonctionner le pressoir toute 
la nuit - (M. E. Gérard, Paris). 
C'esr de Bourgogne, et en par- 
ticulier de l'AutunoIs, que vien- 
nent les témoignages les plus 
nombreux. Il est improbable que 
ta Vie du langage soif plus lus 
autour d’Autun que n’importe 
où ailleurs en province : ou que 
ta lecteur bourguignon écrive 
plus fedfement à un journal que 
d'autres. Nous avons donc lieu 
de croire que ta centre de 
conservation ta plus résistant de 
nos deux mots est ta* Morvan 
bourguignon. Quelques attesta- 
tions : - Dans la région d’où je 
suis originaire (l'AutunoIs, au 
pied du Morvan), ces deux 1 ter- 
mes sont couramment utilisés » 
(M. Claude Lospied, Parta). - Ces 
deux mots étaient d'usage usuel 
dane la bassin minier de Mont- 
ceau... dans les familles ouvriè- 
res avant 1914, _ et aussi dans ta 
noiti du Charolats. » (M. Léon 
G ri veau. Chalon-sur-Saône). De 
M. R. Vilain, universitaire . 4 Vil- 
leurbanne : « Le mot marande 
est encore en usage dans le 
patois des environs de Blanzy, 
Montceau-tes-MInes. - Et de 
M. Paul-Gabriel Boucé, univer- 
sitaire également, à Paris : 
. Mon beau-père, excellant bour- 
guignon, instituteur en retraite, 
se sert encore volontiers, de 
marande pour désigner la nour- 
ritiire an général et le casse- 
croûte (collation) en particulier. • 
De l'autre côté du Massif 
Cenlral. l'existence des deux 
mots est encore bien signalée : 
« La Souterraine (Creusa) est 
te centre d’una petite région de 
la Marche (une quarantaine de 
kilomètres au nord-est de Limo- 
ges) où de nos Jours encore on 
appelle marandals ta collation 
prise par les travail tours des 
champs en lin d'après-mldl, te 
plus souvent avant la traite » 
(M. Pierre Cotet. Parts). Nous 
ne nous éloignons pas trop avec 
la Sainlonge : « En Saintonge 
sûrement et vraisemblablement 
en Vendée, en parlant du goûter 
dB quatre heures, on dit toujours 


« taire marandou ». Mais Je n'a] 
Jamais entendu ce mot c nmne 
substantif, je n'a! jamais en- 
tendu dire marandouner. • (Dr 
Pierre Lafon, Saint-Pîerre-d'OIé» 
rôti). 

Le domaine occitan est moins 
bien représenté en nombre 
d'attestations ; mais nos deux 
correspondants sont très affir- 
matifs. « Puis-je vous si*» ' *r 
que la mé rende (la collation) 
et marander (faire collation) sont 
tout & tait en vie en occitan, au 
moins dans certains de sa dia- 
lectes comme le pèrigourdin ? » 
(M. Jean Barbut. Vlroflay.) Et 
M. F. Bozzi, de Roanne : • Etant 
méridional du Sud-Est, je tiens 
è vous préciser que ces termes 
— marande, mérândar — conti- 
nuent à s'employer couramment 
dans les milieux snricoles et 
ouvriers autochtones de là-bas» 

Marauda n'appartient donc à 
aucun dialecte partlculta” ; ce 
n'est ni un régionalisme ni un 
mot de patois, mais un élément 
du fond national rural qu’une 
enquête plut méthodique attes- 
terait sans doL'j. avec u. a fré- 
quence plus ou moins g.ande, 
dans i' ”* te Franc -ovln- 
ctata. Est-il égalemer err leyé 
par toutes les générations 'à où 
Il vit encore ? Certainement pas. 
Plus de la moitié des lettres se 
réfèrent à la période 1910-1930 
et laissent entendre que le mot 
ne subsiste aujourd’hui que 
dans le vocabulaire des gens 
âgés. Cependant les affirmations 
d'une survivance actuelle géné- 
rale, ne manquent pas. 

. La forme d’un mot est fixée 
quand les dictionnaires l'enre- 
gistrent sans contestation et . 
(de nos jours) quand ta radio 
et la télévision Tuti lisent sans 
variante de prononciation appré- 
ciable. Marande et marander 
sont absolument inconnus du 
français central et officlt ; on 
devait donc s'attendre à des 
variations morphologiques assez 
importantes. Il y en s en effet, 
mais ' d’amplitude faible ; sans 
doute les mots en cause so-»- 
fls bien soutenue par leur ar- 
mature conçonantlque (nrw- 
nasale-d) 7 Le Nord a des for- 
mes « marlnde ». <• marëd* ». 


at l'Est a - me ronde » et » mol- 
randB ». Dans ta reste de la 
France, les mots ' ont conservé 
Jeurs formes attendues : me-, 
mè- ou mèrende ; les graphies 
de nos correspondants différent 
bien sûr. puisqu'ils ne peuvent 
suivre (et pour causa) celle d'un 
dictionnaire. 

Les variations sont plus mar- 
quées sur l'axe sémantique, celui 
des significations. D'une leçon 
générale, marande est resté 
« appréciatif ». Une exception : 
« Le pays bourguignon étant par 
excellence le pays de (a bonne 
chère, on désigne par ta mot 
marande tout mets è l’aspect 
peu engageant— On utilise cou- 
ramment. semble-t-il, la locution 
peu courtoise : marande de 
vtaiile mie. » L’exception s’expli- 
que : è côté du vrai repas bour- 
guignon. une collation prise sur 
le iieû de travail, si substantielle 
et savoureuse soit-elle, tait petite 
figure. 

La notion de « marande » (ou 
mèrende) n’est pas liée à une 
heure précise de la fournée. 
L'étymologie que me suggère un 
correspondant (méridies. ta repas 
qu'on prend au milieu du jour) 
est populaire et sans valeur. A 
travers le courrier, on distingue 
trois • situations » de ia ma- 
rande ; ia plus fréquente est 
celle de l'aprèe-midl, * une fois 
les travaux des champs accom- 
plis », ■ en fin d'après-midi, le 
plus souvent avant la traite ». 
a en pariant du goûter de 
4 heures », « entre les travaux 
des champs at la traite du soir ». 
Une notation Isolée pour le Sud- 
Est : a la collation qui se prend 
habituellement vers 8 heures ie 
matin, sur les fieux de travail 
(une simple tassa de café au 
réveil) ». 

Lé où il parait s'élre le mieux 
conservé, en Bourgogne morvan- 
delle, le mot gagne du terrain 
(sémantique) et en vient A dési- 
gner toute nourriture préparée. 

La contribution de nos lec- 
teurs est précieuse à plus d'un 
titre ; elle montre è quel point 
nous connaissons mal. du fran- 
çais. tout ce qui n’est pas ta 
français conventionnel, et com- 
bien nous négligeons tas ri- 
chesses du terroir. Peut-on. â 


partir de cette contribution, ré- 
pondre mieux i la question que 
posait implicitement la chroni- 
que : pourquoi marande, mè- 
rende, etc. sont-ils è tout ta 
moins en voie de disparition ? 

La marande est profondément 
liée au travail des champs, ei 
aux modes traditionnels de ce 
travail : de l’aube au crépuscule. 
La journée commence è 5 heu- 
res A la belle saison : d’où une 
première marande — ta pain de 
campagne avec ta fard cuit at 
souvent le fromage blanc, la 
piquette aussi — entre 5 heures 
et 8 heures et demie. Le dinar 
(notre déjeuner de rats des vil- 
les è une heure, et ta retour 
aux champs : une seconde ma- 
rande, vers 6 heures du soir, 
quand ie travail sur les terres 
est terminé et avant que com- 
mença ta travail du soir à 1a 
ferme, la traite en particulier 
Le capitalisme Industriel a évi- 
demment cassé ces rythmes, et 
la petite bourgeoisie urbaine 
impose son vocabulaire. La 
« goûter » a commencé à sup- 
planter. et la collation (ecclé- 
siastique et noble) et la ma- 
rande (paysanne), à la fin du dix- 
huitième siècle. En 1690, de 
Ca lllères note : - Donnez-lui des 
confitures pour son goûter, façon 
de parler bourgeoise. » 

Quant au prolétariat urbain, il 
a créé ses propres termes pour 
désigner fa pause-repas ; sans 
doute la marande était-elle trop 
fiée dans son esprit è la réalité 
rurale ? On a donc eu ta bri- 
quet (picard, un gros quignon 
de pain), ta casse-croûte, puis 
la gamelle, qu'on tait réchauf- 
fer. La moquerie a pu jouer un 
rôle non négligeable dans' i’af- 
fslbllssemenl du mol — les pay- 
sans frais arrivés à {‘usine 
» marandaient », leurs camara- 
des ouvriers bouhttalent ou cas- 
saient la croûta. Ouï donnera 
un' Jour aux » Cahiers de lexi- 
cologie » le feuilleton de ie 
marauda ? 

JACQUES CELLARD. 


(I) Le Monda, i re -Z septembre. 
Q fallait lire : « Dans les pas 
de v.: v. Vartbuis» (et son : 
« Dans les pages... s), le titre de 
cette chronique. 


les grands sentiments 


(Suite de la page 17.) 

Il avoue sa fierté d’avoir 
introduit cette notion cte couple, 
qui rappelait aux gouvernai- 1 s les 
droits individuels des gou' ?rn';. 
Français, issu d'un des pays — 
Je ie pense sincèrement, — ou )e 
conflit des sexes est à la fols le 
moins aigu et le plus exprimé. le 
ministre sait bien pourtant à qui. 
même chez nous, appartenait jus- 
qu’ici la décision ? Sauf dans de 
très rares milieux « avancés ». ce 
n'était pas souvent à la femme. 
Si 3e ministre hésite A s'en sou- 
venir, le chiffre atroce des ’"nr- 
tements clandestins recensés 
(c’est-à-dire suivis de soins hos- 
pitaliers) lui montrera combien la 
volonté de la mère était jusqu'à 
présent peu souvent respectée 
Alors, est- il difficile d'établir qui 
prend cette décision, dons des 
pays où très peu de femmes ont. 
un travail rétribué, c'est-à-dire 
la moindre liberté? 

Rappelant Ici même que la 
condition des femmes pose le pro- 
blème des hommes, de leur réti- 
cence, de leur recul devant le 
partage des responsabilités, Fran- 
çoise Giroud pouvait-elle Imagi- 
ner qu'elle recevrait si vite une 
aussi éclatante, une aussi inter- 
nationale confirmation ? 

Dans le inonde syndical on sait 
qu'une conquête ouvrière n'est 
jamais acquise, que toujours les 
patrons tentent de grignoter, 
d'abolir les avantages arrachés, 
arguant de «conditions exception- 
nelles» ou <T« impératifs provi- 
soires de l'heure». Il en va visi- 
blement de même dans le combat 
féminin qui vise ia simple recon- 
naissance d’êtres « libres et égaux 
en droits». Le pire, c'est d’être 
contraintes de lutter contre ceux 
que semblerait unir à nous ce 
projet commun : l’équivalence de 
tous, des peuples comme des sexes. 

Face aux femmes, les gouver- 
nante exercent au carré leur habi- 
tude du maniement des masses. 
Ia sagesse des nations soupire 
«Les conseilleurs ne sont pas les 
payeurs». Ils sont encore, bien 
moi us. les payeuses. 

DOMINIQUE DESANT1. 



Page 24 — LE MONDE — 29-30 septembre i 974 



LE MONDE AUJOURD’HUI 


SOCIETE 

Portrait 

Les cassettes et l’animatrice 


QUERELLE AU VILLAGE 


L’institutrice faisait 
des fautes d’orthographe... 


► 


+ 



X L n'y avait pas à dire. Cette 
maison de retraite était bien, 
belle iftème. Les chambres 
étaient trop petites, bien sûr, 
surtout quand on doit apporter 
là tout ce qui vous reste d'une 
longue vie, tout ce qui a surnagé 
comme après un naufrage. H faut 
trier, donner,, jeter, et encore on 
n’y arrive pas. 

le hall, lui, est superbe. H 
impressionne tous les visiteurs, 
avec ses plantes vertes luxu- 
riantes. H y a des canapés- un 
coin télévision. La directrice est 
bien aussi. Correcte, aimable. Elle 
part le vendredi soir chez elle, 
car tci ce n'est pas son chez- elle. 
Elfe est encore jeune, elle n’a pas 
soixante ans. 

Mme C. passe beaucoup de 
temps dans ce vestibule. Si an lui 
avait dit cela U y a seulement 
dix ans, elle ne l'aurait pas cru 
Elle si difficile, qui trouvait faci- 
lement les gens ennuyeux, sans 
intérêt. Mais sa chambre est si 
petite qu’il lui semble que ses 
pensées y tournent comme des 
mouches, tantôt folles, tantôt 
poisseuses. Sa fenêtre donne sur 
Je jardin et la campagne. La 
campagne qu'elle a tant aimée 
toute sa vie. Mais cette vue, tou- 
. Jours la même, cette pelouse 
éternelle, ce saule planté là. sem- 
ble-t-il, depuis le commencement 
du monde : non., ce n'était pas là 
une vue. D’ailleurs, quand elle 
s'allongeait à demi sur son lit. elle 
ne voyait plus rien qu'un carré 
de ciel où voyageaient les nuages, 
indifférents, lointains. 

Les heures n'en finissaient pas 
dans cette petite chambre. Et ses 
photos, soigneusement disposées, 
il y avait des moments où elle 
ne voulait même plus les voir. 
Alors elle les décrochait, ça fai- 
sait un petit changement, et un 
jour elle les remettait, variant 
leurs places. Sa mère encore 
jeune, souriant dans une robe 
démodé^, morte. Sa soeur si vive, 
si drôle avec son grand chapeau 
de paille, morte aussi. Et des 
photos d'enfants qui- n’étaient pas 
les siens. Pas de photo d’un bel 
homme en uniforme, on jeune, 
portant haut la tête, ou vieux, 
souriant, un arrosoir à la main. 
Non, pas d'homme ici — Son ma- 
riage avait été un ratage. Et les 
autres ? Laissons- les vivre dans 
le souvenir, comme des oiseaux 
qui. brusquement, traversent m 
instant ie ciel et s'enfuient. 

L'un était mon. les autres ? EUe 
ne savait pas. elle ne voulait 
même pas le savoir Elle avait 
l'impression que c'était dans une 
autre vie qu'elle les avait connus. 
Une vie passée à jamais. Une vie 
où elle parlait, riait, s'habillait 
pour le soir, téléphonait. Le télé- 
phone tenait une grande place 
dans sa rie. Ici. il était dans une 
cabine. 11 fallait y glisser des 
jetons. D'ailleurs, qui attendait 
vraiment son coup de téléphone ? 
Et qu’avait-elle à dire ? < Mais 
oui. Je suis bien ici. Vraiment 
c'est bien. Non I Ce serait trop 
gentil ! Un Jour, bien sûr. pré- 
venez-moi. » 

Elle n'aimait guère les visites. 
«Venez voir ma chambre,. Oui, 
c'est un peu petit. Mais je m'y 
trouve bien. » Et les visiteuses jet- 
teraient des coups d'œil furtifs sur 
tous ces vieux qui peuplent la 
maison de retraite. 

Elle, elle en connaît chaque 
figure. Et elle connaît leurs pas- 
sés. Bien fades, des résumés. 
L'essentiel, ils ne le disent pas 
saus doute. Ou bien U n'y a rien 
d'autre. Pourtant si. il doit bien 
y avoir quelque chose qu'ils ne 
disent pas. Chacun essaie d'ou- 
blier un pan de sa vie dans cet 
endroit. 


Aujourd’hui. c’est dimanche 
soir. Le jour qu'elle déteste le 
plus. Ceux et celles qui sont sor- 
tis reviennent. Animés, roses, ra- 
jeunis dirait -on, pressés de par- 
ler de leur journée ou de leur 
week-end- Les voitures tournent 
sur le gravier, et ce sont des 
au revoir criés dans la nuit qui 
vient. Us grimpent dans leurs 
chambres, et. au dîner, cm les en- 
tendra rire et raconter. 

Raconter quoi ? Leurs enfants. 
Ces enfants si bons qui se sou- 
viennent que leur mère est ici 
«ou leur père, mais les pères sont 
un peu plus discrets i, ils rien- 
' rient la chercher pour un diman- 
che « en famille ». C’est bien un 
peu la corvée pour la bru ou le 
gendre, mais quoi ! on a de 
l’éducation. Les enfanta sont 
quand même contents quand tout 
s'est bien passé, que la Journée 
se termine par ce claquement de 
portière et par le « grand merci » : 
ils sont heureux de rentrer chez 
eux. le devoir accompli. 

Les mères, elles, sont intaris- 
sables. A les entendre, leurs en- 
fants sont presque des génies. Us 
réussissent. Us ont des autos, des 
enfants, des maisons. Ah 1 Ils 
sont bien, vraiment bien. Une 
grand-mère sort des photos avec 
fierté. « Voilà la maison. Voyez 
ces fleura ! > Une autre dit : 
c Voilà mon petit-fils. Presque 
toujours premier » ou c Voilà ma 
bru. son père est médecin, et pas 
un petit médecin, croyez-moi. Ça 
a tout ce qu’U faut là-dedans ». 
etc. 

Et, en effet, sur la photo, la 
maison a beaucoup de fenêtres, la 
grand-mère pourrait peut-être 
avoir là_. Elle n'a pas l’air d'y 
penser, elle est Gère de la mai- 
son. 

Les riches 

et les pauvres 

Tel, il y a les riches et les pau- 
vres. Les riche paient une partie 
de leur pension. Pour les pauvres, 
c'est l'Etat qui pale tout. D'où 
jalousie de part et d'autre. Les 
riches préféreraient ne pas 
payer, mais puisqu'ils paient ils 
aimeraient avoir plus de consi- • 
dération que les autres. Meil- 
leures chambres, plus d'attentions 
de la part du personnel. Et les 
pauvres surveillent chaque geste, 
ils supportent mal la moindre 
différence. 

Les riches se groupent volon- 
tiers entre eux. Us ont eu, eux. 
des «situations». Ils oe les ont 
plus, d'accord. Mais enfin il les 
ont eues. Dans le bâtiment, ou le 
commerce, ou dans d'autres mé- 
tiers. Les autres ont été artisans, 
employés, contremaîtres, ou bien 
ils ont fait de mauvaises affaires. 
Eux aussi montrent des photos 
s'ils trouvent quelqu’un pour s'y 
Intéresser et se vantent de leurs 
enfants. 

Et ainsi, tous ceux qui ont des 
enfants ont leurs cassettes. Us les 
ouvrent, en sortent les bijoux, les 
font briller, les retournent entre 
leurs doigts, les remettent douce- 
ment en place, et cela leur ré- 
chauffe le coeur comme le faisait 
l'or aux mains des avares dans 
les comédies. Ceux qui n’ont pas 
d’enfants sont les vrais pauvres 
des maisons de retraite. Parler 
d'un neveu ? Si adorable soit-11. 
il faudrait qu'il soit ministre ou 
ambassadeur, car la gloire, n'esfi- 
ce pas. c’est qu’on ait donné 
«l'éducation» qui a fait la réus- 
site. la promotion. L’enfant, le fils, 
la fille peuvent être égoïstes, in- 
téressés. brutaux. N’Importe ! U 
gagne de l’argent ou bien U a des 


eu fants. une maison. la considé- 
ration des voisins, et s'il n’a rien 
de tout cela, on le lui Invente. 

Ah ! ces cassettes. Mme C. en 
avait plein le dos ! 

H ne fait pas non plus bon dire 
qu’on a eu de l'argent autrefois, 
une voiture des robes, à c’est 
l'Etat qui pale aujourd’hui pour 
vous. 


Un sage 


Professeur 

G. WIATHE 

LE TEMPS 
D’Y PENSER 


“Au-delü des retenons sur la mort, la science, 
l'acharnement thérapeutique, la vérité dite ou 
cachée ou malade. la procréation ou l'avorte- 
ment.. c'est uns méditation plus vaste sur Ja 
condition h umaine et la morale sociale^' 

DR ESGOFgEER LAMBIOTTE.-,Le Monde 


STOCK 


Quand eUe est déprimée dans 
le vestibule autant que dans sa 
chambre, Mme C. essaie de trou- 
ver M. L. pour se réconforter un 
peu. 

Lut. c'est un sage. U a eu fils, 
mats 0. est parti à l’étranger 11 
y a longtemps. H n'écrit qu’au 
Nouvel An et ie père ne sait 
presque rien de lui. n n'envole pas 
de mandate ni de photos. On ne 
sait même pas s'il est marié. 

Quant au père, sa femme est 
morte U y a dix ans. « C’était 
une femme convenable, dit- IL. 
lentement, oui convenable». Et 
cet adjectif dans sa bouche prend 
tout son sens. On comprend tout 
de suite que sa femme lui conve- 
nait «3 tout et que c’est bien 
dommage qu'elle ne soit plus là. 

H a raconté sa vie, lui aussi. 
H était pauvre dans sa Bretagne. 
Un cousin lui a écrit qu’il vienne 
en Normandie, qu’il y aurait du 
travail au moment des foins et 
qu’après U trouverait peut-être 
autre chose. Alors U s’est mis en 
route, à pied. 

Dans ce temps-là, c'était encore 
la « louée ». On se rassemblait 
sur la place du bourg et les pa- 
trons venaient vous chercher pour 
la journée. Pour quelques sous. 

. la boisson et le pain, on faisait 
l'ouvrage jusqu’au coucher du 
soleil Si le patron était content, 
Il vous retenait pour le lendemain. 

H se plaisait malgré tout dan» 
ce coin-là. C’était plus riche que 
chez lui. Il fit comme son cou- 
sin : il épousa une fille du paya 
Celle de son cousin était fille 
d'aubergiste, la bonne aubaine : 
une fille gentille et pas de fils 
dans la maison. Lui. la 'sienne 
n’avait pas grand-chose. Le dom- 
mage, c'est qu’elle n’ait pu faire 
d'études. Si vive, si intelligente, 
si brave. Elle faisait les comptes 
de tout le monde, et ceux de 
sa cousine pour commencer. Ah ! 
oui. c’était une femme vraiment 
convenable. 

U apprit vite un métier, et 
bientôt il sut faire les roues. 
Charron, quoi î Et puis. 11 se mit 
dans la tiite de faire aussi les 
caisses et après il vous faisait 
des charrettes anglaises sans le 
secours de personne. On venait 
lu] en commander des châteaux w 
et des villas du bord de mer. H~ 
commençait à y avoir des autos, 
mais on pensait qu’il y aurait 
quand même 'toujours des che- 
vaux dans les maisons riches. 

Avec cette guerre qui est venue 
(ah ! quel mauvais temps ! Com- 
me il s’était ennuyé pendant qua- 
tre ans), tout a changé. Les gens 
ont fini leurs charrettes et n’en 
ont plus commandé. ZI a continué 
avec les chars & foin et comme 
ça jusqu’aux tracteurs. Alors, là. 
ça a été complètement fini Après, 
il & bricolé à droite et. à gauche. 
Lui et sa femme, ils ont toujours 


pu « s’en tirer ». Seulement elle 
est tombée malade Les médecins, 
le pharmacien : presque tout y a 
passé. C’est pour ça qu’il est venu 
là. n ne se plaint pas. U trouve 
le lit bon, 11 aime beaucoup la 
télé et il a trouvé des ra.mn.7njk>* 
pour Jouer quelquefois aux cartes. 

« Enfin ! » 

Sa cassette, ce serait plutôt son 
métier qu'il aimait tant. Mais une 
fols qu'il a raconté l'histoire, il 
n'y a plus guère à y revenir. «Tan- 
dis que les enfants, il leur arrive 
toujours du nouveau. 

Mme C. s'asseoit auprès de lui. 
U n’est pas trop bavard, mais ses 
réflexions sont justes, justes 
comme un mouchoir bien plié. Et 
comme ça. elle n’est pas obligée 
d'aller admirer les cassettes. Voilà 
que ja directrice arrive, à son tour. 
Après elle, descend de la voiture 
une autre personne. Ça doit être 
cette animatrice dont on a parlé. 

Personne n’a été emballé 
à l'idée d'avoir une animatrice, 
une veuve parai t-IL Lies riches et 
les pauvres pensent qu’ils ne sont 
plus des enfants et ils n'ont guère 
envie d’apprendre des jeux ou de 
faire des ouvrages à l’âge qu’ils 
ont. « On a assez travaillé » di- 
sent ceux qui ne se gênent pas 
pour parier haut. 

La directrice a le sourire. Elle 
frappe dans ses mains. Les conver- 
sations s’arrêtent. « Mesdames, et 
vous aussi messieurs, dit-elle, 
voici Mme Toulet dont je vous ai 
parlé. » 

Et ils volent avec stupéfaction 
une petite bonne femme, haute 
comme trois pommes. Ses joues 
sont lisses. Ses cheveux pâles sont 
tirés en arrière, une petite queue 
de cheval est réunie par un ru- 
ban. Elle sourit, elle & un sourire 
d’enfant. 

« J’espère, dit-elle d'une voix 
claire, que nous nous entei. rons 
bien. Je ferai tout ce que je pour- 
rai pour vous, mais rien n'est 
obligatoire. » Et elle sourit encore. 
On dirait Alice au pays des mer- 
veilles. « Déjà veuve ! » pensent- 
Qs tous; En eTfet elle est en noir, 
comme autrefois. 

Mme C. sent comme quelque 
chose qui s'en va de ■> poitrine, 
comme un noyau qui ne passait 
pas, ou même un chat installé là 
depuis si longtemps qu'elle ne le 
sentait plus. Elle aussi, elle se 
sent sourire. « Enfin 1 » se dit- 
elle. Et , elle voit ces cassettes 
maudites qui vont rentrer dans 
les armoires. 

EDMfE R EN AU DI N. 

Auteur d ’ « gdmée an 
. bout de la table » (Stock). 


ASSISES LOCALES 
DD SOCIALISME 

7 e arrondissent, de PARIS 

2 réunions pobitques tf information 
LUNDI 30 .SEPTEMBRE 
12 II. Horticulteur*. 84. rue de 
Grenelle - 20 h. 30, Maêe Social, 
5. me Us-Cum 
DEbat avec 

Georges SARRE Pascal DO RI VAL 
JL-JT. BENEXTKRE SL LEJEUNE 
P.S- P-8.U. 

Gérard FU CHS 
Appel do U J nia 


Ü NE querelle divise actuel- 
lement les habitants de 
V libers- Adam iVsl-d'Oiseh 
Au centre de cette querelle, l'école 
primaire et plus particulièrement 
sa directrice que des parents 
jugent Incompétente. En signe de 
protestation, quinze familles — 
soit dix-huit enfants sur cin- 
quante — observent depuis le 
jour de la rentrée une grève sco- 
laire. D’autres familles, au con- 
traire, soutiennent cette ensei- 
gnante. 

Coquet village — pçupié a l'ori- 
gine d'agriculteurs — Villlers- 
Adarn compte maintenant près de 
sept cents habitants. La plupart 
des nouveaux résidents travail- 
lent à Paris, qui n’est qu’à quel- 
que 40 kilomètres, et se rangent 
dans une catégorie socio-profes- 
sionnelle nettement plus élevée 
que la majorité des anciens ha- 
bitants. Plus instruits, plus < évo- 
lués v, selon leurs propres termes, 
les parents qui sont à l’origine de 
la grève scolaire entreprise le 
16 septembre sont les leaders de 
l’association des parents d'élèves, 
affiliée à ia fédérai ion Comec- Us 
estiment en tout cas être plus 
capables que d'autres de s'aper- 
cevoir de l'incompétence de l’ins- 
titutrice. qu’ils souhaitent voir 
partir. Ses partisans, tout aussi 
acharnés, appartiennent dans 
l’ensemble à un milieu social plus 
modeste. Us sont sensibles notam- 
ment à P affection qu’elle porte 
aux enfants. U y a ceux aussi, 
disent ses adversaires, c qui, 
comme elle, vont A l'église et la 
soutiennent -par charité chré- 
tienne ». 

Ancienne élève d’une école nor- 
male d’institutrices. Mme Valette 
commence, à près de cinquante 
ans, sa huitième année d’ensei- 
gnement à VUliers-Adam, avec 
les enfants des deux nnrws de 
cours élémentaire. Les reproches 
qui lui sont faits portent d’abord 
sur les fautes d’orthographe et 
les erreurs qu’elle commet pen- 
dant ses cours. Des cahiers des 
années précédentes sur lesquels 
sont collés des textes écrits et 
polycopiés par l’institutrice en té- 
moignent. Des parents grévistes 
reprochent, d'autre part, à l'ins- 
titutrice de ne pas veiller à la 
discipline : « Dans sa classe . les 
enfants parlent, se lavent*. » U 
y a enfin le cas des enfants du 
« sauvetage ». Abandonnés par 
leurs parents ou retirés à leur 
garde pour mauvais traitements, 
plusieurs d’entre eux ont été 
confiés à des familles de Villiers- 
Adam et fréquentent l'école com- 
munale. Us souffrent notamment 
d'une grande inadaptation, sco- 
laire. et seraient, selon les pa- 
rents contestataires plus à leur 
place dans une école spécialisée. 

« Pas de chance » 

La querelle est déjà ancienne. 

« 71 y a. sept ans, raconte une 
mère de famine gréviste dont la 
dernière fille devrait être élève de 
Mme Valette, nous avions an füs 
(tans sa classe. Seuls à nous aper- 
cevoir du problème, nous avons 
vu l'inspecteur d'académie. Celui- 
ci nous a répondu gue « nous 
n’avions pas de chance ». et nous 
a conseillé d’inscrire notre füs d 
riste-Adam, commune proche de 
Vüliers-Adâm. » Mais l'inspec- 
teur d’académie estime que Mme 
Valette n’a pas commis de faute 
professionnelle. 

Le maire de Vllliers - Adam, 
M. Godard, soutient activement 
les parents contestataires. Outre 
son incompétence, il reproche no- 
tamment a la directrice de passer 
d'importantes commandes de 
fournitures' sans en référer à la 
mairie et sans savoir si le budget 


le permet. U a adressé une re- 
quête à l’inspecteur d’académie, 
mais aussi à M. Michel Ponia- 
towski. ministre de ['intérieur et 
maire de L'Isle-Adaxn 

Les dernières élections munici- 
pales ont d'ailleurs accru les diffi- 
cultés. Trois listes étaient en pré- 
sence, toutes trois sans étiquette 
politique précise : celle du maire, 
et sur laquelle figurait l'autre 
instituteur qui. lui. est commu- 
niste : une liste sur laquelle était 
inscrite Mme Valette : enfin uni* 
troisième, celle de l’ancien maire, 
où figurait notamment le nom de 
l'actuel président de l’Association 
de parents d élèves, un des leaders 
de la grève. « Ce qui. constate le 
maire, ne notes empêche pas de 
nous entendre et propre que le 
problème n’est pas politique. » 

Un directeur « rouge » 

Tel n’est pas l'avis de Mme Va- 
lette, soutenue par une toute 
ueuve association autonome de 
parents. D’allure sportive et 
énergique, elle n'en parle pas 
moins d’une voix douce et posée 
qui confirme son attitude mater- 
nelle et affectueuse envers las 
enfants, que personne, même par- 
mi ses adversaires, ne lui con- 
teste- Les fautes d'orthographe, 
qu’elle ne nie d'ailleurs pas, sont, 
selon elle, accidentelles et servent 
de « prétexte * à ses adversaires 
qui n'ont rien « de Plus consis- 
tant *. En fait, estime-t-elle, 
« c’est la discipline du parti com- 
muniste qui joue. Il y a un chef 
de cellule qui leur dit de ne pas 
mettre leurs enfants en classe 
pour me faire partir. Ils veulent 
un directeur « rouge v. Ils ont leurs 
idées, c’est leux droit, mais c’est 
lamentable de s’en servir pour 
balayer fout le reste ». 

Certains aspects de son ensei- 
gnement, critiqués par les parents 
grévistes, ont, explique-t-elle, été 
jugés k excellents par l’inspec- 
teur». Deux- de ses élèves, affirme- 
t-elle en outre, ont fait leurs deux 
années de cours élémentaires en 
un an et ont obtenu ensuite de 
bonnes notes. Quant à la disci- 
pline, elle se déclare hostile 
celle des mauvaises notes et des 
oints en moins », plus attachée 
celle du «contact» entre les 
enfants et «De et à une a disci- 
pline de vie » commune aux en- 
fants et à elle-même ». 

«On me reproche, ajoute-t-elle, 
de m’occuper des attardés men- 
taux. Si fe ne te taisais pas, je 
ne sais pas qui s’en occuperait. 
Or ce ne sont pas des attardes 
mentaux, simplement ils ne sont 
pas füs d’ingénieurs _ Pour moi- 
tous les enfants sont pareils, s 
Quoi qu'il en soit, elle n'envisage 
pas de partir : s Beaucoup de 
gens dans le vidage, explique- 
t-elle, ont du respect et de la 
sympathie pour moi. » « Si j'avais 
senti le pays contre moi, conclut- 
elle, je ne serais pas restée . » 
Seul point commun entre 
Mme Valette et ses adversaires : 
tous attendent la solution de l'ins- 
pecteur d'académie. En attendant, 
la tension est vive entre parti- 
sans et opposante de Mme Va- 
lette. On choisit même son épicier 
selon qu'il lui est favorable ou 
non, tandis que tel enfant gré- 
viste se fait traiter de * commu- 
niste», tel autre de «paresseux». 
Le climat à l'Intérieur de cer- 
taines familles n’est pas davan- 
tage épargné. Les enfants de 
Mme Valette, par exemple, sont 
très liés avec les aines d'une 
fa m ille contestataire, qui n'ap- 
prouvent pas tellement, l'attitude 
de leurs parents.. 

CATHERINE ARD1TT1. 


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• • . LE MONDE — 29-30 septembre 1974 — Poge 25 


POLITIQUE 


A CAGNES- SUR-MER 


M. CHIRAC A AFFERMI SON AUTORITÉ SUR LES ÉLUS U.D.R. 


Cagnes-sur-Mer. — En conclusion des journées 
■ p grli mmi l AiT ei de 1UT)JL, zétmies les 26 et 
27 septembre à Cagnes-sur-Mer. M. Jacques Chi- 
xac devait dire la vérité aux Français. Il a sga- 
jument dit leurs vérités à ses « compagnons » de 
ru. D.B. 

Aw Français, le premier ministre a rappelé 
Iss données eesentiena* de la situation écono- 
mique. décrivant les mesures prises et celles qui 
poseraient enc ore int ervenir, n a certes ajouté. 
decL delà, «ne précision à. propos des salaires- où 
.le ra tionn ement de l'essence, par exemple, -- 7 — 
toutefois apporter de révélation vraiment fonda- 
mentale. On notent, toutefois, l'allusion à la né- 
cessité de maintenir le niveau des salaires au-des- 
sus de celui des prix. Surtout, en s'affirmant res- 
ponsable. pers on nellement, de la réussite du plan 
de redressement. M. Chirac a voulu montrer à ses 
amis qu'il faisait si enn e complètement la politique 
définie per le chef de l'Etat et guH bien 

, retirer un jour bénéfice de l'éventuel succès de 
cellcMS. S s'est appliqué i faire comprendre aux 
élus de son parti quH serait malséant de leur 
part de critiquer un premier ministre au mo- 
ment où tes charges sont si lourdes et U leux a 


De nos envoyés spéciaux 


demandé une sorte de surfis Jusqu'au redresse- 
ment des équilibres extérieurs. 

Aux peTlemeciaiAtSi U-D-B-. M- Chirac a dit 
leurs vérités sans trop s'embarrasser de nuan ces . 
Avec un infisea brutal, le p re m ier ministre a 
rappelé que l' i ntér êt bien compris de chacun de 
ses auditeurs est de conserver son mandat élec- 
toral. H a, plus discrètement, laissé entendre que 
son intérêt, à lui, est de disposez, à l'Assemblée 
nationale, du gro u pe le plus importent de la ma- 
jorité présidentielle. Il s'est même fait fort de 
ramener as Palais- Bourbon, au début de la pro- 
chaine législature. ■ cent cinquante députés 
TLDJEL an moins - s'il conduisait lm-mécne la ma- 
jorité aux élections 1 législatives. Celles-ci de- 
vraient normalement se dérouler en 1978. â 
l'échéance prévue. M. Chirac a a u ssi, avec 
la même assurance, garanti, qu'une investiture 
unique de la majorité présidentielle serait accor- 
dée. Il a enfin, et en conséquence, menacé d'ex- 
clusion tous ceux qui seraient tentée de s’écarter 
dé cette majorité. 


Certains, en entendant le premier ministr e 
s'exprimer arec une telle conviction et une telle 
confiance, ce doutaient pas qu'une sorte de 
ywft été conclue entre lui^mlme et le 
chef de l'Etal. 

STI s'est exprimé en leader de la majorité et 
■ n.ri en de file des vnndlditi de évi te majo- 
rité pour la prochaine campagne, M. C LL 4 c s'est 
s urt out comporté en responsable suprême de 
rUJXH. 

n efi vrai q ne depuis quatre mois la voie était 
libre. Le de l'Etal n'étant plus issu de ses 

rangs, ses «barons» étant quelque peu à l'écart, 
son secrétaire général ns è«om pas 1 'unanfanitè, 
le gaulliste ***** sans aucun doute ê la 

recherche d'un en qui il pourrait s'incarner. 

M. Chirac avait son entreprise de séduc- 

tion envers le groupe pa rlem e n taire ê l'occasion 
de la réunion de ▼éfisy-VUlacouhlay le 3 Juillet. 
H vient, à Caques, de parfaire cette entreprise. 
Les élus peuvent bien revendiquer une présence 
organique les instances du mouvement, pré- 


sence qui leur donnerait une sorte de préémi- 
nence la définition de Faction ; cette exi- 

gence ne peut gêner le premier minis t r e, qui a 
convaincu ses auditeurs de Futüitô dé la discipline 
et a dispara Hre les ultimes prév entions dont 

il était l'objet. 

Dn cé dé du m ou vement, de graves remous ne 
mW* guère à craindre non plus. En c adré par des 
m apparatchiks * efficaces tels que lt To mws im. 
secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Par- 
lement. secrétaire général, ou M. Pasqua, 

délégué à 3'ecfiou. M. Sanguinetti. actuel secrétaire 
général, bénéficie de la caution et de la protection 
de M. nhirec. Sa sûse es cause, fi elle devait se 
poursuivre, ne pourrait sans doute se conclure que 
par ny 1 non-lieu. 

Les modifications de statuts qui seront pro- 
posées au comité central des S et B octobre, en 
visant à intégrer davantage la groupe parlemen- 
taire et le mouvement, tendront en réalité ê créer 
nn instrument plus cohérent, plus efficace et plus 
maniable pour le chef du gouvernement. Dans la 
perspective d'un destin dont les étapes s'esquissent 
peu ê peu. 

ANDRÉ PASSERON. 


TendxwH, Biais les interven- 
tions de MM. Michel Debré, 
Robert Bouün, Michel Cointat, 
dont noos avons rendu compte 
hmis le Monde du 28 septembre, 
IL - Jean V&lleix (Gironde) 
souhaite que le Parlement soit 
associé A la préparation du Flan, 
nette « ardente obligation v de- 
venue aujourd'hui « une urgente 
obligation a. M. Antoine Gissinger 
(Bas-Rhin) demande que la 
x participation », par laquelle an 
fera* cesser la lutte des classes », 
» soit plus c mise en veilleuse ». 
ML Guy Gnermeur (Finistère) ex- 
prime le vont que les propositions 
lu groupe « » traduisent rnpidA- 
ment en décisions ». M. Pierxe- 
fiemard Cousfcé (Rhône) juge que 
le plafond de 51 mJIlîaxds fixé 
pour les importations de pétrole 
tffest pas raisonnable » et que 


le chiffre de 40 milliarda eût été 
préférable. Il estime qu'on ne 
tenait réduire à un a malen- 
tendu » la crise franco-allemande, 
qui témoigne, selon lui, de « la 
prise de conscience que r Allema- 
gne est la première puissance de 
la Communauté ». H insiste sur la 
nécessité « d’une meilleure com- 
préhension franco - allemande ». 
M. Jban Bonhomme (Tarn-et- 
Garonne). qui dit ne pas appré- 
cier chez M. Giscard d’Estaing 
« une certaine propension à visiter 
les prisons plutôt que les hospi- 
ces», recommande «un plan de 
sauvegarde » et cime stratégie de 
combat», comportant un prélè- 
vement exceptionnel sur le capi- 
tal, l'arrêt des dépenses impro- 
ductives, la -mise sur pied d’une 
économie de guerre. 


M. SANGUINETTI : une force 
de transformation 


Après M. Roland Nungesser 
(Val-de-Mame). M. Alxandre 
Sanguinetti, secrétaire .général de 
nTJ>Rs souligne que « Ze mouw- 
ment comprend des Sus, dame des 
électeurs et des militants, qui 
sont le support de nos élus et les 
entraîneurs de nos électeurs». E 
sjonte que les uns et les autres 
sont « indissociables ». Après avoir 
noté que «te groupe parlemen- 
taire est le fer de lance, l'expres- 
sion politique du mouvement 
(7_D.fi. », que s sans lui il n'y a 
pas de force politique du mouve- 
ment» mais que « sans les voû- 
tants du mouvement ü n’y aurait 
pas ce noyau de députés qui 
repré s ente 63 % de la majorité 
parlementaire à V Assemblée na- 
tionale». il précise que l’avenir 
de îrUDR. sera assuré A trois 
conditions : 1) Qu'elle soit «une 
force de soutien», sans aucune 
allégeance : « 77 y a. explique- 
t-il, la constatation d’un fait qui 
nous met dans une voie étroite : 
comment appartenir à la majorité 


présidentielle en gardant notre 
originalité? Toute solution mar- 
ginale ou intermédiaire nous con- 
damnerait à être un petit groupe 
d’appoint. {-J Nous devons adap- 
ter tous les jours nos convictions 
à la réalité et la réalité à nos 
convictions » ; 2) Que ITT. D. R. 
reste «une force de maintien » : 
M. sanguinetti invite ses amis à 
maintenir c fout Fhéritage de 
Charles de Gaulle», ainsi qu’un 
certain nombre de valeurs neces- 
saires rfmrifl « uns société de plus 
en plus permissive » ; 3) Nous 
devons être, dit-il, « une force de 
transformation » et non. pas seu- 
lement de « proposition », formule 
que le secrétaire général Juge trop 
«modeste». a Nous devons conti- 
nuer d être les plus nombreux et 
les pl us puissants à r Assemblée 
nationale, conclut M. Sanguinetti, 
et mesurer que, de ce fait, nous 
avons, de droit, le premier minis- 
tre et que nous devons le sou - 
tenir. » 


M. CHIRAC : la vérité 


Après que M. Claude Labbé, qui 
préside, a salué la présence dans 
la salle de M. Fernand Icart, 
député rép. ind. des Alpes- 
Maritimes et président de la com- 
mission des finances, M. Jacques 
. fihhv* déclare : «Je voudrais 
- dire, non pas la vérité, je n’aurai 
pat cette p rétention, mais, en 
. loue les cas, ta vérité telle que je 
la ressens sur notre sttuo tion 
économique dans son environne- 


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ment mondial.» Le premier mi- 
nistre note que les deux fonde- 
ments sur lesquels s’est appuyée 
la croissance exceptionnelle de ces 
dernières années — une certaine 
HiaHpüni» internationale sur le 
p ian monétaire et l’utilisation de 
matières premières énergétiques 
a hCT irtent.p-K et à bon marché — 
sont aujourd’hui remis en cause 
et que, du fait de cette situation 
nouvelle, _« il faudra réhabituer a 
une économie dont la progression 
sera plus modeste a M. Chirac 
estime que la France présente 
«une plus grande sensibilité que 
d’autres, pays à Finflaiton, une 
plus grande dépendance que 
d’autres en matière de fourni- 
tures, notamment dfénergie, une 
niirj grande sensibilité aux mou- 
vements cFoptnion». enfin aune 
très grande répugnance pour tout 
ce oui pourrait mettre en cause 
remploi». Le premier ministre, 
souligne que le gouvernement a 
g u point, < eti tciutTit co mpta 
de ces caractéristiques varti- 
culiëres ». un 

sement, dont fi rappelle les ob- 
jectifs et les moyens- Ce plan, 
dit-il, a « frais mois et demi .qui 
peut raisonnablement affirmer, 
que les résultats dtyn plan de 
redressement économat Pf****J 
être jugés ou contestés teoismovs 
et demi après son élaboration et 
sa mise en oeuvre?». 

L’orateur énumère 
éléments positifs de la sit uation 
actuelle : lerythme de croissance 


de la production, l'emploi, la 
croissance des investissements, et 
les élément» négatifs : l’augmen- 
tation des prix imais ■ un certain 
r etou rnement semble actuellement 
se produire»), l’évolution des 
salaires («fi faut que les Fran- 
çais sachent que ta progression 
actuelle des salaires est une illu- 
sion et qu'elle est de nature A 
permettre la poursuite d'une si- 
tuation économique perverse au 
détriment de leurs intérêts fon- 
damentaux ; a faut absolument 
que le taux de progression des 
salaires reste légèrement supé- 
rieur au taux de progression des 
prix»), le déficit du commerce 
extérieur. 

« A court terme, poursuit 
M. Chirac, fi est bien évident que 
rien n’est gagné. Ce qui est essen- 
tiel, c’est que Vensemble des Fran- 
çais atent conscience de Veffort 
qui doit être entrepris pour 
gagner, et cet effort , fis ne le • 
feront réellement que siïls sont 
bien informés et sVs ont le sen- 
timent que le gouvernement est, à 
cet égard, responsable vis-à-vis 
de la réussite de ces codions. Cette 
respo nsa bil ité, le gouvernement la 
prend, et je ne doute pas un seul 
instant que le groupe U J) JL saura 
la partager avec lui. » 

Le premier ministre examine 
les propositions de ML Mitte r ra nd , 
qui ne lui paraissent pas « de na- 
ture à répondre aux besoins de 
notre économie », dans la mesure 
où elles entraîneraient en parti- 
culier. un déficit budgétaire, et 
celles de M. Wfl-ivhwiK, qui tradui- 
sent, selon lui, «une méconnais- 
sance des réalités élémentaires de 
réconomie». E ajoute que, dans 
cette situation « deZiarie » le gou- 
vernement ne cédera pas & « je ne 
sofa, quel emballement qui ris- 
querait d’être payé tris cher ». 

M. Chirac présente, dans la 
seconde partie de son in t e rv e ntion, 
quelques réflexions po l i ti ques. 
Après avoir défini le gaullisme 
comme « le refus de la JacUité », 
il affirme : « Nous avons une 
responsabilité historique qui est 
de nous rassembler sans arrière- 
pensée, afin de pouvoir passer, 
une fois le gué franchi, le relais 
qui nous a été transmis par le 
général de GauZZe et par Georges 
Pompidou. » Le premier ministre 
analyse les raisons de l’échec de 
ru.D.R. & réfection présidentielle : 

« Nous avons été frappés, dit-il, 
par. l'usure politique-. Nous 
n'avons pas progressé avec suffi- 
samment de hardiesse dans la 
troisième voie tracée par le géné- 
ral' de Gaulle. » Il se félicite du 
mâtefcten de l'imité du groupe et 
du mouvement, et ajoute : « Nous 
devons exister, c’est-à-dire confir- 
mer notre présence aux pro- 
chaines élections législatives, n 
est bien évident que si nous nous 
•mettions dans une si t uation nou- 
velle, nous serions en compétition 1 
avec un candidat ayant reçu une \ 
Investiture présidentielle et un \ 
candidat unique de la gauche. 
Alors IV J) JL disparaîtrait, et 
avec sa disparition c’est le gaul- 
lisme qui disparaîtrait 

» Par conséquent, le fond du 
problème, c’est que nous devons 
avoir aux prochaines élections 
législatives, dans le cadre d’une 
nouvelle majorité présidentielle, 
s’assurant trône large majorité au 
Parlement, au mmt/mm cent 
cinquante députés UJ)JL C’est un 
Objectif fondamental, et là aussi 
je puis vous dire aujourd'hui que, 
cet Objectif, nous Va tteUnd rons. 
J’ai pour ma part - la conviction 
que les élections législatives au- 
ront lieu & la date prévue, et fai 
Vintention — dans la mesure bien 
sûr où. le président de la Républi- 


que me maintiendra sa confiance, 
— de conduire la nouvelle majo- 
rité présidentielle à Za victoire, 
mais aussi dans son sein, FU J) JL 
à une situation qui permettra au 
gaullisme d'exister politiquement 
après ce cap difficile & franchir. 

•6 Je puis vous dire ici que je 
ne serai pas Ze premier ministre 
qui aura constaté avec indiffé- 
rence et sans réaction Za dispari- 
tion du gaullisme et que, de sur- 
croît, je ferai en sorte — dans 
toute la mesure de mes moyens — 
que tous ceux qui risquent, pour 
une raison ou pour une autre, de 
ne pas s’associer suffisamment à 
cet effort fondamental qui est le 
nôtre, qui est notre responsabilité 
et qui consiste à permettre Za 
survie du gaullisme, ne soient pas 
en mesure de se mettre en travers 
de cet effort. Cela implique une 
tactique et cette tactique suppose 


S e nous soyons un élément essen- 
l de la majorité actuelle, car 
c’est à ce prix et à ce prix seule- 
ment que nous aurons cette in- 
vestiture présidentielle qui est une 
nécessité pour nous. Bien entendu, 
cela suppose que le gouvernement, 
le président de la République, res- 
tent attachés à ce que sont nos 
options fondamentales. (—) Mais 
qui peut sérieusement affirmer 
que les principes fondamentaux 
de l’unité et du refus de la faci- 
lité. qui sont ceux du gaullisme, 
n'ont pas été à la base de Faction 
gouvernementale ? Qui peut le 
dire de bonne fai ?» 

M, Chirac conclut : «jusqu’à 
présent nous pouvions nous abri- 
ter derrière un chef d’Etat qui 
pensait pour nous. Aujourdrhui 
nous devons penser par nous- 
mêmes. C’est à ce prix que nous 
survivrons. » 


M. Marchais : Mme Giroud anime la campagne 
d'intoxication 


M. Georges M archais, secré- 
taire général du P.C.F., a pria & 
partie Françoise Giroud, 

secrétaire d’Etat à la condition 
féminine, au cours (Tune confé- 
rence de presse vendredi 27 sep- 
tembre. M. Marchais, après avoir 
noté que sur quarante-cinq mille 
adhésions recensés par soixante- 
sept fédérations du P.C.F., depuis 
le l«r Janvier, on dénombrait 
quatorze- mille adhésions de fem- 
mes, soit plus de 30 %, a notam- 
ment déclaré : « M. Giscard 
dEstaing a tenu à trouver mur 
sa politique une caution fémi- 
nine, t U avait besoin d’une pro- 
pagandiste zélée, ayant la double 
mission de faire croire que le 
gouvernement fait quelque chose 
pour les femmes, et de tenter de 
convaincre les Françaises des 
vertus de Vuustértti. n Va trouvé 
en la personne de Mme Françoise 
Giroud. 

» Mme Giroud est ainsi deve- 
nue Pub des principaux anima- 
teurs de Za formidable campagne 
d’intoxication que développe le 
pouvoir. Il n’y a là rien déton- 
nant. SUe offre, en effet, pour 
le pouvoir le double avantage 
d 'être une femme et d’être par- 
venue à se donner F apparence 
d'une femme de gauche. 

» En tant que femme, elle a 
pour mission de trouver les meil- 
leurs arguments pour tenter de 
convaincre les Françaises de la 
nécessité des nouveaux sacrifi- 
ces qu'on s'apprête à leur impo- 
ser. « Ex-femme de gauche », efie 
bénéficie a priori d’une image de 
marque plus « sociale » que le 
prince PontaiowsJâ. le comte 
d'Ornano. le banquier Fourcade, 
le technocrate Chirac ou Ze réac- 
tionnaire confirmé Leoasmet » 

Selon le secrétaire général du 
F.CJ?., Mme Française Giraud re- 
proche aux femmes de ne pas 
savoir économiser. « C’est ridicule, 
et c'est indécent, s’est exclamé 
M. Marchais. Ridicule parce que, 
en tenant de tris propos, Mme Gi- 
roud démontre qu’eue ne connaît 
rien à la façon dont vivent la 
majorité des Françaises. Indécent 
parce que, dans Za majorité des 
JamflZee françaises, le problème 
n’est pas qu’on consomme trop, 
■ mais qu’on se prive trop : de 
nourriture, de vacances, de vête- 
ments, de soins médicaux, de loi- 
sirs. ». 

M. Georges a ensuite 

reproché au secrétaire d’Etat de 


lestfl Renault 16 : 4 modèl «1975 

|,r - ■ m i n x rrr m i n i. concesskumaire 


a’*-- 





V-1 


ou écrivez à: 


RENAULT INFORMATIONS 
.&P.M2 

92109 BOULOGWE-SILLANCOURT 


vouloir maintenir la division entre 
pauvres et riches, et de rendre 
les hommes responsables de la si- 
tuation des femmes. 

Puis ML Georges Marchais a 
rappelé les propositions du P-CJ. 
pour améliorer la condition fémi- 
nine r 

« — Appliquer réellement la loi 
sur l’égalité des solaires, pour 
mettre fin à l'intolérable retard 
des salaires féminins par rapport 
aux salaires masculins : 

» — Augmenter les bas salaires ; 

» — Elaborer démocratiquement 
un plan national de formation 
■profession neî le initiale et continue 
pour les femmes et les jeunes 

fûtes » . . . 

» — supprimer toute discrimi- 
nation pour les concours et Z’ac- 
cès des femmes aux postes de 
responsabilité dans la fonction 
publique et les entreprises natio- 
nalisées. Pour le secteur des en- 
treprises privées, ouvrir une négo- 
ciation sur 1 ce point avec les 
grandes organisations syndicales ; 

• » — avancer à 55 ans l’âge 
d’ouverture du droit à la retraite ; 

» — revaloriser de 30 % les 
prestations familiales ; 

» — allonger le congé mater- 
nité jusqu'à seize semaines en- 
tièrement rémunérées: 

» — raccourcir sans perte de 
salaire la semaine de tiuvaü des 
femmes à 40 heures, et 35 heures 
pour les travaux pénibles ; 

» — développer la construction 
des crèches, car 400000 travail- 
leuses ont des enfants de mains 
de 3 ans pour lesquels fi n’existe 
que 33 000 places de crèches. C’est 
au mains 1000 crèches supplé- 
mentaires dont Ü faut lancer la 
réalisation : 

» — les crédits nécessaires à 
l 'ouverture de 1 000 centres de 
contraception doivent être dégor- 
gés sur le prochain budget ; 

» — Za prochaine session par- 
lementaire doit être marquée par 
F abrogation de la loi de 1920 et 
le vote d’une lot non répressive 
sur interruption de grossesse, 
ainsi que le début de la discus- 
sion d'une législation progressiste 
du divorce ; 

» — fl faut notamment per- 
mettre aux femmes investies de 
fonctions sociales, syndicales et 
électives de disposer — sur leur 
temps de travail et en étant in- 
demnisées — d’heures qu'elles 
pourront consacrer à Faccomplis- 
sement de leur mandat. » 

Le P.C. n'apportera pas 
sa caution 
à des tentatives 
d'« union sacrée » 

D’autre part ML Marchais a pré- 
conisé c le rassemblement des 
Fnmçeds pour imposer au pouvoir 
et au véritables responsables de la 
crise actuelle des sobttûms réelles 
et efficaces ». 

Il a ajouté : « Vvntérèt natio- 
nal commande aux Françats de 
se rassembler pour sortir le pays 
de l'ornière et non pour l’y en- 
foncer. C’est pourquoi, en aucun 
cas, le parti communiste fr a nç a ts 
n’apportera quelque caution que 
ce soit à des tentatives visant 
à ressusciter « rtmlan sacrée » ! 
autour des hommes du grand 

capital ». ‘ 


Enfin, M. Claude Labbé donne 
lecture des conclusions de ces 
journées pvionentaires. Il af- 
firme que « les François ont droit 
à la vérité » et que « des mesures 
urgentes et courageuses » doivent 
être prises. 

Il ajoute : « fin nous adres- 
sant an président de la Répu- 
blique et au premier ministre, 
nous tenons à affirmer notre vo- 
lonté de les soutenir activement 
dans la définition et 7a mise en 
œuvre d'une politique globale et 
équitable de redressement de 
notre situation économique et 
monétaire. Nous sommes certains 
que le peuple français, claire- 
ment informé, saura accepter, 
s’ils sont justement répartis, les 
sacrifices qui s’imposent désor- 
mais à lui pour qu'il demeure 
maître de son destin.» 

THOMAS FERENCZI. 


U DOCTHJR PEYRE! 
député U.D.R. 

EST INCULPÉ 
DE FRAUDE ÉLECTORALE 


Le docteur Claude Peyret, député 
U.D.R. de la 3 1 circonscription de 
la Vienne, vice-président de la com- 
mission des affairas culturelles, fami- 
liales et sociales i r Assemblée natio- 
nale et rapporteur du projet de loi 
sur rintemipttàn volontaire de gros- 
sesse, a été inculpé de fraude élec- 
torale par M. Jacob, juge d’instruc- 
tion à FtoKtere. Cette décision fait 
suite è une plainte déposée, avec 
constitution de partie civile, par les 
treize anciens adversaires de 
M. Peyret aux élections municipales 
de Brigueil-fe-Ctientre, en mars 1871. 

La dimanche 14 mars 1971, des 
membres de la liste opposée à celle 
conduite par M. Peyret, maire sortant, 
croient déceler des Irrégularités dana 
le déroulement du scrutin. Après 
avoir eu des difficultés, affirment ces 
opposants, pour contrôler les listes 
électorales. Us ee retirent entre lea 
deux tours. M. Peyret et ees douze 
collstlsrs sont élus (ou réélus) au 
second tour. 

Le tribunal administratif de Poi- 
tiers rejette, le 12 mal 1971, une 
requête en annulation. Les adver- 
saires du député U.D.R. portent 
alors l’affaira devant le Conseil d’Etat 
qui confirme è la fin de l’année 1973 
la décision du tribunal administratif 
de Poitiers. Sans attendre la déci- 
sion du Conseil d’Etat qu’ils 
jugeaient trop lente è Intervenir, las 
opposants au maire de Briguell-l^ 1 
Chantre avaient déposé la plainte 
avec constitution de partie civile qui 
vient de valoir son Inculpation à 
M. Peyrat 


LINSTmiT SOCIALISTE 
D'ÉTUDES ET DE RECHERCHES 
ORGANISE 

CINQ JOURNÉES DE DÉBATS 


L’Institut socialiste d’études et de 
recherches O. animé per M. Gillaa 
Martinet délégué général du parti 
socialiste pour les recherches Idéo- 
logiques sur les problèmes du socia- 
lisme, organise du 1" au 5 octobre 
k la Cité universitaire de Parts uns 
série de rencontres. La première 
(t" octobre) est consacrée aux 
luttes sociales en halle au cours des 
quinze dernières années. La seconde 
journée (2 octobre) est consacrée & 
r étude de - la politique de l'es- 
pace ». La troisième journée 
(3 octobre) traitera des problème» 
de l'information. Le 4 octobre, les 
travaux doivent être consacrés aux 
régions et aux ethnies et mettre aux 
prises des partisans et des adver- 
saires d’une autonomie des mino- 
rités nationales. Enf^p, les rencon- 
tres d’octobre seront closes le 
S octobre par une confrontation sur 
• les nouveaux déséquilibres mon- 
diaux ». 

■fr 2SEB, 10, boulevard Poissonnière. 
13009 Paris. t£L 533-02-11. 



Page 26 — LE MONDE — 29-30 septembre 1974 • • • 


l 

JUSTICE 


LE VINGT-TROISIÈME CONGRÈS DE LA PRUD'HOMIE 


Les syndicats demandent 
un renforcement des conseils 

Neuf cents personnes sont actuellement réunies A Comtes pour 
le vingt-tr oisièm e congrès de la prud’homie française. Alors Que la 
réforme d’ensemble des consens de prud'hommes est pour l'instant 
écartée Oa Monde du 28 septembre ), les syndicats attendent une 
amélioration profonde de leur fonctionnement. 


Au Moyen Age, les prud'hom- 
mes étaient des sages dont la 
probité était reconnue par tons, 
et qui assistaient le prévôt des 
marchands et les échevizu à 
rendre la Justice lorsque des 
contestations surgissaient sur les 
foires on les marchés. Après être 
apparu» A Lyon, au début du 
siècle dernier, les conseils 
prud'homaux destinés à résou- 
dre entre les patrons et les sala- 
riés les conflits tadïvidueJs rela- 
tifs au louage de services, de 
travail ou d'apprentissage, ont 
pris un Important développement 
grâce à la loi du 15 Juillet 1905. 

Les retouches apportées depuis 
tons ont peu modifie les principes 
de base, qui ne corre s pondent 
plus, dans de nombreux cas, à 
ceux de la vie économique et 
sociale du temps d'Emile Loubet 
on d’Armand Fallières. 

Les réglons industrielles où 
furent alors Implantés des conseils 
prud’homaux ne répondent plus 
à la“ géographie économisa* ac- 
tuelle. Le déphasage est aussi 
grand en ce qui concerne les 
professions qui régissent la for- 
mation des différents s secteurs a 
de la Juridiction. Celles-ci accor- 
dent encore une place appréciable 
à des métiers qui ont jrratique- 
xnent disparus, mais elles igno- 
rent, par exemple, les électroni- 
ciens ou les Informaticiens. 
L’extension des conseils à, tout 
le territoire, à toutes les acti- 
vités, est donc réclamée par les 
salariés pour mettre fin à l’ac- 
tuel engorgement de certains 
conseils prud'homaux M. Jean 
Lecapuet s*y est engagé Jeudi 
devant le congrès. Maïs, disrat 
les syndicats, U faudrait qu’il y 
en ait deux fois plus pour que 
les dossiers soient réglés dans 
des délais acceptables. 

Cependant, bon nombre de liti- 
ges du travail continuent & rele- 
ver d'autres tribunaux selon des 
règles ténébreuses, alors que la 
prud’homie offre aux salariés un 
moyen plus simple, plus efficace 
et gratuit pour obtenir Justice. 

Malheureusement, les élections 
des conseillers prud’homaux sont 
empreintes d’un archaïsme propre 
& décourager la meilleure volonté 


du corps électoral. Outre les con- 
ditions requises pour l’âge, l’an- 
cienneté professionnelle, le scru- 
tin a lieu le dimanche^ en fonction 
du lien de travail des électeurs. 
Les syndicats, depuis longtemps, 
demandent que la consultation 
soit organisée en semaine. Mais 
la révision des modalités de Télec- 
tîon — lime des questions impor- 
tantes du congrès — n'est pas 
envisagée sous le même angle par 
les collèges des salarié» et par 
ceux des employeurs. 

Ces derniers sont favorables à 
une désignation qui agrée aussi 
â F.O„ à la CJ.T JC. et à laC-G.C, 
généralement avantagés, dans 
d’autres instances, par le procédé. 
La C.G.T. et la C J.D.T., an con- 
traire, sont opposées à la coopta- 
tion et réclament le scrutin de 
liste proportionnel (bien que celui- 
ci ferait sans doute perdre des 
sièges aux cégéfeistes). 

Enfin, les représentants des 
salariés demandent crus l’oreani 
sation Intérieure de la prud’homie 
soit simplifiée et que ses pouvoirs 
soient accrus. Us réclament des 
crédits de l’Etat pour former les 
conseillers prud'homaux "et pour 
relever leurs vacations. 

La réforme, maintes fols pro- 
mise, est toujours écartée, tant 
pour des motifs financiers que 
pour des r aison s liées â tout ce 
qui touche l'édifice Judiciaire. H 
y a izois ans, M. Fontaneb, alors 
ministre du travail, avait envisagé 
de confier à des « formations » 
de conseils prud'homaux la soin 
de faire respecter le droit syndical 
dans l’entreprise. 

M. Durafour, pour s& paît, k 
l'heure présente, entend laisser 
dormir dans leurs cartons les pro- 
positions de la «chambre écono- 
mique et sociale ». 

Peu soucieux, semble-t-il, de 
mettre en chantier une réforma 
«grandiose», le ministre, dit- on 
dans son entourage, désire amé- 
liorer progressivement la Juridic- 
tion prud’homale. 11 n’est pas 
question de placer un magistrat 
de carrière à la tête de chaque 
conseil, ce qui risquerait de trans- 
former en simples assesseur» les 
conseillers élus. 

JOAN1NE ROY. 


Les évasions de FlewyMèrogis 

UNE < CHAINE » D’AUBERGES 
D’UN GENRE PARTICULIER 

fin arrétnni qoedra jxirjoim— a c cu s é s» d'avoir or ganis é l'évasion 
de doux d éianvn da la prison, de Flenxy-Môrogû (« le Monde > du 
28 septembre), les policier» n'ont reconstitué qu'une partie du réseau 
organisé avec la coHaborafion d'un gardien, lui-même «rrW* à la 
fia du mois dentier. Quatre antres complices, dont la rôle *t.<t ta 
douta plus important que celui des premiers, ont été récemment 
identifiés et sont actaallemant recherchés. D'antre part fl. apparaît 
qne l'on sa St aujourd'hui passé dans cette afiaïre de la découverte 
d’une ch aîn e d’êvaszon à celle d'une > chaîne bdtetièz» *. d'un gw 
asees particulier pour orienter Fesquéte dam de nouvellee 
directions. 


Parmi les quatre hommes 
écEOués le 26 septembre se trou- 
vent non seulement les frères des 
deux détenus évadés da Ftettry- 
Mêrogü en mars et Juin derniers 
Ile Monde du 30 août) 
encore le gérant et le directeur de 
l’auberge de la Mou ti ère â Mont- 
fart - l’ Ama ury OTvelines), 
MM. Angelo Fortunat et Francis 
Hubert. C’est dans cette auberge 
qu’avaient été organisées avec 
M. Yvon Deloison, surveillant â la 
prison de Fl e ury-Mérogis, les éva- 
sions de Jean-Claude Guillemet, 
malfaiteur spécialisé dans les 
attaques de banques, et de Racfaid 
Gharbi, trafiquant de drogua 

Le réseau avait en outre pré- 
paré l’évasion de cinq autres déte- 
nus parmi lesquels Georges Se- 
gsid, complice de Christian Jubin 
dans la prise d’otages au palais de 
Justice de Paris, le 10 avril 1972. 
Cette tentative le 14 Juillet der- 
nier avait échoué Apres que l’un 
des évadés se rut blessé en fran- 
chissant l’un des mura d’enceinte 
de la prison. 

La constitution de œtte chaîne 
d* « entraide » aux détenus n’était 
apparemment pas due au hasard 
des relations mais & leur néces- 
sité. Trois des quatre hommes qui 
viennent d’être arrêtés sont des 
repris de Justice qui connaissaient 
la prison de Fleury-Mérogis pour 
y avoir été Incarcérés. Ce fut, par 
exemple, le cas du directeur de 
l’auberge de la Moutière, impliqué 
en 1972 dans un trafic de faux 
dollars. 

Ayant depuis longtemps perdu 
ht renommée que lui avait donnée 
le Paris élégant des « années 
folles », cette auberge de Monfort- 
l'Amaury a connu une « recon- 
version » et une nouvelle réputa- 
tion. Malgré son c Jardin fleuri » 
et les trois « fourchettes » accor- 
dées par les guides gastronomi- 
ques, l'établissement était en 
situation de faillite lorsque, H y a 
quelques mois, M. Fortuna en fut 
nommé gérant par le syndic et 


en confia la direction & M. Hubert. 
Au même moment, plusieurs 
auberges bien notées de ia région, 
qui connaissaient également des 
difficultés financières, rat été 
reprises en gérance par des hom- 
mes qui déclaraient être associés 
à une chaîne de restaurants pari- 
siens, et, surtout, appartenir au 
même groupe qui venait de 
reprendre en mains les destinées 
de La Moutière. 

Certains de ou nouveaux res- 
taurateurs se sont vu - refuser 
l'autorisation de s'installer. Leur 
casier judiciaire avait été jugé 
beaucoup trop chargé. Aujour- 
d’hui, fl semble que les enquêtons 
doivent diriger leurs investigations 
au-delà de la seule affaire du 
réseau d'évasion" pour examiner 
les activités de ce groupe, des 
activités qui ne seraient pas pure- 
ment bôtdières et ne se limite- 
raient pas à la « façade » de quel- 
ques auberges. 

FRANCIS CORNU. 


• Poyr escroquerie et émission de 
chèques' sans provision, un conseil- 
ler général tocialüte de Saône- et- 
Lolre, M. Bernard Jeault, ehlrur- 
gien-dentiste à Autan, a été 
condamné vendredi 27 septembre 
à dix-huit mois d'emprisonne- 
ment avec sursis et 5 000 F 
d’amende par le tribunal de .Cha- 
lon-sur-Saône. M_ Jeault avait été 
élu en septembre " 1973, au 
deuxième tour, contre le candidat 
de la majorité, M. Berhaut. 

• Un détenu, BachM Bernard 

BerMoune, aurait tué, le 1 H sep- 
tembre dernier, d’un coup de cou- 
teau dans 1» cœur, Berné Ville- 
rouge, autre détenu de la cen- 
trale de Muret, au cours d’une 
querelle (le Monde du 3 septem- 
bre). Rachid Bernard BerMoune, 
qui aurait reconnu les faits, a été 
Inculpé d'homicide volontaire et 
transféré â la prison Saint-Michel, 
â Toulouse. . 1 


A Besançon 

M. Fred Lip comparait en correctionnelle 
pour dSmfasîim de chèqnes sans provision 

D» notre correspondant 


. H- 

•î il’- 
> 

- nf L" 
i f>.L >1 * 

l ,c ' 


Besançon. — M. Fred Lip a 
connu, vendredi 27 septembre, à 
Besançon. les tourmenta de la 
correctionnelle. . L’ancien F.-D.G. 
de la firme horlogère était pour- 
suivi. d’une part pour émission 
de chèques sans provision et. 
d’autre' part, pour subornation de 
témoins. Dans la première affaire, 
on reproche à M. Lip d’avoir, en 
qualité de dirigeant de la société 
Electre, laissé signer vingt- huit 
chèques de plus de 1000 F, dtm 
montant total de 294 000 F, alors 
que le compte dTSecfcra à la 
BJ7.F. n'était, pas approvisionné 
Ceci k passait peu de temps 
avant qU'Eiectra ne dépose son 
bilan, le 5 mal 1971, avec un passif 
de 5 millions. 

M. Up. qui comparait en per- 
sonne; ne nie pas avoir eu la 
responsabilité de l’émission de ces 
chèques, bien qu’il ne les ait pas 
signes lui-même. Mais il affirme, 
avec ses avocats, le bâtonnier 
Fernand Delamarche. de Besan- 
çon, et M* Paul Lombard, de 
Marseille, que la provision exis- 
tait bel et Sien, puisque ia B.N.F. 
accordait à Electre un déco u v e rt 
de 2 500 000 F, renforcé par une 
caution personnelle de 500 000 F. 
Tout le débat, comme Q est de 
règle dans ce genre d’affaire, a 
tourné autour de la réalité Juri- 
dique de ce découvert, qui ne 
faisait pas l’objet- d'un engage- 
ment écrit de la banque vis-à-vis 
de son client 

Certains aspects 
des mœurs bancaires 

Bien que le parquet n’ait pas 
Jugé opportun de faire comparaî- 
tre les banquière en qualité de 
témoins, ra devait tout de même 
entendre, «à titre de renseigne- 
ment », M. de Ricsud, directeur 
de la BJïJP. à Besançon, et le 
directeur de la Banque de France 
de Besançon, venu sur convoca- 
tion de . la défense. "Leurs déposi- 
tions, pour prudentes qu'elles 
furent, n’en mirent pas mous en 
lumière certains -aspect» des 
mœurs bancaires. 

C’est ainsi qu’à propos des 
déclarations de crédits que les 
banques font, chaque fin de mois 


à ia Banque de Fra n ce, M. de Ri- 
caud admet, en toute simplicité, 
que la BJT.F. déclarait toutes les 
autorisations égales aux utilisa- 
tions « cor la Banque de Francs 
n’aurait pas compris ». C’est pcmr- 
■ quoi; bien qu'affirmant que le 
découvert accordé à Electre 
n'avait pas été renouvelé en 197 L 
— du fait de la situation de cette 
société, — la BJNJP. continuait à 
en faire état sur le bordereau des- 
tiné à la Banque de France, pour 
éviter à cette dernière de se poser 
des questions et, probablement 
aussi, pour échapper à des Obser- 
vations toujours pénibles, s On se 
demande , sursaute le président 
Lorrain, à quoi, peuvent -bien ser- 
vir les contrôles, dans c es condi- 
tions. » 

Le directeur: de la Banque de 
France n’y volt pas malice : pour 
lui, la déclaration de la BJNJP. 
suffit à p r ouv a que 1e découvert 
était officiel et'quH dépassait le 
montant de l’échéance an début 
du mois de mal 1271, alors que la 
BJLF. avait déjà refusé de payer 
certains chèques. 

Toute Sa' question reste de 
savoir si ce découvert n’avait pas 
de valeur, selon la thèse de l'ac- 
cusation ; s’il était « forcé », pour 
reprendre l’expression du direc- 
teur de la B.NJP-, ou officiel. 
comme l’affirme le directeur de 
la Banque de France. La décla- 
ration souscrite par la B J7J*. au- 
près de la Banque da France 
constituait-elle l'écrit probant 
sfttw lequel le découvert nia pas 
la provision ? 

. Le tribunal s’est donné Jusqu'au. 
25 octobre pour répondre à cette 
question, et dire, aussi, si M. Up. 
qui plaide 1 a relaxe dans les deux 
affaires, est convaincu de subor- 
nation de témoins pour avoir, lors 
d’un .procès intenté en 1970 devant 
Iss prud'hommes per M Robert 
Lux — l'ancien PD.G. d'Electre 
et ancien directeur chez Lip — 
produit des attestations défavora- 
bles à son collaborateur. M. Lip, 
à l'occasion de ce procès, avait 
fait signer, par des salariés de la 
société Up, des documents qui 
visaient à prouver que M. Robert 
Lux n’avait pas eu d’activité dans 
la société. 

CLAUDE FABERT. 




Ce tableau est im récapitulatif 

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t 




SCIENCES 


.*** 

^ ^ (g . IjJ9 JUILLET A GRENOBLE 

■<8cs3foe fcftfi d'antimoine radioactif a contaminé 
t h réserve feau dn réacteur à haut flux 

De notre correspondant 



Grenoble. -— Les ‘rives ingiiliS- 

v Pactes manifestées le mardi 2£&ep- 
" - ( wnbre lois de la. réuni mu du 
* '*jaseH régional dé la. région 
.’ -Sb&oe- Alpes par M. Maurice Pic. 

. Auteur socialiste de la Drôme et 
TBsire de Montélimar. au sujet des 
annéguenres de l'implanta taon de 
t gnaieùrs centrales nucléaires le 
-, mg du Rkdne, se sont traduites, 

.• .'levant le silence persistant des 
’joovadrs publics, par la mise en 
éaoe «Tune commission spécialisée 
■lé vingt-quatre membres. Biles 
. 'üt été Illustrées de façon inatten- 
. -'lue par les déclarations des mem- 
. 'ses de l'association de sauvegarde 
" tes site s de M alcvUle et de Bugey 
' .Aüxo groupant des personnes 
jénéndemept hostiles & l'utülsa- 
: ;to de ce type d’énergie (1). 

. -les responsables de cëtte ■ 
lotion ont en effet révélé jeudi 
i* septembre, dans le cabinet d'un 
-.vocst de Grenoble, qu’on « tncl- 
;{ent grave » S’était produit en 
....tüDet- dernier sur le réacteur & 
tant flux neufcronlque de rïnstitat 
' . Sax-Von-Ijane-Paul-Laaigevin de 
•irenobie. 

,'Ia description de l’Incident: » 

- rodve. ccnrarmée, pour l’essentiel. 

. ar Jte directeur technlcma de l’tns- 
. ; ainsi que par le chef du 
. errios de protection du c en t re 
-fétudes nucléaires de Grenoble 
' GBXtQ>. Toutefois, ces derniers 
■' paliflent ce qui est survenu au 
^ ' Sscteur respectivement d’« incï- 
; isrK normal * et de < petit ixtcj- 
. ’teat mineur ». H reste que, plus 
. _'- e deux mois après les faits qui 
-:.e sont produits le 19 juillet der- 
■ Jer, quelques instants seulement 
-orèria visite des ministres onesfc- 
Jlemsnd, français et anglais 
enus saluer l’entrée officielle de 
- -j» Grande-Bretagne dans cet 
astthxfc européen de recherches, 
as conditions de travail au tour du 
"facteur sont modifiées et des pré- 
sumons supplémentaires sont 
. . irfaea De plus, les visites autres 
. . - (oe celles des personnes concer- 
Viées par les manipulations sont 
■ncpendues pour un an g l’inté- 
fear du réacteur. 

Une radioactivité 
. ■ quatre fois supérieure 

ïe réacteur à haut flux est 
’ «pendant d’une conception sen- 
ïmement différente d'une cen- 
trale nucléaire. C’est un appareil 

S ri ne produit pas d’électricité 
qui est seulement destiné à 
les recherches scientifiques grâce 
un flux intense de neutrons. ZI 
de l’uranium beaucoup plus 
chi qu’une centrale nucléaire 
■t son coeur est refroidi par un 
dirait d’eau lourde, le tout im- 
oergé dans une pîsefn» d’ean 
égüe destinée & accroître la 
•arântle contre les rayonnements. 
Jne telle piscine à l’air libre 
l’existe pas dans une centrale 
îudésire où l’eau circule en dr- 
■ irtt fe rmé. 

— Selon le directeur technique de 
.. Institut, c’est la défectuosité 
7 l’un équipement auxiliaire utilisé 
«mme source de démarrage du 
réacteur et placé dans la piscine 
jiri est à l’origine de l’incident du 
m juillet. Un peu d’antimoine 
' fortement radio-actif s’est ré- 
* pendu durm l’eau et s'est tout 
je suite solubilisé. Lorsque les 
équipes de sécurité ont neutra- 
' :: llsé l’appareil défectueux, les 
600'mètres cubes d’eau de la pis- 


r: 


POLICE 


Après le congrès de Colmar 

LA C.F.D.T.-POUCE 
, S'INQUIÈTE DES DÉCLARATIONS 
DE M. LOUIS VERGER 

épris 1« déclaration* de VL Louis 
r Tester, directeur général de la police 
devant le congrès du syn- 
dicat des policiers eu dvU 

(SJWJLP.ç.) réuni i Colmar (« le 
... Monde » du 28 septembre), la lédera- 
tfaw C.F.O.T. de la peKce nationale 
rimrt d'exprimer dans un communi- 
qué « son désaccord le plus complet 
l? avec la conception hiérarchique » 
«(posée par ML Verset. Répondant 
aux propos dn directeur de la police 
nationale selon lesquels t la iespon- 
nhOttè ne se partage pas s, la fédé- 
• ration déclare : * !~3 Cette décla- 
ration. au-delà dn souverain mépris 
qu’elle témoigne à notre Kt«upe 
social, est étonnamment contradieloi- 
’ « avec les lénifiantes pruresslons de 

toi sur la nécessité du dialogue et 
de la concertation. Enfin, elle est 
lourde de menaces pour le syndica- 
lisme policier dans son ensemWe. 
Un tant état de cause cette dialee- 
ttqne sur l'autorité ■ pouvoir absolu » 
wt Inacceptable pour deux taisons : 

parce que nous sommes poli- 
ciers («..), nous pensons qoe fonder 
lu relations individuelles sur un tel 
concept reflète une tuwnsibîme 
- Inquiétante au* aspirations dm 
. Français qui s© abattent 
contraire, à une véritable P 
tlon an décisions qui les concernent; 

- parce que nous **»»>« 
bres de la C.FJI.T. nous erojons 

qne U libération A«aomlqu« 
hommes nécessitera on *Éritable 
déeondltlonnement i 
d’autorité, patronat de J™ 

en eonnnaademcnt hivrarrlilq 
droit commun, a 


rinu étaient déjà oontauduta. La 
de radioactivité a été éva- 
* 2500 carie*. Les c oû ta nte s 
ont montré alors qoe la girr-faim 

de la piscine, jusqu’ici inotfen- 

^ve. présentait une radio-acti- 
* ois supérieure à celle 
«rtonge par Tes lègtemente de 

Pour permettre nne réutilisation 
de filtrer 

* e 2. u -, e £ tT attendre que la radio- 
activité des parois diminue cTeHe- 
méme (cette radioactivité ffimi- 

nue cfemaitié-tons les deux mais). 
Lœeffluents obtenus après le 
lessivage des fQtees sont wvfaTT PL 
^^t^radLoactife et doivent 
e^e détenltejie service de pro- 
tectfaa du GEttG. qui assure une 

i _5 ip P 011 * technique à 
1 institut, est alors Intervenu notzr 
évacuer vers la station de trai- 
tement du GENG «t avec us 
eanuon- citeme les quelque 
30 mètres cubes d'efUbenta ■ 

Le porte- parole de r Association 
antinucléaire a dénoncé les candi- 
■taons dans lesquelles s’est opéré, 
salai lai, oe transfart 21 a infiraé 
qu’une partie des effteents dan- 
gm^xx s’étalent répandus sur le 
solri avalent même contaminé un 
esont rejoignant ITsère. La dlrec- 
““ admet qjïan 

ooure des opérations Oe camion- 
citerne a fait une demi-douzaine 
de rotations) «quelque» dizaines 
de fxtres soni tombé» «ter te soi». 
A la suite de cette fausse ma- 
noeuvre, les équipes de sécurité 
sont encore bterranss pour bail- 
ser la aone dan gereuse; piquer au. 
raarteau. pneumatique la couche 
oe bitume coutsoisée nir c cruel-’ 
quee mètre» carré» » et pour Isoler 
dans des enveloppes de vinyl les 
roues du caznlcm-cttexne et hd 
permritre ainsi d’effectuer le 
trajet En. revanche, la direction de 
I Institut dément qu’un égo ut ait 
été pollué, l’effluent déversé 
un regard ayant pu être ré cu péré. 

BERNARD BUE. 


U) Lh rites (te Hribneus et d* 
Bugey drivent uww h on ont com- 
mencé à ne«vh . dan «qadpements 
de ren tr â te s suriésArea I/sseoelsMon 
s’est donné pour obJtsUf de oo or- 
donner tes activité c dte aoaüté» 
antinucléaires de cinq dépsofemneiats 
■(Ain, Isfcre, BhAnq, Ssvote, Ssufie- 
Ssvrie). sne est présidée per 
H. Gérard Tesasy. mdn de Boche 
(Isère). Son siège est 4 Granotàa, 
«. res Fiem-DueSos. va. : er.TR.0i. 


RELIGION 


LES TRAVAUX tHI SYNODE DE ROME 

Lorsdieider (Brésil) en appefle à f esprit 
de créativité des évêques 

D« notre envoyé spécial 

obstacles à ŸêvangétixLtion. mais 
comme m secteur de m] et rea- 
pectueux intérêt et tFvne amitié 
déjà commencée. * 

VoQA un langage relativement 
neuf, que ne manqueront pas 
d'apprécier les croyants des 
grandes religions de l'Asie et de 
l’Afrique. Paul Vï a évoqué d’au- 
tre pût le problème suivant; qui 
est loin drnre résolu, aussi bien 
en théorie qu’en pratique : 
« Comment sauvegarder te res- 
pect de la ÿberté et des valeurs 
authentiques qui se trouvent 
aussi chez les peuples non chré- 
tiens. valeurs dans lesquelles cm 
entrevoit pourtant une prédis- 
position providentielle à te pléni- 
tude de te réoétetiou chrétienne ? 
Comment concilier ce respect des 
personnes et des czoûisatkms 
avec timtoersaUsme de la mission 
chrétienne ? » 


Borne. — « Qui sommes-nous? 
Que sommes-nous en train de 
faire? Que devons-nous faire? 
A qui sommes-nous envoyés? > 
Autant de questions fondamenta- 
les que rEgHse d'aujourd'hui ne 

peut éviter tant sont brouillées 
les cartes^ estompées les identités, 
distendus les liens de la commu- 
nauté. Aussi bien est- ce le pape 
en personne qui * posé ces points 


< LA VIEILLESSE 
EN BIEMÊME 
EST UNE MALADIE » 


ri Lj, 

mat «ne awteKf », devait ré- 
pondre fui VK, reprenant une 
flIittiH te SénèQQCf . mux rem 
et m gMteltitioiw qpe hd prè- 
sentait le cerdlnel Xoenq, 
snbnlg» de Vienne, président 
de eêmea, «il loi ' foohsltnit 
nn bon umLnmire Le pape 
«et en effet ftgé de nuiaaute-dte- 
sept sam depuis le Jeudi 2g sep- 
et en nh saurait dire 


Les gè res dm qsoda ont fait 
4 Mgr Xmph- 
aa Cnn, eudjo- 


Ansnn é v ê ( m e d* 
dm Nmd, en effets n^rndt pu 
vente 4 Borne depuis une ving- 
taine d Tannées, nf pour le 
concile ni pour les tab pre- 
mières session! dm «nota Le 
pape «vais team 4 sntnor per- 
le prêtai, dans eom 
et lut avait 


d'interrogation en ouvrant, te 
vendredi ST septembre apréa- 
mMl, la première séance du sy- 
node éplsbopal consacré à Pévan- 
géBsatUm. En attendant les 
réponses que pourra don ner l’as- 
semblée, Paul VI a étendu son 
regard anx religions nom chré- 
tiennes. « Céües-cL a-t-il affirmé, 
ne doivent plus être considérées 
comme des rivales ni oomme des 


SOCIÉTÉ 


Grève de là faim : premier étage à droite 


Evreux, 1e 26 septembre : 
« Grève de te faim, premier 
étage à drofte * : bien peu de 
visiteurs ont lu ce panneau 
dans r annexe du presbytère de 
la cathédrale tfEvreux, où plu- 
sieurs harkis ont trouvé ratage, 
dans Hndlttérence générale. 

Ils sont maintenant six dans 
une pièce étroite, propre, calme. 
Par terre, eut un des matelas, 
Mohamed SadouM dort enfoui 
sous m couverture : pots lui. 
c'est le dix-septième four. Le 
portoparole du groupe, Abdel- 
kader Laradll, qui a vingt-six 
ans, résiste mieux au bout de 
vingt-deux lours d’eau sucrée et 
de esté (le Monde du 6 septem- 
bre): // est debout, mais parait 
« diminué ». Autour de fa table, 
quatre nouveaux venus depuis 
le 25 septembre. Us arrivent de 
Caen, de Beauvais et de Rouen : 
Mohamed Ben Merzoug , Moha- 
med Ouït. Mohamed Quetdche 
et Mohamed Bourejan ont pris 
la relève de Chérit Chergul, hos- 
pitalisé le 16 septembre. 

m Cette (oie-ci, nous ne nous 
ferons pas avoir. » Pourtant, 
• feutre foie », en Janvier der- 
nier dans la même ville fie 
Monde des 4, 11, 12 et 15 /en- 
vier), les grévistes de la faim 
de la même Confédération des 
Français musulmans rapatriés 
d’Algérie avaient reçu de très 
nombreux soutiens, sens grands 
résultats, pensent-ils, sin on, un 
peu plus tard, des promesses 
électorales de M. Giscard d'Es- 
taing. 

impossible de distinguer tas 
proWèfiK» pour cas harkis qui 
se sentent « mis ©n marg® da 
(a société ». Certains ont du 
mai é s’exprimer en français. 
Us revendiquent, péleméfe, tout 
i tout ta monde : B y a le rapa- 
triement de leurs temUtas res- 
tées en Algérie, que te gouverne- 
ment nigérien ne (arasa pas 
sortir ; le règlement de leurs 
Indemnités de rapatriés, pour 
lesquelles P leur aet souvent 
Impossible de tou r ni r des 
preuves ; les pensions des bles- 
sés de la guerre d’Algérie: le 
racisme des Français, leurs 
concitoyens, qu’ils ressentent 
avec une amertume particu/lèr» ; 
r absence de promotion sociale 


pour eux en France ; F augmen- 
tation de coût doe logements de 
ta otié rfaooueO de Sehit-Nau- 
rfoe-TAnfofte (Qard); leur Inter- 
diction de circuler en Algérie 
puisque les autorités algérien- 
nes récusent leur nationalité 
française, etc. Alors, dm la grève 
de" la faim. Ile attendent le 
mincie. 

- « Entre eux fies gouverne- 
ments). ils s’arrangent bien pour 
taire le Marché commun, alors, 
s'ils veulent. Ha peuvent taire 
.quelque chose pour qu’on «entre 
voir -nos entante, en Algérie puis- 
qu'on n'a pee les moyens de Iss 
taire venir. » • • 

_ « Leur eause est bonne, dit 
rebbé Hue qui les héberge, ce 
sont de véritables pauvres, sans 
appuis politiques, 'syndicaux, 
•ans relations. » 


r action est sans enver- 
gure, parçe que mal organisée. 
A Evreux, Fettet de surprise de 
la.griv» de le ta Im est émoussé. 
A partir de ce samedi 28 sep- 
tembre, tas harkis vont continuer 
leur grève i Paris. Br. espérant 
être mieux entendus. — R. 'CL 


le bien -fan <M 
h«iw«- u tant 


[S(l» 
des. demandes 


leur favenx. 


de mjOto logé- 
TésUssble en cinq sou, 
, 1974 par le minis- 
tère. dn travail, ün programme 
(npjdénunKtst» est 4 l'étude 
pour 1973. 

• RETRAITES : les années de 
service et les périodes de déten- 
tion accomplies on Algérie sont 
roUdéos gratuitement pour le 
p»igni de ta retraite do ta Sécu- 
rité soctale. 

• SCOLARISATION : bourses 
et crédits supplémentaires pour 
les études snraDléès dons les 
groupes scolaires des cités ffte- 
nwn, des »«■<*«« do forestage 
et des ensembles immoidUexs 
urbains (nsnmput seize mille 
ii*vte»« (Dr us total de cent qns- 
tre-vlngt-clnq talPo recensés). 

• TORMAXION PROFESSION- 
NELLE ; le centre de Quurtouj- 
Saint-Imbert (Nièvre), réservé 
»nt Fiançais mmlnuta va 
pouvoir accueillir «est boite* 
Cinq élèves.] 


Enfin, Paul TI a traité des 
rapports entre la libération hu- 
maine et le saint. « il **y a point, 
a-t-il dit, «Topp oj ittoa ni de sépa- 
ration entre éoanç&tsation et 
progrès humain, mais complémen- 
tarité ». Et plus loin; « Ni la 
violence, ni la révolution, ni le 
colnmidliame, son» quelque forme 
que ce soit, ne pourront servir de 
moyens A Faction ér — 
et pas davantage la 
elle-même, même A tu chrétiens 
ont le ■ devoir d’apporter leur 
contribution à la conduits des 
affaires publiques. » 


Modifier les structures 
de FEglise T 

Après le rapport de Mgr Rubin 
(Pologne), secrétaire général du 
gynode but Iss méthodes de tra- 
vail de rassemblée, Mgr Alolsio 
LoxachebOer (Brésil), a présenté 
un panorama de la vie de l’Eglise 
contemporaine. H a énuméré les 
différente points sur lesquels des 
progrès ont été enregistres depuis 
quelques années : réforme des 
séminaires, liturgie mieux adap- 
tée, sens grandissant de la jus- 
tice sociale, action plus étendue 
des laïcs, œcuménisme, etc. Puis 
il a exposé' certaines difficultés 
actuelles: 

• Parler la langue des autres 
en pays de mission n’est pas suf- 
fisant : ce sont les structures 
mentales qui impartent. A quai 
sert ds tenir un raisonnement 
logique à des peuples faranriMe* 
aux syllogismes et qui pensent par 
images? 

• Le ptnmliane est me exi- 
gence. Mais 11 s’agit de ne briser 
ni les valeurs de communion ni 
les valeurs des cathares lo cales. 

• Les structures actuelles de 
l'Eglise sont & examiner, et la 
question se pose de savoir dans 
quelle mesure elles peuvent être 
modifiées. 


• Des Hersa plus étroits et plus 
efficaces sont a établir entre te 
rentre et la périphérie. 

• De nouvelles difficultés saut 
apparues dans les rapports entre 
rëgü» et rEtat L’opinion publi- 
que réclame une pins grande dis- 
tance et une plus grande indépen- 
dance ente* l’une et Foutre. 

• Le désir grandissant’ de 
certains de voir l'Eglise s’engager 
dans la Justice sociale a mit 
apparaître un nouveau type 
d'ecclésiastiques qui, tout en refu- 
sant de quitter l’Eglise ou de 
s’attaquer directement A la 
hiérarchie, travaillent à la e cons- 
ctenflaatioa- * -des chrétiens et 
espèrent que la destruction des 
struetures.de la société entraînera 
une réforme de oeBes de l’Eglise. 

Enfin , Mgr Lorschedder a pré- 
conisé diverses réformes : 

1) Le candie Vatican H a eu 
des répercussions, encore insuffi- 
santes sur la rénovation interne 
de l'Eglise. Les évêques ne sem- 
blent pas toujours remplir tes 
conditions nécessaires à raccom- 
püissement de leur minist ère 

■ntnri ■ 

2) E est & souhaiter que les 
évêques fassent preuve d’esprit 
créatif et découvrent de nouveaux 
moyens pour promouvoir le salut 
des hommes ; - 

3) Il est urgent d’examiner les 
rapports entra La hiérarchie et 
les laïcs. 11 faut étudier et déve- 
lopper l’exercice de la oo-resptm- 
s&Mlitê. 

« L'idée de l'Eglise hiérarchique 
comme centre de tous les droits 
et de tous les pouvoirs a nui et 
nuit encore à nos efforts pour 
étendre le royaume de Dieu. » 
Cette conclusion du rapporteur, 
qui était chargé par le pape de 
rimrrwT le coup d’envol du synode; 
définit nettement une orienta- 
tion. L ’assemb lée la suivra- t-eiDe ? 

HENRI FESQUET. 


• Le professeur Stephan Pfürt- 
ner s’est marié civilement et en 
secret an mois d’août. Ancien 
ppufpgiîwir A l’université domini- 
caine de Fribourg (Suisse), fi 
avait dû cesser son enseignement 
à la demande dn Vatican, à la 
suite de la publication de a douze 
thèses de morale sexuelle » da ns 
lesquelles fi affirmait qu’une vie 
semelle heureuse fait partie dn 
« droit fondamental de Phamrne 
d'être heureux ». Il abandonna 
la prêtrise et l’ordre dominicain 
en avril dernier Çle Monde dn 
5 avril). 


1 

1 

• LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 — Page 27 

ÉDUCATION 


Les ressources d’un maître mudGuire 
uu chômage 


Quelles peuvent être les res- 
sources dés maîtres auxiliaires 


qui ne retrouvent pas de poste 
à cette rentrée? Les nsattres 
auxiliaires eux-mêmes ont 
tendance A penser — parce 
qu’fis sont révocables sans 
préavis et qu'ils idont droit, 
comme le précise un décret de 
1962 qui leur sert de statut, à 
«aucune indemnité de üeen- 
ciement » — qu'ils ne peuvent 
toucher aucune allocation de 
chômage lorsqufüs perdent 
leur emploi. Le ministère de 
l'éducation, de son côté, ne 
fait guère d'efforts pour Iss 
informer sur leurs droits. En 
fait, üs ont droit à des alloca- 
tions de chômage de deux 
types: 

• L'allocation d’aide pu- 
blique, de 20 francs par four 
pendant trois mois (elle peut 
être prolongée dans certains 
cas). Pour en bénéficier, un 
maître auxiliaire doit avoir 
travaillé cent cinquante jours 
consécutifs au cours des douze 
derniers mois. La demande 
d’allocation doit être faite à 
t Agence nationale pour rem- 
ploi, avec vne lettre de licen- 
ciement et me attestation du 
travail antérieur. 

• L'allocation pour perte 
d’emploi. éqafoaZent de Tassu- 
rance chômage des salariés dn 
secteur privé, s’élève, pendant 
les trois premiers mois, à 40 T» 


du salaire du dernier mois de 
travail, à 35* pendant le» 
neuf mois suivants. Pour y 
avoir droit, ü faut avoir 
accompli au cours des trois 
mois précédant t» licencie- 
ment au moins cent quatre- 
vingts heures dé trtnaü, ou 
quatre se maine s, ou vmfft- 
aeux jours de traçai l à temps 
complet (pour les enseignants 
n’ayant qirtm service à temps 
partiel, on considère qu’une 
heure de cours équivaut à 
trois heures de travail : ü faut 
donc avoir enseigné soixante 
heures au cours des trois mois 
précédant le licenciement). 

C’est au rectorat que les 
maîtres auxiliaires doivent 
s’adresser. Toutefois, pour tou- 
cher cette all o catio n, as doi- 
vent s'inscrire comme deman- 
deurs d'emploi A ^Agence na- 
tionale pour remploi. 

D’autre part, pour la pre- 
mière fois cette armée, des 
maîtres auxiliaires en quête 
i remploi p o ur ront suivre un 
stage de reconversion tout en 
recev an t pendant trois mots 
la totalité de leur salaire anté- 
rieur. Avantage appréciable 
étant donnée la modicité des 
autres dOocatioru. Pour Fob- 
tenfr. les candidats doivent 
s'adresser A 2a délégation à Za 
formation continue de leur 
académie. Mais cette possibi- 
lité n’est accordée qu'à ceux 
qui ont enseigné toute Vannée 
sçcüatre 1913-1974. 


ÉUN1S EN CONGRÈS A 5A1NT-GERMA1N-EN-LAYE 

Les conse i ll er s dTorieniQtion doutent 


m . s « SI 


Le vingt-cinquième congrès de V Association des conseillers 
d’orientation s’est réuni du 24 an 27 septembre à Saint-Qemutin-en- 
Lage (YveUnes). Invité à conclure les débats, le ministre de Vèdu - 
cation, M. Béni Bob y, a rappelé Ttmpartanoe d'as travaü P équipe 
autour du chef Rétablissement et du conseiller ^orientation pour 
Vtnformatian scolaire et professionnelle dans l'enseignement secon- 
daire. Malgré la promesse du ministre que «le projet de loi portent 
r é fo r m e des enseignement s pré - él émentaire, élémentaire et secondaire 
» saurait être en contradiction avec leur préoccupation d’un* orien- 
tation continue », les conseillers R orientation nfen ont pas moins émis 
des réserves au cours de ce congrès, plus politique que technique, sur 
les posriMBK» qui leur étaient données ds faire passer « l’orien- 
tation continue du mythe à la réalité». 


H xx’a jamais été facile de dis- 
tinguer parmi les tr ois cent cin- 
quante conseillera d’orientation, 
venus de toute la France, ceux 
qui doutaient des chances de 
l'orientation continua et ceux qm 
ne croyaient p3u& du tout & 
l'orientat ion rite-mime, tant l’une 
et l’antre apparaissent étroite- 
ment liées aux structures du sys- 
tème scolaire tout entier. 

Les chiffres rappelés par le 
ml ni s tare ds l’eaucation,' s ils 
témoignent d’un progrès senti We 
dans Tes effectifs, n’apportent pas 
da solution immédiate aux diffi- 
cultés que rencontrent chaque 
Jour tes consefilexs. En 1973, le 
sexvîce public de l'Orientation 
comptait deux mille cent vingt- 
deux directeurs et conseillers, et 
devait être renforcé de cent 
soixante - deux unités en 1974, 
usait une croissance de près de 
13 % en un an, e as assez rare 
dans les corps de V éducation », 
devait préciser IL Haby. Pour- 
tant, le recrutement répond tou- 
jours aux mêmes nonnes; soit un 
conseiller pour mille élèves du 
nremtci cycle, «ce çtti n'est pas 
équitable », remarquait le rap- 
porteur général des travaux du 
congrès. 

De plus en plus, en effet, les 
centres d'information et iPorien- 
tatlon s 'ouvrent au public, uni- 
versitaire ou professionnel, an 
point d’aboutir & ou million de 
consultations chaque année, soft 
de cinq cents par conseiller, 
ces conditions, le travail 



Au Palais-Bourbon 

IA COMMISSION DE LA D&ENSE 
SOUHAITE POUVOIR PORTS 
LE PRÊT DU SOLDAT A 10 F 
PAR JOUR. 


dlnfonnation l’emporte large- 
ment sur les consultations appro- 
fondies et répétées que réclame- 
rait l'orientation continue ou non. 

Aucune formule originale 
d’orientation continue n’a pu, en 
effet, être trouvée pendant ces 
trois Jours de travail. Ses objec- 
tifs (un « soud constant de 
Vcrventatiort, jamais dé f i nitiv e et 
susceptible de modifications et de 
remise en cause s) pourraient la 
définir s’ils ne semblaient pas 
condamner Immédiatement tout 
autre effort <f orientation prati- 
qué Jusqu'à présent : < L* Orien- 
tation continue n’est possible que 
si les conditions sont telles que 
chacun a une chance égale de 
se réaliser », précisait le rappor- 
teur. Ce constat qui devait faire 
^unanimité des participants «par 
justice et par intérêt pour le 
pays > a abouti & un procès des 
structures actuelles de l’école et & 
l'étude par certains groupes de 
travail de ce que serait une 
orientation darm le cadre d’une 
société socialiste. 

Un projet mythique ? 

« On nous fait trop souvent 
supporter la responsabilité de 
Votientation, disait un partici- 
pant, alors que les choix sont 
déjà dans les structures. Noos ne 
faisons la plupart du temps 
qRappUquer un barème. Nous 
utüuons un Choix - » « Four sortir 
de cette situation, Ü faut pouvoir 
discuter longuement, retrouver 
les raisons profondes Run échec. 
cria demande beaucoup de 
•moyens et de temps. Mais c’est 
le prix de Varientatian continue », 
devait dire la directrice d’un 
centre d’information et d’orien- 
tation. 

Bref, Forientaticn sera continue 
on ne sera plus ; tes participants 
regrettent d’avoir trop souvent 
à opérer de façon «négative» 
par l’échec. L’orientation conti- 
nue? « (Test un mythe, bien 
entendu, conclut une partici- 
pante. mais mieux vaut encore 
un projet mythique qu’un projet 
m tiens.» 

ANDRÉ MEURY. 


t jl commission de la défense 
de l’Assemblée nationale est favo- 
rable & une impartante augmen- 
tation du prêt accorde aux 
mSUtalxes du contingent,. Son pré- 
sident, TA. Albert Vrilgidn, député 
(républicain indépendant) des 
Vosges, l’a déclaré. Jeudi 38 sep- 
tembre. & Bardeaux : « Ce prêt 
devrait être de 10 F par jour. 
af-i-fl déclaré; mata je connais la 
levée de boucUers que va soulever 
une telle déclaration de la part 
de nos financiers fi).> 

« Ce problème du prêt dn müt- 
taxre est un problème social, a-fc-fl 
dit. flirt l nous faut aborder, mais 
sons démagogie. C’est pourquoi fi 
n’est pas question de promettre 
l'impossible : nous ne pouvons pas 
donner l'équivalent du SMIC aux 
appelés du contingent. » 


(l) ActwUsnwnï, ta prêt du soldat 
de deuxième classe (homme du rang) 
cet de » francs pur Jour. 


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UNION LIBÉRALE ISRAÉLITE 
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sées. 03140 BOND Y. 




Page 28 — LE MONDE — 29-30 septembre 1 9/4 



MÉDECINE 


Plusieurs milliers de praticiens 
assistent aux Entretiens de Bichat 


Les vingt - huitièmes Encre - 
tiens de Bichat, qui ont com- 
mencé vendredi 27 septembre à 
Paris, à la faculté de médecine 
Pitié-Salpêtrière ( 105, boulevard 
d“ l'Hôpital), dureront jusqu'au 
dimanche 6 octobre. Plusieurs 
milliers de médecins français et 
étrangers doivent participer à 
cette manifestation, la plus im- 
portante de l'enseignement post- 
universitaire. 

Aux Entretiens proprement 
dits, qui examineront la plupart 
des spécialités de médecine, chi- 
rurgie et thérapeutique, s'ajoute- 
ront des « tables rondes s sur des 
sujets cliniques et pratiques, et' 
trois débats d’actualité : le taba- 
gisme. le pain dans l'alimentation 
moderne et l’intérét du conseil 
génétique. 

Un « mur d'images * consacré 
à « Quarante questions sur la 
rhumatologie et les maladies rhu- 
matismales s fonctionnera en 
permanence pendant la durée des 
Entretiens, tandis qu’un pro- 
gramme de films médicaux — 
présentés aux heures des repas et 
en soirée — sera complète par 
un festival du film médico-chirur- 
gical les samedi 5 et dimanche 
6 octobre. 

En outre, une conférence- 
débat sur 1 l'information médicale 
du public par la presse. la radio 
et la télévision achèvera la série 
des s tablés rondes» le dimanche 
6 octobre de 14 à 17 heures. 


Ces vingt-huitièmes Entretiens 
de Bichat. placés, comme chaque 
année, sous le parrainage de la 
faculté de médecine de Paris, de 
l'Assistance publique, du Collège 
de médecine et de l’Association 
d'enseignement médical des hôpi- 
taux de Paris, seront accompa- 
gnés des traditionnels colloques 
et réunions de la Semaine médi- 
cale de Paris. 

En marge du programme d'en- 
seignement spécifiquement scien- 
tifique sont prévues plusieurs 
manifestations culturelles. Une 
exposition organisée par le pro- 
fesseur Jacques - Louis Binet et 
Mme Jacqueline Sonolet, sur le 
thème «M. EL Chevreul : de la 
loi du contraste simultané des , 
couleurs », sera inaugurée diman- 
che 29 septembre à 16 h. 30. Cette , 
exposition sera ouverte gratui- 
tement au public sur les lieux 
mêmes des sessions pendant toute 
la durée dse Entretiens. En outre, 
ce même dimanche, à 17 heures, 
ont lieu deux conférences : «La 
psychopathologie d’Hitler face 
au suicides, par Alain Oecaux, 
et «Van Gogh, prince des mau- 
dits», par Guy Goldlewski. 

A partir du lundi 30 septembre 
et jusqu'au vendredi- 4 octobre, 
la tribune télévisée quotidienne 
(18 h. 20) de la première chaîne. 
« Au-delà des faits », traitera à 
l’occasion' de ces entretiens de 
cinq problèmes d’actualité médi- 
cale. 


AU CENTRE ÀNTIPOISONS DE NANCY 


Un médecin survit o l’absorption volontaire 
de 50 grammes d’an champignon vénéneux 


Un omnipraticien de Remire- 
mont (Vosges), le docteur Pierre 
Bastien (cinquante ans), qui avait 
volontairement absorbé, dimanche 
22 septembre, devant huissier, 
50 grammes d’ammantte phalloïde 
pour expérimenter un traitement 
personnel de l'empoisonnement, 
souvent mortel, que provoque ce 
champignon vénéneux, a quitté, 
vendredi 27 septembre, le centre 
antipoisons de Nancy. 

Le docteur Bastien S’était In- 
toxiqué volontairement afin de 
justifier la valeur de sa thérapeu- 
tique à base de vitamine G, asso- 
ciée à un agent antl-lnfectleux 
(le oifuroxaxide) et à un anti- 
biotique (la dihydrostreptomy- 
cine). Selon lui, si ce traitement 
était mieux connu, U permettrait 
de sauver, chaque année, la vie 
de quelque trois cents personnes. 
Dans les faits, le docteur Bastien, 
qui avait exigé, en dégageant la 
responsabilité de ses confrères, de 
ne recevoir que son propre trai- 
tement. avait, cependant, accepté 
la réanimation et la rééquilibra- 


tion de son organisme en potas- 
sium et en sodium. Or, ces 
mesures, appliquées précocement, 
affirment la plupart des spécia- 
listes et des réanimateurs, suf- 
fisent à eues seules à réduire la 
mortalité à 2 <£>, alors que celle- ci 
serait environ vingt fois plus 
élevée chez les intoxiqués qui oe 
sont pas « réanimés s à temps. 

« 71 s’agit d’un cas individuel », 
a déclaré le professeur Larean. 
chef du service d'urgeuoe et de 
réanimation du centre anti- 
poisons. en ajoutant : « Comme il 
s’agit d'une intoxication récidi- 
vante — (c’est la deuxième fols 
que le docteur Bastien absorbe i 
de Tammanlte phalloïde) — on 
peut aussi se poser le problème 
d'une certaine immunité acquise. » 
Ces deux réserves étant faites, le 
professeur Larean a précisé : « Ce 
traitement peut être considéré 
comme un traitement utile, mais 
qui, à mon sens, devrait être 
complété en mûieu hospitalier par 
d’autres moyens dont on dispose 
actuellement. » 


ÉCHECS 


LA DEUXIÈME VICTOIRE 
DE KARPOV 


On s’inquiétait depuis quelques 
jours à Moscou, parmi les spec- 
tateurs du Tournoi des préten- 
dants au championnat du monde, 
des- difficultés que le grand 
maître Victor Kortchnol rencon- 
trait avec la pendule. Chaque 
Joueur dispose en effet d'un te m ps 
limi té, deux heures et «ternît gotir 
jouer les quarante premiers coups, 
et dans chacune des dernières 
parties Jouées Kortchnol a eu le 
plus grand mal à respecter ce 
délai. 

Est-ce la fatigue due aux 
longues heures passées la veille 
et l’avant-veille sur la superbe 
cinquième partie, finalement 
nulle, qui a causé la défaite de 
Kortchnol dans la sixième ? Tou- 
jours est-il qu’après avoir utilisé 
une heure et demie de réflexion 
entre le treizième et le quinziéme 
coup, il ne lui restait plus que 
dix minutes pour effectuer vingt- 
cinq mouvements. La- complexité 
de la position rendait la tâche 
Impossible et le drapeau de la 
pendule tomba inexorablement 
au trente et unième coup, don- 
nant ainsi au jeune Anatole 
Karpov sa deuxième victoire en 
six parties. 

Le futur adversaire du cham- 
pion du monde. Robert Fischer, se 
trouve parmi les deux hommes qui 
luttent actuellement & Moscou. 
Karpov n’est plus qu’a trois points 
de la victoire. 


FINALE DO TOURNOI 
DES CANDIDATS 
(sixième match 
Moscou, septembre 1974) 
Blancs : A. KARPOV 
Noirs : KORTCHNOI 


Blancs 

Xolrs 

1. tA 

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2. CG 

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3. C\e5 

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Et; les noirs abandonnent. 


CARNET 


Réceptions 


— U John N. Inrin. ambassadeur 
des Etats-Unis depuis mm 1S73, a 
donné une réception vendredi dans 
les salons de sa résidence, A l'occa- 
sion de son d écart. 

— sl MâLfatt) di Monte tmto. am- 
bassadeur d’Italie, a donné une 
réception Jeudi dan» lu salons de 
as - résidence. 

Naissances 


— Mme Henri Pelle des Forges. 

M. et Mme Herman Grégoire, 

M. es Mme Georges Meyer, 
ont la Joie d’annoncer la naissance 
de leur arrière- petlt-IU» et petit- fils, 
. Benoit, . . 

né le 23 septembre 1K4. tUs de 
Claire et Fabrice. Grégoire. 

Mariages 


— On nous prie d'annoncer, le 
mariage, à Caen, le 28 septembre, de 
Mlle Nicole Châtelet, 
nile de M et Mme jean Châtelet, 
avec M. Arnaud Collignon, 
ni» du général et de Mme -Jean 
ColUgnon- 

Décès 

— Mme F. Manon. ' 

' Mme M Marion, 
ses soeurs, 

les ramilles Masson, Doré. . Marion 
et Marat, 

ses neveux et nièces : 
ses nombreux amis et ses collabo- 
rateurs. 

ont la douleur de faire part du 
décès accidentel de 

. M. Paul CHANSON 
survenu la iS septembre. 

lies obsèques ont eu lien lé 
28 septembre en la basilique Notre- 
Dame de Beau ne. suivies de' l’Inhu- 
mation A Bessay-en-Chauine. 


— Meta, Nancy. 

M. Gilbert Dreyfu», ingénieur 
généra) des ponts et chaussées et 
Mme, Mlles anny et Françoise 
Dreyfus, et toute 1a famille, 
ont La douleur de vous faire part du 
décès de 

Mme Marcel DREYFUSS 
née Andrée Ruelf 

survenu «Nancy le 15 septembre 1974. 

Les obsèques ont eu lieu * Nancy 
le 18 septembre. 

Metz. 10. rue WlnstoD-ChurchltL 

— M. et Mme Roger Droullly, 

Mme Cécile Droullly, 
ont la douleur de faire part du 
décès, à l'hfiplta] N.-D.-de- Bon- 
Secours. da 

M. André DROUTLLV. 

' Les obsèques ont eu lieu ' dans 
I - intimité 1s 23 septembre. 

— u. le président et Mme EL -G. 
Henninot. 

Mme wonne Lavertu, 
ont la douleur de faire part du 
décès de leur père. 

M. Hector HENNINOT. 
administrateur de société, 
croix da guerre 1914-1818, . 
survenu A. Parts & l’ftge de quatre- 
vingt-onze ans 

La cérémonie religieuse sens cé- 
lébrée en- l'église Salnt-Plafra, - A 
Calais, le lundi 30 septsnbre 1974, 
i 15 heures. 

Cet avis tient lieu de faire-part. 

9. rue de Paradis. 75010 Paris. 


— Le Syndicat national des di- 
recteurs de CM. tait part du 
décès de 

Mme Claude LEONE, 
épouse de M. Lèooe. 
secrétaire général du Syndicat. 


Les obsèques auront lieu dans 
l'Intimité le manu octobre A 
Céret (Pyrénées-Orientales). 

— M. Henri Schwak. 

M. et Mme J. Sabac et laurs 
enfants. 

M. Alain Scbwak, 

M Maurice Sorte, 

M. et Mme Albert Cohen et leur 
fils. 

M. et Mme Lucien Saris et leurs 
enfants. 

M. Simon Schwak et sa fille. 

Mlle Rosette Schwak. 

Les parents, famille et alliés, 
ont la douleur de faire part du 
décès de leur épouse, mère, grand- 
mère, sœur, belle-sœur, tante et 

parente, ' 

Mme Heurt SCHWAK, 
née Yvette Sorts, 
décédée le 25 septembre 1974 
Les obsèques auront lieu le lundi 
30 septembre 1974. 

Réunion porte principale du ci- 
metière de Pantin parisien à 19 h. 45. 
48. rue Tahar-Sebtl. Casablanca. 

21. rus Lasson. Paris- 12*. 

— Mine veuve Victor Souied. 

M. et Mme Lucien Souied et enfant, 
M. et Mme Robert Souied et 

enfan ta. 

M. et M. Gérai d Souied et enfants, 
M. et Mme Jean-Claude Souied at 
enfants : . 

M. et Mme Max Hababou et enfanta 
M. et Mme Bernard souied et 
•nrants. 

M. et Mme Joseph souied et 
enfants. 

M. et Mme Simon Souied et 

enfanta. 

M. et Mme Bmlla Souied et 

enfanta ; 

-Mme veuve Albert Soemama et 
enfants ; 

Mme veuve Emile Glaml et enfanta : 
Mme veuve' Albert Cohen et 
enfants ; 

M. et Mm» Joseph Zagroun. et 
enfants : 

Les enfants de ftu Salomon Eoakas; 
M. et Mme Jacob Scemama et 
enfants ; 

M. et Mme René Scemama et 

enfants, . . 

„ M. et Mme François Scemama et 
enfants ; 

Lea familles parentes et aillées ont 
l'immense douleur de taire part du 
décès de -leur très cher époux, père, 
grand-père, frère, beau-frère et oncle 
Victor d*AARON SOUIED DU EEF. 
(Tunisie). 

survenu is a septembre 1974 dans 
sa solx&n Le-dlx- huitième année après 
une longue et douloureuse maladie 
en 'son domicile, 11. ■ . Jardin des 
Hes péri des. 

Rue de Musselburgh. 

94500 ChampIgny-sur-Marne.- 

M esses 


— En mémoire de 

Alfred BOUR, 
ancien, membre 

de l'Assemblée de l'Union française, 
décédé au coure de- l'été 1973.. une 
masse sera célébrée le 9 octobre. A 
19 heures, en l'église Saint-Philippe 
du Roule. 

— -'Pour le premier anniversaire 
du rappel à Dieu du 

colonel Charles DIMARY (C-R-), 
officier de la Légion d'honneur, 
croix de guerre 1939-1945, 
rosette de la Résistance. 

. officier de la Légion of Merit OSA 
vice-président de l'Association de la 
libérât ion française du 8 novembre 
1942 qui prépara et racUtta le 
. débarquement allié 
en Afrique dix Nard, 
une pieuse pensée est demandés A 
ceux qui l'ont connu et aimé, en 


union de prière avec la messe chan- 
tée qui sera célébrée A son tuicnUun 
le l w octobre, * 11 h. 45. en U 
chapelle du monastère dn Brtv:- 
dietina. 3. rue de -la Source. Pan>.-\9* 


, Nos donnés, bénêfkùni d'une ré- 
duction sur Us iaJtrtioor de • Carat: 
de Momie », sont priât de joindre à 
Uar «iw de texte eue da dernL'm 
bandes pour jmitifitr de cette qudhi-. 


Visites et conférences 

LUNDI 39 SEPTEMBRE 

VISITES GUIDEES ET PROME- 
NADES. — Caisse nationale rie* 
monuments historiques. 15 b., de- 
vant l’église. Mme Bouquet des 
Chaux : « La Renaissance A Parla : 
l'église Saint- Etienno-du- Mont. » — 

15 bu rue de V a u g ir a r d, 70. 
Mme Carcy : « Les grandes heur» 
de la Révolution : aux Cannes. => — 
15 b., rue Saint-Martin. 18. Mme Le- 
gregeota : « Le quartier des Huiles 
hier et aujourd’hui. » 

14 b. 30, cour Carrée, pavillon de 
l'Horloge : c Lee appartenir nu* di-a 
rois de France au Louvre • (Paris 
et son Histoire). — 14 h. 45, PaîHia 
de ChaUIot; à la caisse , • Mu*v* 
d»? monuments français : J. Gou- 
jon. P. Bontempa » (Mme Angoii. 
15 h. Sainte-Chapelle : « Archi- 
tecture et vitreux du treizième siè- 
cle » (Histoire st Archéologie). — 
15 h- métro Cité : « La Sainte-Cha- 
pelle » (Jadis et Naguère). — 15 U- 
Grand Palais, porte Clemenceau : 
« Exposition Josn Mire » (Tourisme 
culturel). — 15 b. rue Plerre-Les- 
cot. 28 : « La cour des Miracles, ire 
Halles, la tour de Jean -asus- Peur > 
IA travers Paris). — 15 h. 15, por- 
tail : « La Sainte-Chapelle » (M. de 
La Roche). 


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plus de 4 mÜUons de francs. Ç’est 
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tulée Womazi T, appartient à une 
série de six tableaux peints dans 
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naire de Hollande, fixé aux Etats- 
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vers Chûlont-t-M. ‘ 


Mbntfaucon 


• • • LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 — Page 29 



wn Verdun 


sortent de l’ombre 


« Les années noires sont derrière nous, s C'est oins! que, dans les Ardennes, on évoqua, sur an 
tan volontaire, las mouvais souvenirs liés i la « défection » de Ford il y a quatre ans. C'est Bordeaux, 
et non Otarleville, qui allait accueillir l'usine d'automobiles tant a t te ndu e. Le département, en bloc, 
descendit dans la rue crier son inquiétude. 

Depuis, on a repris l'espoir et la marche en avant. Ce ne fut pas sans rencontrer des embûches: 
des fonderies, des entreprises textiles, des ardoisières, ont fermé. Mais les Ardennes ont des atouts : la 
jeunesse de sa population, une agriculture diversifiée ou Sud, des entreprises nouvelles et modernes, des 
forêts majestueuse^, qui produisent un bien de plus en pins rare — le bois — et qu'on voudrait voir 
traversées pur davantage do promeneurs à la rechercha de solitude. 

Car l'Antenne est aussi une terra do poètes» 


LES PRÉMICES D’UN ENVOL 


LA PART DU RÊVE 


C'est un trou de verdure oA 
[chante une rtuièrz. 
- Accrochant follement aux herbes 

[des battions 
D'argent ; où te soleil, de la 
Immtagne titre, 
Ltrft : r'est un petit val qui 
[mousse de rayons. 

H ELAS I aujourd'hui la spectacle 
de Ja Meuse ne serait plus de 
nature à inspirer Arthur Rim- 
sud, le fol enfant chéri de Charis- 
me. La rivière est basse, ses eaux 
"ouiUées et brunâtres. Des poissons 
' 7 1 ottent le ventre en l'air. Les stations 
- ..'épuration de Charleville-Mézières et 
e Sedan ne fonctionneront que dans 
uelques mois. Une imposante mani- 
station contre la pollution de la 
fause et de ses affluents doit avoir 
eu le 29 septembre. 

Car les Ardennes sont un départe- 
ment' industriel : Jadis surtout métai- 
jrgtque (haut lieu de l'estampage) 
J textile, il compte aujourd'hui aussi 
es usines de verre, d'automobiles et 
•herrtôt peut-être un laboratoire phar- 
‘laceutique. 

Cotnme pour la plupart des régions 
ont l'économie a trop longtemps 
ui 9 é ses forces dans ie travail du 


fer et des fibres, la délégation é 
r aménagement du territoire a classé. 
Il y a quelques . années, le nord 
des Ardennes dans les zones prio- 
ritaires pour la conversion industrielle. 
Et puis, surtout, il fallait compenser 
moralement l'immense déception 
qu'avait causé. Ici, en 1970. la préfé- 
rence témoignée par Ford à Bordeaux 
plut&t qu'à Charieville. En définitive, 
c'est Citroën qui remplaça le géant 
américain, suivi par quelques autres 
entreprises. Mais, en cette fin de 1974, 
le bilan des créations d'emplois, s’il 
traduit un réel « décollage », fait 
apparaître aussi la fragilité de C éco- 
nomie. 

' Ainsi v de Janvier 1970 & Juillet 1974 
on ' compte 1 573 emplois industriels 
créés contre 1 232 postas supprimés 
par suite de fermetures. 1972 et 1973 
ont marqué un . bond en avant, mais 
la progression générale de l'emploi 
depuis douze ans est beaucoup plus 
faible dans les Ardennes que dans les 
trois autres départements de ja ré-, 
gion (Aube, Haute-Marne et surtout 
Marne). De plus, on n'est pas & 
l'abri des taillltes, des dépôts de 
bilan et des réductions d'horaire. 


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SEDAN 


ville moyenne 

t . _-: '0 ville industrielle 3 zones sur la périphérie. 

. 1 # ville des sports 27 activités. 

0 ville d'histoire. 

• ville touristique, forêt, plans d'eau, prairie-camping, 

rivières. 

• ville culturelle, son château-fort, carrefour artistique 
... régional. 

ville accueillante, ZU P de 1.900 logements. 


Sur ce dernier point, des piliers de 
l’économie locale comme Ja firme 
Sommer (2100 personnes} montrent 
quelques signes de faiblesse : « U 
nous faudra bien six mois pour re- 
monter le pente », expliquent les 
dirigeants de l'entrepris?. Et dire que 
les primes d'intéressement de fin 
d'année pouvaient il y a quelque 
temps, représenter quatre è cinq mois 
de salaire chez Sommer I 
Autre motff d'inquiétude : l'emploi 
féminin ne représente que 24 ■/• de 
l'emploi total, et ce taux tombe h 
-moins de 20 % dans l’arrondissement 
de Sedan et dans la vallée encaissée 
de la Meuse, alors que la moyenne 
régionale - est de 32 V». - - 

. Cest pourquoi le surprise et le 
désappointement furent unanimes 
lorsque les Ardennais lurent dans 
leur Journal du 31 Juillet dernier que 
le gouvernement à l'Invite de ta 
DATAR, avait décidé de réduire chez 
eux de 25 °/» à 12 •/# la prime de 
. développement régional. . 

Du député U-D-R-, M. Jacques Sour- 
dine aux syndicats, en passant par le 
préfet les protestations se mulli- 
. plièrent « On diminué ies primes, 
mais on trouve bien dss devises pour 
permettre aux trusts français (Times- ■ 
tir à r étranger ». constate M. Bernard 
Poncin, délégué de la C.G.T. * Il y 
a beaucoup de P.M.E. dans la région i, 
ajoute pour sa part M. Czerkamskl, 
responsable de ta C.F.D.T., et un 
gouvernement de gauche ri aurait /a- 
'mais agi ainsi i leur égard pour le 
crédit. On rend plus forts tes grands ; 
les petits on les asphyxie. » 

* fl y a des réglons plus éprou- 
vées que les Ardennes, dit pour se 
Justifier la DATAR. Vous avez obtenu 
des résultats encourageants. » Mats 
la C.G.T. renvoie la balle en récapi- 
tulant six fermetures d* entreprises 
antre Je. 19 niai et le 10 septembre 
et la', misé en chômage totale ou 
partielle de deux mille abc cents 
salariés. La . C.F.D.T. comptabilise 
pour sa part sept cent dix licencie- 
ments depuis juin 1973. F.O. recon- 
naît qu* « il y a évidemment Citroën, 
mais allez chercher le moindre infor- 
mation dans .cette société. Et puis 
les relations sociales -chez Citroën^ ». 

FRANÇOIS GROS RICHARD: 

(Lire la suite page 32.) 


Par ANDRÉ DHOTEL 


L A haute Ardenne est un pays industriel. La 
métallurgie tient la première place avec ses 
usines le long de cette Meuse, gui ouvre vers 
le nord, député le siècle damier, ee grande voie 
commerciale. Cependant, si Ton s'intéresse à PAr- 
denne. ee n’esr pas tellement pour favoriser cens 
remarquable audace d'un fleuve et d'une économie 
qui font leur chemin au travers d’un massif Inextrica- 
ble. On se pltût plutôt i vanter de a légendes aux- 
quelles on ne croit guère, que ce soit celle des 
queue fi/s Aymon, des Dames de Meuse ou du 
château du Ftoc-ia-Tour bit! et démoli par le diable. 
Lee fantômes anciens rivalisent avec las appareils 
électro-ménagers et, malgré ta réputation séculaire, 
des industries teignent de dominer les esprits avec 
leurs merveilles gratuites. 

Arthur Rimbaud, dont on étouffe difficilement les 
singulières atfirmations, ne Ht que détester ces • chers 
Anciens », et II rie pas manqué de vanter les fonderies. 
On ria guère remarqué comment ce poète s'attache 
à décrira des villes Imaginaires où s’allument fos feux 
d’un âge nouveau voué â d’immenses entreprises tech- 
niques qui « s’échafaudent » sur des passerelles, des 
gouffres, des gorges. Certes, en même temps II célè- 
bre quelque haut lac, de profond déserts, forêts, prai- 
ries ardennaises et mystiques, dont if constate Torigb 
neife virginité, ou divinité. • 

Deux, mondes opposés 

Qu'est-ce à dire, sinon que ['Ardenne ria pas be- 
soin de recourir â des histoires vaporeuses pour 
présenter, .en une contradiction saisissante, deux 
tnondps - opposés mais actuels, et non pas ennemis, 
et qui obéissent chacun à leur propre destin. Les 
dernières maisons de Charieville touchent â le grande 
forêt.. Les' usinas de la vallée apparaissent toujours 
dans le même regard que r infinité sylvestre. La sud 
du département des Ardennes, dont la culture et réle- 
vage font une contrée parfaitement civilisée, rien est 
pas moins envahi per d’autres forte. De le forêt de 
Bouit à celle de Mazarin, en passant par le Dieulet 
et les bois du mont Dieu. Il n’est guère d’horizon où 
ne se dessine une lisière qui arrête les spéculations 
banales, et celui qui s’avance dans les taillis ou fu- 
taies a toutes chances de se perdre lusqu’è ce qu’il 
entende les voitures sur une route lointaine ou le 
chant d’un cap ou les discussions des canards. Alors, 
hanté par les dédales du sous-bols, U se retrouvera 
peut-être dans d’immenses près vallonnés dignes d’un 
western, clairières où la -pensé» s'inverse et où H 
verra le monde dans une -pureté reconquise. 

Que ce pays soit t deux heures ou guère plus 
de Paris, avec lequel les . relations sont constantes. 


riempèche pas tef ou tel, apparemment doué de 
quelque instruction, de parier, hors de propos, du 
• Un fond des Ardennes », comme s’il s'agissait du 
pays perdu par excellence. 

La contradiction Joue è chaque Instant. Elle se 
retrouve dans te caractère des gens du lieu, é la fols 
accueil lents et sauvages, attachés aux réalités de 
l'heure et soudain fervents de fantaisies Inédites, 
économes et donneurs, amicaux et moqueurs. Les 
guerres n’ont pas manqué de fournir des occasions de 
peines, de duretés, da travaux, de réveils propres i 
retourner toute pensée, mais c’est surtout le pays 
tubmëme qui dans sa substance révéle la double 
nécessité de T industrie magnifique et des rêves sans 
fin. 


Un peuple secret 

Cest qu’une réalité mystérieuse y subsiste, ff ne 
s’agit pas de simples rideaux d’arbres, mais d’un 
véritable monde. Dès que Ton quitte les confins 
de la Champagne, où viennent d’ailleurs se promener 
les sangliers, Ib ciel s’ouvre au vol du milan royal, 
qui traverse les étendues en maintenant ses elles 
dans une immobilité souveraine. Il y a les lents 
circuits des buses qui rôdent ensemble. On découvre 
encore le milan noir, les busards, le rare aigle blanc 
ou circaète. Enfin, an hiver, les balbuzards pêchent 
aux prairies inondées où s'ébattent avec le colvert, 
Tlmmangeable et superbe canard Aar/e-bfèvre, et 
parfois la cygne ■ sauvage. 

il y a tout le peuple secret des bêles de la forêt, 
mais encore avec le botaniste vous vobs étonnerez 
d'uns flore si proche des cheminées d’usines. Séne- 
çons sylvestres, hautes digitales pourpres, balsamlnas 
dorées des ruisseaux vous mènent è ces fougères 
plus rares que sont les os mondes royales, aux 
roasotis glanduleux des marais, enfin Tunique trlan- 
talls d'Europe. Avec le mycologue vous découvrirez 
ces champignons qui n’ont jamais été revus depuis 
la tin, ou même la début, du dix-neuvième siècle, 
sans parier du Corttnarieus dlaboiicus qu’on aurait 
seulement • cru voir ». 

C'est ainsi que TArdennè, en ses plus humbles 
visions, impose, plus que tout autre peys, la vérité 
d’un rêve vivant à fa face des industries. Sans jouer 
la comédie d’un hommage aux légendes, Il est néces- 
saire. tout en se glorifiant des grandioses nécessités 
techniques, da savoir s’arrêter devant Tlndicibla 
miracle d’une nature Intensément réelle et qui nous 
parie elle aussi de f avenir, mais d’un autre avenir. 


PRINCmkE EXPORTATION DES ARDENNES: 

IA VRAIE BONNE CHALEUR DEVILLE. 

• Deville, le plus grand spécialiste français d f appareils de chauffage 
et de cuisson - 160000 appareils en 1974. 

• Deville, une gamme chaleur complète -du logement individuel 

à l'ensemble collectif - dans toutes les énergies - fuel - gaz - électricité - charbon* 

• Deville, une.puissance industrielle de dimension nationale - 
2 unités de production - 600 personnes -50000 m2 de surface. 

• Deville, un réseau de 12 000 conseillers-chaleur au service 

du public. 


• Société Industrielle Deville - _ ^ ^ Qj HpTTIm 

la filiale «chaleur» du groupe Deville Activités - UL V T lit V 

1 80 millions de chiffre d'affaires - 1250 personnes. La vraie flamme bleue . 


Sommaire 

Page 2. — CHARLEVILLE- 
MÉZIÈRES : cinq villes qui 
n'en font qu'une, par POL 
CHÀUMETTE. 


Page 3. 

— L'Europe des 

écrivains, par JEAN RAM- 

6AUD 

; La fin des idées 

reçues. 

par JACQUES SOUR- 

PILLE. 


Page 5. 

— Des richesses 


touristiques intactes : 
exploiter le retard, par 
JEAN-PIERRE QUÉLIN. 



Page 30 — LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 


(puBLicm) 


LES FONDERIES GAILLY 


LES ARDENNES 


Que de chemin parcouru depuis 
1846, date de la fondation par 
Gustave GAILLY, ancien sénateur, 
d'une clouterie mécanique spécia- 
lisée dans tes clous pour chaus- 
sures I 

A noter que les dirigeants de 
l'époque sont déjà confrontés A 
des problèmes de main-d'œuvre 
spécialisée puisqu’ils sa trouvent 
obligés de recruter des ouvriers 
cloutiers dans les Vosges. Cette 
unité fonctionnera pendant plus 
d'un siècle. 

En 1S00, c’est l’implantation d'une 
fonderie de malléable à cœur blanc 
et celle d'une usine dç raccords ; 
cette dernière sera remplacée, quel- 
ques années plus tard, par un 
atelier d’usinage. 

En 1921, GAILLY introduit en 
France la malléable à cœur noir, 
point de départ du développement 
de la société qui, en 1924, se 
transforme définitivement en so- 
ciété anonyme. 

En 1939, est créée une usine A 
Meung-sur-Lolra {Loiret} dont la 
production mensuelle actuelle est 
de 1.500 à 1.600 tonnes/mois de 
fonte malléable perirtlque et ferri- 
tique, en moyennes et grandes 
séries, pour l’automobile, le poids 
lourd, la machine agricole, le ma- 
tériel de travaux publics notamment 
En 1950, l'usine de Charlevîlle 
commence la fabrication de la 
fonte à graphite sphéroïdal ferri- 
tique et parittique, reculte et brute 
de coulée. Elle abandonnera pro- 
gressivement la production de la 
malléable, transférée à l'usine de 
Loiret, pour se consacrer exclusi- 
vement à la fabrication de le G.S., 
métal jeune permettant, de par ses 
qualités, des fabrications de mou- 
lage compliqué et A performances 
élevées. 

L’usine des FONDERIES GAILLY 
de Charlevîlle, grâce â des tech- 
niques très poussées, a acquis une 
réputation certaine de qualité qui 
lui permet, avec 550 â 600 tonnes 
de production mensuelle, d'être 
fournisseur de nombreuses indus- 
tries, dont certaines de réputation 
mondiale. 

Ses fabrications concernent en 
particulier l'hydiaullque (pièces de 
précision, telles que les distribu- 
teurs), le matériel de travaux pu- 
blics. le poids lourd, les appareils 
de manutention et, d'une manière 


générale, de très nombreux sec- 
teurs Industriels, permettant ainsi 
une grande diversification de la 
production. 

Les FONDERIES GAILLY de Char- 
Jeville disposent de moyens de 
production modernes et de services 
annexes d’assistance, de méthodes 
et de contrôle. 

Deux chantiers de. moulage mé- 
caniques et une section de moulage 
à la main permettent d’élaborer 
des pièces de 0,200 6 250 kg envi- 
ron, offrant ainsi une large gamme 
de produits, de la pièce unitaire 
â la grande série. 

Un service complet est offert au 
client, depuis la réalisation d’ou- 
tillages jusqu’à la pièce usinée. 

U technicité des ' FONDERIES 
GAILLY s'inscrit dans la tradition 
séculaire srdennaïse du travail du 
fer, métier difficile, exécuté par des 
hommes dont l’énergie se confond 
parfois avec la rudesse du climat 
et du paysage. 

En 1968, les FONDERIES GAILLY, 
profitant de la possibilité offerte 
par une loi de juillet 1966 sur la 
transformation des sociétés ano- 
nymes, opte pour la formule dyna- 
mique du Directoire et du Conseil 
de Surveillance. 

La Direction Commerciale des 
FONDERIES GAILLY, Installée à 
Paris (19*). au 40, nie d'HautpouL 
grâce à une équipe de spécialistes 
technico-commerciaux, assure avec 
les clients et les usines une liaison 
efficace. 

Des méthodes modernes de ges- 
tion permettent, avec l'appui d'un 
service Informatique bien adapté, 
d'établir des prévisions à tous les 
niveaux, de les contrôler en per- 
manence et de donner A la Direc- 
tion Générale, ainsi qu’à r ensemble 
du personnel, des moyens d’infor- 
mation rapides sur l'activité et les 
résultats des usines de la société. 

Il faut, enfin, souligner que. de 
tous temps» les dirigeants des 
FONDERIES GAILLY ont recherché 
l’efficacité dans l'application de 
techniques nouvelles et que, d'autre 
part, leur dynamisme a débordé 
largement le cadre de la société 
pour contribuer notamment au déve- 
loppement de la Chambre de 
Commerce, du Comité d'Expansîon. 
de la société des H.i_M. et des 
œuvres sociales dans le dépar- 
tement 


DIRECTION COMMERCIALE ET ADMINISTRATIVE: 
75019 PARIS, 40, rue d 1 HautpouL 
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CHARLEVILLE-MÉZIÈRES : 


cinq villes qui n’en font qu’une 


I L 7 a huit ans — c’était le projet de fusion dont l’idée avait 
1" octobre 1966 — naissait été lancée^ dès 1948, par les èlna 
Charlevîlle - Mêzààres, non- de Mézlères. Mais leurs collègues 


projet de fusion dont l’idée avait souvent donné un argument ma - la réalisation des grands projets ç- 


▼eau chef-lieu des Ardennes 
issu de la fusion de cinq des 


de Charlevîlle — qui par la seule 
taxe locale bénéficiaient d’un re- 


donne anciennes communes qui venu quatre fols supérieur A celui 
constituaient alors l'aggloméra- des quatre autres communes réu- 


tüm du chef-lien i Mèneras, nies — ne paraissaient pas pres- 


jeur pour obtenir certains 
emprunts. Ainsi, encore actuelle- 
ment. f obtiens des crédits en tes 
justifiant par la nécessité d’équi- 
librer certains é qu i pe ments qui 
étaient insuffisants dans les an- 
ciennes communes. » 


par une organisation des servi- 
ces techniques qui ne pouvait 
exister dans les communes divi- 
sées. 

Le responsable du budget muni- 
cipal se déclare également satis- 
fait des résultats obtenus pour 


ancienne pla ce fort» et siège de sés de partager cette richesse avec 
la préfecture qnï ne comptait les cités voisines moins favori - 


alors que 13 328 habitants ; a 
grande voisine Charlevîlle. 
dis industrielle et commerciale 


On doit, noter également le maintenir à un taux raisonnable 
concours appréciable apporté dans la progression des impôts locaux 


ôlô industrielle et commerciale Pf leur côtè - ** DeS iffipÔtS mOlUS lOUTClS qu’OllleUrS 

pjOSpGT8 f vill* Au PG ËLtCS C tMimiutlt S cü ftJisnft i t tud» QUfi ■* 

d é p azie manl avec 26 402 hsbi** leur intégration ( tas une gnrade ^ # 

ZÎTr*». «HA n#. se traduise nar ime tmn Certaine» communes pratl- tion qui en a résulté apparaît 


tanls; Mohon. ancien village 
qoe lTadnstnalisafioa et sur- 
tout le développement da che- 
min de fer avaient transformé 
en ru» cité ouvrière de 9252 


cité ne se traduise par une trop 
lourde augmentation de leurs 
charges. 


Ce n'est qu’après de très Ion- 




cité dortoir « ch am pignon 


périence bénéfique d’un syndicat 
tï ~ intercommunal créé en 1981 pour 


renaît de passer en quelques 

années de 1600 à 2978 Imfaî- lét ?^ dea 

~T ~ , n ~~~T projets <f équipement que quatre- 


et Etioa, commune gémir 
zurale de 843 habitants. 


Ces situations très différentes 
constituaient l’obstacle majeur an 


vingfc-dix-sept conseillera munici- 
paux, box les cent huit que comp- 
taient alors les cinq communes, se 
prononcèrent pour la fusion. 


quai en t une politique financière 
d’économie à court terme qui 
freinait l’augmentation des char- 
ges mais en même temps retar- 
dait la réalisa t io n des équipe- 
ments. Cette politique ne pouvait 
durer longtemps, et une commune 
comme Mbntcy- Saint-Pierre, qui 
venait de doubler sa population. 


tion qui en a résulté apparaît 
comme tout R fait normale lors- 
que l’on considère la valeur des 
grands travaux d’équipement en- 
trepris dès les premières années 
de la fusion. 

Cette progression des Impôts 
locaux n’a jamais dépassé celle 
des impôts du département, et 
une étude comparative récem- 


était acculée & réaliser d’urgence ment réalisée sur les charges des 
de grands projets : par exemple, villes de 50 000 R 100 000 habi- 


tme nouvelle conduite d’adduction tants fait ressortir que l’impôt 


d’eau. 

Sans la fusion, se» charges an- 


sur les ménage» par habitant à 
Charle vüle-Méadères a été infé- 


De l’esprit de clocher à l’esprit 
communautaire 


raient augmenté dans des pro- rieur de 23 % à la moyenne des 
portions considérables. La fusion autres villes pour la période de 


a permis, par une lntesrcoumuml- 
cation des réseaux, de fournir 


1969 & 197 S. 

Pour le» quatre derniers exer- 


l’ean à tous les quartiers -de la eices. raugmentation totale 


nombre des centimes communaux 


« Nous avons même, souligne 
M. Lebon, réalisé des projets 
d’équipement importants comme 
la ZOP de la Ronde Couture, 


EATON MANIL 


L'esprit de clocher qui avait ment dans le plan d'occupatio 
trop souvent dominé les débats des sols les zones sont détenu 
entre les conseils immiel- nées en fonction des décisior 

paux pouvait faire craindre un antérieures : ainsi pour ceU 
échec de cette expérience alors résidentielle, de Montcy-Saint 
unique en France. Pierre où le conseil avait deman 

Mais un véritable esprit com- « n ‘ Sn fi^ î * 

mnnautair e a vu le jour, expli- m in™® 01 * 1 ® 8 collectais, 
que M. André Lebon, député (PjS) « Nous avons même, soullgn 
et ancien, maire de C har levîlle en m. Lebon, réalisé des projet 
rappelant que, lors des élections d 'équipement importants comm 
municipales de 1971, la liste sor- la ZOP de la Ronde Couturt 
tante (socialiste-centre gauche) 
qui avait fait la fusion, avait été 
réélue, recevant ainsi, après cinq 
années de gestion du nouveau 
chef-fieu, l'approbation de la ma- 
jorité du corps électoral 

On doit noter- d’ail leurs que, à 
l'occasion de ces élections, aucune 
des autres listes (UJ) JL et P.OF.) 
n’avait remis en cause la fusion- 

Rang doute, précise M. Lebon, 
y a-t-il parfois certaines réticen- 
ces de quelques anciens habitants 
des vieux quartiers mais cela 
n’est jamais très sérieux. Quant 
aux Jeunes générations, des fait» 
quotidiens confirment qu’eDes 
sont parfaitement intégrées. 

Au sein même du conseil mu- 
nicipal. toutes les questions — y 
compris celles concernant plus 
particulièrement l’une ou l’antre 
des anciennes communes deve- 
nues des quartiers, — sont exa- 
minées et traitées dans un esprit 
d’intérêt général 

H est en outre normal et même 
souhaitable que les quartiers — 
anciens et nouveaux — possèdent 
une certaine personnalité, et à ce 
sujet la municipalité regrette 
parfois que; malgré le dynamisme 
et la banne volonté des dirigeants, 
soutenus par. la ville, certaines 
associations créées pour animer 
oes quartiers ne parviennent pas 
toujours à Intéresser les habi- 
tants à leurs activités. 

Lors de la fusion, les municipa- 
lités des cinq anciennes commu- 
nes puis les élus de la nouvelle 
« communauté » avalait formulé 
des souhaits et établi un pro- 
gramme d’équipement parfois 
très important. Un p avüZm ^ 

Le conseil municipal de Char- 

levüle-Mézières a mis un point celles de Manchester et du Port 


L’équilibrage de» Impositions a ressort à 56 %, soit une moyenne 
pu être réalisé dès le budget de de 12,4 % l'azi, généralement in- 


ment le plan d'occupation pu. être zé&usé oes le Dtiûge* (te de 12,4 ! 

des sols les zones sont déterml- - 1968 (alors qu’un délai de trois fêdeure à. la progression dans les 
nées on fonction des décisions était prévu) et fragmenta- autre» villes, 
antérieures : ainsi pour celle, 

résidentielle, de Montcy-Saint- r -. , , , - 7 , 

Pierre où le conseil avait deman- />C J 0OUMS uU Cf»©/ " itCU 
dé qoe Ton n’implante ni tours, ; — r ■ ■ , 


Un rapport établi en 1963 sur 
les Incidences administratives et 
financière» de la fusion par 
ML Degenne, inspecteur de l'ad- 
ministration, prévoyait que l’ag- 



CharieviUe-MMftres est devenue 
la soixante - quatorzième ville 
française et surtout la troisième 
ville- de Champagne - Ardenne, 
avant Châlons-sur-Marne, capi- 
tale administrative. Elle reste, 
Mm sùr, derrière sa grande voi- 
sine Beüms, qui progresse elle 
aussi, mais le chef-lieu des Ar- S 
dénués prenfc de plus en plus de* 
poids dans la région. Ainsi, ayant 
plus de 30 000 habitants, il peut 
avoir son propre représentant au 
conseil régional. 


Réalisations 
et projets 


Le» équipements routiers de- 
meurent parmi tes réalisations 
prioritaires de la municipalité. 
D'importants travaux sont en 
cour» sur le second axe urbain 
dont la partie principale sera 
mise en service avant la fin de 
l’année. En même temps que se 
poursuivra la réalisation des au- 
tres tranches en direction de la 
route de Paris, puis de la voie 
rapide Charlevîlle - Mézières- 
Sedan, la vffle devra accélérer la 
mise en chantier de ia pénétrante 
urbaine vers la vallée de la Me use, 
et l'on parle déjà d'un troisième 
axe routier en direction de la 
route d’Hixson. .■ 




Ç-^Sr.J/1* V- UCF 3 ’." ' - 


Pour l'ensemble de ces gm-wris 
projets, la fmdon a permis une 
unité de vues qui va également 
se concrétiser par la mio*» en place 
d’un pian général de circulation 
et la réalisation d’un réseau d'as- 
sainissement pour l’épuration des 
eaux usées. 


Un pavüUm de la place Ducale 


d’honneur à respecter les déd- Buszg, et la sons industrielle de 
sions prises par tes équipes dea Afghan, projets décidés par les 


anciennes communes. Dans 


anciennes voies qui n’auraient 


schéma directeur d’ aména ge me n t certainement pas pu, sans la fw- 


glomé&tion chef-lieu pourrait 
atteindre 80000 à 90 000 habi- 
tants vers 1975- 
Or, la dernière estimation fixe 
à 64 300 le nombre actuel des 


et d'ur b a nism e (SJD-A-U.) qui se «on, être réalisés aussi rapide- . habitants de Charlevflle-Méziè- 


Les réalisations ont été nom- 
breuses dans le domaine du loge- 
ment, des écoles, des équipements 
sportifs. Elles devront se poursui- 
vre et s'étendre, notamment dans 
le domaine culturel, où il faut 
noter la création d’un conserva- 
toire de musique fréquenté par 
cinq cents -enfants de tous tes 
quartiers. 


prépare actuellement et notam- ment. » 


res. En y ajoutant la population 


Une dépense de 15 aimions de 
ftancs est prévue pour la réali- 


4P 

L’Etat a tenu ses promesses 


Lorsque l’on demande à M. Qu- 
el et, premier adjoint chargé pins 
spécialement des finances, s’il a 
reçu de L'Etat L’aide qu’il était en. 
droit d’attendre au titre des in- 
citations au regroupement des 


fusionnées d t Faggloménition 

promesses chef-lieu, Où aboutit à 75000 ha- 

_£_ bitants, ce qui laisse, penser que 

les prévisions du rapport De- 
suoventtons promises et même, genne ne seront pas atteintes. 


des six autre» communes non sation ^un^dra exSÆ 
fusionnées d e l'agglomération avec salles polyvalentes et pour la 

011 a 75000 ha- nouvelle caserne de sapeuis- 

bitants, ce qui laisse, penser que pompiers. 


ajoute-t-il, à la suite de Us loi « Sans doute les prévisions de 


du 16 juillet 1971 partant sur les ce rapport, déjà ancien, étaient- 
fvsums. comme nous étions en- eUes un peu surfaites, note 


oore — d trois mois près — dans M. Lebon ; mais il n’en reste pas 


communes, h -réponse est égale- obtenu des primez f q i- 


le délai de cinq ans , nous avons moins que la progression dê 


ment positive : 


res pour des travaux ctmplèmen- 


c Nous avons reçu toutes les tatres. En outre, la fusion nous a portement. » 


12006 à 60000 habitants a été 
bénéfique pour . V ensemble du dé- 


L& seule difficulté que redou- 
tent les élus serait 1e déport de 
certaines usines actuellement im- 
plantées en ville et auxquelles le 
chef-lieu n'a plus de terrains à 
offrir depuis que la zone Indus- 
trielle de Mohon est entièrement 
occupée. 


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II 






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LE MONDE — 29-30 septembre 1974 — Page 31 

LES ARDENNES 


L’EUROPE DES ECRIVAINS 


l rilvvr, le passant considérable _ 


■y ’ARDENNE as chante pas. » 
« / Un «tiqua dicton Taf- 
^ Itrms. Depuis la légende 
dw quatre fila Aymoo, cette terni 
âpre - sans cesse martyrisée, champ 
da batailla séculaire », n’avait plus, 
produit, *embto4-n. ni poème ni poè- 
tes Des généraux, oui, co nwns Tu- 
renne, et des Ingâmem* pour forcer 
aon aol avaric/«ux_ Mais ni le phi- 
losophe Taine ni môme [* historien 
MJcbefet n’ont fait remettre en cause 
I idée reçue. Et puis* Rimbaud sur- 
oît— Sans douta ve-t-il ricaner du 
square de CharievHte — « taillé en 
mastjidnos pelouses », — pi— plus 
honni d’ailleurs que toute la vieille 
• Europe eux anciens parapets ». 

Sans doute, le mauvais sujet ne 
sans paa admis tout de suite, non 
pfus que l’autre « vilain bonhomme ». 
Verlaine, de vieille famille ardenralas - 
belge. Mais, à le fin, la gloira venue 
d'ail leur» force la porte et semble li- 
bérer dea voix qui se t»hu»i*nt_ 
L'Ardenne avait double visage. On 
ne le savait pas. Désormais elle va 
chanter. 

En 1825 Jean-Paul Vaillant fonde 
tout ensemble sa revue te Grive et la 
» Société des écrivains ordonnais ». 


L'une et l'autre vivant encore, bien 
que s’orientant aujourd’hui vers dea 
voles différentes. Longtemps le Grive 
célébra la « petite patrie mécon- 
nue », Injustement accusée d’ignorer 

tout lyrisme. Bto chante le » passant 

considérable » — et Rimbaud devient 
o moi présent h Cbarlevïlle : statua, 
musée, plaques, sociétés portent son 
nom — et le » pauvre Léiion ». ! 'em- 
prisonné de Vouziars. Elle redit tou- 
tes ees gloires et toutes eee anec- 
dotes. recueille les vere d'Apolli- 
naire, 

« Tant de tristesses plénière » 

» Prirent mon tueur au* fagne s 
{désolée* », 

raconte la marcha de George Sand 
vers les » Dames de Meuse » — 
35 kilométrée à pied à soixante-dix 
ans I — s'indigne du récit de voyage 
de Théophile Gautier qui » fran- 
chissant lee rapides » de la Setnoy 
se croyait » au bout du monda »_ 
La Grive s'acharna. Elle a une re- 
vanche é prendre contre - rostre- 
clama Intolérable qui pèse sur ce 
bout de terre vague perdu, au nord 
de le Champagne ». Mais aussi elle 
révèle une originalité profonde, en- 
fin dénouée : ce peuple des forêts et 


La fin des idées reçues 


y E sais— Ce département 
n’est pas toast d fait 
. comme les autres. Forêts 
' ttArdenne et tCArgojvne, mais 
que se passe- t-ü derrière vos 
brumes de légende? 

« Département inaccessible » 
sur la frontière de l'Est, com - 
■ ment, par tes sept trains quo- 
tidiens vers Luxembourg et 
Cologne, te découvre-t-on an— 
jourd’hui, si proche à deux 
heures de P aris , et comment se 
fait-il gu’on trace une auto- 
route à travers la trouée de 
Sedan? 

« Département assiégés dons 
’ tes citadelles de Sedan et Mé- 
zières, comment ouvres-tu les 
deux cent maie fenêtres du 
village olympique de Munich et 
comment déverses-tu sur le 
monde entier la moitié de tes 
produits ? 


« Département exposé», re- 
battu par les invasions d cha- 
que défaite de la France, com- 
ment te retrouves-tu gardé par 
l'artillerie nucléaire du camp 
de MaiUy-en-Chnmpagrie et 
chauffé par une des pr em ières 
centrales électronucléaires 7 

Sans doute ca-t-fl faHotr 
que les Français révisent leur 
histoire et leur géographie. Le 
pétrole nous manque et voici 
le temps dee remises en ques- 
tion. La frontière . repoussée 
pour longtemps à 1000 kilomè- 
tres à Test, un centre géomé- 
trique va donc apparaître sur 
la Meuse arderuiaise à égale 
distance de Francfort, d’éns>en 
et de Paris, d mi-chemin de 
Londres et de Bâle? 

Depuis quelque vingt années, 
fl se passe- quelque chose a in- 
solite dans ce département 


oublié : Sedan abandonne Tan- 
tique drap des pantalons ga- 
rance pour fabriquer le revê- 
tement plastique de tous les 
murs tTEurope ; Charlevtne, 
ancienne capitale du don, forgé, 
devient Ut capitale européenne 
des pelles mécaniques ; Citroën 
y installe lu plus moderne fon- 
derie d'Europe, et Concorde vole 
grâce à T&ectrontçne arden- 
natse. 

Terre tFérihur Rimbaud et 
du Temps des cerises, forêts 
préservées et Meuse endor- 
meuse. Paris ^interroge. Ar- 
deunais têtus et accueillants, 
bâtisseurs et. rebâtissons, est- 
ce donc là le changement ? 

Mais vous en avez fait d'au- 
tres. 


jaoqubs soTHtmms. 

épaté TT JD JA de» Ardennes, 
résident au ctmtid réffftmal 
de Champagne-Ardenne. 


y 


de terres Apres rêve mieux que qui- 
conque en regardant son ciel. On en- 
tend déjà André. DhAM : 

* Au ciel désorienté 
» te toisa pourrait Man 
» chambrer à remet*. » 

Et oent autres voix. 

« AulourxThal, dit Mme Eve Thomé. 
la Société aes écrivains erdennais (1) 
— dont André DhOtel as t président 
d’honneur — compte cent quarante 
mem br es. En a a sans douta ses petits 
ridicules comme bien d’autres socié- 
tés de ce type mais quelque chose 
fui appartient an propre. Noua avons 
tait r Europe bien avant tout le 


Regards vers Reims - 

Car les écrivaine ardennals. depuis 
1825, Ignorent tes frontières politi- 
ques. Pour eux les trois Ardennes 

— luxembourgeoise, belge et fran- 
çaise — n en font qu’une. 

Le massif hercynien, les sillons de 
la Meuse et de la Setnoy en font 
un seul pqye. On ne se ferme paa. 
On s'ouvra jusqu'à Reims, jusqu'à 
Liège, et même jusqu’à l'Eifel alle- 
mand. SI l'Antenne reste la mère, l) 
faut savoir qu*« on ne peut compren- 
dre tes aubes paya, même lointains, 
qu’en aimant d’abord as terre ». 

Sur eee terres, la Société voyage: 
Chaque année, elle s’en va tenir ail- 
leurs aon assemblée générale : à 
Roc roi ou à Sedan, A Namur ou A 
Vlrton, en France ou en Belgique, et 
le 13 octobre prochain A Luxembourg. 
Ste est, en comme, une « société 
régionale Internationale». Demeurée 
proche de ta Grive — qui a pris 
son nouvel essor vers Raima, — elle 
publia ees propres cahiers : sujets 
ardennals ou première ouvre d'un 
écrivain du « massif ». 

Efte est Héemux Amis de Rimbaud 
qui publient leur bulletin à Paris — 
correspondants à Charievilta mata 
aussi aux Etats-Unis comme au Ghana 

— et au centre culturel Rimbaud. — 
correspondants en U.R.S.S. comme 
en Ethiopie. Elle a des fenêtres 
grandes ouverte» sur le monde. 

Les Jeunes poètes du Club 24 — 
partis de Retire! — ne sourient pas 
de cette dame bientôt cinquantenaire. 

(1) 23, Ilot du Cfatteau-d’Eau. 

08 CbarJertUe-MézUres. 


Ils publient eux aussi — rArdenne mieux que nulle part on sait au 
chante i — leurs cahiers, sans agrès- paye de Rimbaud que le génie peu! 
abrité envers la « mère », cane la avoir dbt-hutt ans. 
moindre complexe évidemment JEAN RAM B AUD. 

(PublUUI — 

GIVET : ...des produits lourds 
aux céréales et à l'automobile 

A quelgmi enc&btw» de la Iran d ère belge, le Pore de GIVET «tend. 
but ctoiiaeiite hectare*; ■«" danrin* de quêta, d» duvet, de tore-plein*, 
de votre ferrées, de meeeaWa, denarvl par ms on dBase varié et dominé 

now lIZBDOSft&tB wmrelnirH nn di BQQ ntlfl à p/f feüfx 

Effectivement, GIVET occupe une place de choix iltnéa entra laa 
porte belges, nmwmdaia et te région pecbéeiuae. à égale distance du 
puissante i»«f ™ miniers du Nord et de la lorr aine, à proximité du 
concentrations industrielles de e t d o CBARUBOI . v oisine du 

h»«riw» d'ACC-U-caUELUI, du LÏMBOtJRG, de la BARRE at de lè 
RUHR. 

Depuis 1811, date de te création du Bon. nombreuses ont été Ire 
circonstances et le* péripéties qui ont influence n même quelque toi* 
bouleversé la vie de cette exploitation. 

Certains événement s ont eu d*b c u» s us re conséquence* comme, par 
exemple, l’arrivée à QXVXT an 1900, du premia* grand bateau de l£00 
t»<nT»»a du type européen, ou 1 Implant* tion d’un Impartant sQo à 
céréales. 

D’autres ont eu des répercussions moins bénéfique* comme l’ouver- 
ture, en Un, de la MOSELLE à la grande navigation, privant le Port de 
GIVET de sa* Hirtn^n.iN. clientèle lomlne. 

Et cependant l’installation est toujours IA bien rivante : 80 pexaaanss 
en 1964. 120 en 387* s'affairent sur 1 m 50 ba c ta re s de ^exploitation. 
L'infrastructure lourde comprend 2 kilomètres de quêta lourds bâtis an 
dames courtes, disposées en peigne eux une dérivation de la Meuse a niveau 
constant. 12 Mo i uèt w» de voies Terrées. 5 j 060 m3 d’entrepôts banalisés, 
os silo A céréales construit et géré per 1a SICA du NORD-EST de 90.000 
tanna (30.000 tonna en cellules verticales, 60000 tonnes en silo à plat), 
T»» manutentions sent exécuté es par dH etum sur chesXUee 

mobiles et par conséquent, utilisab les partout, à quai, ou sur lee terrains 
de stockage (!■ Port de GUVm* a été l’initiateur de. cette technique 
simple). 

Li’éventatt dee produits manutentionnée, stockés, conditionnés pour 
te livraison, va des charbons, cokes et minerais, aux voitures automobiles, 
en passent par les céréales, las engrais, les celluloses, les machines- 
outils. etc. 

OU A TU riinȔtteniwis>n t xul Ift Port 500.000 tonne* dl 
et 100.000 ton tire de bols de mines ou 200.000 Tonnes de combustible* 
et 9.000 vol tores a u tomobiles. 

A eee teés importantes capacités de stockage, le hn de GIVET Joint 
une soupleree remarquable d’exécution due rerentteHeomant : aux darses 
courtes» à te de sserte ferroviaire Importante et à te mobilité du matériel 

Bu plus de ees activités nadltlonnCDfimant ori en tées vers l’Industrie 
lourde, GIVET a pris îmittative, 11 y a 5 ans. de mettre à la disposition 
de l'industrie automobile 1 m moyens dont U disposa en hommes, terrains 
et matériel. 

C’est ainsi que depuis cette date, te Port a reçu 25.000 à 30.000 voitures 
par au. et s’est organisé poux en assurer le transit, te pxépamtton et te 


Oes véhicules peuvent être livré* rt réexpédiés par camions on wagons 
A étages, grées à un quai de déchargement latéral dessam par deux 
voire de- 300 mètres et un doubla quai de chargement possédant deux 
voles de 350 mètres. 

Dès à présent, 15 hectares sont a ména gés pour le stockage dre voi- 
tures. soit en parc libre, soit sous douane. . 

Un atelier de préparation mécanique, de décoccmnage, de carrosserie 
et de peinture est en place. 

Au point de vue administrât!!, un terminal mécanographique IML 
est disponible. 

C’est te BêNATtê qui, depuis sa création, a conçu et construit la 
presque totalité des équipements de ce peut. Elle en assure l'aliment de tous 
Ire Jouis : c’est un outil parmi d’auties. qu i lui per met d’assumer sa vocation 
de de transporte, tant a ui k»! 1 sue dans ses nombreuses 

agences d’Euro p e Occidentale ou au tisses de I Implantation 
du Groupe dont dis tint partie. 


miitinMHmiiiiiiiiiiiniiiiiimiiiinimniniiinmimmiiaiinRiiifuiiimiiiniMiniiHniiiiiiufiHfinnmiiuiiiitiminiiiinii 1 1 mi i ( fubucjt *) 


i| [ mil tll 1; 


:ii m 1 1 in Mh 


OBJECTIF 1975 : un million d appareils 


Produire et vendre un mil- 
lion d'appareils électroména- 
gers, tel est l'objectif prin- 
cipal que se sont fixé pour 
1975 les USINES ET FON- 
DERIES ARTHUR MARTIN. 

Cet objectif peut apparaître surpre- 
nant à cera qui ont encore en mémoire 
la période difficile que traversa la 
Société entre les années 1965 et 1971. 

Le redressement de la Société 
ARTHUR MARTIN a été exemplaire et 
spectaculaire. Le chiffre d’affaires qui 
atteignait 324 millions en 1971 dépas- 
sera 625 millions en 1974 et aura 
presque doublé en trois ans. 


Aujourd'hui, ARTHUR MARTIN envisage 
de procéder à de nouveaux investis- 
sements. L'un des premiers à réaliser 
concernerait la construction d'une- nou- 
velle unité pour renforcer le potentiel 
de production des usines de Revin et 
de Reims. Sur te plan international, 
ARTHUR MARTIN vient d'être associé 
au projet- de la divfefon Ensa de Greo- 
sot Loire Entreprises pour la cons- 
truction en Union soviétique d’une usine 
de cuisinières à gaz d'une capacité 
annuelle de 500.000 appareils. . 

Cet heureux et salutaire retourne- 
ment de tendance ouvre toutes les 
voies du succès à la réalisation de cet 
objectif 1975; d’autant que les livrai- 
sons s'élevaient en 1973 à 700.000 


appareils et que, pour cette année, les 
prévidons oscillent autour de 870.000 


U F A M 

SIEGE SOCIAL A PARIS 


• ARDÀM (REVIN), Mocbtare è lm *ve- 


PRODUCTION 


VENTE 


vanwM. ..... 

• SO RENAM (REIMS), Cmsnneres. I 

• FONDERIE (REVIN), Pièces fonte. 

• SrevteM Généraux (REVIN), Construction» 

neu ve». Tra nsporte » Entret i en. 

o Senne» «le Direction Coremerciol- à PARIS. 

• Agents commercial» itinérords- 

• Services ^odreinfatret ren REVIN 

n technique* (mogasnri) njUjVIN; 


tSSEX ESn* «y* <*■*-?!: 


> ■' V - H 


95.56 

SAPRIME 

RÜMS 

Activités diverse* 


9?i03 % 

s ecomaaT 

REVIN 

Outillage 


98,04 % 

SàGAM 

WASQUEHAL 
Grandes C usines 


Mais on peut se demander si te 
conjoncture économique actuelle et 
notamment la restriction de crédit ne 
risquent pas de freiner cette pro- 
gression 

Tout or se refusant à un pronostic 
trop précis, M. Jean M01SŸ, président 
du directoire, ne se soit pas trop 
gagné par l'inquiétude. 

■ Certes, les mesures gouvernemen- 
tales peuvent retarder la réalisation 
immédiate de nos projets d'expansion; 
mais je suis persuadé que l’avenir 
restera favorable à Tnidustrie de l'élec- 
troménager et il y a à cela deux rai- 
sons : 

— un retard dans 1e développement 
des marchés en Frærce ; 

— un désir croissant et généralisé de 
simplifier et de rendre plus agréa- 
ble la vie quotidienne. » 

UNE PRODUCTION 
DIVERSIFIÉE 

ARTHUR MARTIN, qui emploie avec 
ses filiales françaises, SAPRIME, 
SAGAM et SECOMAN, plus de 4.000 
personnes, a une double activité, indus- 
trielle d’abord, commerciale ensuite. 

Au plan industriel, la société exploite 
plusieurs établissements soit directe 
ment, soit par l'intermédiaire de ses 
filiales (voir tableau). 


Cette diversification contribue à 
assurer à ARTHUR MARTIN ime des 
premières places sur le marché fran- 


Actueiteinent, 1a part détenue par 
ARTHUR MARTIN représente 16 à 18 % 
des ventes en appareils de cuisson et 
plus de 10 % pour tes autres appareils 
ménagera. 



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1970 1971 1972 1973 1974 


Par ailleurs, l’activité industrielle 
s’est accrue de manière significative 
au cours de l'année 1973 avec la pro- 
duction de 288.000 eufeinièras et 
188.000 machines à laver et lave- 


Au pian commercial, la société dis- 
tribue te marque ARTHUR MARTIN par 
un réseau de concessionnaires assurant 
à la clientèle un service personnalisé. 

La production regroupe cinq types 
d'activités : appareils de cuisson, ma- 
chines à laver et lave-vaisselle, appa- 
reils de chauffage individuel, rêfrigé- 


CO N SOUDER SA POSITION 

La tâche primordiale, aujourd’hui, 
pour les responsables de te société, 
consiste à consolider cette position. 
Pow y arriver, ils veulent augmenter 
la capacité industrielle du groupe et 
ils étudient è cet effet, différentes 
méthodes. Celles-ci vont de l'extension 
progressive des usines actuelles â la 
création d’unités complémentaires: 

Les secteurs, qui ont retenu en 
premier fieu Pattentlon, sont ceux des 
cuisinières, des machines à laver et 
lave-vaisselle. 

Produire est relativement aisé. Ven- 
dre et atteindre en mime temps la 
notoriété auprès des consommateira 
constituent une performance plus 
ardue, oui ne peut s'obtenir sans 
sérieux et créativité dans la fabrica- 
tion; mais surtout qui se réalise par 
te dynamœne de ia politique commer- 
cüle de la société. 

Une étude ETMAR effectuée, il y a 
un an, pour déterminer te notoriété 
auprès du public des fûmes d'électro- 
ménager. faisait ressortir que ia 
Société ARTHUR MARTIN, tout mi con- 
servant sa première place, rayait 
mnsolidée. ■ 

UNE POLITIQUE 
COMMERCIALE 

u vente des produits ARTHUR 
WIN est assurée par un réseau qui 
comprend 1.500 distributeurs et 6.000 
points de vente. 


ARTHUR MARTIN a basé sa politique 
commerciale essentiellement sur 1a 
qualité du service rendu et tout spé- 
àalement Fexceflence du service après- 
vente de ses concessiomiaires. 

Dans cette optique, ARTHUR MARTIN 
procède, chaque année, depuis sept 
ans, à la formation des techniciens 
(TmstaOation et de dépannage qui lui 
sont délégués par ses concessionnaires. 

Le mouvement des stages sera dans 
l'avenir encore accéléré afin que l'en- 
semble des personnels techniques des 
clients bénéficia de . ce service qui 
concowt à assurer ta continuité du 
renom et l’avenir de la marque. 

Sur ce point, M. Jean MOISY n’a 
aucune crainte : « Ma confiance dans 
l'impact de 1a marque est telle que 
l'envisage l'avenir industriel ^ARTHUR 
MARTIN sons les meilleurs auspices. « 


CARTE D'IDENTITÉ 
. DE LA SOCIÉTÉ 


USINES ET FONDERIES 
ARTHUR MARTIN (UFAMÎ 

Siège social : 144, bd Mcrtesher- 
bes, Paris H 7*). 

Siège administratif ; Revin (Ar- 
dennes). 

Société anonyme au capital de 
33.232-570 F. 

Conseil de. surveillance : prési- 
dent M. Georges Martin. 

Directoire : président M. Jean 
Moisy. 

Direction commerciale : M. René 
Fossoul. 

La Société et ses filiales fran- 
çaises disposent de plus de 

200.000 m2 couverts sur 

450.000 m2, emploient pfus de 

4.000 personnes pour une dou- 
ble activité industrielle et oom- 

inertiale. 










Page 32 — LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 


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LES ARDENNES 


/if'.* 


Les prémices d’un envol êX 


{ Lire l a suite pape 29.) 

Et pourtant, les ouvriers'.qualifiés, 
les jeunes qui sortait des C£.T. ou 
des lycées techniques trouvent facile- 
ment un empfoL Six offres pour cha- 
que élève- Mais pas toujours d'un ni- 
veau et d'un intérêt conformes à ceux 
qu'on serait en droit d’exiger . avec 
un t&ptome. Entre ta formation dis- 
pensée et. les offres d'emplois, il 
y a souvent un abîme. Dans un 
hypermarché, sur vingt caissières, 
la moitié environ sont titulaires du 
Bac G (administration, secrétariat, 
commerce}. Pour tenter de remédier A 
ces distorsions, le lycée technique de 
Charleville-Mézières a intelligemment 
lancé une «action d’assistantes cf In- 
génieurs (deux ans d'études) pour les 
. jeunes filles diplômées d'un bac 
de renseignement secondaire. Elles 
pourront trouver un travail à mi-temps, 
relativement bien rémunéré.. 

Mais Reims. Paris, la Basse-Seine 
offrent des salaires plus attirants. 
« Noua continuons A être un pays 
naisseur et nous exportons notre ma- 
tière grisa et notre valeur technique 
regretta M. Jean-François Dromby 
CP .S.), adjoint su maire de Sedan. 
Il y aurait bien un moyen de les re- 
tenir : décentraliser, outre des usi- 
nes, des services de l'Etat Mais 
sur ce point en dépit des espoirs 
nés du récent déplacement du gou- 
vernement à Lyon, on attend toujours 
des initiatives concrètes. Sait-on 
aussi que {'abaissement de l'âge de 
la retraite & soixante ans libérerait 
d’un coup cinq mille postes de travail 
dans les Ardennes et favoriserait ainsi 
des promotions internes ? 

A longue échéance. H faut forger 
les basas d'un développement éco- 
nomique complet Las infrastructures 
ont bénéficié d’un salutaire coup de 
pouce avec la construction, achevée 
il y a un an et financée dans sa 
quasi-totalité par le département de 
F auto route Charievtÿe- Sedan. Piqué 
au vif, l’Etat ne pouvait pae ne pas 
suivra ce bon exemple, local, et 
aujourd'hui, les travaux de la voie 
Sedan - Bouillon (Belgique) sont . en 
cours, « Jusqu’à maintenant, les 
Sedanais qui voulaient voir les per- 
formances de leur voiture allaient les 
essayer sur les autoroutes belges », 
plaisante M. Dromby. Seul problème 
(scandale I dit-on à Sedan) : le 
contournement autoroutier sud de la 
ville. Les élus refusent de participer; 


pour 45 •/• sa coût des travaux 
fois l’Etat D’ailleurs, pour eux, la 
réformes des finances locales est une 
tâcha autrement plus argente : en 
effet, les usines, et donc les patentes, 
profitent surtout aux communes péri- 
phériques, alors que Sedan doit 
prendre en charge la plupart des 
équipements sociaux et éducatifs. 

Las voles -de communication, la 
désenclavement, voilà les têtes de 
chapitre des revendications des res- 
ponsables ardennate Non pas qu'on 
souhaita tout de suite l'aménagement 
de la Meuse au gabarit européen : 
* Las péniches peuvent transporter 
280 tonnes, mais, dès qu’on passe 
en Belgique, c’est comme tes auto- 
routes, te rivière est accessible aux 
bateaux da 1 000 tonnes. Quant au 
canal des Adonnes, entre r Aisne et 


te Meuse, ff est te seul du type 
Freycinet dont te trafic augmente 
régulièrement ». fait remarquer 

M. Maurice Périn, président de la 
chambre de commerce de Charte- 
ville. 

Autre goulet d'étranglement 1e 
logement : te département a reçu 
une dotation de 260 H.L.M. en 19M ; 
ce sera probablement te même 
contingent cette année, mais la seule 
agglomération de Charleville-Mézières 
a déjà beâoin d'un minimum de 
200 habitations sociales, et Sedan 
de 80. Lee autres villes n'ont donc 
même pas de quoi « lécher te plat ». 
Toute cette ■ misère » parce que, 
à Parie, on rappelle qu’existent à 
Ravin 150 logements vidas construits 
H y a quelques années. Maie quels 
logements I Des casernes, auxquels 




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les ouvriers et les ouvriers-paysans 
des usines de Ravin préfèrent, après 
leur travail quotidien, la verdure at' 
la fraîcheur de leur ferme ou de 
leur village en forêt • Celte affaire 
des logements de Reri n, c’est la 
« casserole » du département qu’il 
faudrait se décider i taire passer par 
pertes et profits ». ne craignent pas 
de .déclarer les responsables de 
l'équipement du département. 

Les zones industrielles ? Blés se 
sont bien remplies. On songe main- 
tenant à en aménager une nouvelle' 
è Tournes sur 50 A 70 hectares. Elle 
aurait vocation è recevoir des al 
Hors et des Industries légères pou 
. la main-d'œuvre féminine. Mais 
promoteurs craignent que te « coup] 
da frein aux primas » décidé par I 
DATAR ne retarde sa réalisation, 
rejetant tes Industriels vers d’a 
réglons plus attracti ves . II n’est pasf 
sûr cependant qu'ils aient raleon car) 
aucuns étude sérieuse n'a jamais 
démontré que les primes étaient l’élé- 
ment déterminant. 

Alors, eerait-CB ta présence d'un 
aéroport? Les éhts consulaires dui , 
département « poussent » le proJetJPi! ;,i 
de Tournes. L'allongement de ta. pista 1 "" 
actuelle, les équipements de naviga-f: > 

H on, aboutissent à un devis dokw- 
5,2 milffone de francs. La DATAR! 
serait prête i dégager une subven-j’ 1 
Mort Mata M. André Lebon, député" 
eocMtate et maire de Charleville- 
Mézières, rechigne : - fl y a des tra- 
vaux plus urgents ; rocades, terrains 
de sports. C.E.S, formation d'ap- 
prentis, bibliothèques, assainisse- 
ment, foyers dès anciens, logements. 

Oui prendrait c es avions? Nous 
avons six' trains vers Paris chaque 
jour. « « Nous sommes en train de 
renouveler Fémur que fit, Il y a cent 
ans, Orléans en refusant le chemin 
dè ter», répliqua M. Périn. 

Querelle d’anciens et de moder- 
nes ? Non, sans doute. Mais Illustra- 
tion concrète de deux conceptions 
différentes des choix prioritaires : les 
exigences de P économie ou bien la 
qualité de la vie. 

L'essentiel et la plus difficile étant, 
pour tas responsables de t'avenir 
d’un département et de l'avenir de 
ses -enfants, de ne pas s’exposer à 
entendre un . jour, dans leur bouche, 
te. reproche : • fis n’ont rien fait. » 

FRANÇOIS GR0SRI CHARD. 




(PUBLICITÉ) 


A SEDAN, PREMIÈRE EUROPÉENNE POUR LA BRANCHE VERRE PLAT DE BSN-GERVAIS DANONE 

UN NOUVEAU PROCÈDE ÉLARGIT LES POSSIBILITES 
D'UTILISATION DU VERRE DANS LE BATIMENT 


FACE A L'ÉVOLUTION 
DES CONDITIONS D'HABITAT-. 

Les applications du verre deviennent universelles. 
Mais la sécurité de son emploi constitue, en même 
- temps, l'une des préoccupations croissantes des utilisa- 
teurs. La consommation de verres trempés, assurant une 
plus grande protection contre les Afférents risques, n’a 
cessé de progresser ces dernières années en France dons 
le secteur de la construction (60 % entra 1969 et 1974). 

En matière de sécurité, les professionnels da bâti- 
ment se fixent des règles de plus en plus stricte s . Ainsi, 
le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment a-t-il 
publié en juillet 1972 un additif aux Documents Techni- 
ques Unifiés (les D.T.U.), codes de la profession, qui 
constitue un pas important en faveur des vitrages de 
sécurité, en stipulant l'emploi de verres trempés ou 
feuilletés dons les locaux ouverts au Public ou les 
partie» communes d'habitation. Certes, la Législation 
Française ne rend pas obligatoire, notamment comme 
aux États-Unis, l'emploi des vitrages de sécurité dans 
les locaux d’habitation, mois les dispositions prises 
marquent le débat d'une évolution qui doit aller en 
s'accélérant car l'on ressent dans l'opinion une exigence 
croissante de protection contre les risques divers. 

D'autre port, les produits « tout verre > se dévelop- 
pent de plus en plus. Autrefois, le verre n'était utilisé 
qu'en remplissage; la fonction d'encadrement était 
assurée par des matériaux traditionnels comme le bois 
ou le métnL Maintenant, les qualités physiques des 
verres trempés permettent au verre de se passer d'enca- 
drement. Aussi est-il couramment utilisé pour les portes, 
les fe n êtres, comme pour des agencements intérieurs 
variés tels que les écrans de douches, les plateaux de 
table, etc. 


les besoins d'isolation thermique ac- 
tuels. 

En 1865, eils lançait .des solutions 
d'ouvranta SECURIT en série « TOUT 
VERRE », véritable innovation dans 
le domaine du verre. Depuis, le 
gamme s'est étendue à différents mo- 
dèles de portes et fenêtres (fenêtres 
FLO, PJVORAMA, portes DIADOR— ). 

AUJOURD'HUI. BOUSSOI5 LANCE 
DANS SON USINE DE DONCHEHY. 
PRES DE SEDAN, UN PROCEDE DE 


TREMPE A PLAT, NOUVELLE 
ETAPE TECHNOLOGIQUE MAR- 
. QUARTE 

t- Quels sont les avantages des pro- 
. d utts verrière trempés tels que la 
glace SECURIT ? 

Le principe de ta trempe constate 
à réchauffer les produits verriers dé- 
coupés, façonnés, et éventuellement 
émaillés, jusqu ’à une température 
d'environ 700°C, puis & les refroidir 
brusquement par dee jets d’air souf- 
flé. 


...BOUSSOIS RÉPOND 
PAR DE NOUVEAUX PRO- 
CÉDÉS... 

Depuis plus de 40 ans, les ver- 
riers se sont fixés pour objectif de 
conférer au verra uns qualité et 


des performances toujours meil- 
leures. 

Pour améliorer la protection ther- 
mique. Boussois a été la première 
société dés 1954 i mettre sur le 
marché français un vitrage isolant 
sous la marque Thermopane. Elle dis- 
pose aujourd’hui d'une gamme très 
étendue qui permet de satisfaire tous 



Tout en conservant . lès qualités 
propres aux produits de base dont Ils 
sont issus, (qualités. optique et acous- 
tique, transmission lumineuse) tes 
produits verriers trempés offrent. une 
résistance au choc thermique : ta 
glace SECURIT résiste è un choc de 
300° alors que la glace recuite casse, 
à 70° environ. Par ailleurs, en cas de 
rupture, la. glace SECURIT se, frag- 
mente en mor ceau x émoussés de pe- 
tites dimensions, qui évitent tes bles- 
sures profondes. Ce traitement ren- 
force considérablement la résistance 
du produit fini. 


blées ou triplées si la nécessité s'en 
fait sentir. 

Un souci d'esthétique a présidé à 
la léalteatfaa de cette usine très mo- 
derne. Les recherches associées da 
l'architecte et du coloriste conseil 
ont permis d'obtenir des bâtiments 
harmonieusement Intégrés au pay- 


ptet sur coussin 

' ~ ï? 


de trempe à 
gazeur. Son ori- 


est parfaitement bien 
à Ja fabrication de séries. .En 
effet, le système traditionnel de 
trempe, nécessitant un certain nom- 
bre de manipulations successives, est 
remplacé par un processus en conti- 
nu. Les plaques de verre arrivent & 
plat, passent sur des rouleaux, puis 
sur un coussin gazeux qui. lee sup- 
porte dans la zone de chauffe 
elles défilent ensuite entra les cais- 
sons. jde trempe, sont reprises en 
cftsrga par des rouleaux puis passent 
devant des batteries de refroidis® e- 
ment 

La qualité optique des produits . 
ainsi traités est parfaits. Ce procédé 
permet en effet d’obtenir dans d'ex- 
cellentes conditions de planéité tou- 
tes les épaisseurs couramment utili- 
sées. y compris les épaisseurs fai- 
bles, pour lesquelles' les procédés 
classiques se révélaient Insuffisante. 

— Une usine moderne dans une ré- 
gion dynamique. 

BOUSSOIS a choisi un terrain de 
13 hectares sur ta zone industrielle 
près de Sedan pour Implanter cette 
nouvelle usine de transformation. Le 
dynamisme de la région des ARDÉN- 
NES et te rôle joué par la CHAMBRE 
DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE 
SEDAN ont contribué pour une large 
mesure & l'aboutissement de cette 
entreprise. 

D’autre ' part, ta vocation ' euro- 
péenne du groupe BSN-Gervata Da- 
none justifie la localisation privilé- 
giée de cette unité de production au 
carrefour des marchés français, bel- 
ges et allemands. 

La plupart des travaux ont été 
confiés à des entreprises focales (gé- 
nie civil, routes, assainissements...). 
La première tranche de l'usine repré- 
sente 18.000 mètres carrés couverts, 
las inatallallona peuvent être dou- 


L'ustné a démarré début septembre. 
Elle emploie actuellement environ 
130 personnes. 

• BOUSSOIS OUI EXPLOITE SIX 
USINES EN. FRANCE, DISPOSE 
D’UNE TECHNOLOGIE AVANCEE 

BOUSSOIS S. A emploie &300 per- 
sonnes dans ses usines de BOUS- 
SOIS-sur-SAMBRE, A N I C H E, WIN- 
GLBS, BOBIGNY. SEDAN. BOR- 
DEAUX. 

Ses marques les plus connues sont 
les suivantes : DECOREGE, DIALUX, 
FUMEGE, LUMINOR. PROFILIT, SOL- 
TRAN. THERMOPANE. VERFLEX. 

En Europe, ta production du verre 
plat du Groupe, concentrée sous 
Péglde de la holding Glaverbel 
Mâcanhrar, est répartie entre une 
trentaine d’usines situées principale- 
ment en France (BOUSSOIS SA.), en 
Belgique (GLAVERBEL SA.), et en 
Allemagne (FLACHGLAS AG DELOG 
DETAG). 

Ces différentes unités fabriquent 
tous les types de produits verriers : 

• verres à vitre, étirés selon les pro- 
cédés classiques : 

• verres coulés, translucides si Im- 
primés ; 

• Ôtaco polie fabriquée suivant ta 
procédé ftoat gtaea. 

Le G nupe accentue son orientation 
ytes des techniques modernes de fa- 
brication r 4 usines de float-giass 
sont actuellement en fonctionnement, 
BOUSSOIS en France, deux à 
MOUSTIERS en Belgique (dont l'une 
en cours de démarrage), une qua- 
trième è GLADBECK en Allemagne, 
dont ta production a démarre en ium 
dernier. 

Ces usines fabriquent également 
des produits transformés, notam- 
ment : 

• des vitrages de sécurité pour les 
marchés du bâtiment et de l'auto- 
mobile ; 

• des vitrages isolants pour lesquels 
lo Groupe est le premier fabricant 

_ européen. 

Les produits transformés reprèsen- 
tenld alltouvs u ne part croissante du 
chiffre d'affaires de ta Branche (prés 
de » Vu sur un montant de 35 mil- 
liards de francs en 1873} et connais- 
sent dee taux de croissance très 
elevés. 


1 r-.i. 
■" r:. 









un 


LES ARDENNES 


<r 

n || V e8 richesses toiirîjt fi a lies intactes 

EXPLOITER LE RETARD 


D 'ANS la tapageuse mythologie 
des héroîemee jusqu'au- 
boutistes, Bazetllee est, pour 
Infanterie de marine, le moment 
/* ,nrdal où naissent les réputations, 
a Dernière Cartouche, tirée à 
ipeulée — d’une salle é manger 
». ouigeolee déj& Inscrite à l’inverv- 
' /lire des dommage» de guerre — 
. ur un ultime assaillant, installe défl- 
■ nivement les bases d'un esprit de 
orpa. Pour ('imagerie populaire, 


‘toier iss Ardennes d’un appareil 
touristique moins rudimentaire que 
celui qui existait. 

Ou côté 
de la Belgique 

Sur le fond, les responsables 
devront combattre une sorte de 
complexe d’isolement qui ferait e ee " 
facilement dire que bien peu de 







&vi 




f* r ?M , IHia 1 881 a,autres ™ * Quelle 
rt \ : v . \i * ? .gfon- »- mystérieuse Imposa 

"* '• ! * v» nb H | h M i'fipDFS' i ces collines de 

• riiniiu forêts tranquilles efi 

^ ne à cette effroyable fol 
^ laquelle les nations n’oi 

C CI DU |*f W«1 appeler, taisant Dieu 

vODlol UlCLSrST* ? * " ur 

JL I 11 fkle H en est d’autres qui ne 

1 I f%jni h PU T 88 Réellement se débarrasse^ 

* 1 IcTthlfl assé militaire, qui continue 


“ rite •* maison des dernières cartou- 
■Ves -, immortalisée par Alphonse de 
■suvllle. marque le point fort, sur le 
an artistique, des revers de 1870. 

. .'gszeilles, dans les Ardennes, pou- 
Ht i juste titre s'enorgueillir d'être 
; . wnu de tous, ou du mains de tous 
sux qui avaient encore présente 
la mémoire la figure de craie de 
jffiçier blessé, accoudé au buffet 
époque, et qui commandait du 
gjard ia définitive détonation ; après 
jol ■ épuisé, il entrerait dans 
$sloire. 

.. B est des régions qui n'ont è vendre 
■-=ge le frou-frou des palmiers, l’înexo- 
~4bfe avance des glaciers, le rythme 
és marées, ou la tranquille aubaine 
'as villages aux pierres tendres. Il 
n est d'autres... « Quelle conllgu- 
*«ôw mystérieuse Imposa depuis 
l;'fiourS'i ces collines douces, à 
' 1 K' forêts tranquilles d'être sou- 
^ÿsaa i cette effroyable lof du sang 
laquelle les nations n’ont cessé 
lijen appeler, faisant Dieu juge de 
■ÿor courage et de leur habileté 
ipwriêra (1) 7 » 

i il en est d’autres qui ne pourront 
as facilement se débarrasser de leur 
assé militaire, qui continuera long- 
mips encore & exercer une vérita- 
le fascination sur les voyageurs. Et, 
n effet les Ardennes auraient pu se 
onsacrer presque exclusivement à 
e tourisme des champs de bataille, 
«tte ronde des circuits des guerres, 
date Image de marque, maie qui 
oyait affluer des dizaines de mîl- 
tere d’étrangers bien décidés à venir 
ancontrsr le grand souffle des kwa- 
dona et des conquêtes. 

Tourisme dans les Ardennes... Il 
eut comprendre que les chocs qu'a 
subis la région au cours de son his- 
etre n'ont pas particulièrement porté 
isa habitants à penser & l'accueil des 
risiteurs, et à la meilleure manière 
de les recevoir. Cast une Idée rela- 
tivement récente ici, et U ne faudra 
pu s'étonner de ne pas rencontrer 
de grandes structures d'accueil telles 
que depuis longtemps déjà elles exis- 
tait dans d’autres provinces. .Une 
certaine timidité pèse encore sur la 
région, où, depuis trois ou quatre 
ans seulement, un effort est entrepris, 
notamment par les hôteliers, pour 


a) Claude Mettre, Vivre en 
Prenne, éditions Sun. i 


gens connaissent la région, savent ta 


de longues années, qu’on peut avec 
succès entreprendre Ici des opé- 
rations touristiques payantes. Elles 
donnent aussi peut-être l'exemple de 
ce qu’il ne faut pas toujours faire. 
Les forêts sont fragiles et les 
paysages ne résistent pas longtemps 
é cette autre forme d'invasion qu'est 
Je tourisme. 

Les Ardennes pourraient donc 
- profiter - de leur retard et faire 
en sorte que le mouvement qui se 
dessine soit maîtrisé. Six cent 
quatre-vingt mille nuitées en 1973. 
C'était une bonne année. On ne 
souhaite pes dans la région jouer 
le chiffre, mais plutôt Is qualité, 
et de ce fait l'avenir est envisagé 
avec calme et pondération. 

Il le faut, car le danger, pour- 
rai t-an dire, est sux portas. En 
effet, les gens du plat pays — 
Lille es! è 180 kilomètres de Char- 
leville-Mézières — ont pris i'habl- 
tude de venir se mettre au vert 
dans pette campagne agréable et 
douce qui contrasta avec leur 
horizon de nuages et de terrils. 
Les Ardennes, poumon . pour le 
Nord, ce Nord qui n’aura plus 
guère de mal i atteindre les bords 
de la Meuse sitôt la réalisation 
achevée de l'autoroute Calais- Bâle, 
î’A-26. On peut également penser 
que Paris ne restera plus longtemps 
insensible è ces relativement proches 
réserves de nature, et qu'il convien- 
dra de suivra avec attention et 
prudence les premières grandes 
vagues de touristes. 

Les Ardennes touristiques, encore 


situer et surtout ont une quelconque dans les limbes, seront ce qu'en 


envie de s'en aller la découvrir. 

Moins traumatisées, les Ardennes 
belges, pourtant, montrent, depuis 


feront ses responsables. La pays 
est trop beau pour le gâcher. 

JEAN-PIERRE QUÉUN. 


avec les trans-europ-express 


aille 


au 29 septembre 1974 

^ 6 TEE 

fafOT dans chaque sens 

Hr dont 

r 2 nouveaux 

“ MEMLING ” et “ RUBENS ” 


MEMLING RUBENS 


RUBENS MEMLING 

ta 

* 


* 

ta 

6.45 ] 

1 18.45 

PARIS NORD 

9.05 J 

L 21.00 

9.05 1 

r 21-05 

BRUXELLES MIDI 

6,42 

! 18.40 


* sauf samedis, dimanches et fêtes. 

renseignements: gares, 

bureaux de tourisme SNCF et agences de voyagea 


- - - LE MONDE — 29-30 septembre 1974 — Poge 33 

ÉQUIPEMENT ET RÉGIONS 


District parisien 

DANS LA FORÊT DE SAINT-GERMAIN 

UNE AUTOROUTE POUR RIEN 


■ L'auloroule Paris-Orgeval (A 14) sera coss- 
far uile en tenant compta de Tenvironnexnent », a 
déclaré M. Hobext Galley. ministre da TèqpSpe- 
tors de sa récente vieil» dans las Yvelises. 
■ H faut renoncer i ce projet qui amputerait de 
500 hectares la forêt de Saint - Germain -en-L*ye ». 
estime au contraire K, Michel Péxfcard, Le pré- 
sident de T Association pour la sauvegarde de 
l'environnement de Saint-Germain (Il a rappelé 
lors d’une co n f é rence da presse réunie à Saint- 


Germain, jeudi SS septembre, la politique de « pré- 
servation intégrale des espaces verts de la région 
parisienne » amorcée par IL Giscard d’Estuxg. 

Voilà un dossier dont la contenu sembla telle- 
ment anachronique que l'association de M. Péri- 
eard. l'homme de «La France défigurée >. devrait 
sans trop de mal obtenir une victoire. D’autant 
que le renoncement à ce projet ne coûterait pas 
un sou à l’Etat. Cela compte par les temps cpai 
courent. 



FONDERIE TOUSSAINT 

08480 HAYBES-SUR-MEUSE. — Tél. : 34-92-09 

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Moulage sur 3 DISAMATIC 

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Contrôle permanent des analyses 
par SPECTROMETRE à lecture directe 

Label FONTFRANC - qualité C 


A dix -sept minutes de l’Etoile, 
par le métro express, s'étend la 
plus vaste des forêts proches de 
Parts : celle de Saint-Qennain- 
en-Laye, 3456 hectares, un mil- 
lion huit cent mille visiteurs 
chaque année. Or. dans cette 
légion, explique M. Pérlcard, « dés 
gu’ü y a un projet important on 
pense — manque de terrain, man- 
que d’argent — A la forêt ». Plu- 
sieurs routes et le chemin r '° r »r 
de grande ceinture la traversent 
déjà; une maison d'éducation t-e 
la Légion d Honneur y a été cons- 
truite an dix-neuvième siècle ; 
un camp militaire, un stade, un 
terrain de golf, une piscine, y ont 
été Installés. An détriment de plus 
de 800 hectares d'espaces verts. 

C’est & une nouvelle amputation 
de 500 hectares que conduirait — 
Indirectement — la construction 
de l’autoroute é-14 prévue 3 y 
a plusieurs années pour relier la 
porte Maillot à Orge val, par la 
Défense, afin de délester l'auto- 
route de Normandie. 

Les emprises de l'autoroute, des 
antres voles qui seraient élargies, 
et d’un échangeur de 10 hectares» 
occuperaient au total plus de 
80 hectares. En fait, c’est tout un 
pan de forêt de plus de 400 hec- 
tares. an sud du massif, qui serait 
menacé de dépérissement et livré, 
à terme, aux pressions de l’urba- 
nisation, car « l’autoroute aura 
semblé tracer la nouvelle limite 
de la forêt», selon M. FéricarcL 


ItKBANtSME 

DES ENQUÊTES 
VRAIMENT PUBLIQUES 

JC. Jean-Pierre Brulé, président 
de l'association pour la défense 
du quartier du Chay à Royan. 
noue écrit : 

Je viens par un exemple concret 
souligner Je bien -fonde de votre 
article du 3 septembre dernier 
intitulé «Des enquêtes vraiment 
publiques». Le site exceptionnel 
de Royan, avec ses constructions 
basses en bordure de mer et ses 
espaces verts, va être défiguré en 
toute légalité, au terme d’une 
procédure qui a échappé à l’im- 
mense majorité de la population 
royannaise. ' 

Voici les faits : en 1973, le 
conseil municipal puis le préfet, 
approuvent un plan d’occupation 
des sols, après une « enquête 
publique» (l* au 33 août 1972) 
qui a recueilli 155 avis, soit envi- 
TOnt 1 % de la population, dont 
85 avis favorables et 70 défavo- 
rables. TJn an plus tard, une pre- 
mière tour de K mètres est en 
cours de construction au bord de 
la Grande- Conche et beaucoup 
d’autres sont en projet, le FOS 
ayant porté de 13 à 35 mètres la 
hauteur autorisée. 

Dans un autre des sites les plus 
beaux de Royan. le terrain muni- 
cipal du fort du Chay, en bord de 
mer. est cédé & un promoteur qui 
projette d’y construire deux cent 
vingt logements en Immeubles à 
étages multiples sur moins de 
3 hectares. Ce terrain est le seul 
espace libre en bord de mer dans 
une zone de vOlas où Je précédent 
règlement d’urbanisme (19 8 8) 
exigeait J 000. mètres carrés mini- 
mum par construction et un seul 


Les commîmes de Chambourcy et 
surtout de Saint - Germain, à 
l'étroit dans leur territoire, ne 
résisteraient pas longtemps à la 
tentation d’annexer des espaces 
devenus indignes du nom de forêt. 

On peut s’étonner, dons ces 
conditions, que M. Robert Galley, 
ministre ' de l'équipement, ait 
affirinë, lors de sa visite dans les 
YveUnes. le 12 septembre, que 
« l'autoroute A-H sera construite 
en tenant compte des besoins de 
l'environnement ». Le ministre a 
même cité en exemple la traver- 
sée du bois de Boulogne par le 
boulevard périphérique ! 

Débouchant par on viaduc as 
bord de la terrasse de 2 kilomètres 
que Le Nôtre aménagea au-dessus 
de la vallée de la Seine, l’auto- 
route doit» en principe, être 
construite en tranchée, couverte 
par endroits de dalles, puis, au- 
delà de l’échangeur, sur un rem- 
blai de 5 à 10 mètres de hauteur. 
Aucune protection efficace contre 
les bruits et les pollutions n'est 
prévue; selon Tassodation. 

Le Jeudi 26 septembre, M. Péri- 


rent! a demandé qu’on renonce 
purement et simplement au projet 
d’autoroute A-14, déclaré d’utilité 
publique en 1967. Tout en lançant 
a la direction des routes 1‘ « aver- 
tissement solennel que les popu- 
lations voisine* n'accepteraient 
jamais ce projet ». l’association ne 
propose pas d'autre tracé: er Les 
ingénieurs sont là pour cela, a 
Ce qu’elle suggère est plus original. 

Le métro express, fait-on re- 
marquer, dessert exactement les 
mêmes secteurs que l'autoroute 
A-14 lia Défense et Saint-Ger- 
main). Son terminus est enclavé 
dans le centre ancien de la ville, 
difficilement accessible à tous 
ceux qui n'habitent pas à proxi- 
mité. Cet équipement très coûteux 
ne remplit pas à plein son rôle 
régional Pourquoi ne pas s’atta- 
cher alors, estime l'association, à 
prolonge* cette ligne plutôt qu'à 
investir encore des crédits dans des 
travaux autoroutiers? — M. Ch. 


(2) 45. rue Wauthisr { 73100 ), 

Salnt-Germ axn -ea-La y* . 


A PROPOS DE ... 

La crise de Vènergie 

Une maison anti- gaspillage 


La première société de 
construction d e logements 
■ écologiques » vient de se 
créer en Grande-Bretagne. En 
France même, l'esquisse d'un 
pavillon « écologique » a été 
présentée an ministère de la 
qualité de la vie par de 
jeunes ingénieurs et archi- 
tectes. 

MM. Pierre Le Ghapeltier et 
Jean-Loup Wallet, les responsa- 
bles du -groupe d’études de la 
maison écologique », ont conçu 
un logement de 100 mètres car- 
rés, construit en matériaux 
locaux, qui devrait disposer d'en- 
viron 1 200 mètres carrés de ter- 
rain. 

L’électricité est fournie par une 
éolienne A hélice trlpale alimen- 
tant des accus. L'eau aérait . mon-, 
tée du puits par une seconde 


éolienne dorée d’un réservoir. Le 
gaz provient de le décomposition 
des ordures ménagères et 
d’algues spécialement cultivées 
sous serre. Des panneaux dispo- 
sés sur les mars et les toits 
captent les rayons du soleil et 
assurent le chauffage. Un atelier 
permet t fa Me des activités 
artisanales et l’entretien de ia 
maison. Enfin verger et potager 
assurent une partie de la nour- 
riture . 

La - maison écologique » ne 
nécessite donc aucun branche- 
ment sur les réseaux publics: 
eau. gaz, électricité, égouts. En 
ce sans, elle constitue une Inté- 
ressante contribution è la poli- 
tique d*- anti-gaspillage ». Avec 
son équipement complet, elle 
coûterait aux environs de 
300000 francs. — M-’A-Ru. 


ENVIRONNEMENT 

Honveanx remous ù Marckolsheim 


Des associations créées pour la 
défense, de ces deux sites ont 
recueilli en quelques Jours près de 
deux mille signatures, qu’on ne 
peut s'empêcher d’opposer aux 
quinze avis de majorité de l'en- 
quête «publique». Là population 
royannaise, qui est en train de 
prendre conscience de la gravité 
de ces projets, espère qu'une auto- 
rité publique interviendra d’ur- 
gence, dans l'esprit des déclara- 
tions de 21 Valéry Giscard 
d'Estaing au cours de la campa- 
gne électorale, pour éviter des 
dommages irréparables. 


A une courte noix de majo- 
rité. le conseü municipal de 
Mackenhetm (Bas-Rhin ) a 
approuvé dans la nuit de ven- 
dredi d samedi 28 septembre le 
principe de l'installation sur 
son territoire de l’usine chi- 
mique allemande Bayer. La 
■ commune de Mackenhetm fait 
partie de la zone industriale 
de SSarckolaheim sur laquelle 
une autre usine allemande. la 
CAemiache Werke. ■ doit s’ins- 
taller. 

La décision de la nuit dernière 
fait grand bruit en Alsace- Elle 
intervient an lendemain même de 
la visite de M. Jarret, ministre de 
la qualité de la vie et paraît en 
contradiction' avec les souhaits 
quH avait exprimés & la préfec- 
ture de Strasbourg. « n faut. 
avalt-il dit, interdire tout nouvel 
empiéteènent industriel sur la 
forêt dans la région de Marc- 
kolsheim. » Or. la -firme Bayer 
convoite pour ses bâtiments 
200 hectares de la précieuse forêt 
rhénane; H est vrai qu'à 
Mackenhetm les choses n’ont pas 
été toutes seules. TJhe fraction du 
conseil muicipal estimait le vote 


prématuré puisqu’on ne connaît 
pas encore le dossier technique. 
Mate, sur l'intervention de la pré- 
fecture, le maire mit l’affaire au 
vote et l'emporta par sept voix 
contre six. 

Les villageois, dont plus de 
deux cents refusent l’usine Bayer, 
firent sonner le tocsin et voulu- 
rent faire un mauvais parti à 
leur maire, qui ne put regagner 
sa mai son que sous la protection 
de la gendarmerie. 

Non loi de là, sur le terrain 
de la Chemische Werke toujours 
occupé par les contestataires du 
Gisem, les cultivateurs allemands 
sont revenus. 

Le passage en France qui leur 
avait été refusé vendredi, pen- 
dant le voyage de M. Jarrot, leur 
est à nouveau permis. La déter- 
mination des populations faiblit 
d'autant moins qu'on vient de 
découvrir qu'une seconde entre- 
prise traitant cette fois le téfcra- 
éthy] de plomb projette de s’ins- 
taller à côté de la Chemische 
Werke, qui doit fabriquer du 
stéarate de plomb. 13 s'agit d’une 
firme internationale, Ethyl Cor- 
poration, qui a entrepris des tra- 
vaux de prospection dans la forêt 
de la zone de Marr-fcâlshftini. 






Page 34 — LE MONDE — 29-30 septembre 1974 


ÉQUIPEMENT ET RÉGIONS 


ARTS ET SPECTACLES 


v r 

!' X> v _ 


TRANSPORTS 

APRÈS L'ÉCHEC DES NÉGOCIATIONS AVEC LES POUVOIRS PUBLICS 


L’équipage du «France» parait hésiter à suivre les consignes syndicales 


Réunis samedi malin 28 septembre en assemblé* 
général*, les marins du paquebot « France sur 
propo s ition du comité de coordination, auraient 
donné leur accord pour rentrer au port du Havre, 
lundi prochain. 4 condition de pouvoir laisser, une 
lois à quai, une équipa de sécurité composée 
exclusivement de grévistes volontaires qui pour- 
ront être rélevés régulièrement. 

Cette décision, dont il n'était pu possible 
samedi en fin de matinée d'obtenir une confir- 
mation formelle, aurait été prisa après qu'une 
centaine de membres de l'équipage eurent mani- 
testé leur Intention de quitter le navire qu’ils 
occupaient depuis le 11 septembre. Pourtant, les 
représentants des syndicats C.G.T. et CJJ).T. de 
TTinyï-n. 0 t d'officiers avaient, le 27 septembre au 
soir, jugé inacceptables les propositions que venait 
de leux faire le secrétaire général à la marins 


avec lequel ils s'étaient entretenus Weinberg avait raconté, dans .son 

durant trois heuresT^gonvernemenl voulait que ™ ,laf «"■ S""» d * 

. . 9 * . . _ parte autobiographique) d’une petite 

le -France- ne rentre « Huv» quapnala fin J(jive ^ dans une ^j,,, de 

de la grève de quarante-Iimt heures organisée payaBm cfiweno(a> (-occupation, 
depuis vendredi dans la m a ri ne marchande (grève 


Cinéma 

« L'Ampelopède » 

Sur un air — un litre — de comp- vage. L’homme lui-même devient un 
tlne. Pic et p/c et colêgram, Rachat gibier pour le travail organisé, forcé. 


suivie de manière mégalo), qu'il ne demeure sur 
le navire qu’une centaine de marins pour veiller 
à la sécurité, que l'autorité des officiers soit 
rétablie, qu'il n'y ail pas de TnBTüfestartinin» à l'ar- 
rivée dn navire et que les responsables syndicaux 
s'engagent à faire respecter ces conditions. 

En tout état de cause, une grande manifesta', 
lion de solidarité était organisée ce samedi après- 
midi au Havre. En outre, le consul supérieur de 
la marine mwrrhaurto se réunit le mardi !■' octobre 
pour examinez, au-delà du conflit du « France , 
le plan de croissance de la marine marchande. 


Son deuxième film. rAmpetopèd e. 
porte un Htre bizarre, qui résonne, 
pourtant, comme un mot Inventé par 
des enfants. Alors, qu'est-ce qu’un 
ampelopèda 7 

C’est un animal fabuleux. Issu des 
légendes de Sologne, une sorte de 
monstre, mi-homme, mi-singe, qui 
n'est pas méchant II vivait libre, on 
le capture : on Je parque dans une 
réserve entourée de grillages, avec 
une Alla un peu simplette qu’on lui 
donne — sujet d’expérience — pour 
compagne. Film fantastique? Non : 
fable moderne ancrée dans le toi- 


U n a g | | g ■ gu m vaa | e J IÜD rw rTHJÜOitrB PnCiDD D flflj 10 K/r 

plan de croissance de la manne mardiande : 2150 emplois nouveaux (dore solognot que Rachei Weinberg 

■ p 1 I réinventa avec la complicité de ses 

8 milliards de devises économisés 


Le plan de croissance de la française est moderne (Agée de 
flotte française, qui doit couvrir sept ans, en moyenne), mais elle 
la période de 1978-1980 et faire n’occupe que le dixième rang au 
suite au programme 1971-1975. monde : cinq cents bateaux, fcota- 
esfc prêt depuis longtemps, lisant près de 10 millions de ton- 


est prêt depuis longtemps. 
M. Yves Guéna y avait mis une 
dernière ««» avant de quitter 
le ministère des transports, en fé- 
vrier 1974. 

On < sort- » aujourd’hui le doa- 


lisant près de 10 millions de ton- 
neaux (1). vingt-cinq mille offi- 
ciers et marins : un chiffre 
d'affaires de 5,5 milliards de 
francs en 1972, dent 700 millions 
de francs provenant des navires 


dont les hydrocarbures reprèsen 
fcent environ les quatre cinquiè- 
mes. Autre faiblesse : la France 
ne « fait pas le poids » dans les 
grands consortiums d’armateurs 


réinvente avec la complicité de eas 
acteurs et des habitante du village 
où elle a tourné. Fable qui colle 
à une réalité tf aujourd’hui, à la terra, 
à la nature. Pour cette Sologne. 
l’ ampelopèda, la sorcière qui des- 
cend de son arbre sur une escar- 
polette de verdure, sont des êtres 


sier, car 11 représente pour les étrangers affrétés par la France. 


pouvoirs publics une carte maî- 
tresse dans la négociation diffi- 
cile qu’ils mènent avec les syndi- 
cats de marin* et d'officiers à 
propos du France. Mais au bout 
du compte, c’est le troisième par- 
tenaire. silencieux mais attentif 
— les armateurs — qui en sera le 
principal bénéficiaire. 

De quoi s’agit-il ? La flotte 


Résultat : alors que le commerce 
extérieur par voie maritime est 
en expansion rapide. Les navires 
français ne transportent que 
60 % du pétrole nécessaire et 
pour les marchandises c sèches > 
ce taux tombe à 40 %. Le déficit 
de la balance des frets et passa- 
ges atteindra probablement 
3 milliards de francs cette année. 


internationaux. On Ta vu il y a 
deux ans dans la lamentable 

affaire du navire Korrigan pour * a9es da toret - Maia 14 dvibaa.- 
la desser te par cargos porte- don das technocrates, des hommes 
conteneurs de l'Extrême-Orient : d’affaires, s’en mêle, le folklore est 

réduit à l'état de curiosité «scien- 
tifique», les bois sont détruits, les 
immeubles de béton s'élèvent sur les 
terres rasées, les animaux massacrés 


conteneurs de l’Extrême-Orient : 
la mésentente entre les Char- 
geurs réunis et les Messageries 
maritimes a abouti à reléguer à 
un rang très médiocre le pavillon 

^cSt^pour toutes ces raisons I *° nt "*"*'«** P" du 0 ibier d> *«’ 


Et pire encore... 

Rachei Weinberg mêle style de 
Action et style de repartage ; elle 
rapproche, ordonne des éléments de 
réalité 'différents ; elle inscrit dans 
un présent où las villageois ne peu- 
vent plus agir, mais simplement par- 
ler. ressasser des souvenirs et des 
traditions, les - images Ironiques -et 
amèrement burlesques d’un avenir 
possible. Le fable permet une trans- 
position de certains «problèmes- & 
l'ordre du jour : protection de la 
nature, méfaits de le spéculation. 
Mais, par le -truchement de la 
conteuse. 1 sabeHe Huppart — qui 
joue ici, comme tous les comédiens, 
Jean-Marie Marguet, Patrisa Ptar 
Angel!. Jean PIgnol, un jeu original, 
— Rachei Weinberg fait apparaître 
des préoccupations beaucoup ptw 
personnelles. L'Ampelopède est bien 
une suite è Pic et pfe et colêgram , 
L'entent devenue femme voit renaî- 
tra dans un monde en plein déve- 
loppement Industrie! las menaces que 
d’autres systèmes ont fait peser sur 
les vies das individus et des com- 
munautés considérées comme * inu- 
tiles». 

Cinéaste-auteur, Rachei Weinberg 
rejoint é ea manière,' un Jeune cou- 
rant du cinéma français en train de 
redécouvrir les paysages et les hom- 
mes de la province. 


* La Clef. 


SPORTS 


qu'un pas en avant est nécessaire, 
l’amélioration des moyens de 
transports internationaux devant 
< suivre » le commerce extérieur. 

H serait anormal de se trouver 
démuni devant une concurrence 
étrangère soutenue par l'aide re- 
nouvelée des autres Etats, aussi _ . _ . _ __ - - - 

Frank Zappa et les Mothers of Invention 

U.RJS.S. et au Japon. 


Musique Pop* 


Voici dix ans que Frank Zappa 
construit une œuvra profoendé- 


FOOTBALL 


CHAMPIONNAT DE FRANCE 

Nîmes et Reims conservent la première place j 


Après les m a t c h e s de la de la précédente saison. La cohé- sagers — qui sont pourtant an 


dixième journée dn championnat 
de France de première division, 
Nîmes et Reims, bien que bat- 
tus respectivement par Nice et 
Saint-Etienne, conservent leur 
première place. Le résultat de 
Nice-Nîmes ne sera sans doute 
pas homologué. Le gardien ni mois 
LandL blessé par un pétard, a dû 
être remplacé, et Nîmes a fini la 


si on stéphanoise, la volonté d'être centre de l’actualité — le plan du 
efficace en pe rm a ne nce, ont d’ail- gouve rnemen t est éto nnamment 
leurs mieux fait ressortir les fai- m ue t 
blesses qui continuent de handi- 
caper le Stade de Reims. Four >■ . » 

l’essentiel, la force rémoise repose Un VI0C 

SS S 1 rfflte à la rubrique paquebot 

Pour faire passer le tonnage de 
iL 011 i a T b ra TO le 9 Sl 16*1 millions de tonneaux, les 

oepcenu/re. ». J. armatamt rim mnt. «nvi- 


Four le pétrole et te gaz natu- 
rel liquéfié, le gouvernement 
suggère la mise en service d’ici 
à 1980 d'une capacité de 4,8 mil- 
lions de tonneaux supplémentaires, « 

çe qui permettait de fai re fac e SS’ÆÆSSSîm® 
à la quasi-totalité des besoins dentoJèd^irisdes uS» -tries 
français. Pour les marchandises ae P ms des années « aes 

c sèches » 11. faut que le taux de annees ' 

couverture soit au minimum de Zappa était vendredi soir au 
40 à 50 Ç&, ce qui implique un Palais des sports avec les Mothers 
programme de constructions neu- of Invention, groupe qui a connu 
vos de 3.1 millions de tonneaux, une dizaine de formules depuis 
Mats sur les transports de pas- sa formation et qui comprend 
sagers — qui sont pourtant au aujourd'hui une exceptionnelle 

section rythmique. George Duke 
au piano et & l'orgue, Napoléon 


et aussi pour s'opposer a nn- 
conscienre de quelques specta- 
teurs, que le match soit rejoué. 

Reims recevait Saint-Etienne, 
qui renc o ntrera, le 2 octobre, Lis- 
bonne, au Portugal, en match 
retour du premier tour de la 
Coupe des clubs champions euro- 
péens. Les Stéphanois ont produit 
la meilleure impression en Cham- 
pagne. et. même si l’arbitre, 
M. Machin, a oublié un et 
peut-être deux penaltys en laveur 
des Rémois, le score (2 à 0) a 
bien reflété les possibilités des 
deux équipes. Il semble que 
Saint-Etienne, champion national 
en titre a retrouvé, après un 
début de saison difficile, une , 
bonne partie des qualités collec- 
tives mises en évidence au cours 


PRESSE 


« FRANCE-SOIR » 

< LE POINT » 

ET LA STATION EUROPE 1 
SIGNENT UN ACCORD 

France -Soir, le Paint et 
Europe I ont signé un accorcL 
annonce un communiqué publié 
par 1a direction de France-Soir, 
«les engageant, ft partir du l v oc- 
tobre 1374. à collaborer dans les 
domaines de r information et de 
la promotion. 

» Cet accord, au niveau des 
directions et des rédactions en 
chef, a pour but de multiplier 
les sources d’informations et de 
rechercher les moyens d’offrir. 

fous igs domaines, aux lec- 
teurs comme aux auditeurs, de 
meilleurs services. 

s. Dans le domaine de la pro- 
motion, des actions communes 
entre les trait supports seront 
engagées dans le cadre de mani- 
festations spécifiques. 

s Les autres titres de France 
Editions et publications seront 
amenés à développer également 
leurs relations avec Europe l. » 

[Ka dépit de la filiation commune 
œ a France -Soir n et du n Point *, 
qui appartiennent M groupe Ha- 
chette — qui finance le déficit dn 
« Point • — ott affirme q« la por- 
tée de. cet accord se limite aux objec- 
tifs précisés dans le communiqué et 
ne prélude pas à on rapprochement 
entre Hachette et Le grange Flolnt 
(Société Ibmges et Son groupant 
Europe 1 et Télé Monte-Carlo).] 


Saint-Etienne b. *Belm* .... 2-0 

-Nice b. Nîmes 2-0 

«Bannes et Troyea i~l 

*BaBtla et Mmwltlg .. 2-2 

«Angers et Bordeaux 2-2 

«Socbaux et Strasbourg 0-0 

«Lille b. Red Star 1-0 

•Lyon b. Lena 5-1 

•Meta b. Monaco 1-0 

Nantes b. •Parls-S.-G. 3-2 

Classement. — 1. Nîmes et Reims, 
14 pointe : 3 Lille. Tropes, Bastia, 
Lyon et Bordeaux, 13 pts ; A B&lnt- 
Etleune et Nice, 12 pts ; 10. Mfeta et 
Le ns, il pts ; 12. Marseille. Nantes* 
b*"" 1 * et Strasbourg, 10 pts; 16 - 

Parla-S.-G^, 8 pts ; 17. Monaco, 

8 pts ; 18. Sochanx. 0 pts ; 18. Red 
Star et Angers. S pts. 


gouvernement est étonnamment 
muet 

Un vide 

à la rubrique paquebot 

Pour faire passer le tonnage de 
9 à 16^ milito ns de tonneaux, les 
armateurs devront investir envi- 
ron 25 milliards de francs, mais 
ils demandent pour cela l’aide de 
l’Etat. Celle-ci pourrait prendre te 
forme de subventions d’équipe- 
ment (800 millions de francs en 
cinq ans) et de bonifications d’in- 
térêt* le taux des emprunts, qui 

couvrent en général 80 % du prix _____ 

de construction d’un bateau étant de te société du casino municipal 
abaissé de 12 ou 14 % à 7 ou 8 % d’Aix-en-ProvencA C’est M. Man- 
Un barème des primes est prévu : nce Fleuret, te fondateur des 
0 % pour les gaziers et les petro- « SMTP » & Paris; qui a établi 1a 
Tiers pour lesquels te- niveau des p m gw.mmftH nn de cette manif es— 


Voici dix ans que Frank Zappa Murphy Bzock au saxophone et A 
construit une œuvre profondé- la flûte. Ici, les -musiciens sont 
ment originale, inscrite dans son totalement soumis à une oeuvre, 
temps et qui appelait de plus en mais & ^intérieur de celle-ci 
plus comme une synthèse de ce chacun s'exprime. Joue, chante, 
qui a traîné dans la musique occï- mimé* participe, entre dans une 
dentale depuis des années et des improvisation apparente sous te 
années. direction omniprésente de Zappa, 

Zappa était vendredi soir au Qhi c 3 ^ la chaipentele 

Ædet sS^arecte Mbthem moteu r et rim e de rraeemMe 
of Invention* groupe qui a connu mQicc&ux s étendent sur 

une dfcatoT SfSaSües députe quinze h vingt ndnuttebesc^t 
sa ftSXtion et 
aujourd'hui une exceptionnelle 

section rythmique. George Duke iJ 

au piano et & l’orgue, Napoléon E 

— rent de sons, dans une cascade de 

mots d’où sont extraites toutes les 
4V» • vibrations, toutes les résonances* 

1I1| ■ dans une superbe théâtralisation 

1 1 111 / IV4VTC7 alimentée par l'humour et te déci- 

■ «tirm soulignée car 1e ràfm* (fl 

faut voir Zappa mimant sa propre 

UN « FESTIVAL SS 

D’AUTOMNE * ■ * > ^T' I S r g 

A AIX-EN-PROVENCE 

Dn « festival d'automne , dn tant ftatnmmntn . . ■ 

musique contemporaine aura - Un fabuleux concert que - celui 

du 5 au 13 octobre, à l’initiative de Zappa et des Mothers* Trop 
de te société du casino municipal court. A peine use heure et demie. 
d'Aix-en-Provence. C’est M. Mau- Prochains concerts pop : Jethrn 
rice Fleuret, le - fondateur des TulL le 14 octobre r Johnny Wîn- 
« SMTP » à Paris; qui a établi 1a ter, le 28 octobre. Toujours au 


UN « FESTIVAL 
D’AUTOMNE * 

A AIX-EN-râOVENCE 

Un < festival d’automne » de 
musique contemporaine aura itou, 
du 5 au 13 octobre, à l’initiative 
de 1a société du casino municipal 
d’Aix-en-Provence. C’est M. Mau- 


JACQUES SWUER. 


frets apparaît suffisamment ren- 
table» et pour les paquebots, 
3 % pour les gros transporteurs 
de vrac et 8 % pour les petits. 


Pȕ Sochant fl pts; 1S. Red de vrac et 8 % pour les petits, 
sr et Angers, s pts. 10 % pour les cargos classiques, 

15 % pour les porte-conteneurs 

et les navires embarquant des 
*|’ | K remorques ou des camions Les 

- pouvoirs publics escomptent « pri- 

mer » cent vingt-quatre navires 

Aux championnats du inonde 

ENCORE DES MÉDAILLES I oonë* iS 455 au^tebot de** 1974. 
POUR LES SOVIÉTIQUES A vendre ou A démolir, et contrai - 

Le, Soviétique* commuent leur ESUfi 


tation, baptisée Avant-Garde «an« 
frontières. 


EKpontîon/ 


Palais des sports. 

CLAUDE FLÉOUTER. 


FIGURATION A TROIS TEMPS 


moisson de médailles aux champion- ^ création de 2 150 emplois non- 
nats du monde de tir qui ont Heu veaux (1 044 officiers et 1 106 ma- 
an Suisse. rinsl. 

VDctor Tontine a remporté, ven- , Enfin, les .experts ajoutent que 
dredl 71 septembre, le concours du l’économie en devises, bien q ue 
Ur au pistolet, modèle Standard, a i?? 1IT ?^ r~ 

avec sai points, devant r Américain «i'\ r ^SS«Sf de^ôSS 
Bonne Hsrmon. suivi de deux autres pou,, toute te durée d’ utilisa t io n 
Soviétiques, Valert Nargasov et Via- des fra-toM r» et à B milliards de 

dimlr Stolypina. francs pour 1a seule période de 

Le Français André Porthault s’est 1976 & I960, 
classé cinquième, ce qui est une Ce Pten sera sans doute bien 

l’U.R.S.S. remporta aussi. fÈSiliSr^Sit m 

Au stand du Bergfeid, à Beme-HIn- général fli flîM i te. A demander 

terirappelon. les Soviétiques devaient davantage de primes. M»h les 
encore confirmer leur supériorité en syndicat», eux. ne pourront pas 
enlevant les deux médailles d’or manquer de constater le vide 
attribuées en skeet, g ré ce é Larissa é 1a rubrique * paquebot >. 

KortchinakaJa et à leur éouioe mas- Au moment ou le France sfnp- 


Un accrochage de la galerie 
La Roue réunit trois . peintres, de s 
figuratifs, qui sont figuratifs tout àh 
faisant de rabatnctkm, si fon peut 
dire. L’aJné, Prowellar, est connu', 
bien qu’un peu marginal. C’est une 
sorte de prfnca de f image en eptàt 
de la découpe franche et des die- 


l’économie en devises, bien que sonances qui, é fleur d'espace, tou- 
certain s navires soient comxxsm- leurs un peu plus ramenées en avant 
dés à l'étranger, peut être chif- de la toile, font tonner les formes 
trée à 85 mi lliard s _de francs rfeumées, et pourtant menantes de 
pour toute la dorée d’utiliœtlon m bn ^ 2l6eSi œ/Zea de paysages 
des bateaux, et à B milliards de 

CnmSr po^ te toute pSfode ""dèmes pourtant personnalisés. 


cherchent, et se cherchent, toujours 
moùfJes. C’est. par Mes que s’établit 
le contact, et cinq doigta ne suf- 
fisent pas. U en faut alx, sept, huit 
parfois, pour terminer des bras et 
des jambes en forme de boudins, 
serrés- eux corps roulés en boule, 
enlacés fusqu'A l’asphyxie, sur de s 
canapés, dès tapis, des coussins. 
.Avec j)Out toile de tond, des cou- 


1976 & 198a 

Ce plan sera sans doute bien 
aocueïm par les armateurs qui 
chercheront, toutefois, bien que 
leur situation financière soit en 


de la toile, font tonner tes fermes . teurs tour è tour c fam-en-det et de 
résumées, et pourtant ' menante s de pluie. 

ffllaa bronzées, celles de. paysages .GENEVIEVE BREERETTE. 

anodins et pourtant personnalisés. .... 

A côtoyer ce monde de la couleur .oîeSSL? B ° U *' ** Qrf ~ 


A côtoyer ce monde-de la couleur 
architecturale, Tirouffet, lequel, le 

x «.. fragile, prenait des risques. Il dent 

bien que pourtant bien m cimaise avec son 
ire soft en discours menu, réduit A quelques 


ttTSL 1 WS Ï=. T&r 


attribuées en skeet, g ré ce é Larissa A la rubrique * paquebot ». 

Kortchinskala et à leur équipe mas- JEÏÏSmSSET 

i mnnciB prête, selon toute vraisemblance, 
culine qui "« ® 081 toutefois Imposée à pavillon. les twarlns ne 


Syndicats, eux. ne pourront pas dans un espece abstrait. U ne tient 
manquer de constater le vide qufà un lîl. une ligne, bien calculée,- 
à la rubrique « paquebot ». fondue comme un arc sur un écran 
Au moment où le France step - de rêve lancinant. Une fois Thorizon 
prête selon toute vraisemblance, üonnê ^ rencontra de deux 


Télévision 

LA MAGNANI EN V.F. 


devant la Pologne que grâce & une ™ plans, l'un à peine plus soutenu que rendait hommage à t la 

w ,, “ v™ 0 " * un ” pourront pas ne pas voir dans JT * —«jJZ. Magnani », vendredi soir, star la 

meilleure dernière passe. cet ou bü une véritable « pro- fautr* quelques triangles quelques £ On hS it 

Sl les Soviétiques sont parvenus vocation ^ Enfin U faudra bien trapèzes, quelques rectangles appor- tesStecnoe la sveak- 

. , I. _AU A. 1- 11- *__* hurf finnta »n»w™KJe, M* 


évoquer 


nouvelle 


In extremis â sauver leur couronne évoquer le rôle de te nouvelle tent juste ce qu'il faut de figures 7-^ fg redit à 20 h, 30 y la grande, 

par équipes, la médaille de bronze Compagnie^ ■génér ale maritime pour donner droit è chaque toile ^incomparable actrice itaUennè 

revenant aux Américains, le sacre (C. ho lding d'Etat regtou- de porter Fétlquette de « jetée », de avait accepté de tonner pour ta. 
de Larissa Kortchirtskaïa (vingt-sept ISPVâSI JÏÏ i * «"«f -, <f - usine » ou de - c/0- tétév&ion — lum sans jéüicau te* 
ans) a été plus évident Déjà oham- S racore toïé ch0r *’ A/e/fl T}rout}st ’ 80 fôvriBr fSfJ? 

pionne du monde à deux reprises nêeÏÏaire de replacer M.' dS dernier, malt bénéficié de' T aide- du 

auparavant, cette Ukrainienne s’est mlnique de te Martinière. « li- ministère des affaires culturelles pour fe 7 nm&^ffére 7 ^s.V&i^t^^^ 

imposte par sa valeur, distançant mogê » de la présidence de la 8a premfère exposition. fntflWduelte. était Teresa, une femme de 1S70 

d’un point l'Allemande de l'Ouest C.QJIL en Juin ramier, témoigne Abraham Hadad, né odmtpq- fur dont le mari, prisonnier VO&Uque 
Saskla Brlxner et de deux 'points la sorte de désinvolture qui ^ 9SÎ po UT w pg n lauréat du atteint de tuberculose (Mas- 

Suédolae Evor Melander, et établis- JL5 l C prix 1972 de la vfl/a ds Vîtry, un trotanto. meurt le- jour de ta Ubô- 

sant par la même occasion un nou- ^ ua * " u prix qui a. sa valeur. H n’est pas 22°®**® I Ç ar H 8 Piémont 

veau record du monda de la spécia- 8 _ . . spéculatif de tampérament- Il peint ajn ^ 7e > 


IJté. 

Le concours individuel masculin 
ne prendra fin que samedi, tore de 
l’ultime journée. 


FRANÇOIS GROSRICHARD. 


fl) Le tonneau est uns unité de 
TOdunte (2A3 métees cubes). 


poire et de désenchantements, de 

rêves et d’illusions, (Télons « de J»w m * 

brimades. B peint des mates qui gâchis !. — G, ô. 


• L’Ensemble populaire de 
l’Etat homgreb revient se pro- 
duire à Paria après trdae ans 
dUsenea Mais les artistes sont 
tristes. Us fiuaml de perdre 
UQUos Ra b ot,, leur- directeur 
- artistique, Itme de te troupe. 

MTfctm» Baboi, c’était le Mols- 
seev hongrois. Alors qu’il se 
destinait à renseignement de 
la hiologte, ü se prit de passion 
peur la folklore de son pays et 
y consacra toute son activité, 
H avait c o nstat é que dans le 
monde moderne faut populaire 
perd sa fonction originale b 
partir ds mo men t oè le milieu 
ot fl e pria naissance est en 
train de disparaîtra s finies les 
veillées ft la filanderie, les 
longues soirées d’hiver où l’on 
égrène le mate en racontant des 
histoires* tes noces qui durent 
plus de trois jours— A partir 
de 1956, Rabal parcourt le pays 
pour recheccltor-leB danses tra- 
iilt1imnrlV«i tout comme son 
ami Kedaly recherchait les 
chants. - R ég ion par région, il 
recueille - les Joutes de bergers 
de te Puszta, les danses de 
bâtons du sud de te Transda- 
ifHfj les .figures de bals 
populaires (quadrille, osantes, 
polka), te danse de la bouteille, 
de l’éperon, du fouet, et les 
fangeuses danses tziganes* ainsi 
que les musiques d'accompa- 
gnement et les costumes riche- 
ment brodés. . 

te Hongrie se prêtent plus que 
d’autres, ft une . transposition 
théâtrale, avec leur alternance 
de mouvements lente et de 
moavemente rapides, leurs pas 
de eitté* leurs rythmes syncopés. 
Bflklos B «bai, .assiste du cho- 
régraphe DesaB Létal, a su les 
mettre en scène avec un sens 
renuxquaUe de b composition, 
suivant an dessin très subtiL 
Pour les interpréter, fl faut des 
danseurs exercés. L'orchestre et 
les choeurs sont étroitement 
associés ft.te chorégraphie : la 
n u ance des gestes, 1a virtuosité 
des pas, s’accordent directement 
ft eeBes des : voix .et -des instru- 
mente. LTBnsemble populaire 
hongrois . est . ainsi devenu peu 
& peu ms véritable conservatoire 
national Installé dans un bâti- 
ment baroque du vieux Buda- 
pest, fl regroupe un orchestre 
traditionnel (cordes, bois, cym- 
bahtzns), un ensemble vocal 
réputé; un corps' de ballet pro- 
fessionnel dont les éléments 
sont sélectionnés tout le 

pays. Et tons se retrouvent sur 
scène dans le joyau du réper- 
toire : « les Noces d’Ecser ». 
composé par Rabai dès 195L 
0 Eeaer est on paisible vil- 
lage à 20 kilomètres au sud 
de Budapest où Ton fait sécher 
le mate sous les galeries à 
c o lonn es. Le dimanche, la 

petit e église cernée de le 

curé dit sa sv , «m | en tournant 
encore le dos aux fidèles. Deux 
anges immenses peinte ft la 
fresque, le Jupon 'an vent! en 
costume . régional, dansent 
au-dessus de l’autel, comme 
dansent les Jeunes du vfUage 
initiés par un eanciett» t la 
osantes et aux pas piqués. Ds 
■ne . manquent pas, te jour des 
mariages* de venir asperger tes 
époux avec Teau d’un maigre 
ruisseau prénommé Amour, et 
leur font cortège en les empri- 
sonnant dans tours rondes. 
Grfcce ft cette tradition, le vil- 
tege est désormais célèbre «tenu 
la monde entier. 

« Les Noces d’Ecser» consti- 
tuent le somptueux final du 
speetaele harmonieusement 
composé, coloré et vivant* qui 
est présenté pendant un mois 
an Palais des eonogrèa (21 b.). 

MARCELLE MICHEL. 


■ La cantatrice américaine Artène 
Sanndmù, souffrante, est remplacée 
dans la cèla - da la camMsn des 
■ Noces da flgaro », que re p rend 
l’Opéra, pax Pflar Lorsngar la SS mp- 
temtoe. et par gllaabeth Bodersfrdm 
le z et te 5 octobre.' La distribution 
du S octobre n’est pas encore fixée. 


SrUV 

.Riijs: 

ba 

* BAR or 
a IcTE m1Q;!)é 


Rob 






m , -■ • ' 

__ 





théâtres 


salles subventionnées 

{ : les Ko» de tfgu» (mou 
^T 9b. W. w-™-. 

r todifr-rwPpi*»» : te» Marron* du 
Çn ; io Légataire universel (unu 
Sto. 303. ■ 

,p j. : Olnémn (sam, 20 b : la 
M&srtwanler iv. o.). 21 b. 43 : 
ç* Q» osait. en» court, Ut banlieue). 

.-.y*-. 

/ s attiras salles 

fi. X-*iHlnm tniBçaâsü ; la Nuit 

M dUpblD» (aanu 30 h. 45 ; mm 

■.a«u 

_ tatne : 1* Tube (aanu N lu 30, 
15 b et =0 b 3»;. 

- lésée : la 80*» faible (sam., H lu - 
un . 15 j». m 3a juu 
théAtre : 13, roua*, pair, m» n- 
an, oané, dûnl et plein (mun_ 
t b 30, dim, 15 h. et 20 b. 30 j. 
ffM -PtfteiWM t Monsieur Amll- 
i . :■ ... ir (aanu 30 b. 45 ; dim., 15 h. et 
4». 

• ' ré Tborigny : Pourquoi la robe 
, imn . ne veut pas redescendre 
hu« 16 b et 21 n. ; dira, 16 b.). 

» . jidle Caumartin : SœtnE-Boelnjç 
6 ■ jow-, 21 b. 10 1 dim, 35 b. 10 et 

. _ ' ■ »■ b- «0- 

' u ; nfcHe W Charejn-Jayséea : oo- 
“ 1 J -Hcabe (ewa- 30 b. 30, dim, la n. 

■ . ; 30 b- 30). 

'■■■ Han : les Portée claquent Owa. 
,. s >, b, et dira, 15 b.). 

• • -, , : les Jeux de la nuit (hua, 

» , -- T lu' 45, dim, 15 b. et 30 bu 45). 

~-5» IMIurtpuiunt 1 Maroo mm, 
r ''ans (sam, 20 h. 30, dim, 14 h. 45 

*”■ . .-4 71». HJ- ■ _ 

-r. ■ imàsa : le Obeval évanoui (tara, 

“i t; &, et dtau 15 b.). 

•* * .mrtat : IT&mour fou (sam, .31 lu 1 

>»,m, 15 H. et 31 b.). . 

'* -c_. mette : la Cantatrice cbauve ; la 
’t'*;-, iBçan (non, 30 h. 45). 

1 . " «Wf-Br «T«e ! l’Influence dee 

>. \ycms gamma sur les margue- 

(sam, 30 lu 45, dtm.. 15 tu 
u." r* &• 45). 

îi- ''’-emin i*wn. et dln.) : Ofau- ■ 


T&éétre de la Plaine : les Vampire* 
subventionnés (Mm, 20 b. 30 : 
«Um- 17 h.). ’ 

■™S£* SÉ**** 5 (■“»-. 201u 30). 

Théâtre 347 : Arlequin prend la mou- 

aoV'îf) 1 *’ *- 49 '• afan -. M b- •* 

j TZaeotzfcHtaMe {sms. 


I IftVTUÜQQ 


'* ns, de guerre, cbansûns d'amour 
r 'IB b. 30} ; Paslphao (20 b. 30) ; 
■’i - -, ' yoUy Bloom -<32 b.) ; Super | de 
■■ ■ ^aneds (24 b.). 

1 > j- 4il(ia* : le Tournant (sam, 
,l : i- p ‘riu 50 ; dim, 15 b. et 18 b. 30). 
i-. ‘ '.bnrtas : le Péril bleu (sam, 17 tu 

■ a b ZL b, dim, 15 b. et 21 b.). 
'*■■■’ n . 'bd t Dnoe stur canapé (sam, 
. b.10; dim, 15 h. 10 et 21 b, 10). 

•tbedlère : 1 1 Armures nr (sam, 
* b. 30: dim, 15 b. et 20 b. soi. 
■* -, 'flpemasse : Madame Marguerite 
. . -"tjun, 21 b, dim, 15 b. et 18 b.). 
, . ctfetaid : Guerres d'amour (sam, 

. » lu 30). 

"vesHtés : Pauvre France (sam, 
.. h. 45; dim, 15 b. et 20 b. 45). 

' r -,ne : la Ba nd e A glouton (sam, 
* )u ; «Um, 15 h, et 18 h.). 

... * 'th-KoT»! I la Cage aux tODmm 
•m, 20 b. 30; dtm.. U h. a 
... b. 86). 

te- Montparnasse : le Peemlee 
■'-Na* 30 b. 30 et 32 h. 30). 

- i&seorgee : l'Are de triomphe 

- ■— hm, 30 b. 30; dim, 15 b.). 

» : Je Sauvage (sam., 30 h. 30 : 

- Jn., H b. 30). 

-- . tiré de M cour des Miracles 
..POU) : Chansons à dix baltes 
5 b. 30) : Gueule de tabouret, 
rahmsebba-Song (20 h.) ; Causb* 
- nos (21 b. 30) ; Appelex-mei mal - 
. .. . t (23 b. 30). 

|tn de Dix-Bram : la B, LD. 

' ’ ■ s ta, » b. 30). 

. .Itre SsaaSon (eam.) : rvmww rm 
Hponner te requin (20 b. 30) ; 
"> tougntm-Mougnou (32 b. 30). — 
iUb ïï : Phèdre (30 h_ 30): Baut- 
■ .... irteoza et cargos lente (22 h. 30). 

-être d'Orsay : Harold et Manda 
' ■ ■ «m., 30 h. 30; dim, 16 b). 


Les théâtres de banlieue 

Théâtre Montaaatec : Ica 

«ranqulgnola (sam, 21 h.). 

Les festivals 

essa, K h. 3o : 
me Ménestriem ; «im- rr b. 30 : 
watuor sentence Zdzrtou (LcsOtet. 

LfrcUar ' Trtemann, 

Les concerts 

MOtrt Herouet, mm, 20 b. 15 ■ 

AbhiiSf^ V 8 ^ _^- t efa> RevlTmJ (Bach)'. 
Abbaye de Boynmont, aem, 30 b. 15 : 

F- Lodéon. vIoloaeeDe. et D. Ho- 
fBTabma, Debumy, 

Bach. Fauré). 

Chartres, sam, 21 b. : Orcbeatra de 
<mambre de Parie, d!r. P. Duran- 
CTell e ( Vivaldi. Le) une. iacbii, 
ceupeilxx). 

Le jaarx 

■alnt-BSeos, MJ.C.. um. et dim, 
U b : D. Aaneg aen, b. Florentine 
•* Cbrta. 

Les opérettes 

BoUno ; n était une fols l’opérette 
(Mm. 20 b. 30. dim. 14 b. sm. 
Châtelet : lee Trois Mousquetaire» 
(eam. 20 b. 30 ; flhn. 14 b. 30 et 
20 b. 30). 

Théâfte de Paris : tes Aven ture s de 
Tosi Jones (sam. 20 b. 45; nim. 
U b. et » b. 45). 

Les comédies musicales 

Européen : Gonds* («un. 30 h. 30 * 
dim, 15 h, et 20 h- 30). 

Heul Vanu^Mogador : la Bévolu- 
tlon françalm (sam. 20 b. 45 ; dim. 
25 b. et 20 b. 45). 

Variétés : GodspeU (asm. 20 h. 45). 

Le music-hall 

Car Conc* de Paris : Coluche (sam. 
20 b. et 23 b.}. 

Casino de Paris : Ziad, je t’aime 
(asm. 20 b. 45 ; dim. 14 i. 30 et 
20 h. 45). 

Elysée-Montmartre : Oh I Calcutta. J 
(sam. 17 h. et 21 h.). 

ToHes - Bergère : J’aime à te folle 
(Bazn. et dhn. 2B b. 30). 

Olympia : Claude Nougaro (eam. 

22 b. 30 ; Un. 14 b. 30 et M b 30). 
Menai— anee s Mouloudjl (sam. 21 b. ; 
dim. 15 b et U b. 30). 

Le cirque 

Carré THiorigny r etoque Ornas (eam. 
15 b. 30 et 20 b.). 

La danse 

Peints iin « sniemble mtto * 

nal 'de Hongrie (aam. 17 b et 
20 b. 40; dtm- 15 b et 18 b). 
CUehy, Théâtre Butebeuf : BaUets , 
sovlétlquoa Brtidleik (asm. 
20 b 30). 

A udio-visuel 

Jardins du Palals-Boyal : Molière 
cété Jardin (sam. et dim. 30 b 45). 


Samedi 28 et dnsumehe 29 septembre 

Pot» tous renseignements concernent r ensemble des programmée 
o& àem saflee : 

« Le MONDE informations spectacles » 

704-70-20 (lignes groupées) et 727-42-34 

(De il heures â 2) heures, sauf (es dimanches et loura fénâsj 

cinémas 


la films marque* <*) sont 
interdits aux mêlai de treize ans, 
f”) ans moins de dlx-hnit aak 

La cinémathèque 

Cbaâlot, sam. 15 b : les Dix Com- 
mandements. de Mille : 18 b 30 : 
Quoi de neuf, pusayeat. de Don- 
ner ( 20 b 30, l’ Impératrice rouge, 
de tou Sternberg ; 22 b 30. Pé- 
nétre sur cour, oe Hitchcock • 
0 h. 30 t la Valse de l’empereur, 
de WUder. Dim. 15 b : Que riva 
Mexico, de Elsensteln ; 18 b 30. 
Blanche, de Bonmezyk ; 20 b 30, 
les Héritière, de Dlegïaes; 32 b 30, 
la Nuit du chasseur, de laughton ; 
O b 30, Btg broodcMt. oC 3b de 
Taurog. 

2m dUim, sam. 1S b 30 : la Taule, 
de Mebas; 21 b : Cendre et Dia- 
mant. de Wajda. Dim. 13 b 30 : 
1 m Jeux de l’amour, de Bzoca ; 
21 b : les Cousins, de Chabrol. 

Les exclusivités 

AMAKCOftD (Xk. T.O.) (—) : Haute- 
feume, 6* (633-20-38), Gaumont 
Champs - Elysée». S* (225-57-29) ; 
vX. : Tempbeza, 3* (272-04-55). 
PLU. Saint-Jacques. M* (272- 
84-56). 

L’AKNAQDK (A, ta.} s Byn ére- 
Ctnéma. 8- (225-37-80) ; vX. : Hel- 
der. 8* (770-11-34). Bretagne. 6* 
(222-57-07). denmont-Gambett». 
20* (797^)2 -74) ■ 

LE CANABDKDK (A, TA) : Jma- 
Coeteau, 5* (033-47-62), Pacsmount- 
. Elysée». 8* (359-48-34) : vX. : Ca- 
prL 2* (503-11-69), Peeamoeznt- 

Opéra. 9* (073-34-37). Faramoust- 
Galté, 14* (336-06-34), Panmount- 
Oriéaos, 14* (530-03-75). Grand- 
Pavois, T5* (531 -44-68). 

CELINE ET JULIE VONT EN BA- 
TEAU (Fr.) T Dragon, 0* (54S- 
54-74). Hau «feuille, 0» (633-79-33), 
B wiû -Llaepin. S* (350-30-14) 

COMME UN POT DK FRAISES (Fr.) ; 
a «n. 2* (236-55-54). duny-Palaoe. 
5* f 4)33-07 -76), Mbntpanüsse 33, 
fi* (544-14-37), Mercury, 8* (225- 
75-60), Cllchy-Pathé. 13* (522- 

37-41). 

LA COUSINE ANGELIQUE (Xfib. 
ta) : Salat-Asdré-des-Arts; 0* 
(326-48-13). 

CONTES IMMORAUX (Fr.) (**) 1 
VendOme. 2* (073-87-52), tTGC- 

Odéoa. 6* (325-71-08), Elyaéee- 

Uncotn, 0* (359-36-14), UGC- 

MsrbsuL B* (225-47-19). Holly»rood- 
Boulevards. 0* (770-10-41). Blenve- 
noc- Montparnasse. 15* (544-35-02), 

- Csmbranne, 15* (734-42-66), Psssy, 
16* (288-62-34), Cllchy-Pathé. 18* 
(522-37-41), Faramount-MaOlot. 17* 
(758-34-24). 

LE CRI nu COEUR (Fr.) - Quintette. 
5* (03S-35-40), France-Elyséf*. 6* 
(225-19-73), Gaumont-Lumière, 9* 
(770-84-64). Montpumaree-Pathfc 
14* (326-65-13). 

DE MÀf! LABEN A PETER POLDBS 
(TOUT LE DESSIN ANIME CANA- 
DIEN) : Le Seine, 5* (325-02-45). 
(de 14 h A 18 b 30) 

LES DERNIERES FIANÇAILLES 
(Csno : Marala. 4* (273-47-86). 



Studio de LA HARPE 13 rue St-Sé vérin ODE 34-83 


le nouveau film de RENÉ VAUTIER 

U FOLLE DE T 0 U 3 HIIE 

ou comment on devient un ennemi de I intérieur 


-fuma un 


- MJUKLEBS • (jUMILÏIt - GJHMNT BIVE GAOBE *■ GAMDUMK * BMI 
TANHEBiE VenaAes - TBIEYCLE Asuier«s -UlHHomt - EUH 


Lancelot 

du 

Lac 

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ROBERT BRESSON 


taiURWe 


OŒS-LR AVEC DES FLEURS, (Fr.) : 
B&tnt-Qwxtaln -Studio* S 9 (033-42- 
72). Causés. 8“ (350-39-46), Fran- 
çais. 0* (77D-33-68), MUntpamaese- 
Fathé. M* (326-85-13). OsuuKmt- 
Sud, 14* (331-51-4.6)- 
EBfMANUBLLE (R.) (**) : Stndlo- 
Alpha. 5* (033-39-47). Marivaux. 2* 
(742-83-90). Pissa. S* (073-74-55), 
Triomphe. (225-45-76), Lux-Bas- 
tLile, 12* (343-79-175. Paremount- 
Mootparnasse, M* (05-22-27), P*- 
ramounv-Orlrêna. 14* (580-03-75), 
Grand -Pa vola 15* (531-44-38), Pa- 
ramouut- Maillot. 17* (758-24-24). 
Pammount-Mooloiartre. 18* (606- 
34-35). Arlequin. 6* (548-62-25). Ga- 
laxie. U* (580-78-38). 

EBVtNSé Citer- t.o.) : Studio de 
f’Etolln 17* (380-19-93). 

LA FERME DE JEAN (Fr J : Bona- 
parte. S* (328-13-12) 

LE FANTOME DE LA LIBERTE (Fr.): 
Quintette. 5* (0 33 -35 40). UXJ.C.- 
Odéon. 6* (323 -Tl -08). Crm c or de. 8* 
(359-92-M). Ermitage, 6* (225-15- 
99). Caoiéo. 9* (770-30-69), Mont- 
parnasse - Fathé, 14* (336-69-13), 

Gaumoat-Corarsutlon. 15* (625-42- 
27), Uayfair. 16* (525-27-06). CU- 
cby-PatbA 16* (522-37-41). 

LA FOLLE DE TOUJANB (Fr.) : Stu- 
dio de la Harpe. 5* (033-34-63). 
L'EXORCISTE IA. ta) (•*) : Bre- 
tagne. 6* (222-57-97). Hautefaullle. 
6* (833-79-33), Normandie, 8* (359- 
41-18), PabUete-Salnt-Gennaln, 6* 


Les films nouveaux 

LANCELOT DU LAC. film tren- 
oate de Robert Sioua — ; 
Quartier Latin. 5* (32S-84-B5), 1 
Quintette. 6* (033-35-40). Gsn- 
mouV-Rivo Gauche, 6* (548- 
26-36), Concorde. 8* (359-92-84). 
Madeleine. 8* (073-56-03). Gau- 
mont-Sud, 14* (331-51-161. 

Cambrons e, 15* (734-42-96). 

L’AMPELOPEDE, fil» français , 
de Bâche) Weinberg, avec Isa- 
belle Support- — La Clef. 5* 
(337-90-90) 

LA TERRE PROMISE, fUm chi- 
lien de Miguel Uttlb, avec Nel- 
son VUagx*. — Salnt-Sêverin. 
5» ( U33-&9-9X ), 14-JuIDet. U* 
(700-51-33). 

LE GANG DES DOBERHANN, i 
film américain ds Byron* 
Obudnov. avec Eddie Norman. ■ 
— vx. : Giamout, 2* (742- ! 
95-62), Fauvette. 13* (331- 

60-74), Oambronne, 15- (734- 
42-96). CUcby-Pstbé, IV (522- 
37-41), Gaumont - Gambetta, , 
20* (797-02-74). I 


(222-72-60) ; vX. : Paremcnmt- 
Opéra. o* (073-34-37), Max-Llnder. 
9* (770-40-04). Gaumant-Ctmven- 
tdob U' (826-42-27). Caravelle. 18* 
(367-50-70). 

GENERAL IDI AMIN DADA (Fr.) : 
St-Andxé-dea-Arts, 6* (328-48-18) : 
U.G.C.-Marbenf. 8* (225-47-19) 

GO LD (A-, ta) : Marignan, 8* (369- 
92-82). VX. : Richelieu -Gaumont. 2* 
(233-56-71) : Montpan»B*»-83. 6* 
(544-14-27) : Psnvetta. 13* (331- 

60-74) : images. 15* (522-47-941. 
GRANDEUR NATURE (Fr.) <**} : 

U.G C.-Odéoo. 6* (325-71-08) ; Bl*r- 
■ rits. S* (359-42-33) : Uberté-Club, 
12* (343-01-59) 

LES GUICHETS DU LOUVRE (Fr.) ; 
Quintette. 5* (033-35-40) ; Mout- 
parnaase-83. 0* (544-14 -TT) ; Gau- 
urout-OpËra. 9* (073-95-48) ; Cll- 
Chy-Patbé. 18* (522-37-51) : Mari- 
gnan. 8* (359-92-82) ; MaxeriUe, 

9* (770-72-86) 

LTNTT1ATRICE (IL, vX.) <**) : 

Alpha- Elysée. 8* (225-76-83) : Mery, 
17* (823-59-54). 

JEUX INTIMES (Ang, t.o.) (“) : 
J san- Renoir. 0* (674-40-75) V.f. : 
AIpha-Hyséës. 8* (225-76-83) : Fau- 
vette 13* (331-66-88). 

LES JOYEU SES AVENTURES DE LA 
PANTHERE ROSE (A, vjo ) : Pan- 
thon. » (033-15-04) : Elysées-Polnt- 
Sbow. S* (225-67-29) ; Studio Répu- 


8bow. 6* (225-67-39) : Studio Répu- 
hiÜQUB. U* (605-61-97)7 sauf mardi, 
JUSTICE SAUVAGE (A, t.o I : 
U.GXL-Odéab S* (325-71-08) : Na- 
poléon, 17* (380-41-86). VX ' Rex, 
2* (236-83-93) ; Mlremar. 14* (328- 
41-02) : TUstax. 13* (331 -06-19) : 
Mistral, 14* (734-30-70) 

MAHLER (An g, v.o.) : Hautef railla 
9* (633-79-39) : 'OauiHoat-Cbamps- 
Blyséea, 8* 1359-67-29) Vf. : Impé- 
rial. > (742-73-52) 1 GaumDOt- 

Convaation, 16* (828-42-Fn. 


LES MILLE ET UNE NUITS (IL, 
vjOl) (■*) : StucJo Mcdecte, 5* 
(633 - 2S -97), Blarrlta. 8* (359- 

42-33), Clné-BaUes. > (236-71-13), 
Studio RJUtpaU. 14* (326-38-98) ; 

tI ; O mute. 2* (231-38-36), Cihé- 
monde-Opéra, 9* (77 04)1- 90). Para- 
moust-taiRot, 17* (758-24-34). 

LE MOIEU DU MONDE (Suis.) : 
Saint-Germain-Huchettc, 5* (633- 
87-59). Salnfc-Uaa re Pvsquiei . 8" 
(387-56-16), FchUr ia-MaMgnon, 8* 
(359-31-97), 14-Jolllet. fl» (700- 
51 - 13). Montparnasse - Patbé, 14* 
(544-14-37). Gaumont - Cauveutlon. 
15* (828-42-27). 

XaCSEY, DONALD. DINGO, PLUTO 
EM VACANCES (A, vXJ : La 
Royale. 8* (285-82-66). 

MISTER MAJKSTXR (&, ta) : Mari- 
gnan 8* (359-92-52). 

NE VOUS RETOURNEZ PAS (A. 
tj».) (*) : Studio des O renUcea. 5* 


87-33). Nnaltage. 8* (359-15-71) ; 
vX. : Gauuxmt-MsdéliHl ne. 8 * (073- 
56-03). inramar. 14* (326-41-02). 
Msglc- C gnTvntlan. 15* (628-20-32). 
Clicby-Patht 18* (522-37-CL). 

LA PALOMA (Fr.) : QumtetM. r 

(033-35-40). 

LES SEINS DE GLACE (Fl) : BonJ- 
Mlcb 5* (033-48-29). Caprt. 2* (506- 
11-69). Qeorge-V, *• (225-41-M), 

U.G.a-MarbeoI, 8* (225-47-19). 

p- — wirMiwt_niT >ô«i 6» (325-59-83), 

Max-Llnder, 9* (770-40-00. Para- 
mount— Opéra. B* (073-34 -37) , Pai*- 
mount-GobéUns, 13* (707-12-26), 

Paramonnt-Mcmtpa ms a se . 14* (328- 
23-17), MiSttaL 14* (784-20-70), 

Maglo-Convention. 15* (828-20-32), 


SOLEIL VERT (du vxkj (*) ! hnmm- 
bourg. 6* (633-97-77) ; U.Q.C.-Mar- 
txiuL 8* (225-47-19) ; vX. : Maxa- 
vlllo, 9* (770-72-87) ; Athéna. 12* 
(343-07-48); BlenvenQe - Montpar- 
nasse. 15* (544-25-02) ; Gaumont- 
Gambetta, 20* (797-62-74). 

TROLL (Fais donc l’amour, on n'en 
meurt pas) (BuédL, va) (**) : 
Saint - Gennam - vinage, 5* (633- , 
87-59); Eiyaées-Llncoln. 8* (359- 
56-14) ; TX. : Gramont, 2* (7*2- 
95-82) ; Montparnaewe 83, 6* (544- 
14-27) ; Saint-Laaare-Paâqu 1er. 6* 
(387-56-16) : Axis. «• (874-79-63) 
VERDICT (Fr.) : Berlin, 2- (742- 

60-33) ; duny-Palaoe, 5* (oss- 
07-76) ; Gaumont-Soaquet, T* (551- 
44-U) ; Oamnont - Ambimde. 8* 
(350-1B-061 ; Gaumont -Sud. 14* 
(331-31-16) ; Montpazname-pathé. i 
14* (326-65-13) ; Victor-Hugo, 18* I 
(727 -«-757 ; Wepler, 18* (387- ' 

50-70) ; Gaumont-Gambetta. 20* < 
(797-08-74) 

VIVE LA FRANCE (Fr.) : Omnia. 2- 
(231-39-38) ; Cluny-EcOlefl. 8* (033- 
20-12); Rotonde. V (633-08-22); 
Ermitage. 8* (359-15-71) ; U.G.C.- i 
Marbeuf, 8* (228-47-19) ; Murat. 18* | 
(288-99-75). . I 

Les séances spéciales 

A TOU CR or CLA58 (AngL, tjO.) ~ 
Luxembourg ,6* (633-07-77). A 10 b, 
12 b. 24 b 

CABARET (A* tjO : ObAtelet- Vic- 
toria, 1" (238-12-60), 1 g b. 
22 b 10 

CONVERSATION SECRETE [A, 
vj».) : Luxembourg, 0* (633-97-77). 
&10b,12bei34b 
LES DYNAMIQUES AVENTURES DE 
TOM ET JBRRY : Studio Martgay, i 
8* (226-30-74). A 14 b. 15 b 45. 
17 b 30. 

U INVITATION (Suit.) : Luxem- 
bourg, 8* (833-97-77). à 10 b 12 b, 
24 b 

LOVE (AngL, v.o.) (*•) : Studio Par- 
nasse. 6* (328-58-00), LL& A 22 b 
OUT ONE SPECTRE (Fr.) (Tendon 
de 4 heures) : Le Seine. 5* (325- > 
92-46) Ua A 20 b I 

PIERROT LE FOU (Fr.) (**) : Saint- ! 
Andié-dre-Arte, 8* (326-48-18), à, 
12 b. et 24 b; Dominique. 7* 
(552-04-55), à 20 b sauf mardL 
REPULSION (Ang^ va) (— ) : ChA- 
telet- Victoria. 1«* (236-U-6Q), à 
U b 45 et 0 b 15. 

LE RETOUR DE FRANREN8TE1N 
(Ang. v.o.) : La Clef. 5* (337- 
90-90), A 12 b et 24 b 
SATYK1CON (It_ v.o.) (*•) ; Cbfite- 
1« -Victoria. 1» (236-12-60). A 

11 b 45 et 0 b 15. 

SLEEPENG BBAUTY (A, T.O.) : 

Seiut - André - des - Arts, 8* (328- 
48-18). fc 13 b et 24 b 
LA SOURIS QUI RUGISSAIT (A_ 
VJ».) : La Clef. 8* (337-00-90). à 

12 b et 24 b 

DM HOMME QUI DORT (Fr.) ; Le 
Seine. 8* (325-92-46). t i'l sauf 
dim. à la b 

VA YA MON GENERAL (A. v.o.) : 
La Clef. 5* (337-90-90). A 13 b et 
24 b 

DE BUC LAREN A PETER FO LD BS 
(Can.) : la Seine. 5* (325-82-48), i 
14 b, 15 b. 30. 17 b, 28 b dXL 


LES FEUX DU MUSIC-HALL (XL, 
VA) : Oïymplc, 14 * (783-67 -42). 

LES SOMMES PREFERENT LES 
BLONDES (A., t jl) : Action Chris- 
tine, «■ (325-85-78). 

LXFEBOAT (A,, tjO .1 : Aetbm Cbito* 
tUie, 8* (525-85-78). 

LKTLE ERG MAN (A* TjO.) t La 
Clef. 9* (337-0040). 

UACUNÆHA (Brés^ tjl) : La Clef. 
» (337-90-90) 

LES NOCES (FPL, t.Ol) t Le Seine. 
S* (325-93-C6). ^ 

LA NUIT DES MORTS- VIVANTS 
(Ans, v.o.) (**) : Le Btyx. 5* (633- 
06-40). 

PANIQUE DANS LA RUE (A. TA) : 

etudlo Logea, 9* (033-26-42). 
PEBSONA (Sué<L, v-o) -* Cinéma oea 
Chemin WTytéea 8* (359-61-70) 

LES QUATRE CAVALIERS DE 
LTAPOCALYPSK (A. vj» » : Action 
République. Il* (805-51-33). 

LES TROIS AGES (A ) : Clnocba de 
Saint-Germain. 6* (633-10-82). 

LA VIE EST 4 NOUS (Fr.) : Studio 
(Ut-lt-canr, r (326-86-25). 

Les festivals 

INGMAR BERGMAN (vj>.) Racine. 
(6>) (633-43-71). sam. : U Nibt des 
forains ; 4irr> : l'Œil du diable. 

S. BOGART (va) : Action Lafayerie 
(9-) (878-80-50) : te Mystérieux 

docteur CUtterboum ; dim. : 1a 
Caravane héroïque. 

r» MEILLEURS POUCXERS : André- 
Bazin il» (337-74-39), asm. : San» 
n w»»n» apparent ; dire. : ta Limier. 

PARADE EXISTER KBATON : Grasda- 
Augustina (®») (633-22-13), sam. : 
la f «n | wr «m.n ; dim. : Hurrab 


CYCLE PAUL NEWMAN : New-Torker 
(9*) (770-63-40), sam. et dim. H b, 
16 b et 18 b. : nombre (v.o.). 
CYCLE JEAN RENOIR: New-Yorter 
(9*) (770-63-401. asm. at dire. 20 b 
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' SELLES DE ROCHEFORT, de 
J. Derey; JE T'AIMA JE 
T'AIME, de A. Resnais. 

I Lundi 30 : LA MAISON DES 
' BORfES, de J. DonioJ-Vai- 
cruze ; LES CORPS CELES- 
TES, de G. Carie. 

[Mardi : UNE FEMME 
[DOUCE, de R. Bressan; 
'TOUT PEUT ARRIVER, de 
P. Labre. 


BIENTOT 








un film de 


Vincent, Françoii, Pm .1 \assf 


• •• A 








Page 36 — LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 • • ■ 


LA VIE ÉCONOMIQUE 


LA CRISE ÉNERGÉTIQUE ET L’INFLATION, 


Ni 


LES ÉCONOMIES D'ENERGIE EN FRANCE 

Après les particuliers, les industriels 


„ r 9 , 

-, r ï-*ïîV* ■ 

Sanvagnargues reçoit ans Etats-Unis -:^ 


BMuin d» 10 % tes importations de produits 
pétroliers : M ait l'objectif assigné par le prési- 
dent de la Hé publique et rendu public lors du 
conseil des ministres du 25 septembre. Peut-on, 
par la vertu des seules mesures adoptées jusqu'à 
présent, atteindra ce bat? .On peut en douiez sé- 


rieusement ; aussi se dèdare-t-on persuadé 
certains milieux — pétroliers #1 Industriels — 
qu'un jour ou l'autre on en viendra à des 
tirades plus contraignantes, ne touchant plus seu- 
lement les particulière maïs aussi les entreprises. 


H y a bientôt un an que le 
thème des économies d'énergie 
revient comme un. leitmotiv. Des 
mesures avaient été adoptées au 
temps du gouvernement de 
M. Messmer, et le projet de loi 
qui sera déposé avant le 22 octo- 
bre sur le bureau des Assemblées 
parlementaires ne fait que les 
reprendre. Parallèlement, des re- 
commandations avaient été faites. 
Or, le moins que l'on puisse dire, 
c’est que, jusqu’à présent, la 
campagne Incitant les Français à 
consommer moins de produits 
pétroliers n’a pas donné tous les 
résultats escomptés. Four les huit 
premiers mois de 1974. on a enre- 
gistré, par rapport à la même 
période de 1973. une diminution 
de la consommation de 3 roiiiïnng 
de tonnes, soit 4,9 %. 

Ce n’est pas négligeable, si l’on 
se rappelle qu’il y a un an les 
experts tablaient sur une pro- 
gression « normale » de 12 % 
de notre consommation en 1974 ; 
mais ce ralentissement a été 
obtenu en majeure partie grâce 
à une baisse de 2.3 millions de 
tonnes des ventes de fuel domes- 
tique ( — 10,1 %), ce qui n’est 
pas significatif du tout puisque 
l’hiver 1974 a été particulièrement 
clément. Les ventes de carburant 
ont également diminué de 
384 000 tonnes (— 3,5 %). En 
revanche, celles de gas-oil ont 
progressé de 260 000 tonnes 
(+ 5,9 %). Enfin, si VED*. a 
fait un effort important d’écono- 
mies (700 000 tonnes), les indus- 
triels ont, eux, utilisé 420 000 ton- 
nes de plus de fuel lourd 
(+ 3,3 %) que l’année précédente. 

Au total, on est donc encore 
loin du taux de 10 % d’économies 
retenu par le gouvernement Four 
l’atteindre, la première idée qui 
vient & l’esprit est d'agir sur la 
consommation de fuel domestique 
(qui constitue 35 % de la consom- 
mation totale de produits pétro- 
liers). C’est sur ce poste que le 
gouvernement a déjà fait porter 
l’essentiel de son effort, et il 
parait difficile d’aller beaucoup 
pins loin (2e Monde du 27 sep- 
tembre). 

Restent donc les carburants et 
les fuels industriels. Le porte- 
parole du gouvernement a été for- 
mel : « n n'y aura pas de ration- 
nement n i par les prix ni par les 
tickets, s Cette affirmation ne 


convainc pas tous les profession- 
nels. Beaucoup sont persuadés que 
Les pouvoirs publics prendront des 
décisions autoritaires dans quel- 
que temps. Un rationnement des 
carburants ne pourrait pourtant 
avoir qu’un impact marginal sur 
l’ensemble, puisque ceux-ci ne 
représentent qu’une faible part 
dans la consommation totale de 
produits pétroliers (14 % pour 
l'essence et le super et 6 % pour 
les gas-oil). H apparaît beaucoup 
plus Judicieux de créer d’abord 
un environnement qui encourage 
une moindre utilisation de la 
voiture. 


Le rationnement par les prix 
et par les quantités étant exclu, 
le gouvernement a décidé la mise 
en place d’un système de contrats 
de programme entre Fadminis- 
tratian et les branches indus- 
trielles. Quatre grands 


sont directement concernés : la 
sidérurgie, qui consomme S5 7c 
de l’énergie totale utilisée par 
l'industrie, la chimie (20 %). les 
industries mécaniques et élec- 
triques (13 <£) et le ciment et le 
matériel de construction CIO %). 


D’ores et 
étudie un abaissement de la Hmi - 
tation de vitesse et une répres- 
sions accrue des infractions. 
Pourquoi ne pas aller plus loin 
et envisager les modalités doue 
interdiction de la circulation dans 
le centre des villes, le transfert 
d’une partie du trafic marchan- 
dises de la route vers le rail ? 

En toute hypothèse, l’aspect 
dissuasif ne saurait constituer 

S u’ un volet d’une action. Parei- 
llement, il faut mettre en œuvre 
une véritable politique des trans- 
porta collectifs qui pourrait pas- 
ser par une baisse de leurs tarifs, 
la multiplication des lignes d'au- 
tobus. de train, la détaxation du 
carburant pour les taxis, etc. De 
même, il conviendrait d’envisager 
un aménagement des horaires de 
travail dans les grands centras 
urbains afin d’étaler dans le 
temps les migrations quotidiennes. 
Ces mesures de longue hairira 
auraient un double mérite : ame- 
ner, à terme, des diminutions 
réelles et durables de la consom- 
mation de carburant, permettre à 
l’industrie automobile de réaliser 
sans trop de dommages sa recon- 
version. 


A la recherche 


• A ' PARIS, les crèches, les 
écoles maternelles et les foyers 
de personnes âgées devaient 
être chauffés depuis le ven- 
dredi 27 septembre, a-nnançant . 


Toutefois, c’est sur le fuel 
lourd, plus généralement sur 
l’énergie consommée par l'indus- 
trie, que l'on peut réaliser les 
économies les plus substentfeRes, 
et là tout est à faire. Le désen- 
cadrement du crédit pour les 
investissements économisant 
l’énergie n’a pas eu l’effet 
escompté, et le crédit, même 
libéré, est très cher. Les indus- 
triels n’ont pas pu se reporter 
vers d’autres produits, puisque la 
France souffre d’une certaine 
pénurie de gaz. 


Une enquête déterminant 1» 
consommation et la part de 
l'énergie dans la valeur ajoutée 
de chaque branche industrielle 
a été menée. On pense que ses 
résultats permettront de fixer une 
norme moyenne .à laquelle serait 
appliqué un coefficient {menant 
en compte un taux d’expansion 
normal des activités du secteur. 
Une fois ce critère défini, un 
contrat de programme serait 
alors signé entre le syndicat 
professionnel et r administration. 
Mais ce système est encore flou. 
U reste notamment à déterminer 
les pénalités ou les bonifications 
que l’on pourrait accorder & 
ceux qui s'inscrivent au-dessous 
ou au dessous de la norme. Pour 
que ce dispositif soit efficace, il 
faut une double condition. D’une 
part, que le ministre de l’économie 
et des finances accorde de 
sérieuses facilités (taux d’intérêts 
réduits, déductions fiscales) en 
faveur des investissements indus- 
triels destinés aux économies 
d'énergie. D’autre part, que les 
professions coopèrent activement 
et acceptent la règle du jeu. 
Faute de quoi on serait bien 
obligé d’en venir & des mesures 
de caractère plus bureaucratique. 

Seule une réduction sensible 
de la consommation de fuel 
industriel permettra en effet 
d’atteindre les objectifs fixés 
par le gouvernement. Et encore— 

Uhe véritable politique d’éco- 
nomie de F énergie impose A 
l’évidence un effort de longue 
haleine. Elle exige un changement 
de comportement de la part de 
tous les consommateurs et des 
choix décisifs, aussi bien au 
niveau de l'industrie qu'à celui 
des équipements collectifs. 

U aurait été certes plus facile 
de demander ces efforts il y a 
un an. lorsqu’à éclaté la crise 
pétrolière. On ne l'a pas fait. H 
faut maintenant rattraper le 
temps perdu. 


nn accueil exceptionnellement favorable 


CSi 


(Suite de Ul première page.) 


Celul-ol « touché aux problèmes 
de Chypre, du Proche-Orient, 
des négociations Est-Ouest, mais, 
sûrement, ainsi que M. Anderson, 
le porte-parola de la Maison Blanche, 
l’a souligné, à la participation de la 
France, aux discussions de Camp- 
David. qui est considérés comme 
«un développement très positif ». 

Cependant, sur le fond du pro- 
blème, des divergences persistent 
Du côté français, contrairement à ce 
qu’a affirmé M. Kissinger, on pense 
que (‘augmentation du prix du 


pétrole a été décidée pour des rai- 
sons essentiellement économiques et 
non politiques. C'est donc une dis- 
cussion essentiellement économique 
qu’il faudra mener au cours de la 
concertation inévitable entra paye 
producteurs et consommateurs. Dans 


La conférence américaine 
sur l'inflation 


POUR M. FORD, LES « SACRI- 
FICES » devront Etre ré- 
partis « ÉQUITABLEMENT ». 


JEAN-MICHEL QUATREPOINT. 


Le Sommet économique natio- 
nal contre l’inflation, dont le 
principe avait été annoncé, par le 
président des Etats-Unis quel- 
ques jours seulement après son 
élection, a commencé ses travaux 
le 27 septembre, à Washington,. 
Huit cents personnes, représen- 
tants du Congrès (démocrates et 
républicains), syndicalistes, mem- 
bres de l'administration et des 
milieux industriels et financiers, 
participent à ces travaux qui sont 
télévises. 


LES FÉLICITATIONS 
DE M. FORD 


Le président des Stats-tJnb, 
Ht GeraM Font, a publiquement 
félicité, la Zi Mptembra. te. 
France pour «on plan de limita- 
tion des Importations de pro- 
duits pétroliers, indique le FS- 
audd Utora, qui précise que 
NL 'Food a donné ea satisfecit 
Ion de son discours prononcé à 
roceasf on de l’ouverture d u 
« sommet économique' «ont» 
Plnflatirm a (voir d'autre part). 

Four sa part, le New Toxk 
Times publie, dans son numéro 
dn 26 septembre, un éditorial 
sur le thème : « La France mon- 
tre la vote. » Le quotidien amé- 
ricain estime qoe le plan fran- 
çais « donne au monde inOuflCrtea 
l’exemple d'une action slgndfle*- 
t-lve et sensée pour se prés e rv e r 
con t re -, les tmpUeatlons dé —- 
troua» de l’wosM* des prix du 
pé ti o l e *■ 


ropHquo française, une position com- 
mune dee pays consommateurs pour- 
rait s'établir autour des points sui- 
vants : réduction des consommations 
nationales : développement des autres 
sources d’énergie : concertation entre 
les pays Intéressés. En tout cas, les 
Européens espèrent que les Améri- 
cains envisagent, eux aussi, de pren- 
dre les mesures d’austérité que 
commandent les circonstances. Tou- 
jours du côté français, on souhaita- 
que te dialogue, établi entre les pays 
arabes et l'Europe, indiquant la 
volonté de négocier dea pays pro- 
ducteurs, serve d'exemple et con- 
duise k une discussion élargis entre _ 
producteurs si consommateurs. 

Dans l'immédiat, aucun commu- j 
niqué n'ast prévu k l'Issue ds la 
rencontra de Camp-David, qui as 
tiendra san» ordre du jour pré- , 
établi et aans formalisme. L'extrême 
discrétion maintenue sur ces entre- : 
fions s'expliquerait essentiellement 1 
per. le fait que le gouvernement amé- 
ricain n’a pas, lui -mémo, encore 
défini jjn programme d’action précis, 
st encore moins un projet de stra- 
tégie commune,- en vue de résoudre 
la grave orise de l’énergie. Dans ce 
contexte, les observateurs pensent 
qua l'influence français» — et, plus 
encore, celle de l'Europe — pourra 
ultérieurement faciliter la négociation 
entre las Etats-Unis si les pays 
producteurs. 

HENRI PIERRE, 


M. Gerald Ford, qui présidait 
les débats, a indiqué, dans son 
allocution, que les c sacrifices » 
qu’il serait ««en* à demander 
aux Amértea.tws devraient être ré- 
partis < équitablement ». U s’est 
également prononcé en faveur de 
consultations entre les Etats-Unis 
et leurs partenaires sur le moyens 
de lutter centre l'Inflation. 

Des premières Interventions des 
participants à la conférence deux 
idées se dégagent : des réductions 
d’impôts doivent être accordées 
aux familles les plus touchées par 
les hausses de prix, et fl faudra 
lancer un programme d’emplois 
publics si le chômage devient trop 
Important. Pour Leur paît, les 
orateurs du parti démocrate et 
les représentants des syndicats se 
sont livrés k une critique de la 
politique économique de l'admi- 
nistxatfyn américaine. 

M. Gerald Ford doit tirer,' ce 
samedi 28 septembre, les conclu- 
rions des deux Journées de tira- 
de la conférence. 


SELON UE « NEW YORK TIMES » 


SL Kissinger craint nn effondrement 
de certains régimes occidentaas 


les groupes socialiste, commu- 
niste et radical de gauche du 
Conseil de Paris, qui précisent 
que cette assurance leur a été 
fournie à la suite d’une démar- 
che qu’ils ont faite auprès du 
ca bi n et du préfet de Paris. 


FISCALITÉ 


Dans la presse hebdomadaire 

Rendez-vous avec la crise 


QUOTIENT FAMILIAL : 
L'abattement forfaitaire 
passe de 4500 à 5000 F 


Le gouvernement a décidé de 
modifier, très légèrement, le texte 
de l'article dti projet de loi de 
financée pour 1875 concernant le 
quotient familial. L’abattement for- 
faitaire sur lee revenue Imposables 
dea famille», ayant à charge des 
enfants de plus de dix-huit ans qui 
font leur service militaire ou qui 
poursuivent leurs études (Juequ’é 
vingt-cinq ans), est porté de 4 500 F 
A 6000 F. 

Cette modification est présentée 
per le ministère de l'économie et 
des finances comme ayant un carac- 
tère purement technique, un affine- 
ment das calculs ayant montré que 
le point d’équilibre était plus prés 
de 5000 F que de 4500 F: le fisc 
n’entend retirer, eh effet, aucun 
bénéfice de cette réforme du quo- 
tient familial. Dans, fêtât actuel, elle 
devrait se traduire par un allégement 
d’impôt pour les famille» de deux 
enfants (dont l'un âgé de plu» de 
dix-huit an») ayant un revenu men- 
suel brut Inférieur A 6500 F par 
mol». «t par un léger afourdlasemern 
pour les autre». 

Ce projet de relèvement du forfait 
répond néanmoins en partie au vœu 
des associations populaires fami- 
liales comme & celui exprimé par 
M. Mitterrand lors de es conférence 
de presse du 24 septembre (fo Monde 
du 26 septembre). Par oontre, H ne 
parait pas de nature A calmer la 
Confédération générale des cadre», 
qui est hostile su principe même 
de fe modification du quotient 
familial. 


Prenant la parole vendredi ZT sep- 
tembre k Nantes, M. André Mal terre, 
président de la C.Q.C., a en effet 
réaffirmé : « Les mesures sur fo quo- 
tient familial n'ont aucune /usf/ff- 
cation ; réopéra que le Parlement 
les rejettera. » 


Aux sollicitations des loœna- 
lSstes qui pressaient, au début de 
la semaine, le président de la Ré- 
publique d'expliquer la < crise » 
aux Français, sont venues s'ajou- 
ter des critiques plus précisément 
dirigées contre Sa politique gou- 
vernementale. 

Marc Bormann. dans FRANCE 
NOUVELLE (organe du comité 
central du P.C. », explique que le pé- 
trole a « bon dos ». et, ajoute-t-il. 
c la hausse des prix du pétrole ne 
doit pas dissimuler P aggravation 
de la crise sur tous les plans 
(inflation, commerce internatio- 
nal. système monétaire). Et eüe 
n'y participe que parce que les 
tntermédiatres — les com p ag ni es 
pétrolières multinationales — 
continuent de développer leur 
politique d’accumulation forcenée, 
bloquant les rapports entre Etats 
consommateurs et Etats produc- 
teurs, avec le soutien, dans la 
réalité, des gouvernements capi- 
talistes des pays consommateurs. 
(—) La crise en France n’est pas 
fatale, et ü rfy a pas de raison 
que le peuple français en fasse 
les frais. Et encore moins qu’on 
lui présente comme boucs émis- 
saires des pays producteurs de 
pétroile dont Faction anti-impé- 
rialiste va en définitive dans le 
même sens que ses intérêts pro- 
fonds. » 

C’est aussi ce que note l’édito- 
rialiste de FRONT ROUGE 
(marxiste - léniniste) : «En ren- 
dant les décisions de Fftnne res- 
ponsables des prochaines hausses 
des prix de Vénergie en France, 
avec leurs répercussions sur tous 
les produits, le gouvernement 
cherche à camoufler cette réalité : 
ta responsabilité unique, dans la 
hausse des prix, du système capi- 
taliste et en particulier des 
grandes compagnies pétrolières, 
qui réalisent des profita fabuleux. 
Non seulement ces compagnies 
refusent d’être touchées en quoi 
que ce soit par les mesures des 
pays producteurs, mais elles F en 
sentent comme prétexte pour 
accroître encore leurs profits (—). » 

Cavanna, dans CBARLIE- 
SBBDO, se référant aux propos 
de M. Henry Kissinger qui, A la 
'tribune de l'ONTj, a envisagé, 
selon lui, « la possibilité pas 
négligeable du tout d’un vüatn 
conflit, hélas ! hélas ! bien regret- 


table mais déclenché par on ne 
sait quels éléments imprévisibles 
incontrôlables, disposant d'armes 
et décédés à sren servir », affirmé : 
« Entre une grosse crise et une 
bonne guerre, un pays dvüàsé n’a 
jamais hésité. Tout plutôt que la 
crise i (—) Ça ne peut pas conti- 
nuer comme ça. Ce n’est pas pen- 
sable. Les gros ne se laisseront 
pas faire ; us le reprendront, leur 
pétrole, et total, tout ce que les 
Arabes auront gagné ce sera 
Vhécatombe ; quelle tristesse, on 
pleurera bien, mais enfin art aura 
de r essence dans nos bagnoles et 
du mazoul dans nos chaudières, le 
spectre de Vtnflction et Fhydre du 
chômage retou r neront dans le pla - . 
card aux accessoires et, mon Dieu, 
une occasion de tristesse de plus 
ou de moins, on n’en mourra pas. 
la tristesse, les journaux en sont 
pleins, on a Vh abonde.» 

Pour Pierre Püjo. dans 
ASPECTS DE LA FRANCE 
(royaliste), le pessimisme est 
moins noir. « (_) IZ ne convient 
pas de dramatiser &. l'excès la 
situation, la France ne manque 
pas éC atouts pour faire face à 
la crise, mats devant la guerre 
économique - et monétaire qui est 
engagée à VêcJiel le mondiale, ü 
importe de dire ou public que 
beaucoup de ses habitudes devront 
être modifiées, de resserrer la 
solidarité nationale et de promou- 
voir un grand effort collectif. 

» Evidemment, cela suppose de la 
part de M. Giscard d’Estamç, une 
révision profonde de beaucoup de 
ses conceptions. Recnnna5tra-t-i Z 
qiFÜ a fait fausse route depuis. 
Ÿélection présidentielle dans son 
libéralisme? Pour faire 


et 11 


FRANÇAISE (royaliste) , 
ajoute : « Tl s’agit aujourd'hui 
de passer d’un productivisme 
quantitatif d t me civilisation de 
la qualité, de quitter Vère du 
gaspillage pour construire une 
dvüisatUm du durable, de domi- 
ner la technique sans pour autant 
la détruire, par exemple en met- 
tant fin à l'impérialisme de l' au- 
tomobile sans abandonner ce 
moyen de communication. 

» Les désillusions du progrès 
conduisaient à ces choix, crue les 
faits imposent désormais. On pro- 
jet de société devrait les ordon- 
ner, qui demande du temps, de 
rambiüon, et une constance cer- 
taine dans T effort. Maïs nous 
n’avons pour franchir le cap 
qu’une équipe pilotant à vue. 
faute de savoir tracer son elle- 
min dans le long terme, et qui 
se prépare à. gérer la pénurie 
comme elle gérait autrefois P abon- 
dance. 

» C'est dire qu'elle est (Fores 
et déjà disqualifiée, moins de 
quatre mois après son accession 
au pouvoir. » 

Georges Montaron, Amt 
REBDO- TEMOIGNAGE CHRE- 
TIEN ne se moniae pas surpris 
par la crise parce que, affirme- t-fl. 
« Giscard fait la politique quH l 
avait annoncée et que ses élec- 
teurs attendaient de bd. Cest un 
conservateur c éclairé s, u» libé- 
ral « réformiste », un homme de 
droite qui s’efforce de donner im 
« visage humain » au système 
capitaliste. Il donne des coups de 
plumeau mais Ü se garde bien de 
modifier les structures de la mai- 
son « France ». R use d’un style 
nouveau mais il compte sur les 


ÇZ .J S* événements extérieurs pour ni*: 
face 4 la crise économique ^ rinflation et pour rééquilibrer 


qu’aggrave la~ crise morale et 
mentale des Français, le chef de 
FEtat devra cesser de courtiser la 
gauche, affronter les partis et les 
syndicats ma r xiste s , rester sourd 
aux crtafUeries des politiciens de 
toutes tendances et ne pas n lais- 
ser fléchir par. les doléances des 
groupes de pression socio-écono- 
miques tout en s’efforçant d’asso- 
cier les forces tripes du pays d la 
polttiqae gouvernementale par la 
poursuite du dialogue et de la 
concertation- * , 


« Quel manque d'imagination 


la balance commerciale. C’est un 
authentique disciple du libéralis- 
me économique. Il fait confiance 
aux seuls mécanismes naturels 
pour régler la production. 

» Or face à l a crise actuelle le 
libéralisme est impuissant » 

* On accuse Tes Arabes qui met- 
tent est périt les économies occi- 
dentales. (—) Au lieu de s’en pren- 
dre aux autres, il faudrait .une 
politique de Fénergie en Europe, 
une organisation sévère contre le 
gaspOLage et une poétique médi- 
terranéenne- s, poursuit Georges 


quant aux solutions proposées ! ». Monteras, qui conclut : « La crise 
s’exclame Bertrand Renoovin est là. Mais le gouve rne ment n’est 
dans la NOUVELLE ACTION pas au rendez-vous. » 


Selon le Neto York Times, 
le secrétaire d’Etat américain. 
M. Kissinger, a récemment dé- 
claré à plusieurs visiteurs mes 
craintes que l’impossibilité de ré- 
soudre les problèmes économique» 
mondiaux ne conduise à un ef- 
fondrement politique de l'Occi- 
dent et & ta prise du pouvoir 
par les communistes dans certains 
pays. 

Le Journal «nérirtata oifce, pour 
illustrer les sentiments de M. Kis- 
singer, les déclarations du chef 
du gouvernement Israélien, pu- 
bliées, mercredi SS septembre, par 
le journal de Tel-Aviv Maarm. 

Selon M. Rabin, des Américains, 
de plus en plus nombreux, consi- 


déreraient que la hausse du pé- 
trole est la principale cause d’un 
« effondrement possible » des ré- 
gime» européens démocratiques 
et les rendraient « mûrs pour 
la domination communiste ». 
c Des personnalités américaines 
ont souligné devant moi, dans 
de nombreuses conversations, a 
dit 11 Rabin, le danger sérieux 
d’une domination communiste en 
Italie, et peut-être dans d’autres 
pays européens. » 

Selon ïe New York Times, 
M. Kissinger nourrit des craintes 
identiques pour l’Inde, et aurait 
l'intention de f annuler des mises 
en garde A la conférence de Camp 
David. 


AFFAIRES 


Titan-Coder : le parti socialiste demande 
la création cT une entreprise publique 


« L’affaire Titan-Coder était 
viable. La situation actuelle est 
la conséquence d’une mauvaise 
gestion, dont les travaEleurs sont 
les premières victimes. Le gouver- 
nement, pourtant engagé par lee 
fonds publics àüoués à la société, 
a laissé faire . Aujourd’hui encore, 
sa pagsüâté laisse le libre feu â 
l’mtttattoe américaine », déclare, 
dans un communiqué, le bureau 
exécutât du parti - socialiste. 


« Comme l’affaire Lip, la liqui- 
dation de Titan-Coder pose le 
.problème de la responsdbütié de 
ta gestion des entr e pris es . Bn ta 
circonstance, le parti socialiste 
considère que ttntervention de 
FEtat ne saurait se limiter à 
Foctrat de nouveaux prêts au sub- 
ventions. La création titane entre- 
prise publique sVmpose à ta fois 
comme sanction de la mauvaise 
gestion' de l’entreprise et comme 
moyen de sauvegarde titans indus- 


trie nationale », conclut le comité 
exécutif, 

Le dépoté, maire communiste 
d’Aubagne (Bouches-du-Rhône > 
a, de son cêté, posé à l’Assemblée 
nationale une question orale avec 
débat pour la première semaine 
de la rentrée' parlementaire. H 
demande au ministre de l’indus- 
trie et de la recherche « quelles 
mesures ü compte prendre pour 
que l’entreprise Titan-Coder, qui 
compte 2 700 salariés, puisse pour- 
suivre son activité dans le cadre 
d'une solution nationale ». 

En fi n , des salariés de l’usine 
Titan-Coder de Bl&nc-Mesxul (où 
sont employées 80 personnes en- 
viron) ont reçu des lettres de 
licenciement, indique la fédération 
C.G.T. de la métallurgie, qui 
appelle les travailleurs (face i 
une telle attitude] « d renforcer 
leur action, » et « demander à être 
reçus par les ministres intéressés 
pour connaître les solutions envi- 
sagées par le gouvernement ». 


ACTION SOCIALE 


M. Lenoir annonce la création 

ir certains «exclus» 


Bt René Lenoir. secrétaire d'Etat k l'action sociale, a donné 
vendredi SET septembre s» première conférence de presse pour faire 
1* poün anr divers projets de loi en préparation, oui représentent, 
salon laL-una étape importante de la politique que la gouverne ment 
entend mener « pour l'instauration d’un secteur public k vocation 
sociale 


Parmi ces projets, le plus récent 
porte air la création de centres 
de réadaptation pour certaines 
catégories d't exclus», en utili- 
sant l'infrastructure dea centres 
d’hébergement. 


la réinsertion en les dirigeants 
vers des ateliers de travail protégé 


Les centres d'hébergement, qui 
dépendent tantôt de services pu- 
blics tantôt cf associations du sec- 
teur privé, accueillent quatre ca- 
tégories de pensionnaires ; fes 
personnes sortant d'établissements 
hospitaliers, de cône ou de réédu- ‘ 
cation démunies de ressourças ou 
de logement; las personnes libé- 
rées de prison ; les femmes pros- 
tituées ou en danger de prosti- 
tution ; tas vagabonds aptes à un 
reclassement, n s'agit de trans- 
former ces établissements en véri- 
tables centres de "réadaptation 
sociale, capables d’accueillir «mmi 
du rapatriés, des «cas sociaux », 
des familles inadaptées, dont fl 
sera plus aisé de favoriser mfrwa 


(actuellement réservés aux ha ncil- 
capéa). 

Après avoir dégagé les grandes 
lignes d’un projet de « loi 
soctale» destine k coordonner le 
lecteur social et médico-éducatif. 
te, Lenoir ' a précisé qu'une 
conmisrion nationale et des 
commissions régionales consulta- 
tives donneraient leur aids sur 
l'ouverture des établissements 
êrcjftq* dont fl convient de 
maîtrises; Implantation parfois 
anarchique. Ces établissements — 
îoyars de jeunes^^^Stra 
crèches, centres d’accueil des 
handicapés, des personnes êgées. 
des Inadaptés. — seraient soumis 
désormais a une auto risati on 
préala bl e qui sera en même 
temps une autorisation deionc- 
tiœuMjnent et dépendra, le cas 
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I 





LE MONDE — 29-30 septembre 1 974 — Page 37 


LA VIE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE 


‘ #n,| elip!. # *|4 OND,A1 - e 




les produits uiunnfuctnrés en France 
onl augmenté de 18 % en un an 

Augmentation dn prix de détail en pourcentage 


• giSKHBLK 

») AXJMKNTATION 

V pNdntt i Hase fle etrin* ... 
Tlinta de bonclicrlt ........ 

. volailles, produits à bas* de 

viande 

produits de la pèche 

Laits, tramages- 


Corps gras et beurre 


Boiss ons no n a lcool isées 

J PRODUITS manufacturas 

g aboiement et textile ...... 

Meubles es tapis 

Appareils ménagera électri- 
ques et A gaz ............ 

; Autres articles d’équipement 

. du ménage 

gavons et prod. <T entretien . . 
- Articles do toilette et de 


- véhicules 

Papeterie, librairie, Journaux 

- comb astfb le, énergie 

j SERVICES 

. Logement 

Soins personnels, do lTiabl]- 


2b 1 mois 
(.Août 1974 

comparé A 
Juillet 1974) 


En S mois 
(Août 1974 

comparé A 
février 1914) 


+ •,* 

+ 1.7 
+ 2.» 


— M 
+ 14 
+ 94 

— 1,1 
+ 1.4 
+ 2,1 
+ U 


Services de santé 

Transporte publies 

Bétels, calés, restaurants, 
cantines 


+ 7,4 
+ 6.1 
+ 18,2 
+ 24 

— 14 
+ 6 .» 
+ sa 

— 12,8 
+ 24 
+ *4 
+ 


■ K* 

+ *4 

+ 18.» 

+ U 

+ 74 

+ 144 

+ 14 

+ u, a 

+ 174 

+ M 

+ 94 

+ 12,4 

+ 14 • 

+ 124 

+ 20,4 

+ 14 

+ 144 

+ 294 

+ ® t 7 

+ <4 

+ »4 

+ 14 

. + 9,9 

+ 12.6 

+ 

+ na 

+ 21,4 

+ 1,2 

+ 9.6 

+ 414 

•4 

+ 64 

+ 11,6 

+ «4 

+ 5.6 

+ 94 

+ 9,4 

+ 164 

+ 174 

— 

+ -U 

+ 74 

+ 9,6 

+ 6.4 

+ 12.7 

+ *.« 

+ 6,7 

+ 1X4 


En 1 an 
(Août 1974 

comparé A 

août 1973) 


+ MA 
+ 12.4 
+ 13.4 
+ *.< 

+ 10,* 
+ MA 
+ 13,6 
+ «A 
+ 394 
+ 14A 


«6 




“• Le rythme de hausse des prix 
' i '* e détail a fléchi en août, attei- 
'wzaf 0fi%, contre lfi% en jufl- 
„ rt. C’est la première fois depuis 
‘ **^1 début de Vannée que le taux 

, ^üiiesstieï d'augmentation des prix 

* i. .*■ ; P* r c .,it inférieur à 2%. L’indice des 

J “‘*-5 CL'Arix à la consommation, établi 
"<&■ TINSSE, s'est, en effet, établi 
. 1 38.6 en août, contre 137 fi en 
‘ viOet, sur la base 100 en 1970. 
. -ïeputs un an (d'août 1973 à août 
, 974), l'indice a augmenté de 

ifi %, et ü a progressé, depuis 2e 
ébu t de Vannée, de 10 fi %. 

Le rythme d’augmentation des 
dix des produits manufacturés a 
imtnué en août par rapport au 
hoü précédent, passant de lfi% 
l %, mais Ü reste nettement 
spèriéur au rythme de progrès- 
ton des produits agricoles (0f%) 
t des services (Ofi %). 

Rien n’indique cependant que 
s résultat d’août annonce un 
etournement de tendance du- 
able, et les chiffres doivent être 
nantis avec la plus grande pru- 
!en ce. Le ministère de l’économie 
t des finances n’a pas manqué 
■ !e le souligner dans an commu- 

■ S tiqué publié vendredi 27 s&ptem- 
<re. 

c Four des raisons diverses, 
elles que l’augmentation des 


loyers en juillet. la fermeture de 
certains magasins en août, le 
rythme de la hausse des prix peut 
varier d’un mois à l’autre 
que la tendance profonde soit 
modifiée. Pour apprécier cette 
tendance, il est prudent de consi- 
dérer des périodes plus longues, 
souligns-t-ü. Ainsi, au cours du 
premier trimestre 1974, l’augmen- 
tation des prix avait atteint 
4£ %. Elle était encore de 4 % 
au deuxième trimestre. Four les 
trois derniers mois connus — 
juin, juillet et août. — elle s’éta- 
blit à S2 %. (-) 

» lie s premiers si gnes d’une 
décélération commencent à appa- 
raître. mais le retour à un 
rythme de hausse modéré suppose 
une action en profondeur qui 
exige une certaine durée » 

Le Bulletin officiel des services 
et des prix publie ce samedi 28 
septembre les décrets modifiant 
la réglementation des prix dans 
le sens d’un durcissement des 
contrôles (la liberté de répercu- 
ter dans les prix de vante Ven- 
chérissemeut des matières pre- 
mières est supprimée), décision 
qui avait été annoncée le 24 sep- 
tembre fie Monde du 25 septem- 
bre) par le comité des prix. 


Pour freiner 

i’mérifabfes hausses des tarit 

L'ÉTAT PRÉVOIT D'ACCROITRE 
SB PRÊTS 

AUX ENTREPRISES PUBLIQUES 
EN 1975 

Le conseil de direction du rJMSJS. 
(Tonds de développement économi- 
que et social), qui vient de se réu- 
,ir sous it présidence de M. Four- 
cade, a Uxé à 13 % eu 1375 la 
snpeedea des dépenses d’investis- 
semente des entreprises nationales 
par rapport A ectta année. Le finan- 
cement de ees dépenses sera surtout 
usiné par la hausse des tarifs et 
par des emprunts sur les marchés 
financier*. Cependant, le souci de 
ne pas majorer trop fortement 1» 
tarifs publics a conduit BL Fourcade 
A fixer A 70* mimons de francs en 
1975 centra 440 millions de francs 
. en 1974 (+ 59 *) le montant des 
prête de l'Etat aux entrepris» na- 
tionales. 

Au total, les prêts du P.DAS- a« 
... - secteur publie et au seeteur prive 
- - atteindront 2 JS rr* 114 *" 1 * de francs 
eu 1975 contra l,W milliards de 
M r ; - francs eu 1974 (+ 37 %!• 




UN GROUPE DE TRAVAIL INTER- 
MINISTÉRIEL EXAMINERA LES 
DIFFICULTES RENCONTRÉES PAR 
LES ENTREPRISES. 

M. Jacques Chirac a décidé de 
créer a^prt» du ministre de 1 *era£ 
mie et des finances «n 
travail tntermlnU«rtel P*™****™^ 
dent la mission sera de coordonner 
s l’action des ministères “P"™*® 

par les difficultés rencontré» par 

ta entreprises du fait des 
tmpostesdans le eadra de la lutte 

ÎSSSri’Uiflatton » * ÆTÏ5 

le gouvernement des «olutio qui 
pourraient éventuellement y «re 
apportées. 

M. Jean-Pierre * 

1 , M «ptrmhra A l'Installation de 

« grou^TdT 

par on Inspecteur S»erai ara 
des représentant» «*u , irrrhf , dB 

»-«y « £,iS. ‘ïTSw»» 

ÏTZZLS «"» l’art üanat « « 

u «McMin • '“‘“SEÏÏl 

VtclUM rt » !•«•■»« 


LE C.D.P. APPELE A UNE PLUS 
GRANDE DISCIPLINE ÉCONO- 
MIQUE ïï FINANCIÈRE 

Le Centre Démocratie et Pro- 
grès, que préside AL Jacques 
Duhamel, rend public, dans le der- 
nier numéro de son bulletin Faits 
et Causes , le résultat des 
réflexions qn*a Inspirées a ses 
dirigeants (récemment réunis à 
huis ck»J la crise économique et 
financière. 1 

M. Duhamel écrit notamment 
que c le CJ) J*, souhaite, en par- 
ticulier, le retour à une parit é 
fixe — qu’on baptise cela e serpent 
européens ou autrement — pour 
imposer à tous — V compris à 
TBtat — le chemin de la disci- 
pline ». 

L'a ncien ministre relève en 
outre c les éléments positifs des 
mesures prises en matière moné- 
taire, fiscale et budgétaire », mais 
suKKère que soient taxées d office 
« les sociétés qui dédorent (dans 
une proportion àTicn tiers, année 
par aimée) des résultats nuis ou 
déficitaires, tout en 
vent confortablement, la surme de 
leurs dirigeants ». 

Le CJXP- réclame, d’autre part, 
« une véritable politique des reve- 
nus » pour freiner 1 inflation, et 
une politique de l’épargne fondée 
sur l’indexation en capital des 
emprunts effectués. 


M. ANDRÉ BOULLOCHE, dé- 
jnrté du Doubs, montre du 
rUmité directeur du PS, a 
déSïrf* vendredi 37 «pten- 

5& WT.AJPiSS 

SWssSsjèS 

des crédits du cotnvussanat u* 
Plan à la coimnusum desfr 
nonces de PdssemMée 
rude, ie prends riote avec 

intérêt &**** dTgrSSÎ 
subite aux mérités déjà P«£- 
nificatùm. mais f attire r»; 
tenSmsur le fait que* P™*®* 
de budget pour 1975 prévoit 
ans régression an volmne des 
crédits du commissariat, qui 
constitue cependant Tencadre- 

ment ôreinptoçaMe, en fêtât 
actuel des choses, de toute 
planification. Je s£K/2«#e 
la discussion du budget per- 
mette au 5 ourcrn*™BR£de 
tfexptiqusr sur cette contradic- 
tion. » 


LA DÉCOMPOSITION DU SYSTÈME MONÉTAIRE 

II. — Une fausse solution : le < recyclage > 


L'rariraordinaîr* vagua da 
tpêenJarion. ur les 
sur les matières 
sur les changes, etc., qui a 
déferlé car le monda capita- 
liste depuis deux eu trais ans 
n’est pas sans rappeler ce qui 
S'est pané entre 1325 et 1329. 
époque au Cours de laquelle !1 
a'était également question, 
notamment aux Etats - Unis, 
que de prospérité. L'assemblée 
générale du Fonds monétaire 
va s'ouvrir alors que pèse 
désormais la menaoe d'un 
effondrement dn systèm e in- 
ternational des paiements et 
que la solidité de l'appareil 
bancaire est mise .en doute. 
Mais il naît question qne de 
nouveaux expédients pour ré- 
soudre les difficultés à la 
petite semaine, (- La Monde » 
dn 27 saptembraj 


Par PAUL FABRÀ 


Ce fut sans doute une très grave 
Imprudence que de fonder le dé- 
veloppement industriel de l’Eu- 
rope occidentale, du Japon et 
mérrm des Etats-Unis SUT Une 
source d'energle sur laquelle 
r « Occident », pris an sens large 
du towmi» avait perdu son contrôle 
politique. Au lieu de tirer une 
leçon de cette erreur stratégique, 
les mêmes nations sont en train 
d’en commettre une antre, sans 
doute plus déterminante encore. 
On est confondu devant le mé- 
lange de naïveté, de cynisme et 
d'imprévoyance que représentent 
les tentatives faites pour asseoir 
le système international des paie- 
ments sur un « recyclage » per- 
manent des capitaux encaissés 
par les pays producteurs de pé- 
trole vero les pays consomma- 
teurs. 


les pays créanciers des Etats-Unis 
décidèrent de ne plus soutenir le 
dollar), le Gold Bxchange Stan- 
dard (1) et ses mécanismes perni- 
cieux restent le « modèle » au- 
quel commuent A se référer les 
analyses officielles. 

Selon ce système, on s’en sou- 
vient. les Américains pouvaient 
Indéfiniment rester en déficit 
vis-à-vis du. reste du monde, puis- 
que les autres pays acceptaient 
d’accumuler -les créances en dol- 
lars reçues en paiement sans 
jamais en réclamer te rembourse- 
ment soit « or auprès de la Tré- 
sorerie des Etats-Unis, soit en 
biens et services réels auprès de 


l’économie américaine tout entière. 
Les autorités de Washington n’ont 
pn user si longtemps de cette 
faculté que parce qu'elles avaient 
les moyens de pression polltico- 
miiltaSres propres à convaincre 
leurs créditeurs de constamment 
renouveler leur crédit. Cependant, 
l’expérience a prouvé aux plus 
Incrédules que ce système finissait 
par présenter des inconvénients 
même p our ses bénéficiaires et 
qu’il n’était de toute façon pas 
soutenable k la longue, parce qull 
privait de toute espèce d’auto- 
nomie les banques centrales de 
l’Europe et du Japon, les trans- 
formant en simples organismes 
chargés de tacheter sur le marché 
tous les dollars n’y trouvant pas 
acquéreurs au cours officleL 


Àcheter le pétrole à crédit 


Une résurrection 
du Gold Excbnge Standard 


Dans son principe, oette vaste 
redistribution des jetons parais 
aller de soi. Voici d’un côté des 
Etats dont les revenus excéden- 
taires doivent oette année ÿélever, 
dit-on, à quelque SP milliards de 
dollars, et de Fantre la Grande- 
Bretagne, l’Italie, la Rance, le 
Danemark, pour ne parier que des 
pays les plus déficitaires situés en 
Europe, dont le déficit global de 
la balance des paiem en ts est lour- 
dement grevé par les achats d’hy- 
drocarbures. Le problème, dans le 
monde tel qu?ü est des raisonne- 
ments absurdes se parent souvent 
de réalisme), n’est-fl pas d’orga- 
niser te transfert des fonds gagnés 
par ceux qui n’en ont pas remploi 
vers ceux qui en ont un besoin 
criant ? 

Comme les « experts », même 
en présence des données les plus 
explosives, ne* font généralement 
pas antre chose qu’extrapoler le 
présent, sans envisager sérieuse- 
ment les ru p tures bruta l es, tes 
voici en train de calculer docte- 
ment qu'au rythme actuel tes ré- 
serves de chang e accum ulées par 
les membres de l’OFEP s’élèveront 
* progressivement » — pourquoi 
ne pas dire < gentiment »? — 
jusqu’à environ 300 milliards 
de dollars, vers 1980 (chiffre de 
FO.C.D.E.), à moins que ce ne soit 
660 milliards de dollars — un dol- 
lar de quelle valeur du resté ? — 


selon d’autres estimations éma- 
nant de tenqiM« américaines. 
Puisqu'il est évident que les re- 
cettes nettes des uns ne peuvent 
provenir que des débours des 
autres, & fout admettre que les 
rn&mtfK chiffres représentent, dans 
l’esprit de nos calculateurs, le 
déficit global des pays consomma- 
teurs. Comment donc éviter l'as- 
phyxie de ces derniers sans le 
mécanisme du recyclage ? 

L’un des vices de ce raisonne- 
ment est qu'il suppose ce qui pa- 
raît, pratiquement et théorique- 
ment, le plus improbable : que 
plus tes pays déficitaires auront 
besoin de capitaux, plus 1 k puis- 
sances qui les détiendront seront 
disposées à les leur prêter. C’est 
le contraire qui a toute chance de 
-se produire, pour la bonne raison 
que le premier souci d’un prêteur 
est d’avoir l’assurance d’être rem- 
boursé autrement, pour reprendre 
la métaphore usuelle, qu’avec des 
morceaux de papier qui ne valent 
plus rien. 

C’est ici que l'on peut saisir 
les motifs — sans doute partiel- 
lement inconscients — propres à 
expliquer pourquoi tant d'experts 
nffteteifc, de financière de tous 
genres-, et de gou vernements font 
si bon marché de cette évidence. 
La raison est que, en dépit de 
l’effondrement qu’D a fini par 
connaître (en mars 1973, quand 


Imagine-t-on les Arabes — et 
les Iraniens — supporter long- 
temps de jouer en faveur des 
monnaies européennes et japo- 
naises le rôle que n] la Bundes- 
bank. ni la Banque d’Angleterre, 
ni la Banque d’Italie, ni la Ban- 
que de France, ni la Banque du 
Japon, etc- n’ont voulu, en d’au- 
tres temps, jouer jusqu’au bout en 
faveur du dollar ? Dans son 
essence. 1e c recyclage » c onsis te 
A recréer , sur une échelle infini- 
ment plus grande, on mécanism e 
s’apparentant au Gold exchange 
standard. On est d’autant plus 
W i f/wfeé à analyser son fonction- 
nement quH a déjà commencé à 
opérer sous nos yeux. 

H s’agirait, en quelque sorte, 
d’acheter à crédit le pétrole que 
pourtant l’on consomme tout de 
suite I Chaque année, les Etats 
producteurs mettraient par des 
moyens divers à la disposition de 
leurs clients les sommes néces- 
saires pour régler le solde néga- 
tif de Leurs balances des paie- 
ments. Les formules ne manquent 
pas, la plus communément prati- 
quée actuellement étant celle qui 
engage te moins les deux parties, 
tout en créant la plus grande 
insécurité pour l'ensemble du sys- 
tème, à savoir les dépôts à court 
terme effectués par les titulaires 
de revenus pétroliers auprès des 
banques de New-For k, de Lon- 
dres. de Paris, etc. 

Sari Marx écrivait que l'his- 
toire des peuples et des sociétés 
humaines se résument souvent en 
une hotte entre créanciers et 


CONFLITS ET REVENDICATIONS 

l’iniersyndicule C.G.T.-C.F.D.T. suspend son mouvement 
uns usines de la SKIAS à Toulouse 


Toulouse. — Des travofileaxs 
des urines toulouseisuM de la 
Société natio nale in dustrie lle 
aérospatiale (SNIAS) ont éva- 
cué, vendredi après-midi 27 
septembre, les ateBaas- qu'il* 
occupaient depuis la vrille, — 
après avoir séquestré p endant 
quelques heures deux mem- 
bres de la direction — r pour 
protester co n t r e des mutations 
d'ouvriers aux urinas da Mar- 
■efile-MBrigmane U le Mande » 
du 28 seprtfimbre). 

La situation avait été confuse 
toute la journée de vendredi : 
considérant que ces transferts de 
quelques dizaines de membres du 
personnel de Toulouse A Mari- 
grmn» étaient un ultimatum 
inacceptable, des militant s de la 
C.G.T. et de la CLFJD-T. avaient 
occupé tes usines, taudis que F.O„ 
la C.Q.C. et la CJBLT XL se pro- 
nonçaient contre ce mouvement. 

Après évacuation des ateiieis, 
rtatexsyndicale C.G.T. - CPD.T. 
a souligné qull ne Vagissait que 
d*une suspension du mouvement 
et appelle tes travailleurs de la 
SNIAS h une assemblée générale 
lundi 30 septembre. Des dé- 
brayages de solidarité ont eu lieu 


De notre correspondant 

flan» d’autres usines de là société 
nationale, aux Mureaux CYvbü- 
nes) et à Nantes-Bouguenais. 

Le maire de Toulouse, M. Pierre 


Baudis, député (ap. rép. l&d.) de 
la Haute-Garonne, a souhaité 
« une nouvelle répartition des 
tâches industrielles dans le do- 
maine aéronautique, afin que la 
SNIAS puisse disposer 'de mar- 
chés mwtatres ». — L A. 


• La section CJPJ2JT. de la 
Société nationale industrielle 
aérospatiale n’a pas apprécié la 
rié^m-atinn officielle de la direc- 
tion de la SNIAS, à Toulouse, sur 
les transferts dn plan de charges 
depuis. Marseille-Marignane pour 
assurer du travail au posonnel 
des moues de Toulouse (le Monde 
du 28 septembre). Commentant 
ces affirmations, ses représentants 
ont souligné mercredi 25 septem- 
bre : c Nous nam étonnons que 
la direction locale affiche, après 
le pessi m isme de ces dernières 
semaines, un optimisme béat 
C’est sans doute pour endormir 
les travailleurs. > 


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La direction ne prévoit pas 
de licenciements collectifs 


< IL n’y aura pas de ticende- 
ments, et singulièrement pas de 
licenciements collectifs, sans que 
fen aie averti, avec un préavis 
suffisant le comité central d) en- 
treprise », a déclaré, vendredi 
27 septembre, à Paris. M. Charles 
Cristofin président du directoire 
de la Société nationale Industrielle 
aérospatiale (SNIAS). c J’en al 
pris i engagement, et je le main- 
tiens. Du reste, ie n’ai pas prévu 
de réunion du comité central 
(^entreprise avant le 25 octobre, 
date à laquelle les comptes de la 
société pour 1973 seront exa- 
minés s. a ajouté là. Cristoflni, 
qui affirme qu'il ne présentera 
pas, à cette occasion, de commu- 
nication sur d’éventuels licencie- 
ments. € On a parié de six mine 
licenciements ; c’est de la folie, 
a encore déclaré le président du 
directoire de la SNIAS. car c'est 
le tiers de nos effectifs chargés de 
la construction des axnons.* 

M. Cristoflni n’écarte pas. tou- 
tefois. la perspective d’une dimi- 
nution des effectifs par des me- 
sures analogues à celles qui ont 
été prises depuis plusieurs mois 
(mises en pr é -retraite à partir de 
soixante et réductions d 'em- 
bauche rtinm -certains secteurs) ou 
par une limitati on des horaires 
de travail. A ce jour, le groupe 
de la SNIAS (diales et groupe- 
ments d'intérêt économique com- 
pris) emploie un peu moins de 
quarante-deux mille . personnes, 
soit d imin ution des effectifs 
de Toxdre de huit cents depuis le 
début de l’année. 

A propos de la-situatkm dans 
les usines de Toulouse. 1e prési- 
dent du directoire de la SNIAS 
a rappelé sa décision de trans- 
férer certains emplois, sans que 
ces mutations de personne] se 
prolongent au-delà de la fin du 
premier semestre de l’an pro- 
chain, aux urines d’hélicoptères 
de Marignane (Bouches - du - 
Rhône). Dans un deuxième 
temps, ce sont les chaînes de 


production de fbéUcoptère lourd 
Super-Frelon qui seront transfé- 
rées de Marignane — où elles se 
trouvent actuellement — aux 
ateliers de Toulouse, où sera 
exécutée la commande récente de 
plusieurs de ces hélicoptères. 
Déjà commandé à soixante-dix- 
sept exemplaires, le Super-Frelon 
a fait l’objet, il y a teois jours, 
d’un contrat de la part d’un pays 
étranger dont ML Cristoflni n’a 
pas voulu révéler l’identité mais 
qui serait un paya arabe. 

« Ce contrat, a-t-il seulement 
Indiqué, peut donner à la SNIAS 
à Toulouse jusqu’à deux ans et 
demi de travail, surtout si. comme 
nous V espérons, la série dépasse 
la centaine d’hélicoptères. Dans 
deux ans et demi, la crise da 
transport aérien sera avalée et 
on passera à une cadence accrue 
de fabrication de CAirbus. * 

M Cristoflni a précisé que 
trente-deux travailleurs de la 
SNIAS a Toulouse avalent accepté 
leur transfert temporaire à Ma- 
rignane pour faire leur apprentis- 
sage en matière de construction 
d’hélicoptères c Nous osons 
commencé par les célibataires et 
les mariés sans enfants, auxquels 
il a été propo s é, en plus de leur 
salaire, une indemnité de dépla- 
cement et de logement, n et d'im- 
pôts, de 70 francs par four, a 
indiqué le président du directoire 
de te SNIAS. Suit autres tra- 
vailleurs ont refusé ces proposi- 
tions 9 

€ Si nous sommes mis dans 
T Incapacité d’assurer ce transfert. 
a alors affirmé M Cristoflni. nous 
serons obligés de débaucher à 
Toulouse pour recruter & Mari- 
gnane. car le citent de Super- 
Frelon a stipulé des délais de 
livraison que nous devons res- 
pecter. Du reste, il y aura de 
t’embauche nouvelle à- Marignane. 
du fait que Tactivtté des chaînes 
de production va être relancée 
grâce A de nouvelles comman- 
des. * 


débiteurs, l’Issue la plus fréquente 
de l’affrontement étant la victoire 
absolue des créanciers (c’est ainsi 
que la plèbe romaine a été sou- 
mise au pouvoir des patriciens, 
les paysans chinois à celui des 
usuriers, etc.). Pour qu'U en soit 
autrement, 0 faut que le débiteur 
dispose d’atouts exceptionnels. Ce- 
la paraît particulièrement vrai à 
l’échelle des nations : ni les Euro- 
péens ni les Japonais n’ont jamais 
eu la capacité de fait d’user de 
leur droit de créditeurs vis-à-vis 
des Etats-Unis eL quand la France 
du généra! de Gaulle s’y est ris- 
quée en réclamant de l’or contre 
ses dollars, on sait la tempête 
qu’elle a déclenchée contre elle. 

Mais, dans la nouvelle conjonc- 
ture qui nous occupe, tout, semble- 
t-il, viendrait renforcer encore la 
prédominance dont jouit, sauf 
exception, le créancier. Les Etais 
arabes ne seraient-ils pas en 
mesure d’exercer sur leurs débi- 
teurs une formidable pression 
politique — grâce à l’encerclement 
d Israël — et économique — grâce 
à l’arme du pétrole dont ils ont 
déjà montré l’efficacité ? S'ils 
deviennent durablement, comme 
an les invite à le faire. les créan- 
ciers des pays industrialisés en 
accumulant sans fin des créances 
en dollars, en livres sterling et 
demain en « unités de compte » 
européennes, ils ne seront pas 
réduite à espérer que leurs débi- 
teurs veuillent bien honorer leur 
signature. Les plus faibles de ces 
derniers. Européens et Japonais, 
seront presque entièrement à leur 
merci. Si, d’aventure, les pays 
consommateurs méditaient de se 
débarrasser un jour du fardeau de 
leur endettement grâce à l’infla- 
tion. on pourrait leur faire payer 
cher ce mauvais coup- 

Pour l’instant, ces terribles in- 
convénients n’apparaissent pas 
encore au grand jour parce que le 
« recyclage », comme presque tout 
ce qui concerne les affaires finan- 
cières de ce monde déréglé, se fait 
de façon anarchique et pour tout 
dire quasi clandestine. Les pays 
en mal de paiements couvrent 
leur déficit grâce à des appels au 
marché de l’euro-dolJar. Ainsi 
l’Etat français Invite-t-Q les 
entreprises nationales et privées à 
emprunter auprès des a euro- 
banques », qui sont le plus sou- 
vent des filiales de banques amé- 
ricaines installées à Londres, des 
ressources dont personne ne 
connaît l'origine, mais dont on 
sait qu'elles proviennent en partie 
des dépôts arabes, des fonds Illé- 
galement réfugiés en Suisse, etc., 
les crédits ainsi consentis sont 
déjà considérables. Depuis le 
début de l’année, la France a 
emprunte au moins 5 milliards de 
dollars (sans compter l’emprunt 
de 1,5 milliard du Trésor, non 
encore utilisé), 1 a Grande - 
Bretagne à peu prés autant, 
l’Italie et le Japon, chacun 7 à 
8 milliards. 

C’est grâce à ces opérations que 
le franc, la livre sterling, la lire 
Italienne et le yen Japonais ont 
pu maintenir leur valeur sur le 
marché libre des changes et même 
s’y raffermir I Ainsi la prétendue 
« stabilité » du système des 
changes flottants, dont on com- 
mence a reparier (parce qu’il n’y 
a pas eu de « plongeon » specta- 
culaire sur le marché depuis neuf 
moisi) est-elle entièrement im- 
putable à l’endettement massiT des 
pays industrialisés les plus tou- 
chés par 2 'inflation, z 


(1) 1/ « étalon de dangs-or » a 
remplacé 1’ « étalon-or » après Ta 
première guerre mondiale, pour ré- 
pandre &tzs besoins et liquidités. 
Dans ce système, le dollar et la livre. 
« monnaies de ri wrw» », peuvent 
servir aussi bien que l’or comme 
moyens de paiements Internationaux. 


Prochain article 


UNE TRAGIQUE ERREUR 

Rectificatif- — Dans le premier 
article de Paul Fabra, une coquille 
a fait écrire, à propos du rapport 
entre les réserves bancaires et les 
moyens de paiement : < Cette 
décentralisation -.» Il fallait lire 
c cette diminution ». 





Page 38 — LE MONDE — 29-30 septembre 7974 • 



LA SEMAINE FINANCIÈRE 


Bourses étrangères 


NEW- YORK 

Baehota 


WaJJ Street est retombé derechef 
4 aon plus bas niveau depuis douze 
ans, 1 Indice Dow Jones S'établissant 
& (BUS conta 870,716. Cette chute 
de 49 pointa, acquise en cinq séan- 
ces consécutives de baisse; annule la 
reprise de la semaine précédente. lie 
lait marquant de la aeanalne a été 
la réduction, très attendue; de leur 
taux de basa «prime rate ». par 
deux grandes hanquiw. annoncée 
mercredi, qui provoquait un redres- 
sement spectaculaire rosie sens pro- 
longement, puisque la séance clôtu- 
rait en légère IwIbw Qualifié de feu 
de paille, ce redressement manqué 
Impressionna défavorablement le 
marché qui ae remit à baisser dere- 
chef. fin outre, les deux banques en 
question n*ayant pas été semas, les 
opérateurs ont estimé que la baisse 
des taux de base était prématurée. 

En outra, les nouvelles annoncées 


LONDRES 

La chuta se poursuit 


L'effondrement des valeurs s’est 
encore accéléré cette flHmalne sur 
le marché da Londres, oh l’Indice 
des valeurs Industrielles «St tombé 
au plus bas depuis seize ans. Les 
craintes de futilités ont redoublé 
à rapproche de l'échéance trtmes- 
t rie lie, lourdement chargée avec le 
versement de l'Impôt sur lee socié- 
tés et celui des Intérêts parée sur 
les prêts bancaires. Un fabricant de 
machines textiles a déposé son bi- 
lan. et la City a été très défavora- 
blement Impressionnée par l’annonce 
d'une augmentation de capital de 
62.5 million» de livres par la compa- 
gnie d'assurances Commercial Union, 
la plue forte Jamais effectuée. L'on 
a appris ultérieurement que la com- 
pagnie avait subi de groesas pertes 
en Australie- Seules les mines d’or 
ont été vu peu mieux disposées, et 
surtout les mines australiennes, à 
la suite de la dévaluation du dollar 
australien. Indice du < Financial 
Times » : industrielles, 188.3 (coûta 
198) ; fonde d’Etat, 58.40 (conta 


Sfj.TT) ; mines 

d’or, 264,2 

(contre 

282.8). 

Couru 

Couru 


20 sept. 

27 sept. 

Bowater 

.. 101 

M 

BriL Petroleum 

.. 280 

268 

Charter 

86 

84 

Comtanlds .... 

,.. 78 

71 

De Bten 

.. 169 

158 

Free St. Gednld 

.. 19 3/8 

19 

Gl unie Stores 

.. 164 

94 

lmp. Chemical .. 

.. 166 

160 

Shell 

.. 157 

144 

Vlckers 

... 81 

80 

War Iwmmi 

... 24 9/8 

24 1/2 


ALLEMAGNE 


Tassement 


Les marchés allemands, bien dis- 
posée Initialement, se sont repliés 
peu à peu sous l'Influence da Wall 
Street, perdant environ 1/2 %. 

Des achats importants d'investis- 
seurs institutionnels ont été relevés 
en début de semaine, mais le refus 
de la Bundesbank de desserrer 
politique de crédit a entraîné nw 
baisse des cours en fin de »— main» 


Indice de la Commexzbank : 536,9 
contre 539,3 le 20 septembre. 



Coure 

Coure 


20 sept. 

27 sept. 

A.E.G. 

78 

73^0 

Sadische Anlllo .. 

124JM 

124^0 

Bayer 

110,70 

110 

Boedut 

UL59 

US 

Commerebask .... 

149 

148 

Mannesman ...... 

170^0 

166 

Siemens .......... 


190/H) 

Volkswagen ...... 

85,58 

85,20 


TOKYO 

Au plus bas depuis deux »«« 


Vif repli A la Bourse de Tokyo, où 
une flambée de ventes a fait des- 
cendre l’indice Dow Jones au niveau 
le plus bas depuis deux ans. soit 
3 930.79 yen. le marché a été 
affecté par la baisse de Wall Street 
et les résultats décevante des socié- 
tés. 


FnJi Bank 

Coure 
20 sept. 

335 

Cours 
27 sept. 

~3S0 

Bonde Motors 

469 

452 

Matsushita Electric 

403 

401 

Mitsubishi Heavy . 

138 

133 

Sony Corp. 

1760 

1730 

Toyota Motors .... 

465 

440 


BRUXELLES 

Ixr égulï ex 


La tendance haussi&re qui se 
manifestait la semaine dernière ne 
s’cst pas maintenue, en raison de la 
faiblesse de Wall Street. Reprise 
remarquée de la sidérurgie. 



Cours 

Coure 


SOoept. 

27 sept. 

Mbtd 

4 SW 

4385 

Astnr des mines.. 

2 375 

2 380 

Coek. Ouerac .... 

1316 

1444 

Electrobel 

5050 

4985 

Lambert 

1760 

1 6S5 

Fetrofina 

3340 

3200 

Geeaert 

1116 

1 128 

Société générale .. 

2420 

2 385 

Union minière .... 

1190 

1238 


SUISSE 

Irrégulier 

Pas de tendance définie cette se- 
maine eur les marchés suisses, où 
hausses et s'équilibrent. 


Brown-Boeerl .... 

Cours 
20 sept. 

900 

Coure 
27 sept. 

930 

Ciba-Geigy 

1 175 

1278 

Boffm.-Laroehe .. 

68 600 

74 000 

Nestlé 

2 250 

2 250 



U. B. sdiSSe 

2560 

2590 

2 400 

2398 


au coure de la semaine n'avalent 
rien de particuliérement positif : 
déficit record de la balance commer- 
ciale en août, gel affectant les récol- 
tes de mais et de soja dont les prix 
mon tenu prévisions pessimistes sur 
la poursuite de l'Inflation et médio- 
cres résultats du « sommet » da 
fin de «gratine à Washington. Un 
certain nombre de baisses spectacu- 
laires ont été notées parmi les va- 
leurs de croissance : Xerox, Kodak. 
LBJL. Recul, par ailleurs, d'Exxon, 
au plue me de l’année, de General 
Electric, General Motors, Alcoa. Le 
volume d’affaires s’est nettement 
réduit; avec 6048 millions de titres 
échangés contre 77,11 mira™»» , par- 
tie à cause de la fête Juive du Tout 
Klpponr, partie en raison de l’indé- 
cision des opérateurs, soumis depuis 
traie semaines au régime de la douche 
écossaise. Indices Dow Jones : tou 
parts. 13240 (contre 137.81) ; servi- 
ces publics; «1.92 (conta 63.52). 


LES MA nàtES PREMIÈRES 


Nouvelles honsses da cuivre et da sacre 



Coure 
20 sept. 

Cours 
27 sept 

AlfiAh , . 


39 3/4 
42 

A.T.I. 

42 

Boeing ... ... . . . 

Chase Man. Bank . 
Du Pont de Nem. . 
ga*l.wiM Kodak.... 

WfTftfl 

323/4 
119 1/4 
751/8 
651/4 

49 

313/8 

Ut 

66 

Ford 


General Electric .. 
General Foods .... 

General Motors 

Goodyear 

I» M 

38 

17 

40 

14 3/4 
171 1/2 

16 1/2 

28 3/4 
351/8 
271/8 

87 5/8 

22 3/8 

16 5/8 

39 3/8 
431/2 

163/8 

U 5/8 

321/4 

17 

361/8, 
13 7/8 i 

LT.T. 


Kennecott 


Mob U OH 


Pfizer 

24 

78 3/4 
211/2 
161/4 
37 7/8 
40 5/8 
9 3/4 
111/S 

Schlantberaer ..... 

Texaco 

nxt. ïtic. ...... 

Oui on Carbide .... 

ü.S. Sted 

Westinghouse ..... 
Wootworth 


METAUX. — Les eoun du cuivre 
ae sont raffermis en début da 
semaine, à la suite d'informations 
concernant d'éventuelles restrictions 
du gouvernement chilien sur ses 
exportations de métal rouge. Troi- 
sième producteur et exportateur 
mondial de enivre, le Citai tire de 
ce métal 75 % de ses devises étran- 
gères. Or pour freiner la chatte des 
cours depuis le début de Tété, les 
autorités de ce pags envisageraient 
de réduire les expéditions. R faut, 
en effet, souligner que de fonde r 
d août la production des mines chi- 
liennes a totalisé SOS 428 tonnes 
métriques contre 360438 tonnes eu 
cours des huit premiers mois de 
15 73. La semaine dernière, les stocks 
du marché de Londres ont augmenté 
de 8825 tournes, alors que les prévi- 
sions portaient sur 7 000 tannes, 
pour atteindre 81595 tonnes. Selon 
certaines rumeurs, fis se seraient 
encore accrus de 5 000 tonnes i la 
suite d'arrivages supplémentaires de 
métal japonais. 

Les cours du aine se sont, d’une 
semaine A Vautre, sensiblement 
redressés. Les firmes canadiennes 
Dofeseo Dominion et Sttdeo vien- 
nent d'annoncer une hausse de 
6£5 % des prix du xtnc galvanisé. 

DENREES. — fie nom b reuses 
informations ont. cette semaine, 
contribué au renchérissement des 
prix du sucre. Pour foira face au 
déficit des livraisons prévues par 
l'accord du Commenta ealth. la 
Grande-Bretagne a été autorisée par 
la CEE. d acheter sur le marché 
mondial 250000 d 300000 tonnes de 
sucre. En autre, la CJ5JT. a décidé 
de procéder d des adjudications heb- 
domadaires d l’achat. En Europe 
occidentale, où la récente de bette- 
raves a été retardée par les p Iules, 
on relève la faible teneur en sucre 
des betteraves (125 küos de sucre d 
la tonne contre 145 Voit dernier ). 


Les cours du cacao se sont êga 
louent inscrits en progrès, dans un 
marché généralement calme. La spé 
aviation a été néanmoins encoura- 
gée par l'absence d’offre de vente 
de la caisse. nigériane, dont l'Inter- 
vention était attendue aoce un 
rythme hebdomadaire de vente de 
26 600 tonnes par semaine. Au Came 
roun. la campagne principale (esti- 
mations : 120 000 tonnes i a été 
ouverte. Les prix sont largement 
majorés, puisque le grade l pc 
de 100 P CJA d 120 r ei.p 4 . et 
le grade 2 de 90 F CJFjL. A 100 
U JT A. En Cûte-d’Ivoire. où la cam- 
pagne principale n’a pas eau 
débuté, les prix ns sont toujours 
pas fixés. 


Tr;X ii I . Fi S. — Les prix de la laine 
sa sont inscrits en léger repli. Sur 
le marché de Bradford, les vendeurs 
de rubans de laine ont abaissé les 
prix des mérinos de première qua- 
lité. d Ja suite de la dévaluation du 
dollar australien, par contre, las 
prix des croisés sont demeurés 
stables, la dévaluation de la m 
noie ayant été compensée par un 
relèvement de 9 % des prix d’inter- 
vention aux enchères. 


Les cours des cotons ont été peu 
discutés. En France, pour le j 
mie r semestre, les chiffres de fabri- 
cation da l'industrie cotonnière sont 
en progression de 4^4 % et la pro- 
duction da 44 %. Les livraisons ont 
également marqué une augmenta- 
tion de W X, tandis que les stocks 
en usines s’établissaient, d fin futn. 
en diminution de 12£ %. 

La pénurie de disponibilités et la 
baisse attendue de la récolte dans 
les principaux page producteurs ont 
stimulé la spéculation sur le Jute 
brut, dont les cours ont sensBde- 
ment progressé. Ce mouvement a été 
entretenu par l’annonce d'tnondo- 
tions au Bangladesh. 


[AVIS FINANCIERS DES SOCIÉTÉS! 


GÉNÉRALE ALIMENTAIRE 

Groupa Générale Occidentale 


RÉSULTATS A NOUVEAU BÉNÉFICIAIRES 
REPRISE DU DIVIDENDE 


L'exercice de la Générale alimen- 
taire de quinze mole, clos le 31 mars 
1974, S’est soldé par un bénéfice uct 
de 27,8 mnilons de francs qui a 
permis & l’assemblée qui s’est tenue le 
26 septembre 1974 de fixer le divi- 
dende & 3 F, auquel s’ajoute l’avoir 
fiscal de 1,50 F pour former un revenu 
global de 440 F. Le dividende sera 
mis en paiement à partir du 30 dé- 
cembre 1974 conta remise du coupon 
numéro 10 . 


m comptes consolidés, sur les 
douze derniers mais, apportent une 
âge précise de l’évolution du 
groupe : 


Le chiffre d’affaires consolidé est 
passé de 097,79 millions de francs A 
1 998 miiiinmw hors taxe ; le total du 
bilan oonaolidé s’est élevé da 748.56 
millions de francs d 1 470,5 millions 
de francs. Les résultats d’exploita- 
tion, avant impôts et pertes et profits 
exceptionnels, se montent à 118,6 mil- 
lions de francs contre une perte en 
1972 de 19,4 millions de francs. Les 
résultats après Impôts et pertes et 
profita exceptionnels pour là port de 
la Générale alimentaire, qui, en 1972, 
représentaient une perte de 113 mil- 
lions de francs, atteignent en 1973 un 
profit de 59,5 mnilons de francs, soit 
17,13 milli ons de francs par action 
de la société. ■ 


Un important élément de cette évo- 
lution rœnlte de l’apport partiel de 
la Flpp & la Générale alimentaire, qui 
lui a assuré le contrôle des société» 


Gremy-Longuet et Bandera France, et 
de leurs finales, no tamm ent de Ban- 
dera lnteraottan&L Ces apports ont 
permis de diventiflor les activités 
sociales qui, outre les produit» ali- 
mentaires, comportent maintenant la 
pharmacie, la diététique et r alimen- 
tation pour le bétaJL Us ont égale- 
ment pour effet d’élargir, sur le plan 
géographique, le champ d’action de 
la société, qui bénéficie dorénavant 
d'implantations solides en Espagne 
et en Belgique. 

Depuis la fin de l’exercice, deux 
accords Importants ont été conclus : 

— Le premier permettra A la Com- 
pagnie financière européenne et 
d’outre-mer c Fin ou tramer > d'ap- 
porter sa participation dans le capital 
de la société Sondera international. 
Le groupe Générale alimentaire dé- 
tiendra alors plus de 98 de San- 
dres International ; 

— Le second accord a pour but 
d'accroître ]e pourcentage du Banco 
UrquUo rfK.n« Sanderaa industrial et 
de lui faire prendre une participation 
dans Conservas lbericas. Ces deux 
sociétés espagnoles, filiales de Ban- 
dera international, sont appelées A 
fusionner pour devenir l’on des grou- 
pes alimentaires Impartants en Es- 
pagne. avec un chiffre d’affaires de 
7 milliards de pesetas. Le Banco 
Uïquljo détiendra pins de 30 % du 
capital de la société fusionnée. Le 
groupe Générale alimentaire, qui en 
a le contrôle, s’efforcera dans les 
PRKfaalxusamnées d'y intégrer de 
nouvelles sociétés espagnoles. 


PRÉTABA1L sicomi 


RESULTATS EN HAUSSE SENSIBLE 
ACOMPTES TRIMESTRIELS 
SUR DIVIDENDE 
A PARTIR DE 1975 


Le conseil d' adminis tration s'est 
réuni le 18 septembre 1974 anus 1» 
présidence de VL Lucien Pfeiffer. 

D a approuvé les compta de la 
Société arrêtés au 30 Juin 1974. Les 
recettes hors taxes du premier se- 
mestre de l’exercice en cotas se sont 
élevées & 37 838 911.93 F contre 

22 918 828.10 F pour le premier se- 
mestre 1973. 

Après dotation aux amortissements 
de 5 458 147,38 F le résultat d’exploi- 
tation s'élève & 13 711 754.45 F contre 
12 397 536.61 F pour le semwta cor- 
respondant de l'exercice précédent, 
soit une augmentation de 10,60 %. 
En ajoutant & ce résultat le mon- 
tant net des profits exceptionnels, 
le bénéfice net du semestre s'filêvo 
A 25 779 365.60 F, ce qu'il convient de 
comparer & 12 397 536,61 F pour le 
premier semestre 1673. 

Ces profits exceptionnels enregis- 
trés A L’occasion de cessions d’im- 
meubles traduisent les plus-values 
latentes qui existent drom le patri- 
moine mais que les règles compta- 
bles actuelles ne permettent pas 
d'appréhender. 

Conformément d la décision prise 
par rassemblée générale extraordi- 
naire du 20 juin 1973, le conseil a 
fixé les modalités des opérations de 
conversion nominative des titres an 
porteur. 

Le conseil rappelle que tons les 
titres au porteur devront être 
convertis au nominatif avant le 
l" r Janvier. tJn communiqué ulté- 
rieur fournira les prédirions néces- 
saires A ee sujet. Une fols terminées 
les formalités de conversion, le pre- 
mier paiement d'acompte» trimes- 
triels aura lieu le 15 rèvxlar 1975. 

D'après les comptes prévisionnels 
de la deuxième partie de l 'exercice 
en cours, le conseil prévoit que la 
majoration do dividende versé au 
titra de l’exercice 1974 sera supé- 
rieure à celle constatée en 1973 par 
rapport à l 'exercice 1973. 


COMPAGNIE PARISIENNE 
DE RÉESCOMPTE 


Usant des pouvoirs accordés par 
ressemblée générale du S avili 1974 
et tenant compte de l’évolution fa- 
vorable de l 'exercice en cours, le 
n d'administration de la Com- 
pagnie parisienne de réescompte, 
sur proposition de Bon président 
ML René Cassera, a décidé, le 25 sep- 
tembre 1974. le virement aux réser- 
ves de 14 500000 F prélevés sur les 
provisions hors exploitation. 

Le capital de la société a ensuite 
été porté de 50 à 73 minions par 
prélèvement sur les réserves 


En conséquence, les actionnaires 
bénéficieront d’une distribution gra- 
tuite de 2 SQ 066 actions nominatives 
h raison d’une action nouvelle pour 
% anciennes Les nouvelles actions 
seront créées Jouissance le 1er jan- 
vier 1975. 


RHONE -POULBIC INDUSTRIES 


Cours des principaux marchés 

du 27 septembre 1974 


(Les cous entra parenthèses sont 

eeux de Sa semaine précédente.) 

METAUX. — Londres (en sterling 
per tonne) : cuivra (Wlzebera) 
comptant «25 (601), à taris mois 
845 (518) ; étain comptant 3776 
(4 050), A trois mois 3 425 (3 420) 
Plomb 236 (284) ; zinc 383 (273). 
— New-Tork (en cents pv livre) 
cuivre (premier terne) 6L90 
(60,50) ; afum&xLum (Otagots) 39 
(Inchangé) ; ferraille, cours moy e n 
(en dotions par tonne) 114-115 
( 111 ) ; mercure (jpar boutaffle de 
76 Ibs) 2TO-38S (Inchangé). — Sin- 
gapour (en dollara des Détruite 
pu picul de 133 lbs) : 1 131 3/8 
(1 137 3/8). 

TEXTILES. — New-York (eu conte 
per Orra) : coton oct. 48,50 
( 47 . 45 ), déc. 49,70 (47.90) ; U 
tolut oc*. 141 (153), déc. 145 (260). 
— Londres (es nouveaux . penw 
per kflo) : laine (peignée & sec) 
oct iss (in ch.) ; jute (en stexttng 
par toute) Pakistan, Whlte grade C 

81 7.50 (3.97.25). — Anvers (type 
Australie en flancs beOges pu 
kHo) : laine oct 150 (153). — 
Roubaix (en francs par ttlo) : 
laine oct 17,80 (1840). — Calcutta 
(en roupies par maand de 82 lbs) : 
Jute 510 (520). 

CAOUTCHOUC. — Londres (en nou- 
veaux pence par kflo) : bas. 
comptant nov. 27,26-28,50 (2740- 
38). — Singapour (en nouveaux 
oente dee Détroits par kilo) : 
145,50-146 (147-148). 

DENREES. — — New-York (eu «wtm-» 
par Jb) i cacao déc. 77,10 (79,10) ; 
mars 70.55 (68,80) ; sucre disp. 

33.50 (33,25) : oct 36,86 (3643). — 

tondre» (en livres par tonne) : 
suc» oct 369 (363,50) : déc. 354 
(338,75) ; café nov. 455 (449). 

Jaaxv. 451,3 (438) ; cacao déc. 750 
<729). mars 690 (689). — Farte (en 
francs par quintal) : cacao déo. 
886 (8S7 1/2), mare 849 (BIT) ; 
café nov. 549 (544), Janv. 567 (548) ; 
«ocre (en franc» per tonne) : nov. 

4 315 (4175), déc; 4.245 (4.150). 

CEBCAlgg.’ — Chicago (en cents par 
boisseau) : blé déc. 479 (446). mais 
489 (460) ; mate déc. 377 1/2 (342), 
ma» 384 (350 1/2). 


SUR LES MARCHÉS DES CHANGES 


Tassement dn dollar 
Hausse da franc 


Tassement d u DOLLAR , fai- 
blesse d u DEUTSCHKMARK. 
hausse du FRANC, dévaluation 
de 12 5 du DOLLAR AUSTRA- 
LIEN et de 9 % du DOLLAR 
NEO-ZELANDAIS : tels ont été 
les faits marquants de cette se- 
maine. 

L’effritement du DOLLAR, qui 
s’était amorcé la semaine précé- 
dente, s’est donc poursuivi. Est-ce 
l'effet de l’annonce d’un déficit 
de 143 milliard de dollars de Ja 
balance américaine au mois 
d’août ? La nouvelle n’était certes 
pas de nature à soutenir la devise 
américaine, mais Ü faut sans doute 


l’an dernier. La Nouvelle-Zélande 
a immédiatement réagi en déva- 
luant de 5 % le DOLLAR NEO- 
ZELANDAIS. Ces deux change- 
ments de parité ont provoqué, d 
peine connus, un recul du YEN. 
qui s’es t red res sé par la suite. 

La LIVRE STERLING a fait 
bonne contenance; bénéficiant, 
semble-t-U, de la hausse des tans 
sur le marché monétaire à l’ap- 
proche d’une échéance trimes- 
trielle. 

Rappelons enfin que s’ouvrira 
le 30 septembre à Washington 
rassemblée générale du Fonds 
.monétaire et de la Banque mon- 


Cour* moyens de clôture comparés <f une semaine à r autre 

(La ligne tniérieurt donne ceux de 


la semaine preoettantej 


RACE 

FHnte 

Lira 

ta* 

Unu 

8 BLX 

Raea 

français 

MR 

S8fS58 


6,3198 

8,2732 

1,5412 

L5318 

84931 

8,1598 


24300 

24140 

114075 

11,0950 

54M1 

64363 

New-Tari .. 

31,9208 

36,8867 

•J5U 

•4510 

37,6222 

374657 

24360 

24140 


21,0526 

20,8559 

33,6700 

334611 

Parte ....J 

r 17M# 
176,90 

7,1800 

7,2430 

178,70 

18045 

114675 

114950 

4,7509 

4,7050 


159,90 

166 

ElrtCfr ma + m 

109,6541 

11M680 

4,4837 

44279 

111,7381 

112,8033 

64201 

64368 

24700 

24975 

624390 

624000. 

1 

ftareterf .. 

984354 

980925 

4,0181 

44211 


•4931 

8,1598 

2,6580 

24020 

554597 

554092 

89,4949 

884073 


voir dans la haïsse de taux qui 
semble se dessiner aux Etats-Unis 
la cause première de la légère 
dépréciation dn DOLLAR que l’on 
a pu constater. 

La détente des taux s'est en 
effet poursuivie. Ainsi le taux dn 
DOLLAR à un mois est revenu 
en quelques Jours de 12 1/2 & 
11 3/8%. Parallèlement, celui du 
DOLLAR au jour le jour a fléchi 
de 11 à 10 1/2 %. Mais plus im- 
portant encore : deux grandes 
banques américaines, la Morgan 
Guaranty Trust et la Chase Man- 
hattan, ont ramené leur taux de 
base (prime rate) de 12 A il 3/4 ft. 
Est-ce l’amorce d’une baisse plus 
profonde ? Rien n'est moin sûr 
puisque la First National City 
Bank a refusé de prendre une me- 
sure similaire. H reste que certains 
opérateurs préfèrent céder leurs 
aollaxs pour acquérir des devises 
offrant des taux plus rémunéra- 
teurs, et notamment 1e FRANC. 

11 n’est pas douteux que la per- 
sistance de taux d’intérêt si éle- 
vés en France explique pour une 
large part la bonne tenue de la 
devise française. Mais le FRANC 
a également bénéficié de l'appro- 
che de l'échéance mensuelle qui 
amène les entreprises gênées par 
l’encadrement du médit à accé- 
lérer en fin de mois la mobilisa- 
tion de leurs créances en devises. 
Le FRANC a donc monté, notam- 
ment vis-à-vis du DOLLAR et 
du DEUTSCHKMARK. qui est re- 
venu à. Paris & son plus bas ni- 
veau depuis, le 21 Janvier. 

La devise allemande, en effet, 
est restée faible et la Bundesbank 
a dû, cette semaine encore, inter- 
venir en cédant des FRANCS 
BBrrjyics dans le cadre de l’accord 
européen du e serpent ». La di- 
minution de l’excédent de la 
balance commerciale allemande 
en août — O a atteint 3 JSS mil- 
lions . de DJA, soit 28,8 %. de 
même qu’en juillet, et 2 %. de 
moins qu'en août 1973 — et la dé- 
cision de l’Institut d’émission de 
réduire de 8 % le contingent des 
réserves obligatoires des banques 
à compter du 1* octobre étaient 
les raisons le plus souvent avan- 
cées par les spécialistes, pour 
e xpliquer ' le nouveau repli du 
DEUTSOHEMARK. 

L e DO T J iAR AUbrJL’JbtALusH a 
été dévalue de 12%' le 25 sep- 
tembre. H vaut désormais L3090 
dollar américain et « flottera ». 
Cette opération efface en fait 
deux réévaluations Intervenues 


diale, et que samedi et dimanche 
l’inflation sera au centre des en- 
tretiens qu'auront à Camp-David 
(Maryland) les ministres des af- 
faires étrangères et des finances 
des cinq pays les plus Industria- 
lisés du monde. Des décisions 
importantes seront-elles prises au 
coma de ces deux réunions? Les 
spécialistes, en tout cas, en dou- 

tpwfc , 

Sur le marché de l'or de Lon- 
dres, les cours ont peu varié, le 
prix de l’once d'or étant finale- 
ment fixé le 27' septembre & 145,75 
dollars (contre 146 dollars le ven- 
dredi précédent). 

PHILIPPE LABARDE. 


MARCHÉ MONÉTAIRE 


Fin de mois calme 


Le calme semble revenu sur le 
marché monétaire de Paris après 
la légère tensi on enregistrée la 
précédente; Le loyer de 


l’argent au Jour le jour est revenu 
de 13 1/2 % A 123/8 % & la veille 
du weeK-end. Cette détente était 
prévisible au terme de la période 
de constitution des réserves des 
banques qui s’achevait le 20 sep- 
tembre. Il ne semble pas que 
l’échéance de fin de mois soit par- 
ticulièrement chargée, bien que le 
marché se soit montré nettement 

S lûs emprunteur. De toute façon, 
l Banque de France est interve- 
nue pour faciliter cette échéance 
en lançant une adjudication, jeudi, 
pour 15 milliards de F, limitée 
aux effets de première catégorie 
au taux inchangé de 11 3/4 
Avec les 44 milliards de F adjugés 
H y a huit jours, 1e ma.rr»h» se 
trouve alimenté, bien que l’on 
puisse envisager, lundi prochain, 
une légère tension, 23 milliards 
d’effets, pris en compte par la 
Banque de F r a n c e, venant 
à échéance. 

De toute façon, l’institut ff émis- 
sions maintient actuellement les 
taux dans une étroite fourchette, 
sans qu’une détente quelconque 
se profile & l'horizon, pour l’ins- 
tant du moins, et sauf décision A 
l'échelon le plus élevé. Au reste, 
la Bundesbank: n'a pas modifié 
lundi son taux d'avance sur titre 
(Lombard), qui demeure fixé à, 
9 %. Sur le marché & terme, l'on 
a coté 13 3/4 t 13 7/8 sur un mois. 
Inchangé. — F. R. 


Tableau mensuel des titres à revenu fixe 

COURS SU 27 SEPTEMBRE 1974 


1 

• 7ALE»S 

1 

% du 

coup. 

%a ° VALEUR 

nom. 

% dn 
coup. 

% da 

VALEIRS 

%du 

COBP. 

% da 

nom. 

VALEUBS 

%ds 

coup. 

% du 


Emir, utlguj 73. 


64 890 


Four servir de support Juridique 
aux quota divisions chimiques : 
fiMmin min érale. Pétrochimie, Poly- 
mère», Chimie fine, qui ont été 
créées te cadre des opérations 

de r estr uetm atHra dn Groupe; O 
vient d'éta oanatituè la Société 
Rù Orne-Poulenc Industries.. 


cçtte société nouvelle est appelée 
a recevoir, par la procédure d’apport 
partiel d'actif. lee actifs Industriels 
de la Société du netnee chimiques 
Khôûfc-Poulent et de la Société 
Btaône-ProeU. dont sont Issues les 
quatre divisions. 


Le président de là société nouvelle 
est M. Renaud Gillet, président de 
Rhône-Poulenc SA 


P.T.T. : - 

% 1958 

1/4 % 1967. . 
-6 1/2 % 1389 

—7 % 1969 

1/2 % 1578. . 
1/2 * 187»,. 
1/4 % 1872.. 
—8,78 % 1973 .. 

miE OE PARIS 
-B 1/4 % 1987. . 
3/4 % 1988.. 

—8 % 1968 

1/2 % 1870.. 
— 8 1/2 % 197».. 
SeiM 5 % 1062.. 

-fi % 1884 

CB. NATIONAL ; 

-8 1/4 % fév. 68 
-fi 3/4 % net 68 
— 7 % sors 69.. 
—8 % un. 69. . . , 
-8 1/2 nais 70.. 
—B T/2 % bot. 70! 
-fi 1/2 % aw. 71 
-fi 1/2% SB* 7l| 
-fi 1/2 % en. 71 
—8 1/2 nofS 72. . 
-fi % bot. 72. . . . 
—8,70 % *973 .. 
—0130 % KL 73. 
-MO % j». 74. 
— 10,59 % evr. 74 


62 466 
62 174 
02 IM 
02 828 


>2 641 87 20 
,02 MO K 21 


03 276 
83 on 


02 743 
05 , 


63 432 I 62 88 


m 129 
82 374 
00 969 
DI 301 


03 4B2J 
,88 UH 
83 isi 


04 234 
K 434 
02 4311 

M oef 
K EDI 
82 201 

05 763 
82 853 


08 390 
04 290 


M 99 


163 66 
82 10 
SI 40 
88 Si 


79 60 
82 


78 80 
70 90 


36 40 
84 76 
03 H 
10 10 


M 50. 
78 

91 SS 

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83 66 
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83 60 
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83 80 
82 30 

85 96 
80 68 


n/2 % dée. 78 
1/2 % ira*. 7i 
1 1/2 % ta 71 
1/2 % lin. 72 
I % MU 72.... 

' % 1872 

1,10 % 1873.. 
% 1973... 
—8*80 % 1974... 


1/2 % Me. 70 
1/2 % «r. 71 
1/2 % ROT. 71 
1/2 % Mrs 72 
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—*& % «tr. 73. 
— 840 % BOT. 73. 
SJL&f. : 

1/2 1970.... 


1/2 % 1871.. 07 2941 


% 1872 
|-fi£0 % 1973... 

1/2 % ms 70 
1/2 % BOT. 70! 
1/2 % fév. 71 
1/2 % Mb 71, 
VZ%pll»;7^ 
% ML 72.... 
BU DEFIANCE: 

— I % 1989 

f/2 % 1970.. 
1/2% 1871.. 
1/2 % pOT. 72 
1/2 % féT. 72j 
% 1973... 


05 722, 
M 297 

06 817 
04 024 
03 053 
08 863 
06 132 
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« 127 


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06 644 
63 228 
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66 253) 

M 2381 


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01 921 
04 957 
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04 II»! 

05 036 


39 

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84 10 
79 76 
79 26 
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i 1/4 |MV. 67.. 
ï 1/4 % I960. . 

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I 1/2 % 1971.. 
I % 1972..., 

I % 4 ét 1072 
—MO % iala 73. 


Rra«msi/ 4 tt.is 
— 8 3/4 BCt 70.. 
PUrefit. 0 1/2 58* 
—8 4/4 % 1970. . 
—8 3/4 N«, 72.. 
G.IJLC. : 

—8 3/4 «r. 70.. 

8 3/4 BBS .71 
— I 3/4 m** 72. . 
—830 % Bd 73 
Citrate S % 82 
&EJL 7 % ML BS! 

, — 6 3/4 78.. 
GJjyLAX : 

i 3/4 % bute l& 
i 2/4 % fte 71 
-6 3/4 % bot. 71 
-8 1/4 % 1872. ^ 
— M* % ate 7$[ 
-MO % 1873.., 
««etelle S 1 / 2 % 70 
««es « % 65.. 

— 8 1/2 % 67| 

— 8 1/4 % CB; 

— 8 3/4 nov.70 

— * 3/4 % 71 

— 10,00 % 1S74 


03 791 
03 821 
83 642 
U 607 
00 058 
06 263 
02 126! 


17 261 
67 680 
R 

05 157 
84 674 


03 323 
M 482' 

m (sa 

02 6I| 

04 342; 

05 903 

03 933 


83 626! 
05 157 
K 639 
05 716 
|85 777 


M»! 

54 630 

te 122 

07 121 
06 387 
BS 748! 


96 60 
98 20 
79 .. 
87 40 
79 40 
101 10 
13 . 


82 40 

83 IQ 
270 .. 

84 3| 
79 GO 


81 20 
81 .. 
78 H 
80 . 
17 39 


90 50 


33 30 
81 .. 
80 65 
75 30 
74 Ifl 


424 .. 
37 .. 

83 . 
82 60 
64 39 

84 Sg 
93 02 


C.I-E.EJL 8 % 99* 

- 6 1/2 % 67 

- 7 1/4 % 69 

- 8 3/4 ML 70 

- ■ 3/4 % 71 
—« 1/4 % 1972.. 

-fi 1/2 % 1873. . 

B.LS. 0 1/8 % 89, 

- 8 3/1 x 784 

- 8 3/8 OL 71 

- 8 5/1 x 71 

- 8 3/4 J. 72 

- 8V4MB72 
—MO % ta 72. 

— 9jS0 % 1673 .. 

sauter 7 % 59 *.. 
VaJlourec 7 1/4 70 ] 
SJCPA b 1/2 58* 

1 1/4 Jflfl. 99.. 

-Mû % «an 73| 

' W- 5 % Mj 
Rafflaagv 9 3/4 71 
GJUL 01/2 % 08 
-7 1/4 % 09 
—8 3/4 Mb 70 
—8 3/4 ta 71 
8 1/4 % 1972. - 
P JA 6 % 03 .. 

— 8 3/C oct. 70 

— a 3/4 % 71 
RA. PmL 8 3/4 71 
St Cehahi 8 % S8*j 

— 3 % 80. ... 

— 5 % 

Air Uq. 5 % 62,. 

— 5 % 64.,.,(|4R 3 
* Emprunt Me» 


■frB 

m B3ft 

03 342 
07 399 
00 604 
«63 
TO53i 
■ FIÉ 

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FR 

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04 358 

06 6961 

02 647 

07 S 16 

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FR 

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m 44U 
H 422 
62 889 
83 560 
60 046 

03 843 
02 546 
02 Bill 

06 OBÉI 

08 896 

07 2 M 
102 287 
[64 07S| 

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i. Valeurs à revenu fixe 

| ^1 eu indexées 

'filh» L'emprunt 4 1/2 % 1373' a. pra- 
NJf iqnement regagné tout le terrain. 
' erdu la eemaine précédente, dans 
n marché toujours très étoffé. 
& maintien & des cours élevés du 
lopoléon et des achats de la spé- 
' {dation expliquent en grande 

artie cette reprise. 

. Bonne tenue des autres fonds 
'Etat et surtout des obligations 

27æpv. Dirr. 

1/2 % 1973 473 +29 

1/4 % 1963 MM • — 0.20 

■ ' .1/4-4 3/4 % 1963 - 8 I 41 Inchangé 

. ■ HZ % 1963 syo + 0 J» 

■ % 1966 9U» — 0,18 

* 1997 *930 + 940 

% 1973 9049 + 0.69 

M2* 946 + 140 

. ftaxbonnages 3 % . 96,90 + 1.70 

■Jt 10 1/4 % 4-74 93.70 + 0.50 

.4. 940 « 1974 .. 83,50 + 0.40 

.T.X. 8,70 % 1973 . R 4- 0,40 

J '^9 première catégorie (secteur pu- 
. -'..Ucî, très recherchées tout ■ au 
de la semaine 

. ^ SoZmar procède depuis lundi 
' * : ■ernler à rémission d'un emprunt 
\ e 300 millions de F au taux no- 
' Muai de 13 %. 

Le G.T.M.A.T. (Groupement des 
vdustr&s de Matériaux de Cons- 
uction) va placer sur le marché, 
i semaine prochaine, un emprunt 
’nn pares montant et au mPmt» 
vus. 

1 . 

anûues. assurances, sociétés 


f investissement 

La Générale Occidentale 'vient 
arrêter las comptes de r exercice 
>73-1974, d’une durée exception- 
nelles de dix-huit mois. Le bêné- 
N ca (non consolidé) s'est élevé à 
' .1,40 millions de francs (c. 1435), 
- -t qui re présent e, sur un an. un 
ax de progression supérieur à 
vi %. La part de la Générale 
cddentale dans les profits conso- 

■ Us du groupe a augmenté, pas- 
nt de 61,67 millions & 71.61 mil- 

■ 3 ns de francs. Le montant du 
rochaîn dividende sera porté de 
50 à 4 F. 

prètdbaü-Sicomi annonce pour 
premier semestre, un bénéfice 


— 4 

— 2440 

— 10 

— 1S 

— 7,20 

— 9 

— 1146 

— 1240 

— 10 
— 1 

— 12,40 

— 244» 
+ 1540 

— 13,70 

— 2 $ 

— 9 

— 5 

— 25 
+ 340 

— 33 

— 24,54 


sll Equipement .. 

27 sept. 

118 

ax. 

141 

striera 

120 

■ - smpsLgn. bancaire 

235 

OF. 

18148 

-.(édit fonder 

246 

xa 

98 

, national ... 

226,56 

V ridlt du Nord ... 

87 

tanne, de Farts .. 

107 

-^xafrance 

93,10 

«vTutl 

934» 

_ gtabaU-Skomi .. 

195 

wae 

11348 

ex 

146 

énérale Occident. 

19V 

■ gflmec 

96 

NJ. 

260 

UerneUe S. A. .... 

11348 

rferi 

233 


et de 254 millions de francs 
- u 12,4). Ce chiffre tient compte 
» profits exceptionnels réalisés à 
«carton de cessions d’immeubles. 
La direction du Trésor a anto- 
sé le groupe Keyser UUmann & 
rendre une participation de 
144 % dam le capital de la 
oc iété de Banque et de Partici- 
pions, qui compte parmi ses 
rincipaux actionnaires la de de 
atngàtion Mixte. Pour concrétiser 
itte opération, le capital de la 
odéti de Banque et de Parüd- 
attons sera porté de 30 à 45 mil- 
ans de francs. 

Uimentafion 

Les comptes de l'exercice 1973- 
974 de MoSt-Bennessy, arrêtés au 
Q juin, font apparaître un béné- 


B INDICES HEBDOMADAIRES 
DE LA BOURSE DE PARIS 


«TITOT NAT10KAL BE U STWWTtaUE 
ET SES ETUDES ECOHCSTIMES 

Basa 100 t 29 técenbre 1972 

29 sept 27 sept 


«aie» tuant ... 
ms. ei sociétés 


Anton, cyoles et L «m* 
Utba, taaUr. courir., Lr. 
rinfrfinnf fteC st csamj 


Pwt ctimju. «t 
Sanrten MfcOcs ri 
Torts» 


totem t m. tn u 


■ontn onorL. teaM V» 126-7 t*?.' 

S«t transi pnW. ■ «■ t HÏ 

Sert, m psM 0 ter «o l£f»* ’lyf 
tectan Ubr» SL* *** 

ngtCEt 05 BASE " ,94S 

Mm I m. IM « nt 17M ”1-» 

SLTfciKi ,rt “ & « 
“Sf-'S.faiK»”- ST* 

WW 8*081» 424 

PiMIB dt MK .... ST »M 

Cm traction j 

■na 4’tqaipenMf M T 

Ban de canun. «nWe» 65 1 cgi 
Otera «a tMi ra» «m»#l 72 g 

8 tCH da huhc. tiMaant 78.7 ' • 

tentant £77 e*' 

bclttn ItaamMm . 

*"2** m dUT* ’•* "*A *”5 

Mhh tadnstrlpliM " " 


lice net de -32.48 miiitora de F 
(cf. *6.56)- Le montant du pro- 
chain dividende sera ffaat à 720F 
par titre Cc£L 8 F Fan passé). 

la bénéfice set «nwa«Tï/tf semes- 
triél de J. Borel International a 
atteint 4.8 millions de francs 
contre 34 millions). Les prévi- 


Bcabla -Say 

Carrefour 

(1) 

CJJ.C. 

BÆJI.-<!erï.-Dni, . 

M nmm .... 

Veuve Cllcouot """ 
UoSt-BcuieiST _ . . 

OüiU-Caby 

Pernod 

Meud ” 

Kattiii. St-Louis 

S.I^S. -- 

Vlniprli 

Club Méditerranée. 

Ferrler 

J. Bond 

PT-M 

Nestlé 


(1) Bx-drdt d ^attribution : 335 P. 

slons pour l’année en cours 
Situent & 45 % le taux de pro- 
gression des profits d'exploitation 


14X40 

1035 

S63 

136 

22348 

428 

383 

525 

372 

ira 

30X40 
327 
140 
221 
415 
16440 
124 
358 
85 
3 525 


— 1 
— *53 
—4M 

— 29 ' 

— 5840 

— » 

— 14» 

— 45 . 

— a 
+ 8 

— 4148 

— 27 

— 12 
T X 
— 86 

— 3648 

— 8 


et é424 % celui du bénéfice net. 

Nestlé annonce pour les sent 
premiers mois de 1974 un chiffre 
a affaires en progression, de 17 
Les résultats obtenus cette année 
par cette société seront affectés 
par la hausse des coûts, qui n'a 
pu toujours être répercutée 
sur les prix de vente. Les diri- 
geants de cette entreprise peuvent 
cependant être en mesure de 
maintenir le dividende à son ni- 
veau de l'an passé. 

Bâtiment et travaux tou b lies 

Le secteur a été l'un des plus 
éprouvés de la cote, avec des per- 
tes atteignant parfois 15 à 56 “S. 
les professionnels des travaux 
publics estiment pouvoir réaliser 
en 1974 un chiffre d’affaires gio- 

27 sept. Olfl. 

A nxli. d’entéepE, .. 142 — 1640 

Bouygues 279 — 54 

Chimlq. et «ratière 6640 — 1140 

Ciments français .7? — 8 

Bute. J. Lefebvre . 12740 + 1,90 

Gênée, d’entrepr. . 8248 — 440 

Gds Travx de Mars. 111 — 2640 

Ciments Lafarge .. 143 — 1446 

Maisons Phénix .. 380 — 56 

Poli et et Cbansoon 8640 — 6,46 


bal en augmentation de 15 % sur 
celui de 1973 (32 milliards). En 
tenant compte du projet de bud- 
get, Us estiment que leurs acti- 
vités réelles diminueront de 2% 
en volume sur celles de 1974. 

Matériel électrique . services 

Publics 

Les crédits consacrés au télé- 
phone par le budget 1975 des 
Fastes et Télécommunications, 
bien qu an augmentation sensible, 
ne permettent pas de maint enir 
le rythme d’expansion nécessaire 
pour atteindre les objectifs pré- 
vus. L’activité exportatrice des 
constructeurs de matériel télépho- 
nique se heurtant à la concur- 
rence étrangère, qui s’exerce 
no tammen t par des conditions de 
crédit plus avantageuses, le pré- 
sident de LUT disposer 

d’une surcapacité de production. 

La situation provisoire de Mou- 
linex au 30 jum 1974 enregistre 


ai st nom .......... 5940 — 240 

C.G.E. 22140 — 194# 

C.SJF « + 448 

Bectro-Méomiq. .. 76 — * 

ieumont ®40 — Ji® 

Legrand .......... 1109 —236. 

Marhtnwi Bail .... 27,10 — 2,65 

T M- T- 1310 — 183 

Moulinex J 8246 — 

Badioteehnlque ... 28646 && 

T tomson- Bran dt .125 + 

General Electric .. 16646 1746 

Générale des eanx. JW — “ 
Lyonnaise des eaux 28340 — 2146 

Chauffage urbain. 58.40 — 10 

un chiffre d’affaires bois taxes 
de 47L4 Tnillitmfi contre 379,5 et 
un bénéfice de 62£ millions con- 
tre 51,4 ; la majoration de 18 % 
de l’impôt sur les sociétés ramè- 
nera de 31% à 8% la progres- 
sion de ce bénéfice. .. __ . 

Leroy - Sovter va investir 20 a 
30 milli ons de francs pour Hm-’ 
plantation d’une usine aux Etats- 
Unis- Les ventes effectives dans 
ce pays sont estimées a 10 mil- 
lions de dollars pour l’année pro- 
chaine contre 4 millions de dol- 
lars en 1974; la société a pour 
objectif de réaliser 50 % de son 
chiffre d’affaires en Amérique 
d’ici à cinq ans. , 

L’absorption de Fulmen par la 

IU p fSS,S r .fe!H 

pêenne &' Accumulateurs contre 

4 actions Futne n „ 

Les valeurs de services publics 
n'ont pas échappé à la baisse 

gé ?££tenne de “gog 

va. solliciter l'autorisation deme t- 
^^obligations à concurrence 
S5n*S.Si£St dT45 misons de 
francs. 

MAtnllwSie. constructions 


1109 

27,10 

1310 

18246 

160 

28646 

125 

16046 

4W 

28340 


— 2,05 
—193 

— ZL 

— 29,28 

— 2140 
+ 44» 

— 1746 

— 19 

— 2X46 

— 16 


Mé-tnllurei * constructions 
mécaniques 

Utinor. déjà «lértsxè.àu^dhar- 

bo nuage aux 

de* parfacxp^M da^ 
des^ne* de fer an Brésfl. L« 
SveSBemexd. des prochuues 
«ané» absorberait 1 750 

sïï,“s:“f. , Ss p ^r s- 

couhnburicnx d’une impoi-. 

le bénéfice du premier 
JSSsire 1974. qui sera procbai- 


Bourse de Paris 

SEMAINE DU 23 AU 27 SEPTEMBRE 

Une semaine désastreuse 

A PHES un. mois et *B*mî de baisse ÎTiinterrompue. l’on aurai! 
pu penser que la chute des cours se serait ralentie 
d* elle-même. Eh bien non ! La semaine écoulée a été la 
plus désastreuse de toutes, avec un recul moyen supérieur à 
7%. des cotations drEEérées faut» d'aehetAm et un pessimisme 
croissent qui eût pria un tour extrêmement inquiétant à la veille 
du week-end n«im — e™ massive des organisme» de pla- 

cements coDacfih. 

La tentative de reprise du vendredi précédent ayant tait 
long feu, il prévisible que les valeurs françaises se 

replieraient le lundi, ce qu'elles firent avec aniewnW a» p er d an t 
pin» de 3 % en m oyenne. A la surprise générale, le ma rché 
se plus résistant mardi grâce aux timide» achats des 

-vendeurs à découvert, plus nombreux ces temps-ci. Mata le 
lendemain la dérouta reprenait pour s'accentuer jeudi et 
prendre un tour virHalilTnmt catastrophique, tai s ant les gros 
titres des journaux du soir. Vendredi. Ton crai gna i t le pire 
eut if» ordres de vente étaient impor t ants avant l'ouverture. 

il faut croire que le phénomène avait fini par inquiéter 
en hew* üm, puisque des achats effectués par les inves- 

ttasaurs *"'*♦» donnaient un coup d*arrfit à la baissa 
en «m wm t une contrepartie suffisante et en provoqu ant même 
une légère remontée des cours. 

Mata tas dommages infligés à la cote sont restés très graves. 

La cotation de nombreuses valeurs — et non des moindres 
tMîehjfa, L'Oréal, Moulinex) — a dû .être retardée devant 
r abondance des = r et les grandes valeurs traditionnelles 

n'ont pas plus résisté que les antres. 

U faut bien dire que rarement un ensemble de facteurs 
aussi négatifs ont été réunis pour déprimer le m a rché . Sur le 
plan technique, le règlement d’une des liquidations les pins 
perdantes de rbtaloirc de la Bourse de Paris — plus de 120 mil- 
lions de francs — a entraîné des Tentes forcées, que ce soit 
à tanne ou au comptant, le processus étant aggravé par la pour- 
sudlo de la baissa depuis la début du nouveau terme d'octobre : 
certains litres ont en core baissé de 20 % sur leurs derniers 
cours de c umpwnsafioii . après avoir reculé d'autant le mois 
précédent I 

Sur un plan plus général, le climat de cxïsd dans lequel 
le pays est plongé, dramatisé par les déclarations parfois contra- 
dictoires des dirigea nts politiques, a fait naître les plus vives 
inquiétudes. Les perspectives d'un rationnement du fuel lourd 
ont déprimé le secteur des produits chimiques, la crainte d’un . 
ralentissement de l'activité dans le bâtiment et les trava ux 
publies a provoqué un nouveau et vif recul des valeurs du ■ 
compartiment, tandis que le durcissement de l'encadrement du 
crédit accélérait la dérouta des banques spécialisées, entraînant 
cette fois-ci les banques de dépôt. He parlons pas de l'auto- 
mobile et du pneumatique, où Michelin descend dans las 
profondeurs. . . 

A plus langue échéance, les •mîn»wv financiers et les inves- 
tisseurs institutionnels redoutent une. stagnation en valeur réelle 
— et dans de nombreux cas une réduction — des marges 
bénéficiaires. On Ta bien vu cette semaine avec la v i ol e nte 
baisse de Poclaxa et <de Moulinex sur des résultats semestriels 


Est-ce à dire que la chute des valeurs françaises va se 
poursuivre ? Autour dt la corbeille. Ton sa montrait sceptique 
sur la. durée et l'importance du soutien officieux apporté ven- 
dredi. Mata ce soutien — môme occasionnel — n'étaïi-il pas 
indispensable pour «casser» la psychose qui s'emparait du 
marché et éviter la panique? An surplus, la Conjonction des 
éléments négatifs réunis en fin de mois est apparue assez 
exceptionnelle pour justifier une telle intervention. Ajoutons 
que. des fadeurs extérieurs ont joué : lé véritable effondrement 
'de la Bourse de Londres a accéléré la revente massive à Paris 
des valeurs françaries achetées non moins mmè n ent en 
1972. et en 1973 par des vnt«in« alors très Quant 

à Wall Street, sa rechute après rabaissement du tau x de base 
de certaines banques a défavorablement impressionné. 

Au' cours d'un « septembre nenr » marqué par une. baisse 
de près de 28%. la Bourse n'a-t-elle pas suffisamment anticipé 
les évé n ements? On ne saurait rassurer. Mata ce ne serait pas 
la première fois qu'elle commettrait des excès, et dans certains 
cas il semble bien qu'elle ait sérieusement commencée Que Ton 
pense simplement à un début de détente des taux d'intérêt, qui 
pourrait se produire dans quelques mois, alors que de nom- 
breuses grandes valeurs seront encore en mesure de procurer 
des rendements de 12 % at plus l'aimée prochaine— 

Aux valeurs étrangères; rechute des américaines, stabilité 
des ■ allemandes et Irrégularité des «"»■«« d'or, très secoué es la 
. semaine précédente. 

Sur le ma r ché de l'or, recul du lingot et ds .Jdlo en barre 
à 2Z 150 F et 23060 F contre 23500 F et 23750 F, et qnasi- 
stalntitè du napoléon à 25940 F contre 2B04D F. Vif progrès de 
la rente 4 1/2.% 1973, qui a seule surnagé dans le naufrage de 
la Bougese de Paris. 


Les principales varialibns de cours 


VALEURS FRANÇAISES 


PocUln 

SnulH-Dnvil 

J. Barri 

Ctub KfidJtar.. 
Prestes cité 


Gds Travx Bien. 

Hobri-Bori .... 


Legrand 

r.Ttt^r 

Chimiq- routière 
CJXC. 


ncmmit publié, atteindra proba- 
blement le double de celui du 
premier . semestre 1973. 



Baissas (%) 



306 

— 26 

Bouygues 

279 

— 26 

120 

— 25 

Chargeurs 

1514» 

— 16 

344 

— 23 

Ü.OB. 

146 

— 16 

123 

— 22 

X7-F-R. 

165 

— 15 

66 

— 22 

LocahaU 

934® 

— 14 

851 

— n 

B.C.T. 

141 

— 13 

111 

— 28 

Sues 

144 

— 13 

8» 

— 28 

Matacos Fhénlx. 

388 

— 13 

2234» 

— 29 

MTehelm 

506 

— 12 

nos 

— 17 

Pernod 

38148 

— 12 

1109 

— 17 

Carrefour 

1655 

— 12 

6040 

— 17 

Pxieel 

223 

— 12 

236 

— 17 

Peugeot 

• 138 

— 11 


ChAtHlon 

Le CUc». 

1 Cmsot-Loire 
Deneln Nord-Est 


Métat-Noxmandle . 


VeUonrec 

Abpl 

JBa.l>coc£-T1ves .... 

Généb dé lenderie 

poclaln 


±.r 

= a 

— 4,80 

— S 

— 1.4B 

— 2 
+ SJB9 
— 2,10 
n » 

+ 

— 410 


Saunler-Buval 
Trailor ...1... 

Fenbrit- 

Citroën 

Feiodo 

Peugeot 


Les Aciéries de Newes-M oisons - 
Chdtaïcm, dont Châtülon - Com- 
mentry détient 38^6 %, émettent 


une action nouvelle, jouissance 
l« r janvier 1974. pour trois an- 
ciennes. Les actions nouvelles de 
100 P seront libérées à raison de 
40 P par prélèvement sur les 
réserves et de 60 P en numéraire 
ou par compensation de créances. 

Après 17,37 minions de francs 
ri’ amnfrtJiaannftn tg et DJCOViSianS 
contre 12,09 mininng, PocZotn 
armoruw- pour la premier semes- 
tre un bénéfice avant impôts de 
25,94 mimons de francs contre 
33£9 mfliirwui Selon la société, le 
carnet de commandes et les ex- 
portations devraient permettre, 
pour le second semestre, « une 
activité convenable ». 

La Générale de Fonderie a 
obtenu pour le premier semestre 
un bénéfice net de 10,13 millions 
de fnwin» contre 8,78 mimons Le 
chiffre d’affaires a été de 479 mil- 
lions de francs, soit un progrès 
de 26.80 %. L’usine de céramique 
sanit aire de Brive sera opération- 
nelle vers le 15 décembre. 

LH.C. Holland, constructeur de 


drogues et de matériel pour les fo- 
rages «off-shore», envisage pour 
1974 m bénéfice net de 4 è 5 uül- 
lions de florins, la perte compta- 
ble sur tes trois plates-formes de 
forage qui, après déduction des 
bénéfices de 1973, reste Inscrite 
pour 70.1 minions, a été admise 
par le fisc et pourra être déduite 
des bénéfices imposables de 1974 
à 1979. 

Mines d’or, diamants 

. UAnglo-American Corporation 
«niwwiHg tm dividende intérimaire 
de 74 cents contre 64 cents. Pour 
le semestre, an 30 Juin, te béné- 


Batfriafantaln. .... 

Free State 

GddSddi », 

Cou*. Gridf. «t SA 

Baimony 

President Bzand -- 

StlDt-Hdtnâ 

Union Corporation 
West Drittonteta ■ 
Western Deep .... 
Western TtolOtng* . 
De Beera 


27 eapt. DHL 


Antar 

Aquitaine 

Esso Standard .... 
Franc- des pétroles 
Pétroles SJ. 


Nozsk Hydro ...... 335 — 3 

Wrtr Mna 393 — 5 

Royal Dutch 113,60 — 6,40 

dents : 3,60 F par action de 50 F; 
2,40 F peu- action de 33,33 F; 0.96 F 
par action de 13,33 F. 

La mise en exploitation du 
champ pétrolifère de Brent, en 
ttirt du Nord, coûterait environ 
2 milliards de Hnnnns, a indiqué 
M. Gerrit Wagner, président- 
directeur général du groupe Royal 
Dutch-SJiétl, groupe qui détient 
50 % dans cette exploitation aux 
côtés d’Exxon Corporation. * 

« Sauf désastres imprévus, 1974 
devrait être une bonne année pour 
le groupe. Plus de la moitié du 
bénéfice de Vannée courante pro- 
viendra des opérations en Amé- 
rique du Nord dans l es domaines 
du pétrole, du gaz naturel et des 
métaux. » 


Filatures, textiles, magasins 


A fin mal 1974, après les douze 
premiers mois d’un exercice qui 
en comptera exceptionnellement 
dix-huit, la situation de SCOA 


— 74 e 

— #4B 

— V» 

— 8,45 

— 6.76 
+ i 
+ «A6 

” 2.76 

+ w 

+ 946 
+ »46 


DoIlfDS-MlCK 

Sommer-Ultbert 
Agacbe-Wfllot ... 
Fourmi es 

Lainière Roubaix 
Rondlère 

Saint-Frère* 

Bail Investissent. 
Galeries Latayctto 
Parts-France 

Prénatal 

Printemps 


S.C.OJ. 

Prtsnnlc 


C4B — >A6 

4l& — 1648 

46 - ï 

35 — «.86 

.37 —3 

315 — 55 

23 — 2 

132 — 9 

rr +146 

187 — 9 

4040 — 3,78 

68.70 — 34» 

323 — 

534» — * 

«40 .— 648 


fi ce net attribuable & la compa- 
gnie mère s’élève à 34.68 millions 
de rends contre 26.82 mffhons. La 
vateor boursière du portefeuille 
de titres cotés a été ramenée de 
1 216 millions de rends & 116 mil- 
lions. 

Produits chimiques 

Pour la «rester semestre 1974, 
le chiffre d'affaires consolidé de 
Pechtaey-Ugme-Knhlm&nn est en 
lagmcntation de 43 %. avec des 
prix de venta en hausse impor- 
tante pair cutis, notamment, de 
l'augmentation des coûta des 
matières premières et de l'éner- 
gie. Des signe* de ralentissement 
d’activité apparaissent dans le 
secteur de la transformation du 


CUn-MldT 257 — 15 

Cotelle et Foncher 9940 — 7,18 

Institut Mérieox . . 506 — 55 

Laboratoire BeHon 132 — A 56 

Nobel-Boeel « — 294> 

P.UX 106 — 548 

Pienefltte-Anby .. 57 — 3 

Bhéne-Ponlene ... U4 — 946 

Boand-OeU 2U. — 14 

cuivre, dont le coozs a sensible- 
ment baissé depuis le printemps. 
. Les prises de commandes dimi- 
nuant dans la chimie, notamment 
pour les matières plastiques des- 
tinées à T automobile et l'ameu- 
blement : dan* l’ensemble, néan- 
moins, l’activité du secteur sera 
en progression wnq’hh 

En revanche la conjoncture de- 
meure soutenue dans l’aluminium, 
l’ électro-métallurgie, les aciers 
spéciaux et les ailettes de turbo- 
motenrs. Pour la société holding, 
le résultat net atteint 150.8 mil- 
lions F contre 133,7 millions F. Les 
résultats consolidés de l’année 
1974 seront estimés dans le cou- 
rant de novembre. 

Pétroles 

Petrokmd, opérateur du < grou- 
pe français » en mer du Nord 
néerlandaise, vient de mettre en 
évidence des imprégnations de gaz 
an cours d’un forage effectué sur 
le bloc L-4, structure située à 
proximité des blocs K-6 et L-6. 
Des essais permettront de savoir 
si l’on se trouv e en présence d’un 
gisement exploitable. 

Les comptes de Socontur pour 
Fexercice dos le 30 Juin 1974 se 
soldent par un bénéfice de 7 mil- 
lions 329788 FJ Le conseil propo- 
sera de distribuer les dividendes 
suivants, identiques aux précé- 


fajt ressortir un bénéfice net de 
17a million» contre 16,5 pour 
l’exercice précédent. Les comptes 
consolidés qui aérant établis pour 
une période de douze mois déga- 
geront probablement un résultat 
supérieur à 40 millions, soit 1200 F 
par acti o n cotée 53,80 F. 

Mines, caoutchouc, outre- 


Des chiffres encourageants ont 
été accueillis sans surprise. 

Le Nickel a obtenu, da n » te 
premier semestre, un retour è 
l'équilibre do Uf exploitations 
nickel. La production du semestre 
a atteint 32400 tonnes et les 
livraisons 37-000 tonnes, contre 
57400 tonnes et 55400 tonnes pour 
l'année 1973 entière. Les muges 
brutes du Nickel et de la Néo- 
calédonienne du Nickel ont atteint 
93 millions contes 34 millions. Le 
résulta! du Nickel s'est élevé à 
846 millions, dont 745 millions do 
dividendes des filiales. Celui de la 
Calédonienne du Nickel, dont Le 
Nickel possède maintenant tout 
le capital, a atteint 993400 F. 

Le chiffre d'affaires de Penar- 
roya. an premier semestre, s'est 
élevé à 740 mSlïons et te résultat 
à 2847 de francs, les 

chiffr e* corres po n dants n'ayant 
été, pour l'année 2973 entière, que 


Le Nickel 

Fefiexroya 

Asturienne ........ 

Charter 

Inter-Nle&ri 

Nonads 

H-TJZ. 

TangnayDcs 

Union minière .... 
Z.C.T. 

Bntchinaon-Mepa . 


27 sept. Dllf. 

75 Inchangé 
75,4» <— 0,66 

.285 + 148 

94® — 64* 
16740 — «48 

153 +3,5» 

8,16 — 040 

1040 — 640 
1474® + 3 

± !•“ 


de 902 millions et de 1545 mil- 
lions de francs (déduction faîte, 
pour « dernier chiffre, des ces- 
sions d'actif). 

Le Nickel, follement qéné par 
la du foeL a bén é fi ci é en 

revanche d'un allégement fiscal, 
du relèvement de ses prix de 
vente et de l'amélioration da la 
parité franc-don ax. Le s « mis 
élevés des métaux et surtout du 
plomb et de l'argent ont été 
favorables à Penarroya. 

Le résultat de Mokta. pendant 
le premier semestre, a été eu très 
légère diminution par suite des 
d'actif effectuées peu* 
rfawt le premier semestre 1973. 

Hzctchoison Matpa & acquis 
34 % da capital de Solpo. 

Valeurs diverses 

BJJS. SA L a réalisé pendant le 
premier semestre de 1974 un chif- 
fre d’affaires de 256 290 782 F 
(contre 209678 936 F pendant la. 
Tnftmp période de 1973). Au 30 juin, 
le bénéfice net de r entreprise 
s’élevait à 6 330 102 F (après affec- 
tation d’une «mime de 1 434 142 F 


24» 

18 


27 sept. 

Dlff. 

1.8» 


— 


2,6» 

Air liquide 

227 

— 8 

3 

B te 

403 


24 

Europe n° 1 

244 

— 31 

44» 

Hachette 

13040 

— 7,81 

»4» 

L’Oréal 

1816 

—130 

32 

Presses de la Cité . 

66 

— 19 

3 

Skis Rossignol .... 

851 

—234 


biOU ■ ■ ICUB UC 1 ® u» 

l’Impôt pour 1973) contre 5 mil- 
lions 874 575 F pour le premier 
semestre 1973. 


TITRES LE PLUS ACTIVEMENT 
TRAITES A TERME 


mm Fai. 

de en 

titres eap. (F) 

4 l/Z Q 1973 164 400 77 879 94» 

Moulinex 56 750 18 69«52 

Carrefour 7 900 9 037 350 

Michelin 14488 7 343 018* 

C* 1 ) Quatre Béances seulement. 


LE VOLUME DES TRANSACTIONS ton francs) 


23 sept. 

24 sept. 

25 sept. 

26 sept. 

27 sept. 

73711947 

61 528 360 

62 073 247 

78152072 

85909005 

41023118 

28042115 

50 099227 
31190152 

73 604 870 
24390245 

56 321 605 
34 197018 

55495765 
32511 094 

132 777180 

142 717730 

160 068 362 

188 670 695 

173 915864 


Comptant 


INDICES QUOTIDIENS [LHALE. base 108, 31 décembre 1973} 
Valeurs } 1 1 J I 


Xndïca gén. 


BSA 

684 

654 

63.4 

744 

74 

73.4 

724 

COMPAGNIE DES AGENTS DE CHANGE 
(base 100. 29 dècsmbro 1961) 

564 

564 | 

55A 

i 53.7 | 


Page 40 — 29-30 septembre 1974 



UN JOUR 
DANS LE MONDE 


LES DIFFICULTES DE L'EUROPE VERTE 


Z EUROPE 

— ESPAGNE : h police de 
Madrid assura que des mem- 
bres du P.C étaient impliqués 
dans Pa l taw lut de la Puerto 
del Sol. 


Les Pays-Bas repoussent l'idée 

d'une conférence intergouvemementale 
pour modifier la politique agricole 


LA FRANKFURTER ALLGEMEINE: 
M. Schmidt a rendu service 
à M. Giscard d'Esfaing. 


Les assassinats politiques se multiplient 
en Argentine 


La confusion et l'inquiétude Quoi quH en soit, s’ef- organe des milieux diafXi 

provoquées dans la C.K.K. par le force maintenant de «Jmgr la manda, estime que le 
. refus allemand d’entériner 1*80- tempête, c 71 iiy a pas Natter- M. Schmidt d'avaliser u 
coTd des ministres de l’agricul- native à VEwrope et vaut de 5% des prix agrico 
tore du 20 septembre, se dissipent aussi pour ^agriculture ». a dé- péens est en fin de com 
quelque peu. Les Neuf attendent claté vendredi 27 ML Logemann, tif pour le président de 
maintenant la session des minis- secrétaire d'Etat à l’agriculture & hHmi ^ française. En e 
très des affaires étrangères et de Wïesbaden. 


l’Inquiétude 


1 IIPLDHATIE 

— M. Ortoli est invité A Moscou 
pour discuter des rapports 
Mtr» Vas Neuf et le Comecos. 

4. JUFRfttDE- 

— GABON : «La France n «■- 
tend pas réduira sou aide à 
notre pays», nous déclare le 
président Bouge. 


Dans son éditorial du 28 sep- 
tembre, la Frankfurter AUgemeinc, 
organe des milieux d’affaires alle- 
mands, estime que le refus de 
M. Schmidt d'avaliser une hausse 


Le frère de l’ancien président Frondisi 
parmi les victimes 


CHILI : le président du parti 
radical a été arrêté ; « L'état 
de guerre interne est araie- 


ragriculture, qui se tiendra mer- 
credi 20 octobre à Luxembourg- 
La plupart des déclarations mi- 
nisterielles font état de la « pos- 
sibilité d'une solution com- 
mune ». Une ligne de partage se 
dessi ne n éanmoins entre les Etats 
me mb res. 

D'une part, ceux qui, avec la 
France, ne souhaitent pas ouvrir 


de 5% des prix agricoles euro- 
péens est en fin de compte, posi- 
tif pour le président de la Répu- 
blique française. En effet :■ «H 
faut faire la distinction entre les 
| sises réactions de la presse fran- 
De son. côté, le porte-parole du çaise et les réflexions du gouver- 


De notre correspondant 


ÜE TÏÏZt ÎÜ£H«SrB£l Buenos-Aires. - a M» pour- l’Alliance, anticommuniste, argon- 


BoeUing, a assuré que Bonn 
n’avait pas assorti de « candi - 


- j„ niK-iicjr Vtrrittrtinm t — « iïuoj jwnr- J rtuuuu,-c oiiou_uuiiiiUALi3Lç ttrgcn- 

ÊT™ |0 SfÆ“lî: 


navan, pas assorti O» * C anal- te « Tturt » i * whww utt yio- m+nnUrtrt mTln Uf, 

tUms » la conçludon d’un accord, mfer plan. Mais, pour M. Giscard ""“J 1% 


mais de c préalables ». Dès lors, 
la mise en route d’un « inventaire 
global de la politique agricole » 


vas saux un aspect seulement le général Leandro Anaya, le ven- puté), Curutchet (avocat), Lopez 
P“* sous un aspect _ seulement i iw.iiM.ganwmnTr ri» nm irSEo 


négatif. Depuis longtemps, les 


le dossier de la révision de la « très important ». mais ne cons- 


est, aux yeux du gouvernement, exigences des groupes À intérêt 


dredl 27 septembre, lors des 
obsèques du lieutenant Luis Braie, 


politique agricole commune (PAC), titue qu’un des trois préalables. 


LE MEXIQUE 

BUE VOIX DD Tffl&MONBE 


VMàBru&iïes les Agences pré- «eize des leurs le mois dernier & JtaBdfcl ***£“*£ à 

i et défenseur des prisonniers poli- 


senties par les Français , le gau- Cajtamarca. 


PAGES 5 A 16 


— Usa interview' du président 
Bcheverrla : < Noos ne crai- 
gnons pu lu confrontation. » 

— Une diplomatie d’ouverture, 
par André Fontaine. 

— la bilan de la réforme agraire. 

— TFn univers en expansion, par 
Eecarplt. 

— Enseigner et préserver ringt- 
elnq siècle». 



— lies grands principes et les 
grands sentiments, pu Domi- 
nique DeeantL 

— Les émois du père Gougeon. 
par Maurice Scütlf 

— La vieille dame et l'ananas, 
par Roger-Fol Droit. 

— AU FIL DE LA SEMAINE : 
Le changement, par Pierre 
Visuason-Ponté- 

— Lettre des postes du Gange, 
par Pierre- Amado. 

— Une « conciliation » k Pékin, 
par M arcelle Auclalr. 

— THEATRE Les plaisirs 
inversés, par Pierre - Aimé 
Toucbard. 

— LA VIE DU LANGAGE, par 
Jacques Cellard. 

— TELEVISION : Un réalisateur 
marxiste et la psychanalyse, 
par Martin Even. 



vemenuZt français^ poï ta Comme te tertjU à £££ J&*S‘SShJ**2L5 


dïï%f£?p£iï*z% IroBS rnêe a manfforté ta ï&ôhrtï^ de « ÏSf 

(TEstamg. L’opinion publique tous les militaires d’en finir avec 

’-feë a été trop longtemps le» guérilleros. Mais il a incité *?Î^ C SS“ 1I S 1 ? 




ses collègues 


oatience * 168 autres cas, criblé de balles à 

_ " —.mm* Il JU VaAwu»»!. 


pays voisin était un géant écono- « L’Etat; a-t-fl dit, est encore loin ÜS Î^ UJ T 

mhii* «m ni» umt nrrrn «mIMhi, dû! OC CT emiisé tOUtCA lUS reSSOUTPJt» “Onal d Ta Blga . L A-A-A^, OUI .1 


mique, mais un nain politique, «PV& toutes les ressources “JJ, n 1 ri J 

Giscard, hû, a toujours pensé que tégêdes pou r affronter l’une de juSPfiSSÏÏ^iwS 

.rr? ’ • 1 — responsabilités fondâmes- cnme,.* accusé M« Bn mdlzid être 


la puissance economique équiva- t ivwmiwh- -» Amriafai,» j. <«« D 

lait à là puissance politique En I totei: assurer la paix totértaue.» g» ÎLiFïlE 


tau. a U* yuurarwc puKuuue. on «mm r , r., -utiri . M it _ 

tant que politicien réaliste, ü ne Soumis Jeudi au Congrès, le -SjïïSÏS. 

peut que se féliciter de la dispa- projet de. loi sur. la sécurité .de £? 1 risiJ? t ^n 


riffon de 2a fiction .» 


K qui tend A aggraver S «roca te, déno ncé au début i da 


» SSm pâr1B75«iS 

subwrdws » annmm» 1 » années des seize guénlleros faits 


mr niriT tu l - j - subversives, a été approuvé la 

DIE WELT (Hambourg, indépen* nuit suhrante par le Sénat et SvS^^nfliés^à 

. - ' . devait Pâtre «junoril »ti rw«t ioiir SÇVlCes. inillgBS a 


iarc& et les 
huit autres 


. .. ' 0 devait Pêtre samedi au petit jour rùJiïZrJ 

dant) : Bonn commence a pw la Chambre des députés, révolutionnaires prisonniers. 

L»:..». I» L’opposition radicale, qui a voté . 

causer le fon. co ntre un projet à son avis L3 paSSIYÜe 

a TDewr tj«u» fivîffYiîë rffnZnwifffi. * » Ct * DM//ÎCflCB A» « r > if a 


bauser le fon. contre im projet à son avis La passivité 

çvl fOràf U! ie a ^^J^â a tt 3£ÏÏL”?5£î“ qx f k*™*™?* ies forces de l’ordre 

sto^d hE^ïétaJi^le iK: m. . ^ Roberto Santucho. 

ft-ÆW: îu=!*= 55 ïlM 2S& îiffSîa 


un um moaere et une orataoe pérônfeto bradent années et l’AJLA. 

motns dure. Des manœuvres de I mfe m»fa des membre 




sitenoe. « 72 s’ag* d’éliminer la 


use d’une 
les forces 
L'Identité 


mée des membres de l’Esca- 
de la mort contribue A pro- 


/ j r- m sus te sénateur Cfttlos Perctts. voqner Ift ■ panique. Tous n.-? 

/*{ “cden vice-président de la RëpS soupçons se partent en effet sur 
Clique et lesderdu MoT «Se- D 0 * 106 J*' servIces de ren- 

MW'SSfl. m««re o* 2« SSfi&J**? 1 l“ÆSL«5<- 


Sénatoni seignements. Dans un mémoran- 
dum. .adiesé. au. ministre de 


25. POLITIQUE 

— A Gogoes-sur-Mer : M. Chirac 
a affermi sou autorité sur les 
Sus U.D.R. 

26. JUSTICE 

— M. Fred Lip comparaît an 
correctionnelle. 

27. ÉDUCATION 

— Le congrès des conseillers 
d'orientation. 

— Les droits des awitres auxi- 
liaires en chômage. 

27. RELIGION 

— L'ouverture da synode des 
évêques à Rome 

27. SCIENCES 

— Des incidents techniques se 


psSf^_çJf A % o&æ, g *!* - s. >£ {? t ^gS^ d 1ffiS2 or S: 


TDenifi de PLANTUJ 


ücui^ "ÿ -«•saig,' 7 ga, i£L-“5? ° ?- BE* * »..**: 

ttaud aOUnix. voire etfravi. a. Se«“‘.tea» enm» de, trois reSSPisJWK* .55™“™ 


Ainsi les Pays-Bas : « Nous re - M. BoeUing a précisé qus son 
poussons Fidée dfune conférence gouvernement présenterait c au 
intergouvemementale pour modi- moment opportun » un plan de 
fier la PAC. Si elle doit être réforme aux Neuf. 
reconsidérée, cela doit se faire sur n 
la base, de propositions de la “,J2“«ÏL5L 


ttorurf critique, voire effraÿi, en f*?*™.**™ 
est une preuve pour Bonn. Par 
contre, tes metteurs en scène de 

commencent, non sans préoccu- ^ 

potion, à se rendre lentement zSSSLJ? 0 ? 


& mort par v a.a.a , observe, en 


La liste des personnes 4 abattre brèvB w étude des 

ie cet escadron de la mort a r ®5B MU sa- 


•sssvis; 


commission », a déclaré 1e pre- 
mier ministre néerlandais M. Joqp 
Den üyl, au cours de sa confé- 
rence de preste hebdomadaire. 
Pourtant -M. Den Uÿl ne voit pas 
dans la réaction allemande < «ne 
évolution négative à l’intérieur de 
la Communauté ». 

D'autre part, la Grande-Bre- 
tagne, qui soutiendra les proposî- 


11 reste que la Fédération des 
exploitants agricoles de RFA, 
le Bauezn Verband, reproche aù 
gouvernement fédéral « d'avoir 
précipité l'Europe dans la crise 
par sa décision sans exemple, 
irresponsable et prise à la légère ». 

La Fédération des exploitants 
français (F.N.S.KA.) a adressé 
une mise en garde an chancelier 
allemand : « Le gouvernement 


rend tes amis plus durs et non »^*uî!îî,*^S,5®~ wn *, ® ® c om me m» arotuse tPtartrém» 
wptas acammae cvü. nvraon- gfgg^ 2S2?» 

repercuter sur Bonn. > ^S? I SS > iT positenr SaSSe œvm^Oof' onh! 

cimi, ont tççù des menaces nm,» «■»{* h— 


repercuter sur Bonn. > 


ment df assurer, ajoute-t-il, qu'il ne 
s'agit pas <Fime organisation por- 


tions allemandes. « Une réunion de la AFA, déclare- fc-elie, per- 
des Neuf consacrée à ce réexamen ternit une lourde responsabilité si. 


QUATORZE 

JEUNES MANIFESTANTS 
CONDAMNÉS A NOUMÉA 


de r^TTir^ de PerfS Fltâ 

de deux jeunes actems qui, eux, !S2S2f ^' d V 
n’avalent pas été prévenus! 2£Cr?“ . renseignements de 
M. Nonnan Brfski, comédien, â nombreux 

Mme Nadia GuOTaraLCh^iteuii pariementairœ, Jes facilités dont 


“^1 zs s: JZ I Offrira au gouvernement britan- an refusant obstinément une aug- 

sonf proti tnti en juillet _sur i 7l ^ ue occasion excellente pour mentation des prix agricoles fn- 


le réacteur nucléaire de Gre- foire ac ce p t e r ses propre s idées férieure à ceBe que révolution 
noble. [sur cette question] », indique un du coût de production justifie, ü 

__ uénn ,, uc communiqué publié le 27 septembre conduirait les agriculteurs des 

la. MEUtUflt par sj. James CaUaghan.- Son neuf pays à désespérer de VEu- 

— Plusieurs milliers de praticiens porte-parole de Bonn a commenté nope. » De son côté, l'organisation 
assistent aux Entretiens de cette prise de position en déd&- conservatrice, la Fédération fran- 
Bichot rant : c Le gouver n e m ent fédéral çaise de l’agriculture CFJFA) ne 


28, MÉDECINE 


férieure à ceUe que révolution 
du coût de production justifie, ü 


■ (De notre correspondant^ 
Nouméa. — Le défilé des trou- 
pes du 24 septembre, qui, chaque 
année, commémore le rattache- 
ment de la Nouvelle-Calédonie k 


Mme Nadia Guevâra, chanteuse, 
ont quitté jeudi le pays. Ils sui- 
vent de prés ML Rodolf o Puiggros, 
historien et recteur de runiversité 
de Buenos-Aires de mal & octo- 
bre 1973, qui a gagné le Mexique 
fl y a quelques jours, après avoir 
précipitamment cherché refuge à 
l' a mbassade de ce pava. L’exode 


condumrif les ag^dtetrs' dà S^ftaSTa « SSSSTm lï de ce paya L’e^de 

neuf pays à désespérer de VEu- regard dZn public indffié^tpar *%SfriJ , ÎS,i !, S tne SîÊf; ^ 
nope. » De son côté, l'organisation nne manif estatio n dtmeAî«jS^ . Ta nd i s que tes militaires Jurent 


ont bénéficié . les ravisseurs de 
U Frandin, qui circulaient armés 
k bord: de plusieurs autos dans 
une ville sillonnée depuis quelques 
Jours par Les patrouilles de police, 
attestent sinon la complicité du 
moins la passivité des forces de 
l'ordre. C’est là le principal 


cette prise de position en decla- conservatrice, la Fédération fran- de jeunes Mélanésiens apporte- l'attention 4ea-« trS^A » 

rant : « Le goüvarnement fédéral çaise de l’agriculture CF JA.) ne nant au « Groupe 1878 » (l)VApiS .. A ' 

a efmxtut nantie, satisfaction mie s’embarrasse nas de ces nuances- d’iHminU i<L,XT Brzhv oubliant les victïaaes civiles, PHILIPPE LABREVE 


morts, du 


motif de préoccupation de l'oppo- 
sition, qui souvent n'ose plus éle- 
ver la voix de peur d’attirer 


28. ÉCHECS 


a constaté avec satisfaction que s’embarrasse pas de ces nuances : f vérification d’identité, deux d’en- 
certatns des parte n aires de la elle demande que la France se tre eux ont été traduits, le len- 


civiles, 


PHILIPPE LABREVEUX. 


La deuxwim v i e t o i r • de R-FA. ont accueSli positivement retire du Marché commun. — demain, devant le tribunal en 


Kaipor. 


son initia t ive. » 


M7J, AJ®., Reuter J 


a u d ie nce de flagrant délit. Ils ont 
reçu alors le renfort «Time qua- 



S0R7ENT DE L’OMBRE 

(PAGES 28 A 33) 

— Le» prémices d'un envoL 


— La j»re du rêve. 

— Charlerlllfr-Mézlèrea : cinq 
illlu qui n’en font qu’une. 

— L’Europe dea Acrlmlxu. 

— Des richesse» taurlstlque» In- 
tacte». 


PAR LE BIAIS DES FONDS D’INTÉRESSEMENT 


rantalne de jeunes gens, membres 
des Foulards rouges, de lTJnion 


La baisse de la Bourse de Paris 
tanche aassi deux millions de salariés 


33-34. CRDIPEMENT ET RÉGNNIS 

— ENVIRONNEMENT : 

maison a nri gaspitlaga. 

34. SPORTS 


L’effondrement de la Bourse de 
Paris fait les gros titres des jour- 
naux : 7 % de dans la se- 

maine, 20 % d*™ le mois, 35 % 
depuis le début de Tannée, 50 % 
depuis mais is73 ! SI l’on rai- 
sonne en francs constants, la 
perte apparaît plus catastrophique 
encore, puisque l’indice moyen 


participation, uns bonne moitié, - .. -r,,,.,, . . — 

qui a opté pour le placement en J®®* ma n lf est ants du 24 septem- 
SICAV. éprouvent actuellement 5 e respectivement à q uinze jouis 
d’amères désinuslous ■ depuis le huis jouis de prison ferme, 
début de Tannée, les pertes dé- J» 1 dop » , Petgonnes appré- 
passeut souvent 15 % hend é e s d ans la Balte d’audience, 

rtT i, ' Mri ^ 1» peines vont de deux mois à 

à S™ six mois de prison ferme. Tous mit 


des jeunesses calédoniennes et 
d’un mouvement pacifiste créé 
récemment, qui décidèrent d'oc- 
cuper la salle du tribunal jus- 
qu'au joui du jugement, repoussé 

au 26 septembre. _ _ 

La police est Intervenue etj ' 

douze d’entre eux ont été arretés. Berlin (AJFæ., AJ*- Reuter J — 
h de l’Est s’est drainé, 


EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE ALLEMANDE 


La nouvelle Constitution supprime tonte référence 
à la < nation allemande > 


>tem- vendredi 27 septembre, . une oou- 
joui s yelle Constitution, qui l y p i n w q ©o 
erm P - vigueur pour le vingt-cinquième 
ppre- anniversaire de la création 


-«T cù ^ iste des ouvriers et paysans ». 
Jr i^“ OQVe ?? Constitution réduit, 
^ J® 8 Pouvoirs du 

ten- Ctensefl d’Etat. Celui-ci ne pourra 
èI ^ e Que ratifier et pro- 

— _ ^ DLin.0. JJ lui lx: 


2Sic°ï fl 8 c T ptes bk> : jours pmir faire appéL 

ques a intérêt fixe, et ne sont 1 


— FOOTBALL : I» championnat I des valeurs françaises est revenu touchés que par l’éxœkjn moné- 


J.-M. C. 


SS SS SSSF*! 

SEELLIVSSSLSS 


de France. 


en fait au niveau de lui de 195®. taire. Ne parlahs pas des entre- 


34-35. ARTS ET SPECTACLES 

— CINÉMA : FAmpelopède. 

36 - 37. U VIE ÉCONOMIQUE 
ET SOCIALE 

— * La décomposition du sys- 
tème monétaire » (II), par 
Paul Fafara. 


compte tenu de quin&e années 
d’érosion monétaire. 


prises qui ont incité leurs em- 
ployés k acheter leurs propre s 


Un tel désastre touche directe- actions, dont certaines d’entre elles 
ment ou inHiwB tmwnt. beaucoup sont en chute libre. 

plus de Français qu'on ne le ihs salariés ne sont pas seuls 


ri) C'est en 1878 qu’eut lieu la 
plus grande révolte canaque à la 
suite d’opération» de cantonnement 
des tribus. 


™ . raJ f a ; , frappés, des caisses de retraite et 

des compagnies d’assurances te 
Ho son® aaâ, dont les réserves, pla- 

et de fonds communs de place- ^ actions, subissent une 


collective sous 


notamment, du 
plde de l'épargne 
orme de Sicav 


URE ÉGALEMENT 


ment dans le cadre de la parti- 
cipation des salariés aux fruits 
de l’expansion. 

Au 30 juin 1973, les actifs des 
quatre-vingt-sept sociétés d’inves- 


double ponction. 

Ce phfrnrwnfrng limltA mn T Prannm 

par l’importance du volume des 
obligations dan» les réserves, 


RADIO-TELEVISION (19 à 22) 


tissements à capital variable tour aigu aux Etats- 


Annonce» classée» (28) ; Car- 
net (35); Infonnstlons pratiques 
(20) ; « Journal officiel i (20) ; 
Météorologie (20) ; Mots croisés 
(20) ; Finances (38 et 39). 


(SICAV), 
s’opère & 


dont la diffusion 
l'échelon national. 


Unis, où le pourcentage placé en 
actions est bien supérieur. Au 


;t à-unpeu plus (te train où vont les choses, l’Améri- 


20 milliards de francs, dont 18 % 
en actions françaises, et autant 


f»a.fn moyen commence A nourrir 
des inquiétudes pour sa retrait*. 

TAri nd 1 1 îmvnn4îa 4" visa Tmh » ■rnnm* ■ il 1 1 


en actions Étrangères» De mâM I^bs l'im mé diat^ un bon exemple 


La numéro du « Monde * 
daté 28 uptoubxa 1974 a été fixé 
à $59 088 «cemplaïres. 


les deux mille sept cent soixante- 
treize fonds communs de place- 


des conséquences de la chute des 
Bourses mondiales est donné par 








un annuaire 

des appartements neufs 
lesbaæmesde crédit 
ce mois -ci dans notre guide 
des nouveaux villages: 


aaagi l aiimiM jù Æ ' A^ 


BiiàiwiS 


kiCTa 


m^a^^dTîrl^^ là rit^tion de te çételun FOnda- 


déten aient près de 3 milliards de 
francs, dont 80 % en actions de 


tion Ford, dont tes avoirs ont 
baissé d’un tiers en un an. et qui 


STCAV £tand teteml ^dhction de M % de 


« Le YiUoge » 
COIGNIÊKES - 78 
GICO - 233-77-40 




ajCEsa m 


mmmSm 


entreprises. 


les quatre s® 8 d0QS Annuels pour évita: sa 


w«i;a 


milli ons de salariés disposant de dissolution. 


sommes placées au titre de la 


FRANÇOIS RENARD. 


derts tous les kiosques o F 


allemande », mais un « Etat so- capitalistes. 





La s’a g gr a va rensiblomut w Argantine. Plusiaun per- 

xomudilè» ont été miwînww cas darxders jours, aussi bien dans les 
rangs de Tannée que dans Iss milieux de gauche, M* SUvSo Fron di ti. 
frère de l’ancien, président de la République, est au nombre dos 
victimes. Certains dirigeants de gauche, eux -mêmes menacés, mettent 
en cause la responsabilité du gouvernement. 




► :-i - ' ‘ 


son tableau de 


d’Estaincr Val f aire ne se présente e7lnemi s de la patrie », a déclaré chasse À NM. Ortega Pena (dv- 
a JbSecung, lajjatre ne se présente . «ânimi *«om u«an. 'rmfA\ ftimtrhpf. tam. 


( ex-vlce-gotnremenr de Cordoba), 
Traxler (ex-chef adjoint de la 


Jl( < -i . 
.in *■ 

.jX 

i-u<‘ 


^w^conrtttuent undtetacieà abattu mercredi & Rosario par police de la province de Buenos- 
te ^ xmïiaSe pour guérilleros de l’ERP (Armée Aires) sont venus s’ajouter jeudi 

rfrotetonaire du pemrte), en ^ 
les partenaires européens accep- *3*?*®*** I’agarinat^de 


.j, , Mr !-■ 

' •“* 

mi> :,,s ' ‘ - ' 

n ,*lil I, ■’< !■’ ■ 1 

.11!!"' ' ‘ " 

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